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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 20:45

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Article scanné du Grazia du 23 au 29 novembre.

Peut être qu'un jour les médecins ne considéront plus la grossesse comme un critère de guérison de l'anorexie parce qu'elle ne l'est pas forcément.

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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 23:40

On m’a posé par mail une question plutôt pertinente à propos de l’aménorrhée.

 

"Est-ce que une aménorrhée peut être un souci pour tomber enceinte plus tard ?"

 

Je ne suis pas médecin bien entendu, je parle donc de mon expérience.

 

J’ai été en aménorrhée 4 années de 2000 à 2004 et ça ne m’a pas empêché par la suite de tomber enceinte sans problème. (et même sans le vouloir).

 

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Du moment que les cycles menstruels sont de retour et que les conditions favorables pour une grossesse sont là (notamment un poids correct), on peut sans trop de soucis tomber enceinte.

 

Après il est possible malheureusement d’avoir des problèmes d’infertilité qui peuvent  être préexistant à l’anorexie. On est pas toute égale sur la fertilité malheureusement. Je n’ai jamais trouvé d’information sur une infertilité irréversible à cause de l’anorexie, après il est certain que si pendant de nombreuses années on a eu un poids très très bas ça ne m’étonnerait pas que la fertilité en prenne quand même un coup.

 

D’après des articles que j’avais pu lire, il semblerait qu’il n’y est pas plus d’infertilité chez les tcaciennes (du moment qu’on a ses règles et un poids optimal pour tomber enceinte) que chez les autres femmes  (sachant que chez les femmes il y a d’après mes recherches rapides sur googe 33% d’infertilité).

 

Je sais que la majorité de mes amies de galère sont devenues maman sans trop de soucis.

 

J’ai connu  aussi des personnes anorexiques qui ont eu  du mal d’avoir un bébé, mais elles étaient en sous poids, donc les conditions n’étaient pas favorables à une grossesse.

 

J'ai aussi lu des témoignages d'anorexiques en sous poids et en aménorrhée qui sont tombées enceintes.

 

Sinon vous pouvez relire cet article qui traitait de la fertilié et des TCA

 

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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 23:53

Comme promis je reviens sur le thème des TCA durant la grossesse.

 

En septembre dernier Marine une étudiante, en Licence de psychologie qui a pour ambition de s’orienter vers un master de psychologie clinique du somatique spécialisé dans les TCA, m’a contacté par rapport à un travail qu’elle devait faire dans le cadre de ses études c’est-à-dire analyser un cas clinique.

 

A la suite de cela, elle m’a envoyé un questionnaire et trouvant ses questions sur la grossesse pertinentes  je me suis dit qu’il serait intéressant d’en faire un article. J’ai juste supprimé deux questions qui étaient trop personnelles.

 

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A quel âge es-tu tombée enceinte?

Je suis tombée enceinte à 26 ans.

 

 

Quand et pourquoi as-tu voulu tomber enceinte?

Je suis tombée enceinte en décembre 2010. Avoir au bébé n’était vraiment pas prévu au programme même si depuis toujours j’avais cette envie de devenir maman.

 

 

Comment percevais-tu l'idée d'être enceinte?

Du moment que je suis sortie du déni de l’anorexie, je me suis toujours demandée comment je pourrais un jour supporter la prise de poids de la grossesse et les changements de mon corps. Même quand on a très envie d’un bébé, le facteur poids fait peur. J’avais extrêmement peur de prendre du poids et surtout de ne pas le perdre ensuite.

 

Par ailleurs notre société n’aide pas à avoir une grossesse sereine je trouve. On nous flique pour éviter la prise de poids que ce soit les gynécologues ou les sages-femmes mais aussi les gens de notre entourage.

 

Les gens trouvent toujours des trucs débiles à dire du genre "on prend une taille de pantalon avec la grossesse", "tous les kilos pris avant le 7 mois sont acquis". 

 

Même si ce sont des absurdités quand on est anorexique on ne raisonne pas logiquement sur tout ce qui concerne la prise de poids.

 

Et moi je n’ai pas eu de chance je suis tombée sur une sage-femme complétement cinglée qui m’affirmait que si je continuais à manger une pomme à 16h tout le sucre allait me tomber sur les fesses et que le gras ne partirait jamais.

 

J’ai déjà eu des échos aussi de professionnels qui n’hésitent à dire aux femmes enceintes que si elles prennent trop de poids elles ne seront plus attirantes pour les compagnons. Bref on marche sur la tête !

 

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Comment s'est passée ta grossesse?

Elle s'est passée à merveille même si les conditions n'y étaient pas forcément propice c’est à dire future maman solo  (je me suis séparée à 3 mois de grossesse de mon ex) et anorexique/dépressive.

 

Je suis parvenue à remanger normalement sans trop de problème car c’était pour le bien être de mon bébé mais ce n’était pas forcément facile à gérer tous les jours dans ma tête. Souvent je me rassurais en me disant qu’une fois ma fille nait je me mettrais au régime pour retrouver en la silhouette que j’aime. Mais d’une manière générale je pense que prendre des kilos pendant la grossesse n’est facile pour aucune femme.

 

Le point difficile a été le suivi de grossesse. J'ai été franche dès le premier rendez-vous à la maternité en expliquant que je souffrais d’anorexie et dépression car je voulais faire au mieux pour mon bébé.

 

Je suis tombée malheureusement sur une sage-femme complètement folle. Elle ne m’a jamais respecté. Pour me préserver je ne voulais pas connaitre mon poids, mais elle a tout fait pour que je le voie. Ensuite elle m’a presque ri au nez quand je lui ai parlé de mes TCA car j’étais loin d’avoir la silhouette type de l’anorexique maigre. Elle n’a fait que me harceler avec mon alimentation et mon poids si bien qu’à un moment donné manger est redevenu difficile. J’ai fini par refuser de la revoir car elle était vraiment nocive.

 

J'ai été suivi par une psychiatre. Elle n'a pas été d'une grande aide, mais j'ai joué le jeu car je n’étais plus seule, il y avait un petit être qui se développait dans mon bidon. La psy voulait souvent que j’imagine ma vie une fois ma fille née. Je n'ai jamais compris l’intérêt de cet exercice car souvent on imagine le pire, alors autant attendre et voir. Mais j'ai été sérieuse, je l'ai vu tout au long de ma grossesse. En plus contrairement à tous les psy que j'avais pu voir je pouvais discuter avec elle.

 

On m'a proposé de voir une diététicienne mais c'était payant donc j'ai refusé. De toute manière pour me dire des choses que je sais déjà pas besoin

 

J'ai été suivi par un endocrinologue à cause de mon hypothyroïdie qui me classait du coup en grossesse à risque.

 

Bref j'allais 3/4 fois par mois à la Maternité pour tous mes rdv et franchement ça m'a fatigué. J'avais déjà passé des années de ma vie dans les cabinets médicaux à cause de mes TCA, là ça m’a vraiment achevé, à la fin je n’en pouvais plus. En plus comme ma fille était soit disant en retard pour naitre c’était des examens tous les 48h à la Mat.

 

J'ai séché tous les cours de préparations à la naissance et cie qui ne m'intéressaient pas. Je savais que de toute manière je saurai m'occuper de ma fille et moi l'angoissée chronique je n'ai jamais eu trop d'angoisse là-dessus. Je crois que c'est la seule chose pour laquelle je n'ai jamais douté de moi. 

 

 

Est-ce que tu t'es posée la question de la transformation de ton corps?

Oui mais bon une fois enceinte on n’a pas le choix, il faut accepter.

 

J’ai évité durant ma grossesse les miroirs en pieds car je me trouvais énorme et difforme. En plus avec l’anorexie souvent on n’a pas une juste perception de son corps. J’ai toujours mis au maximum du 36 de grossesse, ça sous-entendu que je ne suis pas devenue un baleineau en perdition.

 

D’ailleurs j'ai découvert qu’être enceinte ce n’est pas être une "baleine". J’ai été très surprises mais tout au long de ma grossesse des hommes m'ont dragué  et reluqué malgré mon ventre et mes nouvelles rondeurs. Je me suis alors rendue compte que finalement on pouvait plaire avec des kilos en plus et des formes féminines (en contraste avec l’idéal androgyne de la mode) Ca m'a e aidé à supporter un peu mieux la prise de poids de savoir que finalement je pouvais être encore désirable car je pensais qu’être enceinte me classerait un peu comme « asexuelle ».

 

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As-tu eu peur de prendre du poids?

Oh oui mais j'avais surtout peur de pas reperdre le poids pris.

 

 

Pendant ta grossesse as-tu eu des angoisses? Des gênes?

Je n'ai pas eu trop d'angoisses. Un peu par rapport à la prise de poids et aux vergetures…les vergetures de mon adolescence m’ont tellement complexée que j’avais peur qu’elles se multiplient comme la multiplication des pains dans la bible. Matin et soir je m’enduisais de crème et d’huile d’amande douce. Et finalement j’en ai eu très peu des nouvelles et les anciennes m’importent peu.

 

Par rapport à mon futur bébé je n’ai jamais vraiment eu d’angoisses. Bien entendu j’ai quand même eu un peu peur que la dépression m’empêche de m’occuper correctement de ma fille même si je m’en sentais parfaitement capable. J’ai peut-être eu quelques craintes par rapport à ma vie qui allait connaître de grands changements mais c’est le propre des femmes enceintes je pense.

 

 

La fatigue m’a beaucoup gêné. Le premier trimestre j’étais sans cesse épuisée. J’avais besoin de faire la sieste en début d’après-midi et le soir je m’endormais avant 22h, moi l’oiseau de nuit insomniaque. J’ai dû rapidement cessé le sport à cause de ça. Et bon un gros bidon c'est ultra encombrant, de profil on ne peut plus se faufiler comme une souris et en fin de grossesse mettre ses chaussures c’est presque mission impossible.

 

La longue liste des interdits alimentaires m’a bien gonflé, après 10 ans de privation se voir imposer d’autres privations c’est juste pénible.

 

Pendant ma grossesse j’avais cette impression de détester d’être enceinte mais finalement une fois l’accouchement passé je me suis rendue compte que j’avais adoré être enceinte, de sentir mon bébé dans mon ventre bien au chaud et protégé. Ma grossesse a été un peu gâchée à cause de mes angoisses vis-à-vis de mon poids.

 

 

As-tu eu besoin de contrôler ton corps pendant ta grossesse?

Non. J'ai lâché prise complétement. Du moment que j'ai su que j'étais enceinte j'ai décidé de remanger normalement pour le bien être de mon bébé. Je me suis dit que je verrais après, il n’y avait que 9 mois à tenir.

 

 

As-tu eu peur d'une perte de maîtrise ou d'emprise sur ton corps?

J'ai eu peur de grossir plus que de raison. Finalement mon corps a très bien gérer, je sais maintenant que je peux lui faire confiance.

 

Mais j’avais cette crainte que la grossesse détruise la silhouette que l'anorexie m'avait donnée et qui été toujours mon idéal.

 

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Es-tu arrivée à accepter ton nouveau corps? Ta nouvelle image? Si oui, comment?

Je ne dirais pas que je l'ai accepté mon nouveau corps je l'ai supporté et toléré.

 D'une part je n'avais pas le choix, il fallait faire avec alors au lieu de se battre dans le vide autant essayer d'arrondir les angles. Je me suis battue pour continuer à m'habiller dans le style que j'aimais ce qui n’est pas forcément simple car avec les fringues de grossesse on tombe très vite dans le style mémère. J'ai continué à prendre soin de moi: maquillage, soin, coiffeur. Je me suis chouchoutée. J’ai évité les miroirs de pleins pieds, à quoi bon se faire du mal ?

 

 

Comment percevais-tu le regard des autres sur toi? 

J'ai découvert que même avec un gros ventre et des kilos en trop, on pouvait être sexy dans les regards des hommes.

 

Les femmes par contre sont chiantes "fais attention" "mange pas ça" "si tu prends trop poids tu vas le regretter"…j’avais juste envie de leur dire de la fermer.

 

 

Comment as-tu perçu ta féminité au cours de ta maternité?

Au début j'avais l'impression d'être une grosse baleine. Puis j'ai fini par apprécier mon décolleté, prendre une taille de bonnet et avoir des seins ça change. Mais finalement je me suis toujours sentie féminine. D'ailleurs même dans les pires moments de l'anorexie je n'ai jamais eu aucun souci par rapport à ma féminité.

 

 

As-tu ressenti le fœtus comme un corps étranger?

Au début oui. Mais je pense que ce n'est pas à cause de l'anorexie. C'est une expérience bizarre d'avoir un petit être qui se développe dans notre ventre. Quand ma fille a commencé à bien bouger, je ne l'ai plus considéré comme un corps étranger.

 

 

As-tu eu des sentiments d'agressivité envers le fœtus pendant ta grossesse?

Jamais, j’avais seulement hâte d’arriver à la fin pour prendre mon bébé dans les bras et retrouver un corps « normal ».

 

 

As-tu eu un sentiment de culpabilité envers ton bébé?

Jamais

 

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Qu'est-ce que ta grossesse t'a apporté de positif?

J'ai été contrainte de remanger pour le bien être de bébé, donc j'ai reréglé mon alimentation et maintenant j'ai une relation plus saine avec la nourriture. Je mange ce que j’ai envie quand j’ai envie ce qui évite une trop grande frustration qui auparavant se terminait en compulsion.

 

J'ai appris à avoir un autre regard sur mon corps, beaucoup plus indulgent et je me suis rendue compte que les courbes féminines n’étaient pas le mal incarné. En plus maintenant je me vois presque comme les autres me voient et ça fait du bien.

 

J'ai enfin terminé quelque chose aussi...avec l'anorexie et la dépression il y a de nombreuses choses dans ma vie que je n’ai pas pu terminer. Pour le coup la grossesse je n’avais pas le choix.

 

 

Quels ont été les moments marquants de ta grossesse?

 

êtrMon test de grossesse positif. J'ai été super contente sur le coup puis j'ai eu un grand coup de panique.

 

Mes échographies qui rendaient ma grossesse concrète. J’ai sauté de joie quand j’ai su que j’attendais une fille.

 

Mon accouchement, les contractions ça fait ultra mal et mon accouchement a duré une vingtaine d’heure (merci à ma maman qui m’a soutenu jusqu’au bout !) mais voilà une fois ma fille sur mon ventre j’ai mis de côté les heures difficiles. J’étais tellement heureuse et puis je me suis sentie d’un coup maman.

 

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Une fois que tu as accouché, comment te sentais-tu? Comment as-tu perçu ton corps?

Je me sentais super bien. Mais au début j'avais peur de la mort subite du nourrisson, j’allais régulièrement voir ma fille dormir pour voir si tout allait bien. Je regrettais presque qu’elle ne soit plus bien en sécurité dans mon ventre. J'ai été pressée de rentre à la maison car la maternité c'était l'horreur par moyen de se reposer et puis on est toujours mieux chez soi.

 

J’ai eu un peu coup de blues le 3 ème jour d’hospitalisation, j’avais juste envie rentrer chez moi. J’ai d’ailleurs dû me battre un peu avec ma psy qui voulait me garder quelques jours de plus et me remettre sous médicaments alors que tout allait bien.

 

Je me suis sentie heureuse de vivre comme jamais je ne l'avais été.

 

Mon corps j'ai fait avec. J'ai bien apprécié la poitrine généreuse qui allait avec l'allaitement. J'ai perdu assez rapidement mes kilos sans faire d'effort particulier. Mais j'avais hâte de retrouver mon ventre plat et mon 36, même quand les TCA vont mieux, il y a des restes. Peut-être qu’un jour je m’en ficherais de ma silhouette. Mais en tout cas le petit reste de TCA ne m’empêche pas de vivre.

 

 

Peux-tu en quelques lignes me parler de ton présent, de ton rôle de maman?

 

Aujourd'hui ma fille a presque 17 mois. Elle m'émerveille tous les jours. 

 

 

J'avais peur que la dépression repointe son nez. J'ai eu peur quand j'ai eu mes premiers coups de blues et je me suis rendue compte que c'était passager. L'anorexie va beaucoup mieux, je ne mange probablement pas normalement mais après c'est quoi manger normalement? Je ne me laisse plus mourir de faim, je n'ai plus envie de vivre pour l'anorexie. J'ai retrouvé une relation plus saine avec la nourriture, je me fais plaisir et je ne culpabilise pas trop. Grâce à cela je ne fais quasiment plus de compulsion et je vois le résultat sur mon poids qui est plus bas qu'avant ma grossesse. Je reste quand même vigilante car l'anorexie est une drogue. 

 

 

Mais maintenant le centre de ma vie c'est ma fille et non plus l’anorexie. Ma fille  illumine mes journées. Etre maman c'est fatiguant mais c'est un magnifique "métier". Je me sens enfin dans mon élément et j'ai l'impression de servir à quelque chose. Comme pour le moment je suis maman au foyer je m'occupe beaucoup de ma fille, j'aime bien jouer avec elle et l'éveiller. On sort aussi beaucoup, par exemple on va le jeudi à ludothèque ça permet de voir du monde. J'ai décidé de mettre ma fille à la crèche le mercredi après-midi pour qu'elle se sociabilise et ça me permet d'avoir un peu de temps pour moi.

 

Sinon je continue à  m'occuper de mon blog qui traite des TCA afin d'aider les autres malades. D'ailleurs ces derniers mois c'est souvent que des tcaciennes enceintes me contactent pour avoir de l'aide et du soutien. Je reste toujours surprise de l’audience que peut avoir mon blog. On m’écrit souvent pour me dire qu’il est positif et qu’il est une bonne source d’aide. On m’a même dit qu’il devrait être remboursé par la sécu0 Ça fait plaisir à entendre car bien souvent je n’ai pas l’impression de faire quelque chose d’exceptionnel.

 

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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse
28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 14:11

Régulièrement des femmes enceintes ayant des TCA me contactent. Souvent elles ont juste besoin d’être un peu rassurées sur la prise de poids et elles ont souvent besoin d’une oreille attentive qu’elles ne  trouvent pas dans leur entourage ou dans le monde médical.

 

Ce post a pour but d’essayer de rassurer toutes ces femmes qui craignent cette prise de poids de la grossesse.

 

Du moment qu’on est enceinte une des premières choses qu’on nous dit c’est de faire attention de ne pas trop manger et de ne pas faire d’écarts sous peine de prendre 30 kg en 9 mois.

 

Bref ça déprime un maximum surtout quand on souffre de TCA et qu’on sait que la prise de poids de la grossesse ne va pas être des plus faciles à accepter. Mais bon il n’y a pas besoin d’avoir des TCA pour avoir du mal à accepter les kilos de la grossesse et les changements du corps.

 

Etre enceinte ce n’est pas devenir grosse. C’est certain qu’on prend du poids, c’est le propre de la grossesse. Il y a le poids du bébé (3/3,5 kg), du placenta (500 à 700g), de l’utérus (800/900g), du liquide amniotique (700/800g) mais aussi les seins (400/500g), le volume sanguin qui augmente de 1 à 1,5 litre, une rétention d’eau physiologique d’environ 1 litre et seulement 2 à 3 kg de graisses mises en réserve (et dont on a besoin pour allaiter et s’occuper de son bébé car être maman c’est épuisant !)

 

On va vous faire croire aussi que chaque excès va être mis en réserve sur votre postérieur et certains professionnels de santé n’hésitent pas à être menaçant en disant qu’après vous ne ressemblerez plus à rien et que votre homme ne voudra plus de vous. Oui y a des grands tarés et ils devraient consulter !

 

Ma sage-femme n’est pas allée jusqu’à tenir de tels propos, elle s’est contentée  - entre autre - de me dire que si je mangeais ma pomme à 16h, tout le sucre allait me tomber sur les fesses et ne repartirait jamais. Elle n’a cessé de me harceler sur ma prise de poids. Elle s’est même débrouillée pour qu’au premier rdv je vois mon poids alors que je lui avais demandé et expliqué que je ne voulais pas pas le connaitre. Bref c’était une vraie salope ( tant pis pour la vulgarité !) et ça me ferait bien plaisir de lui dire aujourd’hui que je suis plus légère qu’avant ma grossesse, non mais ! Mais heureusement que j’étais arrivée à un stade où ses réflexions ne m’ont pas trop atteintes, si ça n’avait pas été le cas j’aurais pu replonger méchamment.

 

Enceinte je ne me suis pas privée de manger et je me suis fait plaisir. Du moment que mon test de grossesse s’est révélé positif j’ai remangé sans restriction en ayant une alimentation variée et équilibrée. Je pense que je devais arriver à un apport calorique de 1800/2000 calories. Après des années de restrictions j’avais aussi ce besoin de manger les aliments dont je me privais depuis longtemps. Alors oui par rapport à une autre femme enceinte j’ai pris rapidement du poids puisque je suis passée d’un mode famine à un mode je mange à ma faim. Mais le corps humain n’est pas idiot du moment qu’il voit qu’on ne lui impose pas à nouveau la famine, il se calme rapidement et ne fait pas plus de réserve que ça.

 

Enceinte j’ai eu des compulsions. Des petites. Des grosses. Gâteaux, glace, pain, popcorns, sucré, salé…

 

Et non je ne suis pas devenue énorme. Je n’ai pas grossi à vue d’œil.

 

On prend beaucoup de poids si pendant toute sa grossesse on a un apport calorique très excédentaire. C’est certain que si on tourne autour des 3000 calories par jour, les kilos vont s’accumuler. Mais si on c’est seulement 3000 calories de temps en temps ça s’équilibrera avec les autres jours tout seul.

 

D’ailleurs tout au long de ma grossesse, on m’a dit à multiples reprises que je n’avais pas un poil de gras même si moi j’en voyais. J’avoue que vers la fin j’évitais de me regarder dans un miroir car je me trouvais énorme. Mais c’était mon regard qui était faussé. J’ai pensé aussi dès le début de ma grossesse que je n’allais plus ressembler à rien et finalement je me suis rendue compte qu’enceinte jusqu’au coup je me faisais plus siffler et mater par les hommes. Même si je déteste au plus au poids être siffler car je ne suis pas un chien, ça m’a montré quand même qu’enceinte on pouvait être désirable et que non on n’est pas un gros tas répugnant.

 

J’ai mis tout au long de ma grossesse du 36 de grossesse voire du 36 normal pour les hauts. Il n’y a que mes shorty que j’avais pris en 38 pour caser mon gros bidon.

 

J’ai remis en place plusieurs fois les gens qui me disaient de faire attention à ce que je mangeais. Si j’avais envie de manger une boule de glace en plus été c’était mon droit. Et j’ai largué cette folle de sage-femme.

 

Cette sage-femme a quand même eu des répercutions nocives car elle m’a fait paniqué alors que j’étais parvenue à avoir une relation plus saine avec la nourriture Parce que oui en tant qu’anorexique ma plus grande peur était de grossir et de ne pas parvenir à perdre ce poids. La maternité m’a bien proposé un rdv avec une nutritionniste mais bon ce n’était pas remboursé.

 

J’ai donc fini par acheter un livre pour me rassurer  La meilleure Façon de manger en attendant bébé de Laetitia Aqullo. Ce livre est bien fichu, il est clair et concis. Il explique bien les besoins de la maman et du bébé durant la grossesse. Il donne des exemples de menus, des recettes et il y a aussi sur comment retrouver sa ligne après bébé.

 

Une chose est certaine il ne faut pas croire tout ce qu’on dit. Par exemple j’ai déjà entendu comme ça qu’on prenait une taille de pantalon par grossesse, c’était une grosse connerie.

 

Il ne faut essayer de pas gâcher sa grossesse à cause de ses angoisses vis-à-vis du poids. Une partie de moi avait quand même peur enceinte de la prise de poids, des vergetures & cie, et je me suis rendue compte a posteriori que j’avais apprécié ma grossesse.

 

Il faut faire confiance à son corps. Il faut aussi supprimer la balance car monter dessus régulièrement enceinte c’est juste de la torture puisqu’on est certaine de prendre du poids.

 

Et surtout si ça ne va pas, il faut en parler à quelqu’un. Je pense qu’il faut être franche à la maternité en disant qu’on a un souci de TCA même si des fois on tombe sur des personnes incompétentes on peut aussi tombée sur des personnes très bien. J’ai choisi dès mon premier rdv de dire que j’avais des TCA et une dépression parce que je voulais faire au mieux pour mon bébé, je n’étais plus seule dans mon corps il était hors de question de faire n’importe quoi.

 

Enfin après l’accouchement il faut être patiente pour retrouver sa silhouette. Non on ne retrouve pas sa silhouette en deux mois top chrono. Comme on dit il faut 9 mois pour faire un bébé et 9 mois pour retrouver sa ligne. Après on n’est pas toute égale sur la prise et la perte de poids. Mais sans faire trop d’efforts en 3 mois j’ai retrouvé mon 36 parce que j’avai s une alimentation variée et équilibrée.  Mais dites-vous bien que les femmes qui retrouvent leur taille de jeune fille en un ou deux mois sont souvent des menteuses et qu’elles oublient de dire qu’elles suivent un régime restrictif. Quant aux stars entrent coachs et chirurgie esthétiques…sans commentaires.

 

Aujourd’hui un peu plus de 14 mois après mon accouchement, avec du sport et une alimentation sans trop d’excès, j’ai retrouvé la silhouette que j’aime. Mais ça ne m’empêche pas que des fois je me trouve un peu trop mince. Comme quoi…

 

J'espère en tout cas que mon post pourra aider et si vous avez des questions n'hésitez pas.

 

Edit: Je tiens à préciser que ce post n'a pas pour but de valoriser la minceur ni de présenter positivement le fait de maigrir. Mon message est qu'il est possible de retrouver son poids de forme après une grossesse mais après ce n'est pas n'est pas une obligation. L'important est de se sentir bien dans sa peau et dans sa tête.

 

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Aout 2010, 8 mois de grossesse

 

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Avril 2011, 7 mois après mon accouchement. 


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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse
10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 15:38

En me baladant sur le web, je suis tombée sur ce blog. J'ai été contente de lire que l'auteur Caroline râlait contre ce nouveau phénomène des grossesses allégées. Je suis comme elle, je suis comme elle ça me met hors de moi de voir les gynéco ou les sages femmes qui harcèlent les femmes enceintes avant leurs kilos.

 

Je suis d'accord sur le fait que c'est mieux de pas prendre 30 kg durant sa grossesse.

 

Mais d'une part on est pas toute égale sur la prise de poids durant la grossesse. D'autre part les kilos ça se reperd. Et merde on a pas à se stresser avec notre poids durant notre grossesse ( et on ne devrait jamais stresser à cause de notre poids). 

 

Je vous invite donc à lire l'article de Carolie qui est très juste. 

 

http://www.penseesderonde.fr/2011/09/non-aux-grossesses-all%C3%A9g%C3%A9es-.html#comment-6a0115701061b3970c0153917ba303970b

 

Bonne lecture, et bon samedi!

 

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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 17:01

Voici un article des plus intéressants et pertinents. 

SOURCE http://www.lematin.ch/people/faut-il-avoir-honte-des-rondeurs-que-laisse-une-grossesse

 

L’obsession du corps pousse de plus en plus de stars aux régimes les plus extrêmes pour perdre leurs kilos de grossesse en un temps record. On les appelle les «Mommyrexiques».

 

Victoria Beckham a pris 9 kilos durant sa grossesse. Un poids idéal pour les médecins qui expliquent que le minimum est de 6 kilos. Huit jours après la naissance de sa fille le 10 juillet 2011, elle avait tout reperdu.

Victoria Beckham a pris 9 kilos durant sa grossesse. Un poids idéal pour les médecins qui expliquent que le minimum est de 6 kilos. Huit jours après la naissance de sa fille le 10 juillet 2011, elle avait tout reperdu. © DR

 

«A Hollywood on n’est jamais trop riche ou trop mince», dit le vieil adage du show-business. Un dicton qui s’applique désormais à tous et à toutes sans exception. Même aux femmes enceintes! Aujourd’hui, si les bébés de people font toujours autant rêver, les aléas de la maternité sont de plus en plus malvenus. Du coup, certaines s’efforcent de prendre le moins de poids possible durant la grossesse afin de le reperdre plus vite après. Et elles n’hésitent pas, après l’accouchement, à suivre les régimes les plus fous et à faire du sport à outrance pour retrouver la ligne dans des temps records. Deux semaines auront suffi à Marion Cotillard après l’arrivée de son fils Marcel en mai 2011 pour poser en short, avec une taille de guêpe, pour une campagne de Dior. Pas plus pour l’ancienne anorexique Nicole Richie après la naissance de son deuxième enfant en 2009. Victoria Beckham, 37 ans, les bat à plate couture: huit jours après l’arrivée de son quatrième enfant, elle était aussi mince qu’avant de tomber enceinte.

 

«Maman» et «anorexique»

Cette obsession de la «maternité invisible» a été baptisée «mommyrexie» (contraction de Mommy et anorexie) par les médecins américains qui tirent la sonnette d’alarme, craignant que ce mauvais exemple n’influence les mères lambda. La tendance s’installe aux Etats-Unis. On chuchote que les opérations esthétiques du ventre, pratiquées dans la foulée suite à une césarienne, sont légion chez les stars. Et certaines marques de vêtements de grossesse ont créé des gammes XS pour satisfaire aux nouvelles exigences des futures mamans, toujours plus minces. Loin de s’en cacher, les mommyrexiques s’en vantent. Dernière en date, Jessica Alba, 30 ans, qui vient de donner naissance à sa deuxième fille. Elle a annoncé qu’elle allait «immédiatement s’affamer» et faire beaucoup de sport pour retrouver la ligne! Aujourd’hui, plus le temps de se reposer. Ni d’allaiter. Les régimes extrêmes, provoquant des carences, coupent de toute manière la montée de lait. Plus le temps de profiter de l’arrivée de bébé: pour garder sa place à Hollywood, il faut être parfaite en quelques semaines.


«L’accouchement est un traumatisme. C’est lourd et épuisant, physiquement et émotionnellement», rappelle Caroline Fernandez, nutrithérapeute qui suit de nombreuses femmes enceintes dans ses cabinets de Nyon et de Genève. «La femme a alors besoin de se reposer, de prendre des forces. Après un mois, les sports doux comme la marche sont possibles. Mais la rééducation du périnée doit se faire avant. Et il faudrait attendre 3-4 mois pour les sports plus durs.» Et les diètes extrêmes que s’infligent les célébrités? «Une femme ne devrait pas perdre plus que 4-5 kilos maximum en un mois, même si cela varie en fonction du poids de départ.»

 

Joue-la pas comme Beckham!

Lorsque l’on recherche l’origine de cette tendance, un nom revient sans cesse: Victoria Beckham. Durant ses trois premières grossesses, l’éternelle sylphide se montrait peu en public, dissimulait son ventre et s’astreignait à une discipline de fer pour prendre le moins de kilos possible. Rebelote pour sa fille Harper Seven, née le 10 juillet dernier. On savait Victoria Beckham enceinte, mais il a fallu scruter son corps pour en avoir la preuve. Filiforme, perchée sur des talons aiguilles, elle ne laissait rien transparaître jusqu’au dernier mois, où elle ne pouvait plus se cacher. Mais pas question de s’habituer à ses rondeurs: huit jours après l’accouchement, elle avait retrouvé sa taille de guêpe. Au prix d’un entraînement sportif intense et du régime «Five Hands» qui ne l’autorise à manger que cinq poignées de protéines par jour avec de rares légumes verts.

 

Heidi Klum, elle, jure que sa silhouette de rêve à 38 ans, après quatre grossesses, n’est due qu’au sport et à une alimentation saine. Logique. Mais n’a-t-elle pas un tout petit peu défié la nature pour apparaître sur le podium de Victoria’s Secret cinq semaines après avoir accouché en 2009? Idem pour Miranda Kerr qui défilait à la Fashion Week de Paris deux mois après avoir accouché en janvier 2011.

 

Pourvu qu’on ne voie rien



Angelina Jolie n’aura pas mis plus de deux mois non plus pour faire oublier qu’elle avait porté des jumeaux en 2008. Pour Gisele Bündchen, maman de Benjamin depuis décembre 2009, six petites semaines auront suffi pour effacer toute traces de maternité et reprendre le travail. Jusqu’où ira cette envie de gommer la grossesse? La marque London Fog avait créé un tollé lorsque le ventre naissant de cette même Gisele Bündchen avait été effacé sur les images de leur campagne. La dernière victime de cette mode se nomme Hilary Duff. En annonçant qu’elle était enceinte la semaine dernière, l’actrice et chanteuse de 23 ans, s’attendait-elle à se faire virer de son prochain film, le remake de «Bonnie and Clyde»?


Des modèles qui n’ont rien de top

L’éditorial de Philippe Messeiller, rédacteur en chef adjoint

Les modes peuvent être perverses. Quand elles touchent la santé, elles sont terrifiantes. La mommyrexie, contraction tout anglo-saxonne de maman et d’anorexie, en est la dernière preuve. Pratiqué par des stars, ce phénomène gagne du terrain. L’obsession d’une ligne parfaite pousse de plus en plus de femmes à se mettre au régime en attendant leur accouchement et à perdre leurs kilos de grossesse le plus rapidement possible. Une sorte de déni de la maternité.

Que Victoria Beckham, Jessica Alba ou Marion Cotillard risquent leur peau en s’astreignant à des privations de nourriture et à des efforts sportifs inhumains pour faire semblant que rien ne change après avoir eu un enfant reste leur problème. Leur image est leur gagne-pain. On peut comprendre qu’elles aient envie de retrouver ce qui a fait leur célébrité le plus vite possible. Surtout dans un univers aussi impitoyable que le show-business. C’est un choix assumé.

Le drame, c’est que ces stars entraînent leurs fans enceintes dans leurs dérives. Chaque femme réagit différemment face à la maternité. Certaines vont prendre du poids, d’autres vont rester fines. Il ne doit pas y avoir de diktat lors d’une grossesse. Juste du bon sens. L’important, l’essentiel, est de se sentir bien dans sa peau. Pour son équilibre et celui de son enfant. Avec la mommyrexie, le paraître l’emporte sur le bien-être. Les femmes qui en sont atteintes font de la maternité une maladie. Quand ils dérapent de cette manière, ces modèles stars et leurs fans moutons n’ont décidément vraiment rien de top.

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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 22:08

106886769.jpgLes troubles alimentaires comme l'anorexie et la boulimie sont associés à des problèmes de fertilité, mais aussi à des grossesses non désirées et des troubles du comportement durant la grossesse, selon cette étude à paraître dans l’International Journal of Obstetrics and Gynaecology (BJOG) la revue du Royal College of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG). Cette recherche révèle également des taux élevés de grossesses non désirées chez les femmes ayant des antécédents d'anorexie, suggérant qu'elles pourraient sous-estimer leurs chances de concevoir.  

Les troubles alimentaires sont connus pour provoquer des perturbations du cycle menstruel, et dans le cas de l’anorexie, une perte de poids importante conduisant à des changements hormonaux qui peuvent empêcher l'ovulation, mais jusqu'ici, peu de recherches avaient été menées sur la façon dont les troubles alimentaires pouvaient affecter la fertilité.

Cette équipe du King College de Londres et de l'UCL a mené son étude auprès de 11.088 femmes enceintes de la région de Avon (Etude cohorte Avon) du Royaume-Uni, avec questionnaires à 12 et 18 semaines de grossesse. Les femmes anorexiques et boulimiques ont permis grâce à un groupe témoin de mesurer l’impact de leur trouble de l'alimentation sur leur fertilité et leur comportement lors d’une grossesse. Sur le nombre total de femmes suivies, 171 (1,5%) avaient souffert d’anorexie à un moment de leur vie, 199 (1,8%) de boulimie et 82 autres (0,7%) des deux troubles. Les 10.636 autres femmes (96%) ont constitué un groupe témoin.

L’étude révèle

-         qu'une proportion plus élevée de femmes (39,5%) avec un antécédent d’anorexie ou de boulimie ont mis plus de 6 mois à concevoir, par rapport à la population générale (25%).

-         En revanche, ces femmes n’étaient pas plus susceptibles de mettre plus de 12 mois à concevoir que la population générale.

-         Ces femmes atteintes d'anorexie et de boulimie sont deux fois plus nombreuses (6,2%) que la population générale (2,7%) à avoir reçu un traitement “contre l’infertilité”.

-         A 18 semaines de gestation, les femmes qui souffrent d'anorexie sont plus susceptibles de déclarer que leur grossesse n'est pas intentionnelle. 41,5% ont en effet déclaré que leur grossesse était imprévue vs 28,6% des femmes dans la population générale.

-         La majorité des femmes déclarent leur joie ou leur plaisir quand elles découvrent qu'elles sont enceintes (71%), alors que les femmes atteintes d'anorexie et de boulimie sont deux fois plus nombreuses (9,8% vs 3,8%) à déclarer tristes lorsqu’elles ont découvert qu'elles étaient enceintes.

 

Des risques pour la fertilité associés aux troubles alimentaires: L'auteur principal de l'Institut de psychiatrie du King's College London, commente: «Cette recherche met en évidence qu'il y a des risques pour la fertilité associés aux troubles alimentaires. Toutefois, les taux élevés de grossesses non désirées chez les femmes ayant des antécédents d'anorexie suggèrent que ces femmes pourraient sous-estimer leurs chances de concevoir (…) La grossesse peut être un moment difficile pour les femmes souffrant de troubles alimentaires et c'est la première fois que l’on s’intéresse à leurs sentiments (…) Les femmes qui planifient une grossesse devraient idéalement se faire soigner pour leurs troubles de l'alimentation avant la conception et les professionnels de santé devraient être conscients de l’impact de ces troubles lors de la prescription d’un traitement contre l’infertilité."

De nombreuses femmes souffrant de troubles alimentaires ne sont pas préparées pour la grossesse et il leur faut donc plus de soutien pendant la période prénatale et postnatale.

Source: BJOG (International Journal of Obstetrics and Gynaecology) 2011; DOI: 10.1111/j.1471-0528.2011.03077.x. “Fertility and prenatal attitudes towards pregnancy in women with eating disorders”

 

Article trouvé ici http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-fertiliteacute-anorexie-boulimie-ennemies-dune-grossesse-reacuteussie_6077_lirelasuite.htm#lirelasuite

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 21:28

Rachel Zoe, Nicole RichieGisele BündchenClaudia SchifferMiranda Kerr,Alessandra Ambrosio, et pour finir la plus célèbre d'entre elles Victoria Beckham. Qu'ont elles en commun, en plus du fait d'être riches, célèbres, et adorées par des millions de fans ? Elles ont toutes vécu une ou plusieurs grossesses, et ce d'une manière pour le moins différente.

 

rachel_zoe--300x450.jpg Rachel Zoe, enceinte de 8 mois...

 

Car un nouveau phénomène a fait son apparition : La "mommyrexie", un nouveau terme pour qualifier ces femmes enceintes qui souhaitent garder la ligne, voire, perdre du poids, quitte à mettre la santé de leurs bébés en péril.

 

Qu'est ce qu'une mommyrexic ?


Elles investiraient à foison dans des programmes établis par leurs coachs sportifs pour éviter à tout prix une prise de poids importante. De très sérieux journaux comme le New York Postou le Huffington Post traitent le sujet en parlant de la Mommyrexie comme une véritable maladie.

 

Cette tendance inquiète fortement les experts sanitaires et les diététiciennes, qui accusent les célébrités de promouvoir ce fléau. Et leur principale cible n'est autre que Victoria Beckham et ses copines, qui ne jurent que par le XXS, même à sept mois de grossesse.

 

FP_7601302_KerrMiranda_Yoga_EXCL_FP9_17_18.jpg Mirranda Kerr a accouché il ya 6 mois...

 

La mauvaise influence des célébrités au service de la Mommyrexia.

L'épouse de David Beckham et mère de quatre enfants (Brooklyn 12 ans, Roméo 9 ans à la rentrée, Cruz 6 ans et Harper Seven, née il y a quelques jours) apparaît toujours plus mince. L'ex-chanteuse du célèbre groupe des années 90 Spice Girls, désormais styliste/créatrice, assure pourtant se nourrir correctement mais son visage creusé, et ses jambes sans cesse plus fines font jaser les médias sur son poids. Même son ventre de femme enceinte était un modèle réduit.

 

Rachel Zoe, la styliste des célébrités, présente également les symptômes de la Mommyrexie. Mère du petit Skyler Morrison depuis le 23 Mars, la femme de Rodger Berman qui a co-écrit le best-seller Style A to Zoe : The Art of Fashion, Beauty and Everything Glamour ne laisse aucunement supposer une quelconque grossesse ni même la moindre petite prise de poids. Rachel Zoe, qui devrait sortir sa propre ligne de vêtements cet automne, aurait d'ailleurs prodigué quelques conseils à Victoria Beckham pour retrouver sa ligne au lendemain de son accouchement...

 

Victoria Beckham et Rachel Zoe, meneuses de la Mommyrexie aux États Unis ? Elles ne sont pas les seules. Miranda Kerr, le mannequin australien en couple avec l'acteur Orlando Bloom, n'échappe pas à la "tendance". L'égérie de la marque de lingerie Victoria's Secret et mère du petit Flynn depuis le 6 janvier 2011 ne prend pas de congé maternité, et ne s'accorde que trop rarement de repos. Alors enceinte de plusieurs mois, elle a défilé chez Balenciaga, et à part son ventre rond, rien ne ressemblait à une silhouette de future maman. Idem pour le top brésilien Gisele Bündchen. L'épouse du quaterback Tom Brady, qui a donné naissance au petit Benjamin en décembre 2009, enchaînait les podiums et les voyages. Et s'est dépensée à la salle de sports jusqu'à deux semaines de son terme de grossesse. Sont-elles prêtes à tout pour conserver leur ligne ? On dirait bien.

 

VictoriaBeckham_Pregnant2011.jpg Victoria Beckam il y a peu de temps. Photo prise en douce par son mari et posté sur Twitter

 

Nicole Richie, Alessandra Ambrosio, Claudia Schiffer ou encore Nicole Kidman font également partie du club des "skinny mums", ce qui n'est pas sans inquiéter Isaac Herschkopf, un psychanalyste de Manhattan qui traite les célébrités ayant des troubles de l'alimentation. Il déclare dans une interview au New York Post : "Les femmes pour qui la beauté est primordiale ont plus de chance de tomber dans la Mommyrexie. C'est un cercle vicieux."

 

Rosie Pope, la créatrice de la ligne de vêtements éponyme pour femmes enceintes et star du show téléviséPregnant with Heels (comprenez Enceinte et en talons) a déclaré lors d'une interview que la demande de ses clientes l'a poussée à ajouter une taille XS à sa collection...

 

Source http://www.purepeople.com/article/grossesses-minceur-l-inquietante-tendance-des-stars_a83255/1

 

Quelques liens vers des articles en anglais sur le sujet

http://www.huffingtonpost.com/2011/06/14/mommyrexia-strive-to-stay-thin_n_876828.html

during-pregnancy/

http://blogs.babble.com/being-pregnant/2011/07/13/mommyrexia-do-you-care-about-healthy-weight-gain-

 

 

Ca ne m'étonne vraiment pas ces mommyrexia, d'ailleurs les célébrités citées dans l'article sont connus pour avoir une relation pas vraiment saine avec la nourriture pour rester mince.

Je comprends tout à fait qu'on ne veuille pas trop prendre de poids pendant sa grossesse, mais il ne faut pas non plus s'affamer et ne prendre que le poids du bébé. Ne pas manger suffisament enceinte est dangereux pour le bébé avec notamment des risques de prématurités.

Là dessus il était hors de question pendant ma grossesse d'avoir cette attitude, je me suis efforcée de manger le mieux possible car je n'étais plus toute seule, il y avait mon bébé. Alors oui j'ai râlé sur les kilos pris bien sûr, mais avec du recul maintenant j'en ris parce que finalement il ne me reste rien de ma grossesse, juste un peu  de bidon parce que j'ai la flemme de faire des abdos.

Etre enceinte, c'est prendre du poids, c'est normal c'est la nature. Ce sont des kilos provisoires qui partiront naturellement. Et à moins de s'empiffrer pendant 9 mois, la prise de poids est raisonnable.

Le pire c'est que certains gynéco et sage-femme sont les premiers à surveiller d'une manière déraisonnable la prise de poids. Je sais, j'y ai eu droit avec 'les pommes ça fait grossir". Et il suffit de trainer un peu sur les forums de futures mamans...

Merci à Vitaa pour m'avoir parler des mommyrexic


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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 10:57

Un commentaire très juste d'Elise par rapport à l'article précédent.

 

Dur dur de ne pas tomber dans les deux écueils :


-celui du discours culpabilisant : "je vais faire un enfant alors que j'ai des TCA, je ne vais pas être capable de m'en occuper correctement et de toute façon un enfant avec une mère à problèmes va forcément le ressentir et ça se traduira dans sa vie future"


-celui du discours "faire un enfant pour guérir".


Chaque histoire est différente. Je ne suis pas sure que beaucoup de femmes ayant des TCA font un enfant pour guérir. C'est juste qu'elles ont ce désir naturel, comme les autres femmes. Cet article au moins peut avoir le mérite de déculpabiliser un peu celles qui ont des TCA et qui veulent avoir un enfant.


Moi je trouve que c'est très bien de montrer ce genre de chose. Pour une fois un discours positif en effet... ce n'est pas souvent, sur les TCA dans les médias. Ca fait relativiser l'importance que ces maladies peuvent prendre dans nos vies. Personnellement ça me rassure de me dire que je ne suis pas définie par ça, que mes TCA sont des symptômes, et que ça ne m'empêchera pas de combler mes désirs de maternité.

 

 

Merci Elise

 

sommeil_bebe.jpg

 


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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 08:12

 

Les futures mamans qui veulent garder la ligne sont prévenues : attaquer un régime quand on est enceinte accroît plus tard les risques d'obésité, de maladie cardiaque ou de diabète chez l'enfant à naître. C’est une étude internationale, à paraître dans la revue Diabetes, qui a, pour la première fois, relié scientifiquement les deux phénomènes. Des chercheurs de Grande-Bretagne, de Nouvelle-Zélande et de Singapour, ont démontré que ce que mange une mère durant sa grossesse a une influence sur l'ADN de son enfant. Concrètement, lorsque la mère fait un régime, l’enfant est plus susceptible de développer un métabolisme qui « fixe les graisses » et de devenir obèses.

 

Gérer l’épidémie d’obésité


En comparant les analyses faites sur le cordon ombilical de 300 bébés et le poids des enfants entre 6 et 9 ans, les scientifiques en ont conclu que les enfants ayant subi in utero le régime de leur mère pesaient environ trois kilos de plus que les autres entre 6 et 9 ans. « C'est un surpoids très important à cet âge », a expliqué le Pr Peter Gluckman, de l'Institut Liggins de l'université d'Auckland, soulignant que cet excès de graisse avait toutes les chances d'être conservé à l'âge adulte, augmentant les risques de diabète et de troubles cardiaques. L'une des théories avancées par les chercheurs est que l'embryon recevant peu d'hydrates de carbone –autrement appelés glucides, principales sources d'énergie de l’organisme - pense qu'il va naître dans un contexte similaire et ajuste en conséquence son métabolisme. Il stocke donc plus de graisses qui pourront être sollicitées pour avoir de l'énergie quand l'alimentation en manquera.

 

« C'est une découverte majeure parce que pour la première fois, nous disposons de données pour travailler sur le régime optimal pour une future maman », a déclaré Pr Gluckman. « Cela pourra légèrement varier d'une mère à une autre mais cela pourrait être un outil majeur pour gérer l'épidémie d'obésité ».

 

Source :http://www.elle.fr/elle/Maman/News/Enceinte-et-au-regime-un-mauvais-calcul-pour-le-futur-bebe/(gid)/155774191953341.jpg


Je pense malgré tout qu'il faut prendre cette étude avec des pincettes, parce que je pense qu'il n'y a pas de régime optimal pour une future maman (il n'y a de régime optimal pour personne!) Il est certain que c'est une période de la vie d'une femme où il faut éviter la restriction. Mais durant les siècles précédents, malgré les famines, une alimentation "non calculé", les femmes ont fait des beaux bébés et l'épidémie d'obésité se situe seulement au 20/21 ème siècle.

Enfin cet article je le collerais quand même bien à la foutue sage femme qui m'a harcelé avec mes pommes et leur sucre qui soit disant tombait sur les fesses, qui me suivait durant ma grossesse.

 

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