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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 20:31

"Plus la maigreur est mise
en valeur, plus elle attire"

 
NOUVELOBS.COM | 25.09.2007 | 16:05


par Sylvie Rouer-Saporta
, psychiatre, spécialiste des troubles du comportement alimentaire  Hôpital Sainte-Anne, Paris

Le photographe italien Oliviero Toscani, auteur des célèbres affiches Benetton, a réalisé une publicité choc contre l'anorexie. Quel peut être l'impact d'une telle campagne ?

- Il est évident que l'image aura un effet, reste à savoir s'il ira dans le bon sens. Est-ce que la gravité de la maigreur sur cette photographie peut faire réaliser le danger de la perte de poids, ou peut-elle pousser davantage vers l'anorexie ? C'est difficile à dire.
Dans l'anorexie mentale, on ne voit pas sa propre maigreur, ni même celle d'une personne atteinte du même trouble. Les jeunes femmes -la majorité- concernées par l'anorexie sont fascinées par cet aspect physique.
Je ne pense pas que la publicité fonctionne pour les personnes directement concernées, en revanche elle peut avoir un impact sur l'entourage du malade. Les parents, professeurs, amis, peuvent réaliser jusqu'où cela peut aller et se mobiliser.
L'autre limite de la pub est qu'elle ne prend en compte qu'un des troubles liés à l'alimentation. Les boulimiques alternent prises alimentaires et privations, ont un poids normal mais vivent de vraies souffrances.

La télévision et la mode portent-elle une part de responsabilité dans l'anorexie ?

- Oui, oui et oui. Les images de jeunes femmes très maigres, dans les défilés, sur les photos retouchées des magazines, à la télévision, sont l'un des facteurs des troubles du comportement alimentaire. La maladie se déclenche généralement à l'adolescence, autour de la puberté, à une période cruciale face aux changements de son corps, où le besoin de modèle est très fort. Les journaux offrent l'image de personnes désirables sexuellement et socialement. Plus la maigreur est mise en valeur, plus elle attire. La campagne publicitaire en question peut donc s'avérer contre-productive. Dans ce sens, des images de femmes en chair, comme celles diffusées par Dove, seraient beaucoup plus positives.

Qui peut être touché par l'anorexie ? En guérit-on ?

- L'anorexie touche neuf femmes et un homme sur dix individus. Un quart des adolescentes est touchée par des troubles du comportement alimentaire, qui se résolvent pour la plupart spontanément. L'anorexie et la boulimie s'inscrivent dans la durée pour 1 à 2% de la population. Un tiers de ces malades guérissent après soins. Deux tiers deviennent chroniques ou défavorables.
Après 20 ans de maladie, 20% de ces anorexiques meurent. Sur 100 jeunes filles anorexiques à l'âge de 16 ans, 20 mourront à 36 ans. Hors la maladie devient très vite chronique, au bout d'un an seulement. La guérison est difficile et nécessite une prise en charge spécialisée, de somaticiens, psychologues et gynécologues.

Propos recueillis par Sophie Besse
(le mardi 25 septembre)


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Published by Angélique - dans Revue de presse
25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 20:26

Oliviero Toscani veut lutter
contre l'anorexie

 
NOUVELOBS.COM | 25.09.2007 | 16:08

La campagne de publicité est parrainée par la marque de vêtements italiens "No-l-ita".

Le photographe italien, Oliviero Toscani a réalisé une publicité contre l'anorexie, publiée lundi 24 septembre par La Repubblica. La publicité montre, sur une double page, le corps décharné d'une jeune fille. Oliviero Toscani est célèbre pour ses campagnes coup de poing de la marque Benetton.
La publicité, qui dit "No" (non) à l'anorexie, est parrainée par la marque de vêtements italiens "No-l-ita". La jeune fille sur la photographie est entièrement nue.
Le photographe a expliqué qu'il s'intéresse à l'anorexie depuis des années. Selon lui, les médias en général, la télé et la mode en sont responsables. Il a tenu à souligner l'action de la marque de vêtements en faveur d'une prise de conscience.

Soutien du ministère de la santé italien


La campagne contre l'anorexie est soutenue par le ministère italien de la Santé. Elle doit aussi faire l'objet de grands panneaux dans les villes italiennes.
Fin 2006, le gouvernement italien, la Fédération de la mode italienne et l'association Alta Moda - qui regroupe les couturiers italiens présentant leurs collections à Rome et Milan - ont adopté un "Manifeste anti-anorexie" destiné à "remettre en avant un modèle de beauté sain, solaire, généreux, méditerranéen".

Campagne de Benetton contre le racisme


Le texte est peu contraignant. Il interdit les défilés aux filles de moins de 16 ans, et oblige les mannequins à présenter un certificat médical affirmant qu'elles ne souffrent d'aucun trouble alimentaire.
Le photographe italien a réalisé les campagnes publicitaires de Benetton entre 1982 et 2000, dénonçant en particulier le racisme et assurant définitivement le succès planétaire de la marque.



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Published by Angélique - dans Revue de presse
22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 23:29

L'anorexie gagne du terrain chez les adolescents

AGNÈS LECLAIR.
 
 Publié le 06 septembre 2007
le figaro.fr

Près de deux jeunes filles sur 100 seraient atteintes de troubles alimentaires graves. Le psychiatre Xavier Pommereau appelle à créer des centres spécialisés.

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 Près de deux jeunes filles sur 100 seraient atteintes de troubles alimentaires graves. Le psychiatre Xavier Pommereau appelle à créer des centres spécialisés.
L'ANOREXIE mentale a fortement progressé en France ces dix dernières années et toucherait aujourd'hui 30 000 adolescents de 13 à 18 ans, selon Xavier Pommereau, psychiatre et grand spécialiste de cette maladie. Selon lui, le chiffre d'une adolescente atteinte sur 100 généralement avancé est sous-estimé. « Les spécialistes partagent le sentiment qu'il existe une augmentation significative des cas d'anorexie grave. Aujourd'hui, cette maladie concerne plutôt près de deux jeunes filles sur 100 », assure le fondateur du centre Abadie, à Bordeaux, une unité hospitalière consacrée aux jeunes anorexiques. « La hausse concerne en premier lieu les troubles des conduites alimentaires mixtes, qui alternent restrictions alimentaires et crise de boulimie avec vomissements », ajoute le Pr Pommereau, qui publie un livre (*) avec le journaliste et ex-anorexique Jean-Philippe de Tonnac sur cette maladie mystérieuse.
 
Les garçons aussi touchés
 
Il est difficile d'avancer des données précises, car les anorexiques - dans leur immense majorité des filles - ne sont pas toujours repérées. Vivant dans le déni, elles apprennent à enrober leur maigreur sous plusieurs couches de vêtements afin de ne pas éveiller la curiosité de leurs parents. Et ces derniers, aveuglés par les résultats scolaires souvent excellents de leur enfant, ne décèlent pas toujours le mal qui les ronge. Les troubles alimentaires moins graves touchent, eux, une adolescente sur dix.
 
Les garçons anorexiques sont encore moins facilement détectables. Mais s'ils sont moins nombreux, ils présentent des profils encore plus inquiétants. Vivant mal leur homosexualité ou présentant des troubles graves du comportement, ils cumulent généralement plusieurs pathologies - comme la schizophrénie - et leur anorexie n'est donc pas systématiquement décelée.
 
Pour le Pr Pommereau, ces « pathologies de la consommation » se sont développées dans les années 2000 en réaction à « la société de surconsommation ».
 
Les structures d'accueil spécifiques restent ridiculement peu nombreuses. Cinq centres spécialisés offrent une cinquantaine de places aux malades les plus gravement touchés. Les services de pédiatrie des hôpitaux réservent de leur côté quelques lits pour les adolescents mais ne peuvent accueillir plus de deux ou trois anorexiques. Plus nombreuses, ces patientes tendent à faire la loi dans le service et à résister aux traitements.
 
La liste d'attente pour rentrer dans l'unité de Xavier Pommereau comprend jusqu'à 30 demandes. « Nos patients viennent de dix départements. Je viens d'accueillir une jeune fille de 33 kg pour 1,70 m. Si nous avions attendu une dizaine de jours, elle serait morte de dénutrition », alerte-t-il. Il faudrait au moins une maison des adolescents par département, et une unité des troubles alimentaires dans chaque région ». Des installations qui mettraient fin à certaines pratiques d'internement quasi carcérales.
 
* Le Mystère de l'anorexie Albin Michel
 
 
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 09:26
Hier achat de mes magazines féminins préférés...et que vois-je dans Glamour (numéro de septembre 2007)? " Les filles de révoltent, marre de courir après la taille 36". L'article est vrai et intéressant, mais ce qui me chagrinne c'est que le même magazine n'a cessé de vanter les régimes les mois précédents...si c'est pas de l'hyprocrisie...Et puis je regarde les pages modes toujours des mannequins fifilifomes....
Si je félicite l'article en lui même les magazines féminins feraient bien de réfléchir sur les photos qu'ils affichent également....
Les jeunes filles se laissent facilement manipulées les images retouchées de partout et grandissent avec un idée faussé du corps féminin...ensuite c'est comme ça que 70% des femmes sont complexées....

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 21:44
 

15 mannequins "trop maigres" exclues d'un défilé à Rome

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Quinze mannequins jugées "trop maigres" ont été exclues d'un défilé auquel elles devaient participer mardi soir à Rome par la couturière italienne Raffaella Curiel, une décision qui a relancé le débat sur l'anorexie dans les milieux de la mode.

"J'avais demandé (aux agences, ndlr) à ne pas faire travailler de filles aux mensurations anormales (...) J'ai pourtant dû en licencier 15 qui étaient en dessous de la taille 4O" (l'équivalent d'une taille 36 en France), a déclaré Raffaella Curiel à la presse.

"Une fille s'est évanouie durant les essayages, j'ai dû lui donner un sandwich au jambon", a affirmé la couturière milanaise. "Nous voulons respecter les règles anti-anorexie (édictées en décembre) mais ce n'est pas de notre faute si les agences nous envoient des filles trop maigres", a-t-elle déploré.

Une mannequin qui a défilé lundi soir dans le cadre de cette manifestation baptisée "AltaRomaAltaModa" a dénoncé le renvoi de ses collègues.

"Associer la taille 38 (34 en France) à l'anorexie est une stupidité", a déclaré Bianca Balti.

Une thèse reprise par le couturier Lorenzo Riva, qui présente ce mercredi soir sa collection sur le même podium dans le cadre de la manifestation et qui a engagé des mannequins renvoyées par Mme Curiel.

"On ne peut pas mettre de femmes rondes sur les podiums de la haute couture. Les modèles sont maigres par nature", a-t-il dit aux journalistes.

Le président de la Province de Rome, Enrico Gasparra, associée à la manifestation, avait souligné dans une lettre aux couturiers invités que "la mode transmet un message public important, en particulier aux jeunes", jugeant "nécessaire de ne pas montrer de vêtements sur des modèles trop maigres".

Un manifeste anti-anorexie est entré en vigueur en début d'année en Italie, stipulant notamment l'interdiction de défiler aux jeunes filles de moins de 16 ans et l'obligation de présenter un certificat médical affirmant que la modèle ne souffre d'aucun trouble alimentaire. Il ne prévoit cependant pas de sanction.

Jusqu'à présent, seule la ville de Madrid a pris des mesures contre les mannequins trop maigres en interdisant les podiums aux modèles ayant un indice de masse corporelle inférieure à 18 (56kg pour 1m75).


© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 12/07/2007 - 17h17

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 12:58

Pour ou contre la maigreur des mannequins ? 

Version fémina du dimanche 01 août 2007


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« Non aux filles brindilles ! » vous exclamez-vous dans vos courriers de façon quasi unanime. Nos experts nous aident à mieux connaître les réelles conséquences de ce diktat de la minceur.

Des formes, dites-vous, il faut que les femmes aient des formes pour être belles ! Certaines d’entre vous vont même jusqu’à plaindre ces pauvres créatures décharnées qu’on voit sur les podiums et dans les pages glacées des magazines spécialisés. Pourtant, quelle que soit leur corpulence, 66.2% des française de 18 à 65 ans souhaitent tout de même perdre du poids, selon une enquête de l’Ocha.

Ce désir de maigrir n’est pas apparu dans notre courrier, au contraire, vous manifestez de vives inquiétudes pour vos filles et petites-filles. Vous redoutez qu’en cherchant à imiter les mannequins, elles ne sombrent dans l’anorexie, cette terrible maladie qui peut conduire à la mort. La question préoccupe les pouvoirs publics : le ministère de la Santé et des Solidarités a lancé une enquête pour tenter de savoir s’il existe un rapport de cause à effet entre la minceur des mannequins et les privations drastiques que certaines adolescentes s’imposent. Les images de mode sont-elles susceptibles de provoquer l’anorexie mentale ? Gérard Apfeldorfer répond sans hésitation par la négative. Annie Hubert est moins catégorique. Tous deux admettent cependant l’existence d’une fléau de la minceur comme idéal de la santé publique.

 

« Elles ne sont qu’un miroir, il ne sert à rien de les briser »

Dr Gérard Apfeldorfer psychiatre, spécialiste des troubles alimentaires

On ne devient pas anorexique pour avoir voulu ressembler aux mannequins, des dispositions psychologiques particulières sont nécessaires. Il existe des états de petite anorexie chez des adolescentes qui poussent trop loin leur amaigrissement, mais le problème se résout en quelques semaines, il ne s’agit pas d’une pathologie. Dans sa forme la plus courante, la véritable anorexie traduit un trouble de l’image de soi, qui prend son origine dans l’incapacité de certaines jeunes filles à se construire suffisamment et à accepter d’avoir un corps de femme. Cette fragilité vient de très loin, de la petite enfance. Il peut s’agir aussi d’une forme de sacrifice si la famille est en danger : tant que l’on se préoccupe de la malade, l’éclatement est différé. Dans les faits, les chiffres démentent l’idée répandue d’une épidémie anorexique. Cette maladie, stable depuis une trentaine d’années, ne concerne que 1 à 2% des filles de 12 à 18 ans. Quand on parle de 4% c’est qu’on inclut à tort, la petite anorexie mentale. En revanche, dans le même temps, les autres troubles alimentaires ont progressé. La boulimie (ingestion excessive d’aliments suivie de vomissements provoqués, d’exercices physiques excessifs ou de restrictions), les compulsions alimentaires (ingestion excessive d’aliments sans faim réelle, suivie d’un dégoût de soi) et ce qu’on appelle la « restriction cognitive » (la pratique des régimes répétés fondés sur la privation) sont en augmentation constante. Le corps médical, avec ses mises en garde répétitives contre la suralimentation est responsable de ces dérives. Aujourd’hui, le surpoids et l’obésité sont vus comme des déviances, alors que la restriction cognitive est prise pour une attitude raisonnée. Un comportement alimentaire normal consiste à respecter les sensations de faim, de soif, de satiété et n’est pas soumis à l’obsession du poids. Si les médias et la pub font la promotion de la minceur, ils ne sont que le miroir de la société. Et ce n’est pas en le cassant qu’on soignera cette maladie société du comportement alimentaire.

Maigrir, c’est dans la tête Dr Apfeldorfer, éd. Odile Jacob

 

« Il faut que les pouvoirs publics inciter les fabricants à plus de mesure »

Annie Hubert Directrice de recherche au CNRS, antropologue

Il est extrêmement difficile de résister à ce qui est vu comme beau par tous. Pour preuve, seules 14% des femmes sont vraiment satisfaites de leur corps, quelles que soit leur corpulence. L’anorexie mentale n’est pas seulement un problème psychologique, le désir de minceur insufflé par les images de mannequins étiques. C’est avec le développement du prêt-à-porter dans les années 60 que cet idéal c’est imposé. Pour bien ventre un vêtement, il faut le mettre en valeur, donc estomper le plus possible la silhouette. Pour moi, restreinte la diffusion d’image de corps extramaigres serait salutaire, mais je ne pense pas qu’il faille légiférer là-dessus, il suffirait que les pouvoirs publics incitent les fabricants à créer des collections qui n’excluent pas de nombreuses femmes. En Espagne, les professionnels de la mode ont interdit à des mannequins trop maigres de défiler, ça semble une bonne chose, nous verrons ce que ça va donner. Les pouvoirs publics et les professionnels ne devraient toutefois pas être les seuls à se mobiliser, le corps médical et les parents ont aussi un rôle déterminant à jouer. Aujourd’hui, trop de médecins et de pédiatres se réfèrent de façon rigide au dogme de l’indice de masse corporelle (IMC). Cet indice donne une évaluation de la corpulence. S’il ne se situe pas dans une fourchette moyenne, l’individu est jugé trop maigre ou trop gros. Biologiquement, cette idée de norme corporelle n’a pas de sens, car les morphologies humaines sont très diverses. Les Peuls sont longilignes de naissance, les Polynésiens naturellement grands et lourds. Faut-il forcer les premiers à grossir et les seconds à maigrir pour « normaliser » ? La corpulence moyenne définit un Homo sapiens virtuel qui n’existe pas. Chacun de nous vient au monde avec un poids déterminé génétiquement et peu importe qu’on soir lourd ou léger par rapport à une moyenne de référence. Si l’obésité est susceptible de provoquer des pathologies, on peut aussi être fort et en bonne santé. Il est très important que les parents acceptent et valorisent leurs enfants tels qu’ils sont plutôt que de chercher à les faire entrer dans un moule. A eux de se convaincre que la minceur n’est pas un idéal de beauté et que la manie des régimes est dangereuse : non seulement elle ne garantit pas une bonne santé, mais l’effet yo-yo qu’elle déclenche aboutit fatalement à l’inverse du résultat cherché.

Eloge de la maturité, Annie Huber, éd de La Martinière

 

 

C’est vous qui le dites !

  • « La plupart du temps, il ne pas de minceur, mais de maigreur. Et que dire de leur teint blafard ! Ces modèles ne représentent en rien les ‘femmes de la rue’ et ne font pas rêver les hommes. Epaules squelettiques, poitrine plate, où est l’attrait ? Malheureusement cela a une influence déplorable sur les jeunes filles. Quand s’arrêtera ce culte du corps qui, dès le printemps, fait fleurir les régimes minceurs et autres moyens d’avoir ‘un cors parfait’ ? La femme a gagné sa liberté, paraît-il ? Pas si sûr » Ely 13 (59)
  • « Les mannequins trop maigres ne sont pas jolis à regarder. Lorsque ces demoiselles défilent en exagérant le croisement de leurs jambes fluettes, on pense qu’elles vont chuter en se faisant un croche-pied. C’est affreux. C’est le témoignage sans animosité d’une sexagénaire féministe. »Simeye (70)
  • «  Une belle femme avec de jolies formes est plus attirante que quelqu’un de maigre. La maigreur, critère de beauté ? Je ne le pense pas ! »Celusia (54)
  • « Si l’on impose aux mannequins d’être maigres, on met en danger leurs corps et leur esprit parfois bien fragile ». Lolea (31)
  • « Elles ne mettent en valeur ni les vêtements portés, ni leur beauté, d’autant qu’on leur demande de ne pas sourire ! Dans ces conditions, il vaudrait mieux faire un défilé de portemanteaux. Je pense que la normalité serait d’être en pleine forme et de le montrer ! Nos ados sont de plus en plus vulnérables et la mode leur renvoie une image négative qui renforce leur mal-être. Maman de quatre filles, je souhaite que le regard sur la mode et sur celles qui la représentent change radicalement. »Jakeliner (01)
  • « Je suis contre la minceur (maigreur) des mannequins. Non seulement cela nuit à leur santé, mais ces femmes ne reflètent pas la société actuelle, où les gens grossissent de plus en plus. Il faudrait que ces mannequins aient une taille normale, cela décomplexerait la plupart des femmes qui les regardent. »MFPP (26)
  • « Ce n’est pas une vie de s’obliger à la maigreur. La santé prend une sacrée claque ! »Lagross (59)
  • « Démaquillées, que reste-t-il de leur beauté ? Combien ont eu recours à la chirurgie esthétique ? Ca les magazines ne le disent pas. Alors arrêtons de mettre de mauvaises idées dans la tête de nos ados. »Jojobiche (74)

Témoignages recueillis sur femina.fr

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 12:48

Anorexie: les gènes mis en cause

Le risque d’anorexie est plus grand dans les familles déjà touchées

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Paris, le 21/02/07. LJS.com

Comme l’autisme et la schizophrénie, il est très probable que l’anorexie ait une origine génétique. Les premiers résultats de l’étude Genetics of Anorexia Nervosa Collaboration menée dans dix villes d’Amérique du Nord et d’Europe révèlent qu’une adolescente a douze fois plus de risques d’être atteinte de troubles alimentaires si un membre de sa famille en a déjà souffert.

« La génétique charge le pistolet. L’environnement appuie sur la gâchette. » C’est par cette formule choc que Craig Johnson, médecin à l’hôpital psychiatrique Laureate de Tusla (Etats-Unis) et responsable de l’étude côté américain, résume l’influence des gènes sur l’apparition de la maladie.

D’après lui, les chercheurs ont tenté au cours des 40 dernières années de comprendre comment les facteurs culturels qui favorisent les régimes pouvaient provoquer des désordres alimentaires. Au mois de janvier dernier, la top model Gisele Bundchen avait suscité des remous dans les familles d’anorexiques en déclarant « Je n’ai jamais souffert d’anorexie parce que j’ai eu une famille très solide. Ce sont les parents les responsables, pas l’industrie de la mode », sous-entendant que le manque de soutien de la part des familles était à l’origine des troubles de l’alimentation. Pour le chercheur, ce genre de déclaration « perpétue les idées fausses et contribue à stigmatiser l’anorexie ». Or il n’y a à ce jour aucune preuve scientifique qui démontre la responsabilité des familles. Pour les chercheurs de la Genetics of Anorexia Nervosa Collaboration, « la pression sociale n’a rien à voir, c’est en revanche probablement l’environnement qui révèle le risque génétique d’une personne ».  

Pour le mettre en évidence, ils ont lancé une série d’études d’une durée de 10 ans, dans plusieurs grandes villes américaines (Pittsburgh, New-York, Philadelphia, Baltimore, Los Angeles), canadiennes (Toronto, Fargo), allemande (Munich) et britannique (Londres). Les chercheurs veulent étudier les failles dans lesquelles au moins deux personnes d’une même famille (frères, sœurs, cousins, oncles, tantes, grands-parents) ont souffert d’anorexie. Ces études sont financées par l’Institut national de la santé américain (NIH).

« Nous savons aujourd’hui que cette maladie se déclenche lorsqu’il y a une configuration parfaite d’évènements dont font partie la vulnérabilité génétique et la culture qui encourage la minceur, les régimes et l’exercice physique » explique Craig Johnson. Il semblerait que le groupe le plus à risque soit celui des adolescentes de 11 à 14 ans qui sont censées prendre environ un tiers de leur poids d’adulte durant cette période, soit 18 kilos en moyenne. « Si une jeune fille a des difficultés avec cette prise de poids, si ses parents, son prof de gym, son amie ou son petit copain font un commentaire, ça peut déboucher sur une période de régime. Car, pour Craig Johnson, le régime et l’exercice physique restent « la voie royale vers les troubles de l’alimentation ».  

Véronique Molénat

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 15:32

Le miroir social : avilissant et nuisible pour les femmes

Culte de la minceur, glorification de la jeunesse et de la beauté, publicités puisant leur inspiration dans les codes pornographiques…Aujourd’hui, le miroir social renvoie  la femme une image irréelle.

De New York à Madrid, le débat sur l’extrême maigreur de certains mannequins fait rage. En 2006 deux d’entre elles, Luisel Ramos et Ana Caroline Reston, sont mortes de dénutrition. En septembre dernier, Madrid  a été la première capitale européenne à prendre des mesures en interdisant les mannequins ayant un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 18. Mais ni New York, ni Paris, ni Milan, ni Londres ne se sont alignés. « On est tous d’accord pour dire que ce n’est pas un problème de réglementation mais d’information », avait alors déclaré Didier Grumbach, président de la Fédération française de couture, « c’est au créateur de décider de quel type de mannequin il a besoin. » Des propos confirmés aujourd’hui par son service de presse. Depuis, en Italie, un Manifeste anti-anorexie, peu contraignant, est entré en vigueur. Alors qu’en France, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, a  mis en place en février un groupe de travail dont on attend les résultats.

Femmes sous influence

Cet état des lieux ferait presque perdre le sourire à Florence Montreynaud, journaliste et présidente de la Meute : « Ce groupe de travail ne donnera rien. Nous sommes aujourd’hui à un tournant démocratiques. Les propos de Didier Grumbach sont arriérés ! L’Espagne et l’Italie, deux pays réputés machistes, nous donnent l’exemple. Les troubles alimentaires sont là, on ne peut plus le nier. » Comment nier aussi que l’image actuelle du corps de la femme véhiculée dans les défilés, par la publicité ou les magazines féminins n’a pas quelque chose d’irréelle ? Comment admettre sans résister qu’elle sert de modèle aux plus jeunes, aux plus fragiles et à toutes les femmes qui veulent rester dans le coup ?  « Nous nous trouverions toutes belles si nous n’avions pas sous les yeux ce modèle-là. Les journalistes des magazines féminins me disent souvent qu’elles sont féministes et féminines. Comme si  être féministe signifiait ne pas être féminine. Pour moi, les rondeurs sont féminines. C’est comme si aujourd’hui, la femme devait choisir entre être mère ou putain, alors que la plupart des hommes ne bandent pas avec des filiformes. » La campagne pour les produits Dove, qui mettait en scène des femmes aux physiques tout en formes a soufflé, certes, un petit vent nouveau sur le monde de la publicité. Mais ne faut-il pas voir, là aussi, une stratégie marketing ? Les ventes de la marque avaient alors doublé. Parallèlement, le sexisme publicitaire continue de s’afficher. La femme voit au quotidien son image utilisée et dégradée dans sa nudité et sa sexualité, réduite à l’état d’objet, en proie aux stéréotypes ou encore victime de violence. En cela, La Meute dénonce le non respect de la recommandation sur l’image de la personne humaine émise en 2001 par le BVP, l’organisme français d’autodiscipline de la publicité : du très célèbre slogan de Candia pour sa crème fraîche « je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole » à la vogue du « porno-chic ». Et que dire du choix de la marque de luxe Dolce & Gabbana qui, pour lancer sa collection printemps été, a voulu mettre en scène une femme au regard absent, froidement plaquée au sol, tenue par  les poignets par un homme au torse nu et observée par quatre spectateurs masculins à l’attitude dominatrice ? L’Espagne a interdit cette publicité, l’Institut d’autodiscipline publicitaire (IAP)- le BVP italien- l’a faite retirer, estimant qu’elle « offensait la dignité de la femme » et…poussant ainsi cette maison de couture à y renoncer. Eclaircie dans le ciel sombre du publisexisme ? Il est permis d’en douter. En France, durant la campagne présidentielle, ma marque Triumph a affiché une photo de jeune femme blonde en soutien-gorge et culotte sur 12 000 panneaux publicitaires, avec pour slogans : « Enfin une candidature bien soutenue ! » ou « Avec moi pas d’abstention ! »

L’estime de soi en berne

Facile de flairer le danger pour les femmes qui, pour être belles , ne doivent pas grossir, pas vieillir, être désirables en toutes circonstances,etc. Selon une étude OCHA/CSA, si 61,4% des française ont un poids normal au regard des normes médicales  de corpulence, 14% seulement se sentent complices avec leur corps. Et les 86% autres ? Derrière le désir d’être toujours plus légère, comment ne pas avoir aussi une mauvaise estime de soi ? « L’anorexie mentale est la nouvelle forme de dépression de la femme. Cette dernière n’est plus exprimée verbalement, mais rentrée. C’est le corps se désaffirme », explique Maurice Corcos, psychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris ‘Paris). « Cette maladie éminemment occidentale concerne 9 femmes pour 1 homme. Mettre des anorexiques sur une estrade est une perversion pure et dure de la part des agences, des magazines, mais aussi des créateurs ! Ces filles s’enfoncent et meurent. » Que craint cette société pour donner ainsi en pâture une jeunesse maigre, désincarnée et mortifère ? « Nous vivons dans l’angoisse de la mort. Nous avons donc besoin d’aimer les enfants », souligne Maurice Corcos.

Et Florence Montreynaud de conclure : « Nous vivons sous la dictature de l’apparence. Nous avons tendance à oublier qu’il faut avant tout apprendre à nous connaître et à nous accepter telles que nous sommes. » Une invitation à passer de l’autre côté du miroir.

Carine Hahn, Valeurs mutualiste n°249/juin 2007

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:36

Mannequins trop maigres : Paris n'en veut plus

 

 

Paru le : 30/03/2007 Le Parisien



L'événement
«CACHEZ CES OS que je ne saurais voir ! » Voici le message que viennent de lancer les élus parisiens au monde de la mode et de la haute couture. Le Conseil de Paris vient en effet de voter un voeu demandant aux organisateurs de salons et de défilés de ne plus employer des mannequins trop maigres. Des corps aux courbes généreuses et en bonne santé plutôt que des squelettes décharnés aux allures fantomatiques...
Après Madrid, New York et Milan, Paris se lance enfin dans une chasse aux anorexiques des défilés.
Un tabou tombe dans la capitale de la mode qui, jusqu'alors, avait tardé à montrer l'exemple. Récemment encore, les communiqués de la Fédération française de la couture refusaient de stigmatiser la profession. Mot d'ordre : « La mode ne se réglemente pas. » La mort très médiatisée de l'Uruguayenne Luisel Ramos, en août dernier, puis de la Brésilienne Ana Carolina Reston (40 kg pour 1,74 m), en novembre, deux mannequins vaincus par l'
anorexie, a brutalement changé la donne.
« Nous devons avoir une éthique. Aujourd'hui, quand les filles font un kilo de trop, elles sont recalées, dénonce Violette Baranda, conseillère de Paris (élue verte). Il y a des tordus parmi les couturiers qui font en sorte que les femmes soient de plus en plus filiformes. » Le ministère de la Santé planche sur le sujet L'adjointe en charge de l'artisanat, Lyne Cohen-Solal (PS), vient ainsi de proposer la création d'une charte de déontologie qui sera signée avec les professionnels de la mode. « On ne dit pas que la mode est coupable.
Il s'agit simplement de s'assurer que ces mannequins sont en bonne santé », commente l'élue. La Ville de Paris emboîte ainsi le pas au ministère de la Santé qui prépare en ce moment, sous l'égide du professeur Marcel Rufo, une charte avec l'ensemble des acteurs de la profession : Fédération de la mode, couturiers, publicitaires, journalistes, médecins, etc. « Le texte devrait aboutir d'ici la fin avril », explique-t-on au ministère.
Le monde de la mode changera-t-il pour autant ses pratiques? Certains en doutent. Le voeu des élus parisiens n'a d'ailleurs qu'une portée symbolique. « Il y a des couturiers qui vous disent que c'est plus chic de faire défiler des portemanteaux, c'est-à-dire des filles qui ont un minimum de chair, car les robes tombent mieux », remarque ainsi Patricia Grenier, directrice commerciale du Studio Rouchon, l'un des plus grands studios de photos de mode de Paris. L'exemple madrilène - cinq mannequins ont été interdits de défilé le mois dernier - semble en fait peu transposable à Paris. « La charte du ministère ne sera pas coercitive ; elle aura pour but d'informer sur les dangers pour la santé », ajoute-t-on au ministère de la Santé. Plusieurs couturiers seraient déjà prêts à signer le texte. « Il n'y a pas qu'un seul type de mannequin », remarque-t-on ainsi chez Jean-Paul Gaultier. Le couturier, qui refuse de s'exprimer directement sur le sujet, préfère renvoyer à ses défilés où se croisent « des minces et des rondes sur les podiums ». Le changement viendra peut-être des organisateurs de salons eux-mêmes. Ainsi le salon Interselection, salon international des collections de mode, qui se tiendra à Villepinte (Seine-Saint-Denis) fin avril, prévoit de faire la part belle aux « grandes tailles ». « Nous réfléchissons à l'organisation d'un défilé de femmes plus rondes, explique Isabelle Vermeulen, la directrice du salon, qui attend 6 000 professionnels. Le marché est là pour ce type de vêtements. Il n'y a pas que des tailles 36 dans la vie. »

 

Nicolas Fertin

 

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:33

« Cela dépasse le monde de la mode »



DANS le monde de la mode depuis seize ans, Filipa Bleck est agent de mannequins de l'agence internationale Elite depuis quatre ans. Cette année, pour la première fois, les mannequins mineurs ont été obligés de voir un médecin avant de défiler. « Elles ont toutes obtenu leur certificat médical », explique Filipa. « J'étais récemment sur un plateau de télévision en face d'une jeune fille qui avait écrit un livre sur l'
anorexie. On nous regarde toujours comme des gens qui forceraient à faire maigrir les filles. Moi, en seize ans de carrière, j'ai rencontré deux cas d' anorexie. C'est vrai que nous vivons une époque où la minceur est reine. Mais ça dépasse largement le monde de la mode. Regardez les devantures des pharmacies pleines de boissons pour maigrir. Dans les années 1990, les mannequins avaient plus de formes, plus de poitrine. Souvenez-vous de Cindy Crawford ou de Linda Evangelista. Elles avaient 20 ou 22 ans et leur carrière durait dix ans.
Aujourd'hui, les top-modèles ont 16 ans, et un corps qui n'est pas encore totalement formé.
Leur carrière ne dure parfois qu'une ou deux saisons. Il faut rappeler aux jeunes qu'une fille devient mannequin parce qu'elle est naturellement grande et mince. Une fille qui fait plus de 95 cm de tour de hanche ne doit pas devenir mannequin. S'il lui faut perdre 10 kg et arrêter de manger, c'est de la folie. »

 

Le 30/03/07 paru dans le Parisien

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