Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

Recherche

Citation

  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

Archives

°~°~° Bienvenue °~°~

un--55-.jpg

Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 21:35

 

Minces dès le berceau

98127353.jpg


Le culte de la minceur commencerait bien plus tôt que l’on ne le croit. Selon une nouvelle étude américaine, les petites filles se soucieraient de leur poids dès… trois ans !

Pour dresser ce constat, les chercheurs ont proposé à une cinquantaine de fillettes des personnages de silhouettes différentes (mince, normale ou opulente).
Les enfants devaient associer un adjectif à chacun des personnages. Résultat : la silhouette corpulente était plutôt caractérisée par des termes négatifs, contrairement au personnage mince.
Pour l’auteur de l’étude, Jennifer Harriger, la pression de la minceur est intériorisée dès le plus jeune âge à cause « d’innombrables publicités vantant la perte de poids. » Un constat inquiétant quand on sait que ce phénomène augmente les risques de troubles alimentaires et de dépression.

http://www.infobebes.com

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 22:43

Source: Le Point.fr

Par Anne Jeanblanc

 

En France, l'anorexie toucherait plus de 40 000 adolescents (des filles à 90 % ). C'est une maladie "mentale" grave, mortelle dans 20 % des cas, dont le diagnostic est souvent posé tardivement. C'est pourquoi la Haute Autorité de santé (HAS) vient d'émettre des recommandations à son sujet. Le but est de sensibiliser à la fois les professionnels de santé et les familles pour que les jeunes concernés soient rapidement pris en charge et pour leur éviter - ainsi qu'à leurs parents - un "parcours d'errance" très traumatisant.

"Nous avons constaté que les professionnels de santé manquaient de repères sur cette pathologie, que les soins étaient désorganisés, la prise en charge parfois inadaptée et la filière de soins mal identifiée", a expliqué à la presse le professeur Jean-Luc Vénisse, chef de service d'addictologie au CHU de Nantes, l'un des auteurs de ces recommandations. "Il y a une grande méconnaissance de l'anorexie par les professionnels de santé et par le grand public", a ajouté Christine Chiquet, la présidente de la Fédération nationale des associations sur les troubles du comportement alimentaire.

Pour permettre un repérage plus précoce et ciblé de l'anorexie, les recommandations en rappellent les signes évocateurs (un ralentissement de la croissance ou une absence de règles chez une adolescente) et proposent quelques questions simples à poser par le médecin généraliste pour repérer les personnes à risque (par exemple : "Vous inquiétez-vous d'avoir perdu le contrôle de ce que vous mangez ?" ou "Les autres vous trouvent-ils trop mince alors que vous pensez être trop grosse ?").

Dès qu'un cas d'anorexie est dépisté, les spécialistes insistent pour que la personne soit traitée "initialement en ambulatoire, sauf en cas d'urgence", alors que l'hospitalisation a été longtemps la solution privilégiée. Cette dernière pourra être décidée en fonction de l'évolution et de différents critères concernant l'état physique (perte de poids rapide, hypoglycémie...), psychiatrique (risque suicidaire, échec antérieur d'une prise en charge en ambulatoire...) et environnemental (problèmes familiaux).

Les spécialistes recommandent une prise en charge multidisciplinaire devant faire intervenir "au minimum un psychiatre, un pédopsychiatre ou un psychologue et un somaticien (médecin généraliste ou pédiatre)". Chaque fois que cela est possible, il faut établir une "alliance thérapeutique" avec le patient et sa famille. Il s'agit d'un véritable changement de comportement, car jusqu'à présent les parents étaient souvent écartés et un "rapport de force" était alors engagé entre les soignants et le patient. Ce choix est conforté par les résultats d'une étude américaine publiée dans les Archives of General Psychiatry.

Ses auteurs, James Lock de l'université de médecine de Stanford (Californie) et ses collègues, ont suivi 121 adolescents atteints d'anorexie mentale, non hospitalisés et bénéficiant de 24 séances d'une thérapie soit familiale soit individuelle. La première consistait à donner aux parents un rôle actif et positif dans l'aide à la restauration d'un poids correct chez l'adolescent anorexique. La thérapie individuelle était centrée sur le patient lui-même en ciblant notamment les troubles de l'estime de soi et les problèmes émotionnels.

À la fin du traitement, il y avait autant d'adolescents ayant retrouvé leur poids dans les deux groupes. Mais, à terme, la thérapie familiale s'est montrée supérieure à la prise en charge individuelle. Le taux de rémission complète à six mois a été de 40 % pour les patients en thérapie familiale contre 18 % en thérapie individuelle. À 12 mois, ces taux étaient respectivement de 49 et 23 %.

Enfin, pour compléter ses recommandations, la HAS a édité trois fiches explicatives sur le repérage de l'anorexie, les premiers soins spécialisés et la filière de prise en charge, ainsi que sur les critères d'hospitalisation à temps plein. Elles seront adressées à 100.000 médecins pour "attirer leur attention sur cette maladie". Et deux documents ont été rédigés, l'un à l'intention des familles et des patients sur la prise en charge de l'anorexie et l'autre, à l'intention des patients, sur le repérage des troubles du comportement alimentaire.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/anorexie-il-faut-agir-vite-et-en-famille-08-10-2010-1246680_57.php

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 13:02

   

Source: Le figaro 

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/09/30/01004-20100930ARTFIG00515-detecter-plus-tot-l-anorexie-pour-mieux-la-guerir.php

 

La Haute autorité de santé publie jeudi des recommandations à destination des médecins, mais aussi des patients et de leur entourage, pour mieux prendre en charge cette maladie mentale. Un fléau qui touche actuellement 70.000 adolescentes.

Une jeune fille qui prétexte être écoeurée pour ne pas manger, qui coupe ses aliments en petits morceaux pour donner l'impression qu'elle se nourrit ou qui affirme ne pas avoir faim. Armée d'une volonté inébranlable, elle voit ses kilos s'envoler au fil des jours. Une victoire pour elle, mais un cauchemar pour son entourage qui la voit s'enfoncer un peu plus chaque jour dans l'anorexie. Cette dernière concerne environ 2% des femmes, dont 70.000 adolescentes. Une maladie «mentale», qui touche des filles dans neuf cas sur dix.

b180239368.jpg

Face à ce fléau, la Haute autorité de santé (HAS) a décidé de publier en partenariat avec l'AFDAS-TCA* des recommandations pour aider les médecins et les familles, souvent désarmés face à cette maladie sans médicament. Une première en France où il n'existait jusqu'alors pas de «cadre» pour la prise en charge de l'anorexie. A l'origine de ce travail, deux spécialistes de l'adolescence et des addictions : les professeurs de psychiatrie Philippe Jeammet et Jean-Luc Vénisse.

«Un diagnostic tardif et une prise en charge initiale inadaptée peuvent entraîner des conséquences graves», préviennent les deux spécialistes dans leur rapport, un risque de décès existant dans 20% des cas. Ils préconisent donc un repérage de l'anorexie mentale «précoce» afin de prévenir du risque d'évolution «vers une forme chronique et des complications somatiques, psychiatriques ou psychosociales».

 

«Prise en charge multidisciplinaire»

 

Parmi les signes avant coureurs : le ralentissement de la croissance, l'absence de règles chez l'adolescente ou encore une perte de poids supérieure à 15%. Quelques questions à poser à la personne concernée peuvent également permettre de repérer les comportements à risques : lui arrive-t-elle de se faire vomir parce qu'elle se sent mal d'avoir trop mangé ? Avoir perdu le contrôle de ce qu'elle mange l'inquiète-t-elle ? A-t-elle récemment perdu plus de 6 kg en 3 mois ? Les autres la trouvent-ils trop mince alors qu'elle pense être trop grosse ? Dirait-elle que la nourriture domine sa vie ? En cas de réponse positive à au moins deux questions, il est fortement possible que le patient souffre d'anorexie.

84429218-copie-1.jpg

«Une fois le diagnostic posé, la prise en charge est multidisciplinaire. Elle fera intervenir au minimum un psychiatre (un pédopsychiatre ou un psychologue) et un somaticien, autrement dit un médecin généraliste ou un pédiatre», poursuit le rapport. Le premier s'occupera de la souffrance psychique du patient, tandis que le somaticien veillera à la renutrition. Une articulation primordiale dans le suivi du malade. «Après le diagnostic initial, l'anorexie devra être évaluée au moins une fois par mois et plus fréquemment si l'état du patient est fluctuant et évolutif», conseille les auteurs des recommandations, précisant que ces thérapies devront se poursuivre pendant «au moins un an après une amélioration clinique significative».

 

Hospitalisation au cas par cas

 

L'hospitalisation à temps plein n'est en revanche pas automatique. Elle doit se décider au cas par cas selon des critères physiques et biologiques (perte de poids rapide, hypoglycémie, etc.), psychiatriques (risque suicidaire, abus de substances comme les médicaments, etc.) et environnementaux (problèmes familiaux…), expliquent Philippe Jeammet et Jean-Luc Vénisse pour qui «l'hospitalisation ne repose pas sur un seul critère, mais sur leur association et leur évolutivité».

w215617518.jpeg

Des fiches de synthèse ont donc été créées afin d'aider les professionnels de santé à poser le bon diagnostic. Près de 100.000 médecins généralistes et scolaires vont les recevoir prochainement. Des documents d'information, destinés aux patients et à leur entourage, seront également disponibles dans les cabinets médicaux. Objectif : comprendre cette maladie pour mieux la guérir.

* Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement Alimentaire

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 19:23

07/06/2010 Le Figaro.fr

Psychothérapie, kinésithérapie… Le traitement doit viser tous les aspects de la maladie.

 

C'est , selon les psychiatres, la première cause de mortalité en psychiatrie. Les troubles du comportement alimentaire, anorexie et boulimie, font des ravages chez les adolescents, mais aussi chez les adultes, qui représentent la moitié des cas. Face à cette pathologie complexe qu'est l'anorexie, parents et médecins sont bien souvent désemparés. La prise en charge est trop tardive et loin d'être optimaleL, soulignent les spécialistes, mais elle devrait bientôt s'améliorer, grâce à plusieurs initiatives.

L'Institut mutualiste Montsouris (Paris) dirige ainsi une large étude multicentrique qui permettra d'apprécier les bénéfices de l'hospitalisation, nécessaire dans les cas les plus sévères d'anorexie. De son côté, la Haute autorité de santé (HAS), saisie par le gouvernement et l'Afdas-TCA *, publiera, avant la fin de l'été, des recommandations pour sa prise en charge. Le texte, très attendu par les professionnels de santé, n'est pas encore validé, mais la HAS a accepté de partager avec Le Figaro ses pistes de réflexion.

tumblr_l3p029NePc1qbwe0oo1_500_large.png

La prise en charge de l'anorexie étant d'autant plus efficace que le trouble est détecté précocement, ces recommandations devraient permettre aux professionnels en contact avec des adolescents de mieux repérer les premiers signes révélateurs de cette pathologie. En France, comme dans tous les pays occidentaux, de 0,5 à 2 % des adolescents sont touchés par ces troubles du comportement alimentaire, et principalement les jeunes filles, qui représentent 90 % des cas.

Le début des troubles peut être insidieux. Avec la puberté, une adolescente voit son corps se modifier et des rondeurs apparaître. «Elle grossit un peu et, un jour, son frère ou son père le lui fait remarquer. L'adolescente s'inquiète, interroge ses copines à l'école, qui confirment, car les filles ne sont pas tendres entre elles, raconte le Pr Bruno Falissard. Responsable d'une unité de recherche Inserm au service de pédopsychiatrie de l'hôpital Paul-Brousse, à Villejuif. C'est le début classique de l'histoire de l'anorexie.»

Pour certaines adolescentes, dont le profil psychologique s'oriente autour du contrôle, c'est une situation insupportable. Elles doivent se maîtriser, se mettent au régime et se laissent entraîner par l'excitation que peut provoquer la privation de nourriture. Du coup, elles se contrôlent et maigrissent. De leur point de vue, tout va donc pour le mieux.

28412_395603264075_769179075_3875322_1804802_n.jpg

L'anorexie est ainsi une pathologie bien à part, car la patiente ne se plaint pas, elle ne veut pas guérir. Elle peut dissimuler longtemps sa maladie et, une fois celle-ci diagnostiquée, refuser les soins. Les signes sont pourtant clairs : les anorexiques veulent maigrir, se trouvent trop grosses alors qu'elles ne le sont pas et ont peur de prendre du poids.

Les parents doivent donc être attentifs dès que leur enfant a un comportement inhabituel au moment des repas et qui, bien que mince ou maigre, insiste sur le fait qu'il est gros. «Les parents sont souvent les premiers à voir les changements, car les médecins examinent en effet de moins en moins leurs patients, surtout ces jeunes filles réticentes», insiste le Pr Falissard.

Lorsque l'anorexie est dépistée très tôt, quelques interventions simples sur le fonctionnement de la famille suffisent en général à débloquer la situation.

Dans les cas les plus graves, lorsque l'anorexie est installée depuis plus longtemps, les patientes doivent être hospitalisées. Certaines sont dans un état dramatique, avec une perte de poids qui peut atteindre 50 %. «À ce stade, il ne suffit pas de les regonfler physiquement, ce qui est fait le plus souvent dans les unités non spécialisées, regrette le Dr Xavier Pommereau, directeur de l'unité médico-psychologique de l'adolescent au centre Abadie de Bordeaux. Il est indispensable de pouvoir les prendre en charge sur tous les axes. Les équipes pluridisciplinaires obtiennent les meilleurs résultats, surtout si elles peuvent suivre les patientes pendant une durée suffisante.»

sb10069025a-001.jpg

La HAS s'est intéressée à un grand nombre de ces questions, avec une vingtaine d'experts ainsi qu'un groupe de patients. «Le repérage plus précoce de la maladie, les premiers soins en ville, l'articulation avec l'hôpital et entre les différentes professions qui peuvent être amenées à intervenir, la prise en compte de l'entourage sont autant de pistes que nous avons explorées », précise Emmanuel Nouyrigat, chef de projet au service des bonnes pratiques professionnelles. Ces recommandations n'ont pas valeur d'obligation, mais les équipes médicales espèrent qu'elles leur donneront un argument de poids pour obtenir les moyens nécessaires à une prise en charge efficace.

Parallèlement, l'étude multicentrique que vient de lancer l'Institut mutualiste Montsouris sous la responsabilité du Dr Nathalie Godart, va évaluer la prise en charge hospitalière par la mesure de l'efficacité des soins et la recherche de facteurs prédictifs de l'évolution. L'enquête, qui devrait durer trois ans et demi, inclura 330 patients de 8 à 65 ans. «Ce travail vise à faire la preuve des bénéfices d'une hospitalisation parfois longue, et, en cette période de restrictions budgétaires, il est important d'avoir des arguments», souligne le Dr Godart.

* Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire, qui regroupe 67 équipes soignantes.

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 12:29

07/06/2010 Le figaro.fr

Un travail physique et psychologique permet aux anorexiques de retrouver leurs repères et réacquérir la notion de volume.

 

«Nous voyons arriver des patientes anesthésiées sur le plan émotionnel et mais aussi sur le plan physique.» Les ateliers mis en place par l'équipe de kinésithérapie de Béatrice Després, dans le service du Dr  Pommereau, visent donc à aider les anorexiques à reprendre contact avec leur corps et leurs émotions. Chaque atelier repose sur des exercices conçus grâce à l'expérience acquise en particulier depuis l'ouverture de l'unité pour troubles des conduites alimentaires (UTCA) du Centre Abadie, à Bordeaux.

Dans le premier atelier, consacré à la motricité, les jeunes filles - Béatrice Després ne voit qu'un garçon par an - font des exercices très simples, semblables à ceux que font les enfants atteints de retard du développement. «Il leur faut retrouver une motricité spontanée car elles sont tellement dans le contrôle qu'elles ne savent plus faire des gestes aussi simple qu'enjamber une barre, souligne-t-elle. Les exercices permettent également de retrouver la représentation de leur corps dans un espace donné. Elles se voient comme démesurément grosses ou perdent la notion de volume. Elles ne pensent pas, par exemple, à se mettre de profil pour passer entre deux voitures, elles font toujours le tour.»

84437239.jpg

Un deuxième atelier, que les patientes appellent «musculation», leur permet d'accompagner la reprise de poids et de renforcer leur fonction cardio-respiratoire. «Elles prennent ainsi le temps de s'habituer à leur nouveau poids et c'est l'occasion d'aborder, tout en confiance, leur hyperactivité qui peut provoquer des déchirures musculaires ou des tendinites car les anorexiques ne connaissent ni douleur ni fatigue», ajoute Béatrice Després.

Les adolescentes anorexiques ont également beaucoup de mal avec le toucher, qu'elles peuvent apprivoiser dans l'atelier de relaxation. «C'est un sujet compliqué. Le massage entre dans la logique de destruction qui consiste à s'infliger des choses désagréables. Il faut donc être très prudent au début et utiliser un intermédiaire comme une balle pour éviter le contact de peau à peau», note-t-elle.

Atelier de relaxation

Béatrice Després a également mis au point, avec son équipe, un atelier d'expression corporelle qui permet aux jeunes filles, par le biais d'un enchaînement de mouvements conçu en groupe, de raconter une histoire en lien avec ce qu'elles vivent à l'extérieur. «Ce travail se fait en lien avec la psychologue et vise à leur faire prendre conscience que le corps parle et peut exprimer beaucoup de choses.» Un autre atelier se fait en lien avec le reste de l'équipe soignante : la morpho-pictographie. «À partir de silhouettes et de représentations symboliques de l'art primitif, en particulier de la préhistoire, nous les aidons à reprendre contact avec leurs cinq sens et avec leur féminité.»

Béatrice Després se repose sur l'ensemble de l'équipe de l'unité pour ses ateliers. «Le travail physique que nous faisons avec les jeunes filles peut être assez dur pour elles sur le plan émotionnel et il est essentiel de savoir que le reste de l'équipe saura comment réagir.» Les kinésithérapeutes en ville se sentent ainsi parfois très isolés face à des patientes anorexiques, surtout s'ils sont loin d'une équipe spécialisée, encore trop peu nombreuses en France.

 98898349.jpg

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:03

Les filles « plus size », comme on les appelle aux USA, n’ont pas dit leur dernier mot. Après les mannequins rondes, les blogueuses XXL font parler d’elles. Rencontre.

« Trop belle, cette marinière ! Et ce pantalon treillis, il est fait pour moi ! » C’est ce qui se passe en général dans le cerveau d’une fille plongée dans un magazine de mode. Une fille qui fait un taille standard. Sakina, Stéphanie et Charlotte, elles aussi, s’extasient, mais savent que trouver cette marinière va être une vraie galère. Pas facile de suivre les tendances quand on fait du 50. Pourtant, leur garde-robe n’a rien à envier à une modeuse format 38. Ces blogueuses se sont donné une mission : montrer qu’on peut être fashion et « plus size ».

Big Beauty, Young Fat and Fabulous, Fat Girls Like Nice Clothes Too…Autant de noms de blogs en forme de manifestes qui témoignent d’un mouvement de font sur le Web. En Australie, en Europe et aux Etats-Unis, elles sont des dizaines à se proclamer grosses et fières de l’être. Photos de leurs looks préférés et échanges de bons plans comme dans les autres blogs, chez les fat-shionistas.

3-copie-1.jpg

Shopping XXL, le défi

Robes bustier, jeans slim et stilettos en pagaille, quand on fouille dans les valises apportées par les blogueuses Charlotte, Stéphanie et Sakina pour notre séance photo, on n’imagine pas les difficultés qu’elles ont rencontrées pour se constituer un style branché. « Trouver des vêtements cool en 50, c’est mission impossible confie Sakina. » Rebutées par les lignes « grandes tailles » souvent ringardes, malmenées par des vendeurs méprisants, sous-représentées dans les magazines, des dizaines de filles XXL à travers le monde prennent leur revanche grâce au Web. « J’ai lancé mon blog parce que je voulais montrer que les rondes ont le droit d’aimer la mode et d’acheter autre chose que des robes T-shirt informes », explique Sakina, du blog Sacksindthecity. « Les marques traditionnelles ne dépassent pas le 44, constate l’Américaine Gabi Gregg (Young Fat and Fabulous). On trouve juste des corners grandes tailles au fond des magasins. Parfois, je finis au rayon homme. » Une réalité qui ne colle plus avec l’aspiration grandissante des filles fortes à être bien lookées. Encouragées par des stars comme Lily Allen, Crystal Renn ou Beth Ditto, elles ne veulent plus être laissées sur la touche. «  La France est en retard sur les tailles XXL, explique Stéphanie alias Big Beauty. Chez H&M, on trouve du oversized, chez Zara c’est difficile. Du coup, j’achète en ligne car les marques anglais vont jusqu’au 50-52. » Dorothy Perkins a ainsi sauvé plus d’une fat-shionista. « J’ai enfin mis la main sur un T-shirt en lin en 46 chez Asos Curve », jubile Sakina. Malgré les échanges de bons plans, les galères continuent. « Les filles doivent réfléchir avant d’acheter sur le Net, conseille Lilli de Frocks & Frou Frou. Si la pièce ne va pas, il faut la renvoyer et repayer des frais. » Alors, pour leurs lectrices, les blogueuses jouent à fond leur rôle de testeuses-défricheuses : «  Je file les codes promo que je trouve sur le Web, explique Sakina. Et certaines filles attendant de voir comment une fringue tombe sur moi avant de l’acheter.

2.jpg

Coaching en ligne.

En plus de partager leurs trouvailles shopping, les blogueuses sont aussi là pour conseiller des filles en manques de repères. Quelle coupe pour quelle morphologie, quelle longueur de jupe pour quelle taille de jambes… « Le problème des filles rondes, c’est qu’elles veulent paraître plus minces, constate Lilli. C’est un piège ; aucun vêtement ne fait maigrir. Il faut oser les coupes moulantes, les rayures horizontales, les décolletés plutôt que de tout cacher. Le camouflage, c’est la meilleure façon d’avoir l’air énorme. » Sakina l’a bien compris, d’ailleurs c’est en jean slim, s’habitude réservé aux fines, qu’elle se sent le mieux. Mais derrière des débats –slim ou baggy- en apparence futiles, ces blogs posent des questions sérieuses. «  Pour nous, être à la mode, c’est presque un acte politique, explique Gabi. La société nous rend invisibles. Pour une marque, proposer la taille 50, c’est la honte ? alors quand je m’habille de façon provocante, je fais bouger les choses. » Kylanita qui se réclame du mouvement US Size Acceptance, est une militante déguisée en modeuse. Même si sur son blog, elle garde un ton volontairement léger, elle n’oublie pas que la corpulence est la première cause de discrimination à l’embauche, avant la race et le sexe. « Je tiens à utiliser le terme « fat » (gros en français), explique aussi Gabi dans une vidéo de son blog. Ce mot descriptif à l’origine, est devenu synonyme de paresse, de négligence. Je fais attention à moi, je suis dynamique, et pourtant je pèse 95 kg. A bon entendeur.

1-copie-1.jpg

La résistance prend forme

Mais loin de d’apitoyer sur leur sort et leur corps, nos fat-shionistas sentent que les choses bougent. Avec un nombre croissant de blogs et près de 140 000 connexions par mois pour certains, une communauté de filles rondes prend forme. L’indifférence de rigueur se fissure, les mannequins « plus size » se font remarquer, les marques mode s’interrogent sur ce marché potentiel. En France, Big Beauty vient de lancer une collection pour La Redoute en taille 62. Elle est aussi consultante pour la marque Devernois. Le Vogue Italien vient d’inaugurer son site Vogue Curvy, dédié aux femmes rondes. Une initiative de la rédactrice en chef Franca Sozzani : « Les mannequins pâles et décharnés semblent moins attirants et même démodés, écrit-elle sur son blog. […] Le temps est venu de considérer à nouveau les femmes comme des êtres de chair et non plus comme des aliens à mille lieues de la réalité et du désir des hommes. » Sakina et Gabi sont d’ailleurs devenues des blogueuses pour le site. Et elles ne comptent pas s’arrêter là : « J’organise en juillet une conférence Young Fat and Fabulous à New-York, raconte Gabi. J’ai invité une dizaine de fat blogueuses pour découvrir les labels US, rencontrer des créateurs et, bien sûr, faire du shopping ! ». Tout un programme.

www.youngfatandfabulous.com

www.sacksinthecity.blogspot.com

http://frocksandfroufrou.blogspot.com

www.leblogdeBigBeauty.com

http://kylanita.canalblog.com

http://fatshionable.com

Source: Glamour n°75, Juin 2010

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 19:40

Tara rayonne


C’est bête à dire, mais elle rayonne, et ça n’est pas quelque chose de si fréquent chez une top. La top en jette, la top en impose, la top est gracieuse, ravissante ou fatale, mais rarement elle irradie à la façon de Tara. En fait, le secret de cette fille, c’est qu’elle baigne dans le bonheur. A Seattle, sa ville natale, elle a un boyfriend fou amoureux, avec qui elle a ouvert l’été dernier un restaurant latino appelé « Meza », qui sert « des tapas vénézuéliennes et une sangria délicieuse ». Tara est qui elle est, mange ce qu’elle veut manger. C’est beau !

Tara_Lynn_by_Solve_Sundsbo.jpg


Tara se déshabille sans la moindre pudeur

Tara se déshabille sans la moindre pudeur et balade maintenant sa bouille rieuse et son large derrière en tanga couleur chair à travers le studio, aussi à l’aise que dans sa salle de bains. Elle regarde les premières photos de la séance affichées sur un mur par l’assistant du photographe – qui jubile, tellement Tara est une joie de fille à prendre en photo.On sait toutes ce que c’est de se voir en photo, avec ses imperfections, on déteste ça, on est dure avec soi, mais Tara pose son long doigt bronzé sur celle où elle est nue et s’exclame : « I love this one ! » avec une voix de petite fille qui dit : « J’adore le Nutella ! »

Ah, si seulement les femmes complexées par leurs rondeurs avaient la chance de se retrouver à la place de Tara, sublimée par l’oeil d’un photographe et le talent d’une styliste, star d’une série de mode, choisie pour ses formes, célébrée pour ce qu’elle est. Contrairement à ce que ses joues rebondies pourraient laisser croire, Tara a 27 ans, mais ne fait ce métier que depuis deux ans.

Avant ça, elle a galéré. Aux Etats-Unis, elle a fait des dizaines de petits jobs, serveuse de fast-food, épicière, ouvrière agricole, secrétaire, pour économiser et venir en France, où elle a passé deux ans à Strasbourg, puis un an à Chantilly, en tant que jeune fille au pair, avant de reprendre ses études à Seattle. Elle s’exprime dans un français joliment teinté d’accent américain. « Lorsque j’étais à Chantilly, un soir, Mathilde, la petite fille que je gardais, est rentrée de classe en disant innocemment : “Tara, les enfants à l’école, ils ont dit que t’es grosse. Mais je t’aime quand même.” Je lui ai dit que je l’aimais aussi, et j’ai essayé de ne pas pleurer, raconte Tara. Dès le lendemain, je me suis mise à faire du jogging une heure et demie par jour. J’ai perdu 30 kilos en deux ans, au prix d’efforts nutritionnels insensés. J’avais toujours faim. Des courbatures en permanence. J’allais mal. Je me suis détendue, j’ai repris 10 kilos, je me suis sentie de nouveau heureuse et je suis rentrée à l’agence de mannequins Ford NYC. Je me sens bien dans ma peau aujourd’hui, mais ce n’est pas seulement grâce à mon métier. Je crois que j’ai surtout repris le contrôle de ma santé et accepté l’idée que ma silhouette n’était pas conforme à l’image de la perfection qu’on nous bombarde en permanence. »

tara-lynn.jpg

Tara a aussi oublié d’être bête

Tara a aussi oublié d’être bête. Diplômée d’un mastère en linguistique,la jeune femme s’amuse de la nouvelle folie qui s’empare de la planète mode, soudain décidée à célébrer les rondes après une décennie de culte de la maigreur. Adulée pour son minois enchanteur et sa facilité désarmante à porter des pièces de créateur, elle a participé au désormais mythique shooting « Curves Ahead » du magazine new-yorkais « V », photographiée par Sølve Sundsbø. « Je crois que j’ai du succès aujourd’hui parce que, contrairement à d’autres mannequins, j’essaie de réfléchir en posant et de comprendre ce qu’on veut de moi ! »

 Elle se mord la langue, l’air coupable. Son rapport à la mode est aussi détendu que son rapport à l’objectif de l’appareil photo. « Si j’avais eu un portefeuille plus fourni et des hanches moins larges, j’aurais pu devenir une fashion victim, constate-t-elle en haussant les épaules. Mais, comme cela a toujours été difficile pour moi de trouver des vêtements qui m’aillent, j’ai tendance à choisir des pièces durables, intemporelles. J’aime surtout les robes, à porter avec des talons le soir et des bottes plates le jour. » Son adresse préférée ? Zizzi, un site de shopping en ligne danois (www.zizzi.dk) pour lequel elle a posé.


Le shooting reprend. Tara, sublimement drapée dans une robe rouge Lanvin, s’appuie en riant contre la botte de foin apportée au studio pour la séance. « Pas trop serré ! » lui crie l’assistant. « Pas trop serré ou pas trop sérieux ? » demande Tara avec son délicieux accent de jeune fille au pair, en écarquillant les yeux avec innocence, avant d’éclater de rire, consciente de sa bourde. Fondante, décidément fondante.

Source:http://www.elle.fr/elle/Mode/Dossiers-mode/La-top-qui-donne-envie-d-etre-ronde/Tara-rayonne/(gid)/1200043

 La-top-qui-donne-envie-d-etre-ronde_image_dossier_paysage.jpg

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 16:12

Mince, jeune et occidentale : telle est la femme idéale vantée par la majorité des publicités. Face à une pression croissante, quelques campagnes jouent timidement la carte de la différence.

 

1-copie-1.jpg

Halte aux clones ! » titrait sans état d'âme « Le Nouvel Observateur » à la mi-janvier, dénonçant la déferlante de « lèvres pneumatiques, pommettes gonflées et seins siliconés ». Comme dans les années 1970 sous la pression des féministes, ou dans les années 1990 avec la levée du tabou sur l'anorexie, la publicité est à nouveau accusée d'imposer un modèle de beauté féminine univoque et aliénant.

Un modèle reposant sur trois critères majeurs : « La jeunesse, la minceur et l'origine occidentale, énumère le philosophe et sociologue Gilles Lipovetsky. On parle beaucoup du succès de mannequins blacks comme Naomi Campbell, mais la révolution est ténue : il s'agit de beautés aux traits fins, caucasiens. Vous ne verrez aucun nez épaté, aucun visage épais. Alors que, paradoxalement, "l'épais", jugé traditionnellement laid dans nos sociétés, revient en force chez les Occidentales avec les injections dans les lèvres et les seins siliconés. »

Un modèle, surtout, d'autant plus difficile à atteindre que les visuels publicitaires, savamment retravaillés via des logiciels tels que Photoshop, imposent aux femmes un idéal impossible à atteindre : des pommettes hautes, des lèvres charnues, une poitrine voluptueuse et une taille de guêpe, associées aux longues jambes de pouliche et au « baby face » des top-modèles de 15 ans. Un exemple de ces excès : dans la dernière campagne anti-âge de Dior, l'actrice Sharon Stone, cinquante-deux ans, est à peine reconnaissable.

mannequin.jpg

Pression croissante

« La publicité a une responsabilité dans cette pression croissante, mais elle ne crée pas, à elle seule, les normes esthétiques, juge le psychanalyste Serge Hefez, spécialiste entre autres de l'anorexie.  En revanche, elle reflète assez bien une société de plus en plus individualiste, où l'estime de soi est liée au travail permanent que l'on livre pour s'accomplir, se dépasser. Avant, on se définissait par rapport à ses appartenances sociales… A présent, l'estime de soi dépend de ce que l'on est parvenu à faire de sa vie, psychiquement, socialement, relationnellement, amoureusement. L'étau se resserre. »

Gilles Lipovetsky est encore plus brutal : « Les femmes sont soumises en permanence à un double discours.  D'un côté, les médias et la publicité leur ordonnent : "sois toi-même ", c'est-à-dire demandent une individualité, une singularité. De l'autre, ils leur intiment d'être conformes à un modèle extrêmement strict et impératif, bref, d'être dans un contrôle permanent d'elles-mêmes. La beauté est devenue canonique, indiscutable, et les modèles sont intériorisés dans le cadre de ce qui est devenu aujourd'hui un véritable terrorisme mondial, une dictature de 7 à 77 ans.  Plutôt que sur le libéralisme, la toute-puissance de la pensée unique s'exerce sur les normes de la beauté. »

Et les femmes s'inclinent : étrange caste masochiste, elles avaient applaudi à deux mains la campagne Dove (Unilever), signée Ogilvy, qui dès 2003 avait le cran de présenter des filles naturelles, spontanées et imparfaites… mais elles continuent en parallèle à acheter en masse les produits L'Oréal, vantés par des icônes marmoréennes et inaccessibles.  Tandis que insensiblement, Dove est revenu à des campagnes plus classiques. Qu'on se le dise : au royaume de la beauté, la schizophrénie est reine.

sharon-stone-01.jpg


Minorités un peu plus visibles

Désespérant ? Pas tout à fait : des verrous sautent, des tabous s'écroulent. Mais pas à pas.  Dans les années 1980 et 1990, en sublimant en publicité des beautés noires (Grace Jones) ou maghrébines (Farida, premier mannequin beur), le directeur artistique Jean-Paul Goude faisait figure de provocateur. Aujourd'hui, un frémissement se fait sentir : « Entre 2005 et 2008, le taux de diversité est passé de 3 % à 7 % dans les campagnes publicitaires », se félicite Jean-Pierre Teyssier, président de l'ARPP (Association de régulation professionnelle de la publicité), qui regroupe publicitaires, annonceurs et médias. Même s'il relève que « le taux de diversité est beaucoup plus important en télévision et dans les campagnes faisant figurer des groupes d'individus que dans la presse magazine, où les annonceurs sont frileux lorsqu'il s'agit de mettre en scène une personne unique vantant un produit de grande consommation. Le fait, alors, qu'elle soit noire ou asiatique rend l'identification de la consommatrice beaucoup plus difficile ».

Même avancée en demi-teinte pour les seniors.  Il y a une dizaine d'années, l'agence BETC-RSCG avait tenté de réitérer le succès de son spot des « bébés nageurs » Evian avec une brochette de seniors radieux. Bouderie des consommateurs. Dix ans plus tard, les actrices Jane Fonda (soixante-treize ans) et Andie McDowell (bientôt cinquante-deux ans) vantent les mérites des crèmes anti-âge de L'Oréal. Il est vrai qu'elles sont encore belles, ont un nom, parfois même une légende.  Une porte s'est ouverte, mais le temps n'est certainement pas venu où une quinquagénaire anonyme sera sollicitée…

retouche-photo.jpg

Les clientes sont moins dupes

Surtout, le regard de la consommatrice se fait plus perçant, plus aigu : disposant elle-même d'un appareil photo numérique, elle identifie désormais les trucages. Repère les faux-semblants. Et, lorsque l'annonceur est pris la main dans le sac, l'affaire fait du raffut.  L'Oréal se mord encore les doigts d'avoir ajouté, dans sa campagne de pub britannique, des faux cils à son égérie Penelope Cruz pour vanter un mascara « super-allongeant ». L'Advertising Standards Authority (ASA) a demandé illico le retrait du visuel incriminé. « Les choses avancent, mais c'est lent », reconnaît Jean-Pierre Teyssier, qui reprend l'éternel questionnement : « Est-ce le rôle de la pub de faire avancer la société ? A cela, les annonceurs nous répondent régulièrement : "Ce n'est pas notre boulot." Et c'est vrai que la publicité a plutôt pour fonction de refléter la société que de la faire progresser. Il faut donc veiller à ce que les campagnes évoluent à un rythme équivalent. Ni trop lentement ni trop vite. Comme le disait Lénine : "On peut être un pas devant les masses mais pas deux." »

 

VÉRONIQUE RICHEBOIS, Les Echos
Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 12:33

Par Maïté Turonnet (L'Express Styles), publié le 26/03/2010 à 09:53 - mis à jour le 26/03/2010 à 09:53

 

92148745.jpg

Elle a de tout temps influencé les canons de la beauté et le désir d'être en bonne santé : l'historien Georges Vigarello, dont le livreLes Métamorphoses du gras vient de sortir, explique comment.

A la lecture de votre ouvrage, on découvre que la minceur est, depuis toujours, liée à la santé?

Dès le Moyen Age, la frugalité est une considérée comme une vertu. Elle s'oppose aux débordements du gros, soupçonné d'avidité et de balourdise. En 1092, Berthe, reine de France, est répudiée par Philippe Ier à cause de son "extrême grosseur". Dans le récit courtois Aucassin et Nicolette, l'héroïne est décrite comme ayant une taille si fine "qu'en vos deus mains la peussiés enclorre". Les critères sont définitivement posés au début du XIIIe siècle: la femme doit avoir la ceinture étroite et la chair tendre, "onctueuse", preuve de sa bonne santé, signe de sa délicatesse.

Pourtant, les femmes nues de Rubens sont plutôt grasses...

Il s'agit d'un goût personnel du peintre. Il explore les corps plantureux avec fascination, mais lui-même ne boit pas, mange peu et a fait inscrire sur le mur de sa maison d'Anvers l'injonction romaine Mens sana in corpore sano[Un esprit sain dans un corps sain].

 

Comment fait-on alors pour ne pas grossir, ou pour maigrir?

Une "diète maigre"... On sait en effet depuis toujours qu'alimentation et poids sont corrélés. Au XVe siècle, le traité de Luigi Cornaro Une exhortation à une vie sobre et régulière pour atteindre un grand âge délivre moult conseils de modération. Ni trop boire ni trop manger, peser ses aliments, ne consommer que des viandes "légères", du vinaigre ou du citron astringents - donc amaigrissants - voire de la craie pulvérisée. On fait des purges laxatives, les médecins pratiquent des saignées censées alléger... Au XVIIIe, les soupers fins s'organisent autour des légumes, des fruits et des volailles, Les interdits s'installent.

Quid de l'exercice physique?

Marcher, monter à cheval, pratiquer des mouvements de toute sorte sont des gestes sains encouragés par les praticiens. Il faut toutefois attendre les années 1850 pour que la gymnastique soit théorisée (en Prusse et en Suède) dans une pratique militante, couplée aux bains froids et au naturisme. L'acmé de cette volonté hygiéniste étant sans doute Les Dieux du stade, le film de Leni Riefenstahl réalisé lors des Jeux olympiques de 1936 à Berlin.

Et si ça ne marche pas?

Les femmes se soumettent à divers supplices: à partir du XVIe siècle, l'étranglement de la taille et de l'estomac se généralise via sangles, lacets et lames de fer. Le métal contraint les chairs. Cette violence ne prend fin que vers 1900, lorsque, confrontées au monde du travail dans lequel elles entrent, les femmes elles-mêmes réclament la suppression du corset, jugé incompatible avec leurs nouvelles tâches. Paul Poiret, le couturier qui, le premier, a dessiné la ligne en I d'un corps élancé et sans taille, n'a rien inventé.

 

Régimes, coercitions, recettes miracles: toutes choses encore d'actualité. Notre vision du corps parfait a-t-elle vraiment évolué?

Oui, radicalement. Le changement s'opère juste après la Première Guerre mondiale, les femmes ayant pris conscience qu'elles ne dépendaient plus de leurs hommes, partis au front. La distanciation d'avec le modèle maternel, que, faute de partenaire, elles n'assurent plus, démode les contours mammaires et la largeur des hanches. Les journaux diffusent l'image d'une garçonne sportive aux formes longilignes. Maigrir devient un devoir ou, pis, une obligation.

On n'en sortira donc jamais?

Il semble que, depuis peu, quelques prémices laissent espérer plus de liberté. Les individus revendiquent de plus en plus fort le "droit à la différence". On voit des associations de grosses personnes réclamer leur part de beauté pour que cesse enfin la discrimination dont elles s'estiment, à juste titre, victimes. Les mannequins décharnés inquiètent plus qu'elles ne séduisent. Les nutritionnistes, confrontés à l'échec patent des régimes hypocaloriques, commencent à dire que ce qui compte, plus que la ligne, c'est le "être bien dans sa peau"... Non, rien n'est joué!

 

http://www.lexpress.fr/styles/mode-beaute/beaute/la-minceur-n-est-pas-une-invention-moderne_858131.html

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 17:52

J'ai lu ce dossier il y a déjà un certain temps sur Rue 89. Il est fort intéressant, et nous montre que le light est avant tout une histoire de marketing...idéal dans une société qui psychote sur les kilos en trop!

 

Pour lire le dossier c'est ICI

 

light.jpg

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse