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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 00:51
Selon une étude 83%  des anorexiques et 61 % des boulimiques souffrent au moins d'un trouble anxieux.

Le trouble anxieux le plus fréquent est la phobie sociale: 55 % des anorexiques et 59 % des boulimiques.

75% des sujets anorexiques et 88 % des sujets boulimiques souffrant d'un trouble anxieux ont vu ce trouble débuter avant leurs troubles du comportement alimentaire.

Conclusion. - Les troubles anxieux précèdent très souvent les troubles du comportement alimentaire et sont très fréquents chez les anorexiques et les boulimiques. Ces éléments doivent être considérés lorsque l'on prend en charge des sujets anorexiques ou boulimiques.

Pour en savoir plus CLIQUEZ ICI

Ma petite conclusion à moi, c'est que je le savais déjà et que le mécanisme des TCA permet de soulager en partie les troubles anxieux
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Published by Angélique - dans Psychologie & cie
9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 20:44


Il n'y a pas d'âge pour être anxieux


Ce n'est pas la structure de la famille - classique, décomposée, recomposée... - qui compte, c'est la qualité des liens que l'enfant peut y créer avec son entourage


Le Nouvel Observateur.  Un bébé peut-il être anxieux?
Boris Cyrulnik. – L'anxiété fait partie de la nature humaine. Il n'y a pas d'âge pour être anxieux. Les foetus affichent sur les échographies des sourires de bien-être, mais aussi des rictus de malaise.

N. O.
– L'enfant anxieux vit-il la même chose qu'un adulte?
B. Cyrulnik.
– L'anxiété de l'adulte renvoie à la mort, celle d'un enfant à la séparation, à l'abandon. Il se sent seul au monde quand il est anxieux. Mais les enfants somatisent encore plus que les adultes tout en faisant eux-mêmes le diagnostic: «J'ai peur, je suis inquiet.» Quand ils vont mourir, ils le savent souvent avant leurs parents.

N. O.
– Peut-on dire que l'anxiété les touche davantage aujourd'hui qu'hier?
B. Cyrulnik.
– Nous en voyons énormément et de plus en plus. A l'entrée de l'école primaire, un sur deux présente des symptômes anxieux, de l'agitation à l'insomnie en passant par l'énurésie.

N. O.
– Faut-il une fois de plus invoquer les divorces, les mères seules et les familles recomposées?
B. Cyrulnik.
– La composition de la famille importe moins que sa capacité à faire sens pour chacun. La famille dite moderne, composée de papa, maman et les enfants, n'est pas une panacée. Elle n'a d'ailleurs duré que peu de temps, du xix ème siècle aux années 1970! Les familles recomposées ne datent pas d'aujourd'hui. On oublie que jadis les femmes mouraient à 35 ans et que les hommes se remariaient une ou deux fois. Pourtant, dans ces familles élargies, si l'enfant ne mourait pas en bas âge ou s'il n'était pas abandonné, il vivait entouré d'un groupe dont il ne s'échappait guère mais qui le préservait de l'angoisse. Il avait toujours la possibilité de tisser un lien avec des personnes de référence qui le «tutoraient»

N. O. – A notre époque, où l'enfant est rare et choyé, ce ne serait donc plus le cas?
B. Cyrulnik. – En Chine, la loi de l'enfant unique, en faisant disparaître les familles pléthoriques, a libéré les mères et diminué les accidents domestiques. Mais elle a aussi engendré des enfants obèses, agressifs et anxieux. Quant à l'aisance matérielle, elle ne suffit pas à rassurer un enfant. On voit, dans des pays très pauvres, des mineurs ramassés dans la rue et envoyés dans des centres où on les nourrit bien; beaucoup s'enfuient à la recherche de ce qui leur manque le plus: des liens affectifs capables de les sécuriser.

N. O. – Nos enfants seraient donc bien nourris mais mal aimés?
B. Cyrulnik. – Ils n'ont plus assez de tuteurs solides et stables. Ils grandissent souvent entourés d'intermittents de l'attachement, avec qui ils n'ont pas le temps de créer des liens assez solides. Ce n'est pas pour rien que se développent aujourd'hui autant la maltraitance sexuelle et la négligence affective envers les enfants, et cela dans tous les milieux sociaux. Les pays riches ne sont pas les seuls à connaître ces problèmes; c'est aussi le cas dans les pays pauvres, dont les systèmes sociaux et culturels s'effondrent.

N. O. – Que cache cette phobie scolaire galopante dont tous les pédiatres parlent?
B. Cyrulnik. – L'école est la première épreuve de séparation d'avec la mère. Quand les liens se sont mal tissés entre elle et son enfant, c'est pour ce dernier une souffrance que d'affronter la première épreuve de socialisation. Reste aussi l'institution elle-même, surinvestie par les parents, et qui est un monde anxiogène: elle nourrit les élèves de connaissances et de diplômes, mais leur signale en même temps, implicitement, qu'ils n'en feront pas grand-chose. Cela me fait penser aux soldats de l'Otan, qui développent le plus d'angoisses traumatiques: ils voient venir la catastrophe, mais ne peuvent rien faire. Voir venir une catastrophe rend anxieux, ne pas pouvoir agir rend malade.


N. O. – Que peut-on faire dans une société qui tutorise mal ses enfants?
B. Cyrulnik. – Il faut inventer des manières de favoriser l'attachement entre eux et leur entourage. La femme d'aujourd'hui met au monde son premier enfant à près de 30 ans en moyenne, vit plus souvent une grossesse médicalisée, avec des tiers au milieu. Elle est plus harcelée que ses aînées et n'a pas toujours vu comment on élevait un enfant. Mais quand la famille n'existe plus, on peut essayer de la recréer. C'est le cas au Brésil et en Amérique latine. Aidés par des psychiatres et des éducateurs de rue, des adultes et des enfants sans lien du sang se regroupent en familles non biologiques, en se répartissant la place et la fonction de chacun: c'est toi le père et toi la fille. Intégrés dans ces groupes, les voyous, souvent, quittent leur bande et s'apaisent.

Propos recueillis par Anne Fohr


Le Nouvel Observateur Nº1998 SEMAINE DU JEUDI 20 Février 2003



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Published by Angélique - dans Psychologie & cie
20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 23:52

 

Anticipation négative

Je dois sortir ce soir, qu'est ce que je vais pouvoir faire ? J'ai peur d'y aller ! Je suis sûr que ça va mal se passer ! "

 

Voilà exactement ce qu'on appelle une anticipation négative. Une situation, un événement, un objet nous fait peur et nous anticipons de façon négative sur ce qu'il va se passer. Nous avons un scénario catastrophe en tête et nous élaborons des hypothèses, des suppositions sur ce qu'il va se produire.

 

Bien évidemment, l'anticipation négative génère de l'angoisse et un surplus d'angoisse peut entraîner une crise d'angoisse qui fera mal physiquement et psychologiquement.

 

Source : http://www.emetophobie.net/trucs-anticipation.php

 

 

 

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 10:44

A l'adolescence, plus de stress et de dépression chez les filles

Il est établi qu'à partir de l'âge de 13 ans environ, les filles vivent plus de dépression que les garçons mais les causes de cette différence sont peu connues.

Une récente recherche montre que les filles vivent plus d'événements stressants que les garçons, spécialement dans le domaine interpersonnel, et qu'elles y réagissent plus fortement, ce qui pourrait expliquer en partie la plus grande prévalence de dépression chez elles.

Benjamin L. Hankin, chercheur en psychologie, et ses collègues ont suivi 562 étudiants de 8ième et de 10ième année dans 18 écoles de la région de Chicago.

Ils ont demandé aux étudiants de noter le pire événement de la journée tous les jours pendant une semaine, au début de la recherche puis six mois et 12 mois plus tard. Les étudiants devaient aussi décrire cet événement négatif, mentionner en quoi il était si mauvais et quelle a été leur réaction.

Les filles vivaient plus d'événements stressants que les garçons, particulièrement en lien avec leurs pairs, leur famille et leur vie amoureuse. Les stresseurs rapportés par les garçons concernaient davantage les performances sportives. Les filles présentaient également plus de symptômes dépressifs.

La différence de dépression entre les filles et les garçons est partiellement expliquée, selon les auteurs, par le fait qu'elles rapportent plus de stresseurs.

Les résultats montrent aussi que les jeunes qui étaient déprimés au début de la recherche étaient plus susceptibles de rapporter des stresseurs liés à leur relation amoureuse 6 et 12 mois plus tard.

De plus, les adolescents qui rapportaient des stresseurs concernant les pairs et des stresseurs en dehors de leur contrôle au début de la recherche avaient, en moyenne, un niveau plus élevé de dépression 6 et 12 mois plus tard.

Enfin, quand les niveaux de stress augmentaient, les filles rapportaient de plus grand niveaux de symptômes dépressifs.

Selon l'auteur, les filles vivent plus d'événements stressants et y réagissent avec plus de dépression.

Source: Journal Child Development, January/February 2007 (Eurekalert)

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 19:35

L’anxiété, c’est la faute de l’évolution

Les tendances anxieuses sont présentes chez tout être humain : être anxieux a probablement aidé nos ancêtres à survivre dans des conditions hostiles. Ceux qui n’étaient pas assez anxieux ont moins survécu et eu moins de descendants : le mécanisme de la sélection naturelle aurait ainsi favorisé les individus porteurs d’un minimum de capacités à ressentir de l’anxiété.

Connaissez-vous l’édifiante histoire du dodo de l’île Maurice ? Ce gros oiseau, encore appelé dronte, vivait dans l’océan Indien sur cette île qui n’avait jamais connu la présence humaine. Lorsque les premiers navigateurs y débarquèrent, au XVIII e siècle, ils découvrirent :

-          que le dodo avait un goût délicieux ;

-          qu’il ne savait pas voler, mais seulement courir, assez lentement d’ailleurs ;

-          qu’il n’avait absolument pas peur des humains.

En quelques années, le dodo disparut pour toujours de l’île, victime de son bon goût, et surtout de son manque de méfiance envers les humains. Si l’espèce des dodos avait été un plus anxieuse, peut-être pourrions-nous encore en rencontrer (et en déguster).

 

 

 

L’anxiété, c’est la faute des gènes.

Il existe probablement des tendances génétiques prédisposant à l’anxiété : les parents savent que certains de leurs enfants sont plus ou moins anxieux que leurs frères ou sœurs. Les généticiens ont eux aussi montré une part d’inné dans l’anxiété.

L'anxiété, c’est la faute de l’éducation.

Les facteurs éducatifs jouent, bien sûr, un rôle considérable : des parents se montrant eux-mêmes anxieux face à la vie quotidienne, à ce qui peut arriver à leur enfant, lui apprennent sans le vouloir à percevoir que le monde est dangereux et que se faire du souci permet d’anticiper les problèmes et de mieux y faire face.

L’anxiété, c’est la faute de la société.

 

Comme l’anxiété vient du sentiment de non maîtrise sur l’environnement, il est possible que nos sociétés contemporaines, quoique globalement moins dangereuses qu’autrefois, soient plus angoissantes car plus complexes (savoir mettre en marche un lecteur de DVD, se rendre chez des amis habitant en banlieue, se souvenir de ses codes de carte bleue ou de téléphone portable, etc.), et soumises à des changements imprévisibles et rapides.

L’anxiété, c’est la faute de la mort.

La peur de la mort (et indirectement de la maladie) est une constante de la psychologie des grands anxieux. Ceux-ci évitent souvent de regarder en face ce qui leur fait vraiment peur et se font du souci pour des petites choses pour détourner leur attention de la vraie grande angoisse : notre conscience d’être mortels…Le bruit de fond de l’anxiété généralisée appliquée aux petits tracas quotidiens, représenterait alors un « brouillage » de la musique, bien plus inquiétante, de l’échéance irrémédiable de la mort…D’où la boutade de Woody Allen : « Je ne cesse de me demander s’il existe une vie ultérieur, et s’il y en a une, peut-on m’y faire la monnaie de vingt dollars ? »

Anxiété normale et soucis normaux

 

 

Anxiété pathologique et soucis pathologiques

 

-          Vos soucis ne sont pas constants

-          Votre entourage comprend que vous vous fassiez du souci, car ce qui vous tracasse pourrait tracasser d’autres personnes.

-          Vos soucis ne vous perturbent pas trop physiquement

-          Vous arrivez à contrôler vos soucis et penser à autre chose, en faisant un effort, en vous distrayant, en partant en vacances, en week-end…

-          Votre anxiété vous stimule pour trouver des solutions, et vous motive à les mettre en pratique.

 

 

 

 

-          vos soucis sont constants : pas une journée sans que vous ne ressentiez la morsure de l’anxiété

-          Votre entourage trouve que vous vous faites trop de soucis et ne se tracasserait pas autant que vous dans la même situation

-          Vos soucis perturbent votre sommeil, votre appétit, votre sexualité…Vous ressentez de nombreux signes physiques de tension. Bref, votre anxiété vous rend malade…

-          Vos soucis sont incontrôlables ; vous ne pouvez pas mes chasser de votre esprit. Où que vous soyez, quoi que vous fassiez, ils reviennent à la charge.

-          Votre anxiété diminue votre capacité à trouver des solutions, et à les mettre en pratique : toute votre énergie et votre créativité sont « brûlées » par les ruminations anxieuses.

 

 

 

 

 

 

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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 13:05

Le TAG ou « trouble anxieux généralisé »

 

Il s’agit d’une maladie psychiatrique reconnue, où l’anxiété envahit tous les aspects du psychisme de la personne : une sorte d’hyperanxiété.

 

Quelles sont les caractéristiques de l’anxiété généralisée ?

-          Une inquiétude constance concernant tous les événements de la vie quotidienne, procurant des soucis incoercibles qu’on ne peut chasse de sa conscience. On assiste, dans le TAG, à un « auto-allumage » constant de n’anxiété à propos de n’importe quoi : même des événements anodins (perte d’un objet), ou qui ne nous concerne pas directement (entendre des mauvaises nouvelles à la radio ou en lire dans le journal) vont aussitôt enclencher une tension psychologique et physique exagérée.

-          Un retentissement physique important de l’anxiété

·         Insomnie (difficultés à s’endormir, éveils nocturnes où l’on rumine ses soucis, inquiétudes et visions pessimistes, grincements de dents ou sursauts dans son sommeil, cauchemars) ;

·         Tensions musculaire (entraînant des maux de tête, des douleurs cervicales ou dorsales) ;

·         Somatisations anxieuses (comme des colites, des éruptions cutanées, etc.) ;

·         De façon générale, réactivité physique excessive aux bruits et à l’imprévu (réactions de sursaut, « coups au cœur » c’est-à-dire accélérations cardiaques brutales : « Hou la, tu m’as fais peur ! »).

-          une irritabilité, épisodique ou parfois chronique, envers l’entourage : usé par les soucis et harassé par ses ruminations, épuisé par ses tensions musculaires, le grand anxieux se montre vite agacé ou irritable vis-à-vis des inévitables sollicitations, dérangements et frustrations de la vie quotidienne (« On ne peut rien lui dire…Il ne supporte plus personne…Il a les nerfs en pelote… »). Cela est logique : alors qu’il lui semble déjà se débattre à grand peine dans in monde de tracas incessants, nécessitant une vigilance et des précautions permanentes, la moindre demande –même bénigne- de son entourage va devenir la goutte d’eau qui fait déborder le vas.

Bien que consciente du caractère exagéré de ses angoisses et de leurs conséquences, la personnes souffrant de TAG ne peut ni les éviter, ni les contrôler, ni s’empêcher d’y replonger : elle voltige d’un souci à l’autre comme l’oiseau va de branche en branche : « J’attire les soucis comme un aimant », nous racontait même un jour une de nos patientes.

Bonheurs, malheurs et anxiété

Pour les grands anxieux, tous les moments de la vie sont source de préoccupations infinies. Un événement heureux ? Pas si simple ! Face à quelques chose de positif, l’anxieux se dire la plus souvent : « Ca ne durera pas. » Un souci ? Comptez sur l’anxieux pour transformer les petits événements négatifs en grands désastres irrémédiables : »C’est la catastrophe totale ! » Et tout ce qui se situe entre les deux, ni positif ni négatif ? Pas de repos pour l’anxieux, chez qui les événements neutres suscitent méfiances et inquiétudes : « Qu’est-ce que ça cache ? »

 

 

Pourquoi l’anxiété généralisée est-elle une vraie maladie ?

En raison de son caractère excessif, l’anxiété va entraîner de nombreux problèmes et souffrances,

·         Le fonctionnement intellectuel est perturbé car l’attention de l’anxieux est constamment focalisée sur l’anticipation des problèmes. Cela va provoque chez lui des troubles de l’attention, de la concentration, de la mémoire : l’énergie mentale consommée par l’anxiété n’est plus disponible pour d’autres besoin psychiques.

·         La qualité de vie est altérée car les anxieux ont beaucoup de mal à profiter de l’instant présent, à savourer les petits plaisirs quotidiens : ils vivent toujours dans l’anticipation et dans l’instant suivant. Ils ont beaucoup de mal à s’arrêter de « gamberger » pour simplement profiter de l’existence.

·         Il existe à la longue un épuisement nerveux car tous les problèmes (gros et petits) sont traités de la même façon, par un souci constant. L’anxieux perd le sens de la relativisation, et la situation la plus anodine devient une source intarissable de stress.

·         La multiplication des précautions pour éviter les problèmes éventuels finit par devenir contre-productive.

Est-on condamné à rester un grand anxieux toute sa vie ?

Paradoxalement, le TAG (Trouble Anxieux Généralisé) est une maladie encore assez mal connue des psychiatres et des psychologues. Sans doute parce que, pendant longtemps, on a considéré l’anxiété comme normale, sans réaliser qu’au-delà d’un certain seuil elle devenait handicapante. On évalue que le TAG concerne environ 3% des personnes adultes.

Certains patients sont anxieux depuis toujours : dès leur enfance, ils se font beaucoup de soucis pour leurs résultats scolaires, ont très peur d’arriver en retard à l’école, de participer à des compétitions sportives ; ils peuvent être très préoccupés par des événements d’actualité (guerre, pollution, catastrophes naturelles), comme par des dangers imaginaires (monstres sous le lit, existence ou non des sorcières et des mortes vivants). La prise de conscience de l’existence de la mort, angoissante pour tous les enfants, peut prendre des allures obsédantes pour les enfants hyperanxieux.

Pour d’autres, la maladie anxieuse ne commence qu’à l’adolescence ou à l’âge adulte. Dans tous les cas, l’anxiété va être présente tout au long de la vie, mais avec des hauts et des bas : à certains moments, elle va s’exacerber (en général dans les périodes de stress), à s’autres elle va redevenir tolérable. Très fréquemment (environ 80% des cas), les sujets souffrant de TAG vont présenter à un moment ou l’autre de leur vie un épisode dépressif majeur.

Christophe André & Muzo Petites angoisses et grosses phobies

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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 14:51

   les personnalités anxieuses

Parfois, l’anxiété n’est plus seulement réactionnelle face à des difficultés quotidiennes, mais devient un trait de personnalité, une façon d’être : la personne a alors une vision du monde marquée par l’anxiété, prévoyant toujours le pire, de manière consciente ou non.

 

 Quelques traits caractéristiques des personnalités anxieuses :

-         ces personnes sont dans l’anticipation constance (« Que va-t-il se passer ensuite ? »)

 

-         elles ont tendance à toujours penser que le pire est probable ou du moins plausible (« S’il y avait un problème, si ça tournait mal ? »)

 

-         elles s’entourent alors du maximum de précautions possibles pour éviter les difficultés auxquelles elles ont songé (« Mieux vaut prendre ses précautions, on ne sait jamais »)

Pour toutes ces raisons, le moindre événement quotidien va devenir une affaire très compliquée. Prenons l’exemple, d’un pique-nique en famille. Dès qu’il a été décidé, l’anxieux commence à y penser même si c’est dans quinze jours, il en parle tout le temps : « A quelle heure on partira, qu’est-ce que vous voudrez manger, on ira où ? » La veille, des angoisses majeures l’assaillent : «  Fera-t-il beau ? Y aura-t-il des armées de fourmis rouges affamées dans l’herbe ? Des hordes de pique-niqueurs ne seront-elles pas arrivées dès l’aube pour prendre les meilleurs coins ? » Le tout sur fond de précautions multiples : étude attentive des bulletins météo, trousse de secours, sacs d’imperméables et de bottes, crème solaire, chapeaux, bombes insecticides, constitution d’un stock de nourriture considérable, etc. A tel point que l’entourage finit souvent par dire : « laisse tomber, on déjeune à la maison, comme d’habitude… »

Comment les anxieux voient-ils l’existence ?

Le regard de ces personnes reposes sur un double déséquilibre dans leur vision du monde. Ils perçoivent l’environnement comme étant plein de dangers potentiels. Dans leur vision, d’eux-mêmes et de leurs proches, ils se perçoivent vulnérables et fragiles.

 Qu’est-ce qui inquiète les anxieux ?

 

-         Tous les vrais problèmes, bien sûr, qu’on va amplifier : c’est par exemple la mauvaise note d’un enfant à l’école qui pousse le parent anxieux  l’imaginer chômeur à vie ou délinquant.  

-         Tous les événements incontrôlables ou imprévisibles : l’avenir (« est-ce que j’aurais toujours mon travail dans cinq ans ? »), la météo (« Fera-t-il beau ce week-end pour le barbecue ? »), une sortie chez des amis habitant au centre-ville (« Où va-t-on se garer ? »), une soirée au cinéma  (« Et s’il y avait une queue énorme ? Qu’est ce qu’on fait s’il ne reste plus que des places au premier rang ? Est-ce qu’une famille de géants ne va pas venir s’installer devant nous ? »).

-         Tout ce qui est flou ou incertain : « est-ce qu’on m’aime vraiment ? », « Est-ce que j’ai raison de croire que je suis en bonne santé ? », « cette sonneries de téléphone qui s’est arrêtée avant que j’aie le temps de décrocher, et si c’était mamie qui avait eu un malaise ? ».

 

Christophe André & Muzo, Petites angoisses et grosses phobies

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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 14:41

« Nous sommes vivants, intelligents, sensibles et vulnérables…donc nous sommes anxieux. »

«  […] si les craintes des anxieux sont parfois imaginaires, leurs souffrances ne le sont jamais. »

«  […] il n’existe pas de frontière  nette entre anxiété normale et anxiété maladive. »

 Soucis et inquiétudes : Qu’est-ce que l’anxiété ?

Comment définir l’anxiété ?

 

 

L’anxiété, c’est l’attente plus ou moins consciente d’un danger, d’un problème à venir. La personne pense à l’avance aux éventuelles difficultés qui pourraient survenir. Elle peut, de ce fait, se sentir tendue, avant même que les problèmes ne soient survenus, ou avant même d’avoir repéré précisément ce qu’elle redoute (les psychiatres appellent parfois l’anxiété une « peur sans objet »).

L’anxiété : une question de dosage

 

L’anxiété peut s’avérer un phénomène utile, quand elle attire notre attention sur des dangers réels, dans des situations où il y a un enjeu ou un risque : le souci, l’inquiétude servent alors à prendre des précautions pour éviter les ennuis. Mais, il en est de l’anxiété comme de beaucoup de bonnes choses : il n’en faut ni trop ni trop peu…

Trop peu d’anxiété va parfois nous mettre en danger. Trop d’anxiété va, à l’inverse, inhiber et épuiser la personne.

Christophe André & Muzo, Petites angoisses et grosses phobies

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26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 18:18

 

 « Je suis cyclothymique »

Ils passent du rire aux larmes, de la douceur à la colère sans crier gare. Ils sont jugés lunatiques ou soupe au lait. Mais pourquoi changent-ils tout le temps d’humeur ?

 

« Il le faut avouer, telle est la vie humaine

Chacun a son lutin qui toujours le promène

Des chagrins aux amusements »

... écrivait Voltaire en 1772 dans son poème Jean qui pleure et qui rit. Rien de plus normal que de ressentir de la joie à l’annonce d’une bonne nouvelle et de la peine après un échec, un décès ou tout autre événement douloureux.

 

« L’humeur proprement dite est un état émotionnel qui varie de l’euphorie à la tristesse et fluctue en fonction de notre environnement », explique le psychiatre Christian Gay (coauteur, avec Jean-Alain Génermont, de "Vivre avec des hauts et des bas", J’ai lu, 2004). Certains changent pourtant d’humeur plus souvent que d’autres, et parfois même plusieurs fois par jour. A l’image d’Isabelle, 34 ans, attachée de production : « Il m’arrive de me lever du bon pied, le cœur léger, puis de m’assombrir ou me mettre en colère à la moindre remarque désagréable d’un client, et de retrouver le sourire quelques minutes plus tard. »


Insupportable frustration

Lorsque l’humeur subit ainsi des fluctuations répétées, mais légères et brèves, on parle de cyclothymie. « Cette instabilité se caractérise généralement par des changements de comportements ou d’émotions. L’irritabilité, l’accélération du débit verbal, l’agitation et le pessimisme excessif font place à leur contraire au cours de la journée ou de la semaine », précise Christian Gay. Les cyclothymiques ont beaucoup de mal à se contrôler et ont souvent tendance à exploser à la moindre contrariété. Un embouteillage, un retard, une panne de métro ou de machine à laver suffisent à provoquer leur colère.

Cette susceptibilité à fleur de peau révèle en fait une incapacité à gérer les événements et à supporter la frustration. « Les adultes changeants sont des enfants qui n’ont fait que suivre le principe de plaisir, à qui l’on n’a pas appris à désirer les choses et à se confronter au principe de réalité », analyse le psychologue clinicien GillEric Leininger-Molinier.

 

Une blessure enfouie

Désagréables pour l’entourage, qui ne sait jamais à quoi s’attendre, ces oscillations d’humeur sont surtout handicapantes pour le cyclothymique lui-même. « Comme je ne comprends pas toujours ce qui provoque chez moi l’euphorie ou l’abattement, je me sens un peu perdue. Quand mon fils me désobéit ou quand mon mari me contrarie, je m’en veux de ne pas parvenir à maîtriser mes émotions », déplore Brigitte, 48 ans, laborantine. Culpabiliser ne sert pourtant à rien, car l’incident source du changement d’humeur n’est parfois que l’arbre qui cache la forêt. Pour GillEric Leininger-Molinier, ce comportement peut cacher une blessure due à un traumatisme, une souffrance que l’individu a profondément enfouie, et qui rejaillit à son insu, au détour du quotidien.

 

Amélie Cordonnier psychologies.com

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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 01:03

SI VOUS PENSEZ AU SUICIDE
LISEZ D'ABORD CECI

Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes. Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance. Je ne vous parlerai ici que comme quelqu'un qui sait ce que souffrir veut dire.  

Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous lisez cette page. Je sais seulement qu'en ce moment, vous la lisez, et c'est déjà une bonne chose. Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie. Si cela était possible, je préférerais être avec vous en ce moment, m'asseoir avec vous et parler, face à face et coeur ouvert. Mais puisque ce n'est pas possible, faisons-le par la biais de cette page.  

J'ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer. J'ai moi-même été dans ce cas. J'ai donc idée de ce que vous pouvez sentir. Je sais que vous n'êtes pas capable de lire un gros livre, alors je vais faire court. Pendant que nous sommes ici ensemble pour les cinq prochaines minutes, j'ai cinq choses simples, pratiques, à vous dire et que j'aimerais partager avec vous. Je ne discuterai pas de savoir si vous devriez vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.  

Bien, vous lisez encore ce texte, et c'est très bon. J'aimerais vous demander de rester avec moi jusqu'à la fin de cette page. J'espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, au fond, quelque part à l'intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous allez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l'obscurité la plus profonde de désespoir. Etre dans le doute concernant sa mort, c'est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore un peu incertain. Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre. Tenons-nous à cela, et continuons quelques minutes de plus.  

  
Commencez par penser à cette phrase :  

"Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face." 

Dans le suicide, il ne s'agit que de cela. Vous n'êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j'empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d'un moment si j'ajoute suffisamment de poids... quelle que soit votre volonté de rester debout. (C'est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral!" - vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)   

N'acceptez pas que quelqu'un vous dise, "il n'y a pas de quoi être suicidaire pour cela." Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu'une douleur soit supportable ou non diffère d'une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu'un peut ne pas l'être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur.  

Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des "idées noires". Le suicide n'est alors ni faux ni vrai; ce n'est pas un défaut de caractère; il n'y a pas à le juger moralement. C'est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter 

Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l'une ou l'autre de ces deux choses: 
(1) Trouver un moyen pour réduire la douleur, 
ou  
(2) Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face. 
Ou les deux à la fois.  

Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l'heure.  

1  La première chose que vous avez besoin d'entendre, c'est de savoir qu'on s'en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s'en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J'espère que cette information peut vous donner un peu d'espoir. 
2  La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul. Dites-vous, "j'attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit." Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes - que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant. Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l'acte. Même si ce n'est que 24 heures. Vous en avez été capables 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu'alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n'êtes pas, en ce moment, en train d'agir en ce sens. C'est très encourageant pour moi, et j'espère que cela l'est pour vous. 
3  La troisième chose est ceci: on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort
4  La quatrième chose est ceci: certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu'ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous.  
Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu'un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l'aide. Appelez une ligne d'écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié, appelez un centre spécialisé près de vous, ou regardez dans l'annuaire), appelez un psychothérapeute (psychanalyste, psychologue, psychiatre), quelqu'un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d'essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c'est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l'équilibre.
5  La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant est ceci: les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une thérapie est vraiment une bonne idée.
Bien. il s'est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J'en suis vraiment heureux.  

Puisque vous avez été jusqu'ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j'ai dit que l'idée est de s'assurer d'avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix...! jusqu'à ce qu'elles surpassent vos sources de douleur.   

Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c'est quelqu'un a qui parler. Si vous trouvez quelqu'un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choissirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu'il en est pour vous. Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.  

Et maintenant, j'aimerais que vous appeliez quelqu'un.
source:http://www.barbery.net/psy/suicide/lisezceci.htm
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Published by eixerona - dans Psychologie & cie