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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

Recherche

Citation

  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:38

J'ai reçu ce mail lundi, je trouve judicieux d'en faire un article afin de donner plus d'impact à cette étude.

 

Dans le cadre d'une Recherche Exploratoire menée à l'Université Toulouse le Mirail (Equipe CERPP-Octogone)

 

Le Devenir/la Guérison des patientes Anorexiques/Boulimiques

 

Notre souhait avec cette recherche est de disposer de quelques éléments précis pour apprécier l'évolution et les adaptations de chaque personne anorexique/boulimique et d'essayer à terme d'améliorer les diverses prises en charge et accompagnement.

 

 

Pour  participer à cette Recherche, il suffit simplement d'être/de se sentir en position de guérison et de remplir le questionnaire d'enquête qui vous sera fourni

(avec enveloppe pré-timbrée/prête à poster vous pour le retour) sur simple demande.

 

Vous pouvez directement nous contacter :

Mlle Maïté Jarrige : maite.jarrige@gmail.com

Professeur Jean-Luc Sudres : sudres@univ-tlse2.fr

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Published by Eixerona - dans Guérir
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:01

Je ne sais pas si vous avez regardé la nouvelle émission hier soir sur M6 j'ai décidé d'être heureux. Je n'ai pas eu l'occasion d'y jeter un oeil, je profiterais certainement du replay vu les programmes plus que palpitant du week-end.

 

Ca ne m'a pas empêché de m'amuser à faire leur test du bonheur.

 

Je suis certaine que si j'avais fait ce test il y a 5 ans je n'aurais pas eu "la moyenne". Mais depuis j'ai appris à penser autrement: à me satisfaire de mes petits bonheurs, à arrêter de croire que les autres sont plus heureux que moi, à aimer ma vie comme elle est tout simplement.


 

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Bon j'avoue ne plus être dépressive ça aide aussi à voir les choses du bon côté.

 

Je ne pensais quand même pas avoir un si bon score. Je me sens heureuse dans l'ensemble mais étant donné que tout ne roule quand même pas rond (ben oui c'est la vie quoi) je ne pensais pas être "aussi" heureuse.

 

D'ailleurs c'est rigolo parce que finalement ma semaine a pas été géniale entre ma fille qui est une vraie chipie (et qui se réveille souvent la nuit), une grosse fatigue et le fait que je sois encore malade (j'enchaine rhume & cie depuis l'automne) mais finalement ce que je retiens ce sont les bons moments. Ce sont les bisous de ma fille pour me guérir de mes crampes d'estomac, c'est se poser devant une série et ne plus penser à rien, c'est prendre un bon bain et se détendre, c'est cuisiner. Bref en fin de journée je garde le bon et je jette le mauvais.

 

 

Si vous voulez vous amuser à faire le test c'est ici

 

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Published by Eixerona - dans Guérir
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 16:40

Lorsque j’ai perdu peu à peu mes kilos de grossesse, je me suis vue maigrir. Il y a même des moments où je me suis dit que je  n’avais plus intérêt à perdre un gramme parce que je me voyais un peu maigre. Je me suis dit que tout était résolu.

 

Mais voilà ça c’était la bonne période. Si je sais pertinemment à l’heure actuelle que je ne suis pas grosse mais mes yeux ne sont plus vraiment coopératifs et déforment à nouveau la réalité.

 

J’avais d’ailleurs souri en voyant les reportages sur Saint Anne dans le journal de la santé où grâce à un logiciel on prouvait par a+b que la malade ne deviendrait pas énorme en retrouvant un poids correct pour sa taille. Oui mais le problème est qu’on aura beau nous rassurer si la vision ne persiste pas dans le temps ça ne sert pas à grand-chose. C’est un cercle vicieux du moment qu’on se voit grosse on a cette tendance à manger moins. Vu que je sais que c’est faut je ne me laisse pas avoir mais bon.

 

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Si sur une photo je vois mon corps sans ma tête je me trouve plus mince qu’une photo avec ma tête. Ça ne m’empêche pas de vivre c’est certain mais c’est chiant.

 

Il faut qu’à longueur de journée je me répète en boucle que non je ne suis pas grosse puisque je rentre toujours dans mes vêtements. Et puis des fois mon cerveau joue à sa biatch puisque j’ai l’impression d’avoir grossi alors que je sais que c’est faux.

 

Toutes ces « conneries » ça me fatigue. J’aimerais me voir normalement dans un miroir sans avoir une loupe grossissante à la place des yeux me donnant l’impression d’avoir le corps de Lena Dunham dans Girls.

 

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Je me demande si la dysmorphophobie peut vraiment un jour disparaitre ou si je vais être condamnée à un combat intérieur entre ma raison et les restes des TCA pour me prouver, pour me rassurer que non je n’ai pas 10 kg plus par rapport à mon vrai « moi ».

 

Comme je le disais ça ne m’empêche pas de vivre mais je m’en passerais bien quand même.

 

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Published by Eixerona - dans Guérir
9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:53

Avec le temps les crises ont disparu. Avec le recul je me rends bien compte qu’elles étaient seulement une réponse physiologique de mon corps : il ne voulait en aucun cas mourir de faim.

 

Les compulsions ont peu à peu disparu et les quelques fois où elles se produisent je crois que finalement ça peut être considéré soit comme de la gourmandise, soit comme un besoin de réconfort ou soit parce que j’ai faim (ça m’arrive encore d’avoir des périodes où je ne mange pas suffisamment, mon corps finit lui par s’en rappeler). Ah oui il y a aussi juste avant mes règles et au moment de l’ovulation où j’ai des fringales qui partent quelques fois en live. Foutues hormones.

 

Je ne considère plus que je fais des compulsions, ce sont plutôt des fringales.

 

D’ailleurs maintenant lorsque je commence à manger lors d’une fringale à un moment donné mon estomac dit stop. Ca change du puits sans fond d’avant.

 

Je me sens rassasiée et repue, et finalement ça me déculpabilise un peu parce que ça veut bien dire que j’avais besoin de manger et que mon corps a fait son boulot à merveille.

 

Apprendre à se faire confiance et à faire confiance à son corps n’est pas une chose facile. Ca prend du temps mais c’est possible. Le plus dur finalement c’est que dans le même temps il faut faire taire cette petite voix de TCA qui reste là dans un coin… 

 

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Published by Eixerona - dans Guérir
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 22:30

Les mystères des recherches google, on cherche quelque chose et on trouve autre chose..

 

Cette interview de Virginie Megglé est très intéressante. Il est vrai qu'avec l'anorexie on a tendance à fuir la vie et fuir ce qui nous fait peur: maigrir pour oublier tout ce qui ne va pas. Il est donc pertinement que pour aller mieux il faut s'inscrire dans des projets de vie. 

 

D'ailleurs aujourd'hui je vais mieux grâce à ma fille qui m'a permis de m'inscrire à nouveau dans la vie en me donnant une "raison" de vivre. Entre 16 et 26 ans je suis restée en vie pour les autres, pas pour moi, maintenant j'ai envie de vivre parce que tout simplement j'ai une vie devant moi qui m'attend. C'est certain elle ne sera certainement pas simple, ni parfaite mais c'est comme ça pour tout le monde.

 

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SOURCE http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/11/15/19446-anorexiques-il-faut-cesser-noircir-leur-parcours

 

L'anorexie mentale n'est pas une fatalité. Au lieu de lutter contre la maladie qui les accable, il faut écouter ce qui cherche à s'exprimer en elles.

Virginie Megglé, psychanalyste, a notamment publié Face à l'anorexie, le visible et l'invisible (Ed. Eyrolles).


LE FIGARO.-En tant que psychanalyste spécialisée dans les troubles alimentaires, comment voyez-vous l'évolution actuelle des anorexiques que vous recevez?

Virginie MEGGLÉ.- De plus en plus veulent s'en sortir. J'observe que l'affaire Isabelle Caro, mannequin décédé il y a deux ans après avoir été photographiée et réellement malmenée pour la campagne publicitaire d'une marque de vêtements, a choqué les esprits. Symboliquement, ce véritable «sacrifice aux médias» a changé quelque chose. Beaucoup de filles se sont rendu compte de l'exploitation de la maigreur au niveau sociétal. Elles ont aussi pris un peu plus conscience du réel danger qui les guette. Car il faut savoir que contrairement aux obèses et boulimiques, les anorexiques sont extrêmement solides. Elles peuvent s'enfoncer dans leur trouble avec une certaine vigueur, sans mesurer vraiment l'autodestruction en marche.


Sur quoi peuvent-elles s'appuyer pour s'en sortir?

Leur besoin de narcissisme, très fort, doit trouver sa version positive. Ainsi, au lieu de s'acharner à s'insérer de «manière normale» dans la société, elles ont à s'accepter dans toute leur singularité. Car ces jeunes femmes sont souvent porteuses d'une grande originalité, et se rétablir revient pour beaucoup à accueillir cette sensibilité hors norme. Je pense à l'une de mes patientes qui est l'une des meilleures élèves de Sciences -Po… Eh bien, elle a réellement su développer ses propres idées politiques, elle montera peut-être un jour son propre parti! Guidées par leur souci de performance, les anorexiques peuvent, libérées de leur trouble, garder cette exigence qui les corsetait, mais en investissant celle-ci dans des projets plus collectifs. Elles ont notamment un esprit de rébellion qui s'avère très précieux quand il se transforme en conscience sociale.


Du point de vue thérapeutique, qu'est-ce que cela implique pour vous?

Au lieu de lutter contre la maladie qui les accable, il faut écouter ce qui cherche à s'exprimer en elles. Par exemple, quand des parents affolés m'amènent en urgence leur enfant décharnée, moi je vois aussi sa beauté, sa particularité. Le problème de cette maladie anorexique, c'est qu'elle «se voit» vraiment, elle s'expose. Mais il n'y a vraiment rien à rajouter à cette maigreur qui incarne la mort. Il faut cesser de noircir le parcours de ces jeunes filles en les aidant à s'inscrire dans des projets de vie. Je pense que les médias ont de grandes responsabilités sur ce point, et qu'il leur faut parler davantage de toutes celles qui vivent «après» l'anorexie.


Quelles suggestions leur donnez-vous pour cette nouvelle vie?

Soyez dans la vie ; inscrivez-vous dans la vie, notamment grâce à des projets ; revenez à votre instinct, surtout concernant la nourriture ; reprenez du plaisir et ne vous laissez pas manipuler par toutes les promesses de régimes qui fleurissent partout, etc. Quoi qu'il en soit, j'ai l'habitude de leur dire en tentant une pointe d'humour: «Ne vous inquiétez pas, la relation avec la nourriture restera toujours plus ou moins compliquée.» Mais aujourd'hui, ne l'est-elle pas devenue pour tout un chacun?

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Published by Eixerona - dans Guérir
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 01:07

Je me rends compte que ça fait longtemps que je n’ai pas écrit un petit mot. Je profite donc de mon insomnie pour donner quelques nouvelles. C’est rare d’ailleurs que je fasse des insomnies depuis que je suis maman.

 

Dans l’ensemble tout va bien même si je subis quelques baisses de moral et que j’enchaîne les rhumes (ainsi va la vie).  Décembre est une période que j’adore, je m’attèle à la préparation des fêtes. En plus à la maison les festivités commencent dès début décembre avec la Saint Nicolas.

 

Cette année ma princesse a assisté à son premier défilé de la Saint Nicolas, par chance on a eu le « beau » temps.  C’était génial de voir ses yeux remplis d’étoiles. En plus c’est magique car elle parle de mieux en mieux de jour en jour. Bref je ne cesse de m’émerveiller.

 

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La Miss a d’ailleurs été bien gâtée par Saint Nicolas et du haut de 28 mois elle maitrise l’art d’ouvrir les cadeaux.

 

La Saint Nicolas 2012 a particulièrement compté parce que malheureusement cette année je n’aurais pas ma fille pour Noël…c’est le côté négatif des séparations. Premier Noël sans elle…ça me donne le blues mais bon on n’a malheureusement pas tout ce qu’on veut dans la vie.

 

C’est dans ces moments un peu chaotiques qui faut se méfier de la douce voix des TCA parce qu’ils profitent de nos faiblesses pour vouloir se faire à nouveau une place et il ne faut pas oublier de dire non. Non manger trop de chocolat ne résoudra rien. Non s’affamer ne résoudra rien. Il faut juste affronter la situation, il faut juste accepter la situation.

 

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Je résiste pour ma fille, parce qu’il faut que je sois une maman en pleine forme. Je résiste pour ma fille, parce que j’ai envie de la voir grandir et s’épanouir.

 

Ma fille est mon ancre, elle me retient à la vie et lui donne un sens. Elle comble vraiment ce vide qui m’a dévoré pendant des années durant.

 

J’ai des idées d’articles qu’il faudra que je concrétise avant de les oublier. Souvent je n’écris pas par flemme mais aussi parce que ce n’est plus une nécessité première pour moi. Pendant longtemps j’ai écrit quotidiennement parce que j’avais besoin que la douleur et la tristesse sortent. Maintenant que je suis heureuse j’ai nettement moins besoin d’écrire, parce que finalement il n’y a pas grand-chose à dire quand tout va bien dans l’ensemble.

 

Edit du 23 décembre. Finalement ma princesse fêtera Noël à la maison :-)

 

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Published by Eixerona - dans Guérir
11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 15:20

C’est une question que je me suis trop longtemps posée. Je me demandais pourquoi les autres avaient le droit et la possibilité d’être heureux alors que moi je me noyais dans un mal être pas possible.

 

Je me revois encore à la cafétéria de la fac, grignotant ma pomme et voyant autour de moi les autres étudiants profiter de la vie. Je me sentais étrangère à tout ça, j’avais cette impression que je ne serais jamais heureuse…

 

Et puis un jour le bonheur est arrivé sous la forme de ma petite princesse.

 

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Mais lorsque j’y réfléchis bien, le bonheur a toujours été là mais durant de nombreuses années j’ai été juste incapable d’en profiter.

 

Ce matin j’écoutais en me maquillant une chanson de 2001 et j’ai été surprise de me remémorer pleins de beaux et agréables souvenirs de cette période, finalement non tout n’était pas gris ou noir. Et quand je réfléchis aux dernières années, certes j’ai été mal en point trop souvent mais j’ai eu aussi des moments de joies et de bonheur, mais à cette époque même si j’arrivais à en profiter sur le moment je ne parvenais pas à me centrer sur les bons souvenirs pour chasser les mauvais.

 

Même si aujourd’hui je vais mieux, ma vie n’est toujours pas un long fleuve tranquille. Il y a toujours par moment un désamour avec mon poids, quelques prises de tête avec la nourriture, des problèmes personnels, la vie qui n’est pas toujours simple et pourtant je me sens pleinement heureusement.

 

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J’avoue que je ne sais pas comment je suis parvenue à changer la donne, comment j’arrive désormais à m’appuyer sur mes moments de bonheur pour résister aux moments plus troubles.

 

C’est peut-être parce que mon état d’esprit à changer. Je sais que pendant longtemps j’ai essayé la méthode Coué sans le moindre résultat, parce que bien entendu on m’a souvent répété de voir le bon côté des choses, que tout n’était pas noir. Mais non je n’y arrivais pas.

 

C’est peut-être aussi parce que j’ai décidé d’arrêter d’imaginer un avenir terrifiant à souhait où tout irait mal. Maintenant je me dis on verra et je profite du présent.

 

 C’est peut-être parce que je parviens aussi à moins penser.

 

Enfin bref, maintenant je croque à pleines dents la vie même si ce n’est pas toujours facile. Je suis contente de voir que le mal être n’est pas irréversible, que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, que la vie n’est pas uniquement une succession d’évènements tristes.

 

Mais j’avoue que si quelqu’un m’avait dit ça quelques années en arrière je l’aurais envoyé balader parce qu’à ce moment-là il m’était tout simplement impossible de voir le positif de ma vie, de la vie.

 


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Published by Eixerona - dans Guérir
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 22:43

Des fois je demande si certains aspects des TCA persisteront toute ma vie.

 

Même si je suis nettement moins en guerre avec moi-même, même si je parviens à manger sans trop de culpabilité, même si j’arrive un peu près à m’accepter…certains démons persistent.

 

Il y a déjà cette foutue estime de soi qui reste assez foireuse et nourrie ce qui reste de mes TCA. D’ailleurs je me suis rendue compte d’une chose c’est que l’anorexie avec le contrôle du corps est un moyen de rebooster l’estime de soi. A part que c’est une fausse solution, car elle donne seulement l’impression de rebooster l’estime de soi mais c’est juste du vent…

 

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J’ai remarqué que lorsque je ne suis pas grande forme, que j’ai des doutes, que je ne suis plus sûre de moi d’un coup j’ai cette envie à nouveau de contrôler mon corps et mon appétit, parce que tout simplement à court terme ça me redonne une certaine confiance en moi et puis on pense souvent qu’avec une silhouette parfaite (selon nos critères tordus) permettra de nous aimer alors que c’est totalement faux.

 

Hier j’ai reçu un nouveau jean. Obligé de réinvestir car je paume la majorité de mes pantalons… et c’est lassant de devoir remonter mes jeans à longueur de journée.

 

Hier en début d’après midi je déballe mon nouveau jean slim , et bien entendu je l’essaie pour voir si la taille convient ou bien s’il faut le renvoyer. On ne sait jamais quoi .Je l’enfile et je fais ce triste constat : je suis serrée et j’ai l’impression de ne pas pouvoir bouger. Ma première réaction a été de condamner mon grignotage des derniers jours. Je ne sais pas pourquoi mais je suis affamée et ça m’énerve profondément car je n’ai pas envie de prendre du poids. Bref dans un coin de ma tête je me dis qu’il va falloir résoudre ça et ainsi perdre le ou les kilos que j’ai dû reprendre. Je me vois refaire un carnet alimentaire pour éviter les écarts et me rassurer. Je serais presque tentée d’aller jusqu’à la pharmacie pour acheter une plaquette de laxatifs (alors que je sais que ça ne sert à rien mais j’aime cette sensation de n’avoir plus rien dans les intestins). Une partie de moi se congratule pendant que l’autre partie hurle…

 

Aujourd’hui, je décide quand même de mettre mon nouveau jean. Et là surprise il me va comme un gant. Non je ne suis pas serrée. Non je ne suis pas boudinée. Il me va pile poil.

 

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Et là je me dis que mon cerveau m’a encore menti, parce que je sais que je n’ai pas perdu 2 kilos en une nuit. Non mon jean ne s’est pas miraculeusement détendu..  Donc c’est encore un foutu mensonge de mon cerveau…. Et je me dis GRRRRRrrrrrrrr!!!


Combien de fois on croit avoir grossi alors que non ?

 

Comment ça se fait que même lorsqu’on parvient à distinguer le réel de l’irréel on se fait encore avoir ?

 

 

 

 

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Published by Eixerona - dans Guérir
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:50

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Allez mieux ça n’empêche pas d’avoir des mauvais jours et d’avoir parfois du mal à nouveau de distinguer l’irréel du réel.

 

Combien de fois la panique nous envahie parce qu’on est persuadée à tort d’avoir grossi.

 

En début de semaine j’avais cette fichue impression d’avoir gagné quelques kilos et je me sentais toute gonflée et toute serrée dans mes pantalons. Réel ? Irréel ? Une chose était certaine je me sentais toute boudinée de partout et en me regardant dans le miroir je me voyais plus grosse que d’habitude.

 

Ah part que je sais très bien qu’on peut avoir cette certitude d’avoir grossie, si bien que même si notre pantalon nous va encore parfaitement on se sent plus que serrée  dedans et lorsqu’on vérifie son reflet dans le miroir on remarque des formes supplémentaire.

 

Ah part que tout ça est faux. Tout ça c’est un mensonge de l’anorexie. Tout ça c’est parce qu’on a grignoté un peu et même si on n’a pas senti la culpabilité nous chatouiller, discrètement une part de nous commence à se faire des films sans qu’on s’en rende compte. Tout ça se déroule dans l’inconscient. Manger plus = grossir. Grossir = être serrée dans son pantalon. Etre serrée dans son pantalon= voir un reflet avec des kilos superflus dans le miroir….

 

Et voilà un beau matin on se sent boudinée dans son froc, on a cette foutue impression d’avoir gagné 3 kilos en une nuit même si c’est impossible.

 

Sur le coup on se sent mal. Sur le coup on a envie d’arrêter de manger afin que ces foutus kilos s’envolent. On évite le miroir qui nous renvoie cette image. On a envie de se cacher.

 

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J’aurais pu vérifier mon poids sur ma balance mais il parait qu’elle déconne grave à mettre genre 10 kg de plus. Un peu ballot. Et puis je ne connais pas mon poids à la base donc de toute manière même en me pesant je ne pourrais pas savoir j’ai pris ou pas.

 

Alors je vérifie si je peux encore passer un doigt entre la ceinture de mon jean et mon ventre. Il y a de la place mais je me sens serrée. Alors pendant quelques jours je mets des vêtements la taille du dessus et tant pis si je paume mon jean slim à longueur de journée. L’important est de ne plus se sentir serrée. De laisser le truc se tasser. D’attendre patiemment que l’inconscient se calme.

 

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Parce que oui il finit par se calmer, et un beau matin on se lève, on se regarde dans le miroir et on se dit que nos os pointent un peu trop. Qu’il faut faire attention de ne pas perdre de kilos. Qu’on peut même en prendre un peu... On est surtout rassurée.

 

Il ne faut jamais oublier que l’anorexie est la pire des menteuses qui existe. Elle profite d’un moral un peu bas, de la fatigue, d’un peu de stressée pour tenter doucement de se faufiler sans qu’on s’en rende compte.

 

C’est pourquoi il faut rester vigilante C’est pourquoi il ne faut pas se jeter tête baisser dans des restrictions parce que même si un ou deux kilos s’étaient invités ce n’est pas en se laissant envahir par nos vieux démons que ça ira mieux. On les connait, on le sait qu’ils ne nous apportent jamais rien de bon.

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:11

Je n’aime pas avoir faim. Je n’aime plus avoir faim.

 

Il y a eu les années où j’étais tranquille, la faim était portée disparue Ne pas manger ne me demandait aucun effort, c’était aussi naturel que de respirer.

 

Et puis peu à peu la restriction cognitive s’est envolée et la faim s’est installée.

 

Je l’ai combattu durant des années. J’étais fière de ne rien avaler, je me sentais forte à résister à ce besoin des plus primaire qu’est de se nourrir. Je me souviens encore des journées de jeun… Folie anorexique…

 

Et puis les ratés ont commencé à pointer leur nez. Manger un yaourt, puis deux, une pomme, un morceau de pain, une autre pomme un gâteau, un yaourt…etc. et avoir toujours aussi faim peu importe la quantité ingurgitée.

 

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C’est comme ça que les crises et les compulsions sont arrivées. Un jour je n’ai plus été capable d’être aussi forte que la faim. Elle m’a terrassé et mon corps m’a obligé à manger.

 

Je me souviens encore d’un saladier de beignets de carnaval. J’en ai mangé un, puis deux, puis trois, puis quatre…l’impossibilité s’arrêter : un estomac sans fond qui d’habitude avec une pomme, un yaourt et une soupe était plein à craquer.

 

Au début ce n’était pas fréquent. Je parvenais quand même à tenir coute que coute. Et puis un jour mon corps a pris le dessus.  Il voulait manger. Il voulait se venger de l’état de famine que je lui imposais alors que la maison débordait de nourriture. L’esprit fût vaincu tout en continuant à se débattre.

 

Je n’ai plus été capable d’avoir une réserve de nourriture au cas où. Combien de fois j’ai fini en douce les pizzas, les saladiers de pâtes froides parce que je m’étais retrouvée dans le frigo sans le vouloir. Je n’arrivais pas à arrêter cette faim. Je me faisais engueuler de manger en cachette, je n’avais qu’à manger à table. A part que je ne pouvais pas. Je luttais, luttais pour ne pas manger jusqu’à ce que je ne puisse plus.

 

Plus les épisodes de compulsions ou de crises se multipliaient, moins je mangeais pour compenser. Je nourrissais ainsi les crises, les compulsions, ma faim.

 

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Mes épisodes boulimiques n’ont pas toujours été du à a faim, il y a bien sûr aussi d’autres facteurs comme la fatigue, le stress…

 

Reste que la faim m’a souvent joué des mauvais tours.

 

Encore aujourd’hui je n’aime pas avoir faim. J’ai toujours cette crainte de me jeter sur n’importe quoi. On ne sait jamais

Un yaourt, une pomme…et merde la faim est encore là, elle est insupportable, elle me fait peur. Un second yaourt, un morceau de pain. Elle persiste. Il faut que j’attende. Il faut que je patiente un peu, il faut que j’agisse avec logique et intelligence. Il faut 20 minutes pour atteindre la satiété. Attendre. Etre patiente. Ne pas se punir d’avoir faim en avalant n’importe quoi…parce qu’avant c’est ce que je faisais. Je mangeais le maximum. Parce que ça devait être la dernière fois. Parce que je n’étais plus à ça prêt. Parce que…

 

La faim est une chose naturelle. Non elle n’est pas une faiblesse comme l’anorexie aime nous le faire croire (elle nous fait croire n’importe quoi cette anorexie) Mais la faim est dure à gérer et à supporter quand on a (ou a eu) des troubles alimentaires. Il faut apprendre à la gérer à nouveau et à se faire confiance. Ce n’est pas grave de manger en plein après-midi loin des repas. Si on a faim c’est qu’on a besoin de manger, et ça ne sert à rien de laisser la faim trainer parce qu’à la fin on finit par se jeter sur n’importe quoi. Donc quand j’ai faim à 15h14 je mange.

 

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Et puis ce que l’on mange l’après-midi, on ne le mangera pas le soir Avant je pouvais avoir une grosse compulsion l’après-midi et remanger sans problème le soir (sauf si je m’étais vraiment explosée l’estomac à en être malade), maintenant quand j’ai une grosse collation l’après-midi le soir je n’ai presque pas faim.

 

La semaine dernière je me suis fait un peu peur, un après-midi la faim me tenaillait et ne voulait pas passer. Et puis finalement après une bonne collation (pomme, yaourt, pain, café) elle est passée .J’ai tout maitrisé de A à Z donc c’était une collation pas une compulsion. Je n’ai touché à rien d’autres. Je n’ai même pas eu envie de finir la boîte de pain d’épices au chocolat. C’est dans ces moments-là que je me rends compte que ma relation à la nourriture est devenue bien plus saine.

 

Une partie de moi était malgré tout agacée, car elle aurait aimé que je résiste à cette faim. Elle m’a susurrée que j’allais  grossir. Les grands classiques quoi.  Mais je sais que ce sont des cracs. Je sais que malgré mes collations ou mes écarts alimentaires mon poids ne monte pas. Et puis je préfère la prudence, parce qu’une collation de 300/400 calories ça ne fait pas de dégâts comme une crise de 2000 calories.

 

Reste que je n’aime pas avoir faim.

 

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