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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 13:08

Mon dernier post était triste à souhait, mais fallait que ça sorte. Je n’arrive pas à dire tout ça à ma psychiatre. Elle est gentille. Mais non je parviens à mieux m’exprimer par écrit. Je crois aussi qu’une partie de moi pense qu’on ne guérit pas à raconter ses problèmes. L’anorexie comme la dépression, je pense que c’est un dysfonctionnement physiologique du cerveau, et ce n’est pas du blabla qui va faire qu’on va aller mieux.

Des fois nos cellules s’affolent, et hop ça provoque un cancer. Pourquoi le cerveau ne pourrait pas merder aussi après tout. Merci par les IRM on voit bien qu’un cerveau déprimé ne fonctionne pas comme un cerveau normal.

Depuis octobre ma généraliste m’a augmenté mes AD . On voit le résultat. Bref j’ai décidé de les arrêter puisqu’ils ne sont pas efficaces. Comme l’effexor est super méchant au niveau du manque je commence par diviser la dose par deux. D’ailleurs je ne conseille pas cet AD, parce que vous oubliez un ou deux jours de la prendre et vous petez les plombs.

Je me demande toujours si je vais vraiment de la dépression ou si ça ne serait pas plutôt une forme de troubles bipolaires. Ce qui expliquerait pourquoi l’été je suis plutôt euphorique et l’hiver désespérée.

Cette semaine j’ai profité des deux rdv avec ma psy pour aller au ciné. Ca fait du bien. Mais bon c’est comme tout, ça taxe quoi.  Heureusement j’ai eu une place gratuite.

Y a des jours où le moral est un peu meilleur, c'est-à-dire que je n’ai pas cette envie de mourir. Pourquoi d’un seul coup un léger mieux aucune idée.

J’ai peur. De la vie. Du changement. Du temps qui passe. De me tromper. De tout.


 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 18:52

Y a des jours où je ne crois plus du tout en la vie. C’est régulier ces derniers à vrai dire. Ca me fait peur, parce que dans ces moments là j’ai réellement envie de mourir. J’ai déjà eu des idées noires mais pas comme celles-là.

Le truc c’est que je vois plus du tout l’utilité de la vie. Depuis que je suis en âge d’avoir des raisonnements abstraits le but de l’existence m’a toujours intrigué.

J’ai survécu longtemps pour ma mère.

 Après j’ai été amoureuse d’une manière tellement forte que je me suis qu’il était là le sens de la vie. L’amour.  Mais lui il s’en foutait de moi. Je l’ai su en octobre, quand on s’est vu. C’est peut-être pour ça que le lendemain je m’effondrai en sanglots. Parce que je savais pertinemment  que ma seule raison de vivre venait de s’évaporer.

Les études malgré des efforts pour lutter contre les angoisses et la phobie scolaire c’est une catastrophe. Trois parcours d’enseignement supérieur non terminés. C’est vrai que j’ai fait du pifomètre ne savant pas ce que je voulais faire. Ca n’aide pas pour trouver de la motivation.

J’ai 25 ans et je n’ai rien. Juste un bac et un peu plus de 8 ans d’anorexie et de dépression.

Non je ne crois pas au miracle de la guérison. J’y ai mis toute ma volonté, si j’avais du guérir je le serais déjà.  Je fais par du 1/3 qui doit vivre avec, du 1/3 qui devra se coltiner ses saloperies jusqu’à la fin de ses jours.

Ce que je ne supporte plus c’est la morale et les reproches. Les médecins qui semblent toujours douter parce que je ne suis pas une anorexique maigrissime , parce que je ne suis pas une dépressive qui fait des tentatives de suicide. Non ils me prennent pour une simulatrice, pour une fille qui se complait dans des pseudos maladies.

C’est vrai que ma vie est magnifique. Je ne sors quasiment jamais. Je vis encore chez ma mère. Je suis en pause dans mes études et actuellement il n’y a pas de boulot. Ma mère me traite de fainéante parce que je ne fais quasiment rien de mes journées.

Je ne suis bonne à rien. A rien du tout. Même pas pour avoir un poids critique, même pas pour me tuer.

Ce soir à la gare je regardais les gens. Je me demandais ce qui les faisait avancer, ce qui leur donnaient la motivation de vivre.

Je suis fatiguée. Je suis déprimée. Je redeviens une vraie cinglée avec la nourriture.

Pourquoi je n’ai pas le droit d’être heureuse ? Qu’est ce que j’ai fait de mal pour avoir ses saloperies de maladies que les gens snobent, et que la médecine ne sait pas vraiment soigner ??

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Published by Angélique - dans Carnet de route
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 03:06

Je suis épuisée depuis le mois de septembre, sans raisons apparentes. J’avais un poids tout à faire correct que je détestais.

La rentrée scolaire est arrivée. Je me suis accrochée comme je pouvais. Mais je n’y suis pas parvenue. Trop de stress. Trop de pression. Une ambiance exécrable. La dépression qui refait surface. Les jours passent, l’espoir disparaît petit à petit. La vie n’est plus aucun sens. Je suis rongée par un stress sans objet. Personne ne comprend. Tout le monde me dit de m’accrocher. Et moi j’ai envie de mourir. Je suis trop grosse, c’est aussi la dépression de trop.

Personne ne semble comprendre qu’à 25 ans on ne puisse plus avoir la moindre envie de vivre. Je voulais me suicider le jour de mon anniversaire. Une relation éphémère m’a permis d’abandonner ce plan morbide, et de me redonner de quoi respirer un peu.

Depuis que j’ai abandonné à nouveau mes études. Tout le monde me dit que j’aurais pu m’accrocher et tenir jusqu’à mai pour avoir mon bac +2. Personne n’a compris que ça me tuait à petit feu. Personne n’a compris que malgré tout cet échec je le vivais mal et me sentais honteuse. Ma mère m’a fait un chantage monstre. Le lycée m’a forcé à signer ma convocation pour l’épreuve de BTS alors que je leur ai dit que je n’en pouvais plus.

Pourquoi les gens sont incapables de comprendre qu’on peut ne plus avoir envie de vivre à 25 ans. Plus rien ne me retient. Je suis l’amie bouche trou qu’on oublie d’inviter à nouvel an. Je suis l’amie bouche trop à laquelle on pense quand on a besoin d’un coup de mains.

Ma mère a fini par comprendre que je ne retournerai pas en cours. Maintenant elle me harcèle pour trouver un boulot. Pourtant j’ai tenté de lui expliquer maintes fois que j’avais besoin de quelques mois pour apprendre à prendre soin de moi, pour avancer dans ma thérapie.

Comment avoir un boulot quand je ne fais de dormir parce que je suis fatiguée. Je n’ai même plus la force de faire de sport. Je mets des heures à me décider pour choisir entre regarder un film ou lire un livre.

Vendredi avant d’aller à mon rdv chez ma psy, je suis allée au Monoprix avec pour idée d’acheter des lames. J’ai envie de me couper, je fais sortir cette douleur intérieure. D’être apaisée en voyant le sang couler. D’avoir une preuve concrète que je vais mal.

En ce moment j’ai vraiment envie de mourir parce que je n’ai plus le moindre espoir dans la vie. Je ne parviens plus à avoir rien que 5 minutes de bonheur. Je pleure, beaucoup et souvent. Je pleure cachée.

L’unique chose qui pendant quelques minutes me réconforte c’est de voir réapparaitre mes os parce que je recommence à contrôle mon alimentation d’une main de fer. Maigrir pour oublier. Maigrir pour mourir ?

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:34

Chose promise, chose due. Voilà donc quelques nouvelles.


En ce mois de janvier 2009, je dirais que le moral est un petit peu moins pire que ces derniers mois.


Vous allez me dire mais qu'est-ce qui c'est passé ces derniers mois ? Eh bien avec l'arrivée de l'automne et de l'hiver, je suis passée en mode dépression. La dernière fois que j'ai mis mes pieds en cours était le 13 octobre 2008. Je ne pouvais plus aller en cours, je n'en avais plus la force morale et puis le domaine du social finalement ne me correspond pas : voir des gens en difficulté ça me mine plus qu'autre chose. L'ambiance de la classe n'était pas géniale, deux clans, des garces qui critiquent dans le dos, une tension palpable. Le fait que le BTS se déroule en lycée n'a pas aidé non plus, l'ambiance lycée à 25 ans ça gave. Bref j'ai tout plaqué...une fois de plus


Ma mère m'a fait un chantage monstre pour que je reprenne les cours, me disant que je n'avais qu'à m'accrocher quelques mois. Enfin j'ai eu le même discours de la part de tout le monde autour de moi. Comme si la culpabilité de rater mes études n'étaient pas suffisantes.


Le 26 octobre je me suis totalement écroulée. Je faisais du bénévolat aux repas des ainés de ma ville, et  j'ai fini par éclater en sanglots sans la moindre raison.

Passage la semaine suivante chez le médecin avec doublage de l'AD.


Depuis le 18 novembre, j'ai repris une thérapie. Je vois ma psychiatre deux fois par semaine. Je m'entends plutôt bien avec elle. Les consultations sont totalement remboursées.  Je ne sais pas si ça m'aide réellement. Ma psy me déculpabilise notamment au niveau des études. Elle m'a dit également qu'il fallait que je m'occupe de moi.

J'ai des moments où vraiment  je ne ressens plus que du désespoir. J'ai alors envie d'aller me racheter des lames...mais pour le moment je tiens bon.


Les fêtes n'ont pas été tellement stressantes. J'avais 39 de fièvre à Noël donc l'envie de manger n'était pas là. Nouvel an j'étais toute seule. J'ai été malade durant les 15 jours des vacances et je m'en remets seulement peu à peu. Je reste pas mal épuisée au grand damne de ma mère qui ne cesse de me répéter que je ne fais rien de mes journées. En attendant, elle aussi a eu une bronchite et elle vient d'avoir aujourd'hui du prolongement au niveau arrêt de travail.


A l'heure actuelle je me sens perdue. Il me manque un but manifeste pour avancer dans la vie. J'aimerais obtenir quand même un diplôme dans une branche qui me plait. J'aimerais ne plus avoir l'impression de gâcher ma vie.

Mais les maux sont plus fort que tout : dépression, phobies diverses, TCA...

D'ailleurs en ce moment l'anorexie refait des siennes, et c'est malheureusement à mon plus grand plaisir. Je suis plus que ravie de revoir mon corps fondre peu à peu, de revoir quelques os par ci par là, de manger le moins possible.


Niveau des amours pour ceux qui me suivent depuis longtemps...j'ai revu M de temps en temps ces trois derniers mois. Et puis il m'a fait une remarque désagréable  que je n'ai pas appréciée. Je le boude depuis le 14 décembre et surtout je n'ai plus envie de vivre quelque chose avec lui. C'est le seul point positif, je ne suis plus amoureuse de lui, je peux passer à autre chose.


En tout cas, plus le temps passe plus je remarque que la médecine et les gens ne se rendent pas compte comme l'anorexie ou la boulimie sont des vraies handicaps dans la vie. Et toute la volonté du monde ne fait pas qu'on s'en sort.

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Published by Angélique - dans Carnet de route
8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 18:12
Avec un peu de retard...quoique on a jusqu'au 31 janvier dans l'absolu...je vous souhaite une bonne année 2009 ou du moins une meilleure année que 2008.

Comme je disais aillleurs: 2009 pour le meilleure et pour le pire.

Ca fait pas mal de mois que je laisse ce blog de côté, je tâcherai de publier ces jours-ci un article pour donner de mes nouvelles.
Il faudrait aussi que je perce le mystère du design qui change tout seul

Take care


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Published by Angélique - dans Carnet de route
6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:28

6h30, heure où le radioréveil résonne. J'ai dû dormir deux ou trois heures de la nuit, en m'endormant avec une chanson triste passant en boucle sur mon Ipod.

Se lever. Trouver quoi mettre. On a beau me dire jolie et mince, moi je ne me perçois pas comme ça. A la limite, je veux bien croire le  « jolie » mais psychologiquement je suis tout sauf mince.

La couleur de mes habits et de mon maquillage va avec mon moral : NOIRE.

Je me sens à fleur de peau. Les larmes ne sont pas loin. Je déteste cette faiblesse.

Le rendez-vous avec la CPE me terrorise. J'ai beau avoir manqué à cause de ma rechute dans la dépression je me sens coupable. La culpabilité me tuera. Hier je me disais que si ça se passait mal j'éclaterais en sanglots pour calmer le jeu...n'empêche que je n'aime pas jouer les manipulatrices, ce n'est pas mon genre.

J'arrive au lycée avec ma mère. J'ai beau être majeure et vaccinée, en ce moment je suis incapable de me débrouiller pour certaines choses...heureusement parfois ma mère est là pour me relever un peu. L'établissement pullule de lycéens (normal...) je me sens oppressée, mon cœur palpite, les larmes sont au bord de mes yeux. Non c'est tout simplement impossible que je reprenne les cours.

Attente de la CPE à la vie scolaire. Elle nous reçoit dans son bureau. Elle est douce et gentille. Je n'ose pas bronchée, quasiment recroquevillée sur une chaise. Ma mère explique le topo, le courrier recommandé reçu à la maison, son coup de téléphone. La CPE commence à me parler...et moi j'éclate en sanglots pour de vrai...parce que je suis épuisée. Epuisée de me forcer à aller de l'avant alors que mon état ne s'améliore pas, je suis seulement une bonne actrice. Durant un moment j'avais un emploi du temps overbooké pour ne pas penser, pour m'occuper...Mais ça n'a duré qu'un temps. Je suis au bord de l'épuisement, mon esprit est brouillon et cela je le vois par ma chambre que je ne parviens plus à tenir en ordre. La CPE est compréhensive. Elle m'explique que le plus important c'est ma santé, que le reste passe après et qu'il est essentiel que je résolve mes conflits et mes douleurs intérieures pour pouvoir avancer ensuite. Je crois qu'en 8 ans personne ne me l'avait encore dit. Et les seules fois où j'ai pris le courage à deux mains pour me faire suivre, soigner voire hospitaliser je me suis fait méchamment rebouter. Jamais assez maigre pour une anorexique, et une dépression chronique sévère sans la moindre tentative de suicide ça n'a pas d'importance pour la médecine

C'est grave pour être pris au sérieux il faut atteindre vraiment à sa vie.

Après une heure d'entretien et de pleurs, la CPE voit que je serais incapable de tenir en cours. Elle me dit de profiter de ma journée pour décrocher un rdv avec un psy ou au CMP. Et puis je dois rédiger une lettre pour expliquer ma longue absence, histoire d'avoir une justification dans mon dossier.

Elle me demande si je suis encore motivée par les cours. Je réponds qu'en ce moment je suis perdue. Que je ne sais plus de quoi j'ai envie. Et là bien sûr ma mère l'ouvre, et n'hésite pas à dire que ça ne m'empêche pas de faire la fête et de sortir. C'est quoi exactement le problème de ma mère, elle ne comprend pas que je sors pour me sortir les idées, pour m'aérer, pour oublier. Bêtement je lui rétorque que je sors pour boire et oublier. Maintenant en plus d'anorexique à moitié boulimique et dépressive, je passe pour la pocharde du coin. Certes quand je sors, je bois, certainement trop, mais je ne sors pas si souvent. Et non je n'ai pas envie de devenir alcoolique et dépendante de l'alcool. C'est bon si je veux oublier je double ma dose de médocs et ça va.

Le plus grand problème dans ma vie, c'est que ma mère me fait du mal dans ses remarques. Je ne sais pas si elle s'en rend compte. Mais malgré ses défauts, je l'aime. Certes maintenant j'arrive à vivre sans elle, chose que je n'arrivais pas avant. Maintenant j'adore être seule à la maison, vivre à mon rythme, vivre ma vie à moi sans qu'elle ne me dise quoi faire ou ne pas faire.

Ca fait des années qu'on me répète que tout ira mieux quand je serais amoureuse. A part que mon premier amour n'a pas voulu de moi...et j'ai mis un an et demi pour le digérer. J'ai peur de réouvrir mon cœur à quelqu'un. J'ai peur qu'une fois de plus on me piétine le cœur.

C'est quand même compliqué la vie....

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Published by Angélique - dans Carnet de route
5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 12:25

Des lustres que je n'ai pas pris le temps d'écrire un post...un peu plus de deux mois.

J'ai toujours ce besoin de me couper du monde des TCA, pas parce que je vais mieux au contraire. En ce moment je vogue entre restriction et compulsion. Et bien entendu quand je compulse trop j'ai cette envie de me foutre en l'air et surtout je n'arrive plus à sortir de chez moi tellement j'ai honte de ce corps qui ne me semble plus le mieux.

Je n'ai pas pris tant de poids que ça, juste assez pour me détester et ne plus rentrer dans une partie de mes habits. Reste que je le vis plus que mal, et je n'ai qu'une envie reperdre ses kilos qui me donnent la nausée.

Manque de chance pour moi, je suis dans une spirale de poisse depuis septembre. Mon copain m'a finalement quitté au bout de 3 semaines par msn comme un sale con, soit disant que je n'étais pas la femme de sa vie. Enfin quand maintenant je lis son blog, je suis contente de ne plus être avec, c'est un connard de première.

Reste que ça m'a bien tiré vers le bas cette rupture.

Niveau des cours c'est la catastrophe. Ca ne me plait vraiment plus. Je n'ai même plus envie de bosser dans le social...j'ai déjà assez de problème à moi toute seule. Je n'ai pas pu terminer mon stage en septembre. J'ai juste envie de tout envoyer valser.

Et puis la dépression s'incruste à nouveau : résultat je n'arrive plus à aller en cours. J'ai manqué une semaine complète avant les vacances. Demain c'est la rentrée et je ne me sens vraiment pas capable d'y retourner, psychologiquement j'ai vraiment laissé tomber.

Bon malgré tout j'ai de bons moments...quelques sorties avec une de mes meilleures potes où l'on boit trop pour oublier...mais au moins durant ces quelques heures on rigole bien.

Cependant je rencontre une incompréhension totale de ma mère face à ma rechute dans la dépression. Comme argument de réconfort elle sait seulement me dire que la vie est merdique. Merci maman je l'avais remarqué mais il me faudrait quelque chose de concret histoire de ne plus avoir envie d'avaler mes boites d'anxio ou de sauter par ma fenêtre.

Et bien sûr dans le contexte économique il y a le problème de l'argent...

C'est joyeux la vie en ce moment...

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Published by Angélique - dans Carnet de route
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 15:56

Deux mois que je n’ai pas écrit sur ce blog. Un besoin de me couper du monde des troubles alimentaires. Un besoin de penser le moins possible à l’anorexie et à la boulimie. Un besoin de vivre autre chose.

J’ai mis en caisse tous les livres de ma bibliothèque traitant des troubles du comportement alimentaire. J’ai mis en caisse tous mes journaux intimes. Non je ne voulais plus voir ces mots : anorexie et boulimie. J’ai jeté les cassettes vidéo où j’avais enregistré des reportages sur les TCA ou des téléfilms.

Mon poids est stable. Je me suis remise plus ou moins au sport. J’ai quelques compulsions de temps à autre. Et je ne me pèse toujours pas.

En juillet pour mes jobs d’été j’ai dû faire deux visites médicales. A chaque fois j’ai refusé de connaître mon poids.  L’un des médecins m’a demandé pourquoi, je lui ai répondu qu’on pouvait très bien vivre sans connaître son poids. Ne se voir que par les chiffres de la balance c’est un mal de notre société contemporaine.

Ca fait des lustres que je n’ai pas mis mes doigts au fond de la gorge. J’ai eu quelques dérapages au niveau des laxatifs…personne n’est parfait.

Mes jobs d’été n’ont pas été des plus passionnants, mais ça m’a fait une bonne rentrée d’argent. Un mois et demi à bosser. J’ai pu me faire des plaisirs comme dévaliser les magasins de fringues, me faire des sorties sympa, m’acheter la wii et un disque dur externe. Malheureusement pour moi début août mon ordinateur a rendu l’âme. Et hop 700 euros qui s’envolent d’un coup. Tant pis.

Au niveau des amours il y a eu du changement. L’amitié améliorée que j’entretenais avec lui est terminée. Ca aura duré cinq mois, ça m’a fait un mal de chien parce que je l’aimais à la folie comme je n’avais jamais aimé personne. Je l’aimais trop je pense. Je ne le voyais qu’une fois par mois (et encore).  La dernière fois que je l’ai vu c’était début août à une fête que j’avais organisé chez moi, où je lui avais dit d’inviter ses potes. Une fiesta du tonnerre. Puis 22 jours de silence de sa part jusqu’à mon anniversaire où il a daigné m’envoyé un texto pour me souhaiter un bon anniv.

Mi août j’ai rencontré mon nouveau chéri par l’intermédiaire d’un blog. Vive la blogosphère. Je me sens bien avec lui, je me sens aimée et protégée. Et comme il habite sur Paris, les week-ends je quitte Nancy pour la capitale. Ca me fait le plus grand bien de changer d’air, de partir loin de la maison et de la famille. Ca me fait du bien de construire quelque chose ailleurs.  Et en plus sexuellement parlant je m’éclate...Ça c’est une grande avancée pour une anorexique qui rejetait le sexe il n’y a pas encore tellement de temps.

Demain c’est la rentrée des classes.  Je suis à l’agonie. Je suis paralysée par le stress. Non ma phobie scolaire elle ne daigne pas passer. Je n’ai pas fait mes rapports de stage. Je bloque. Savoir qu’à la fin de l’année j’ai un examen ça me bloque encore plus. On a beau me dire « encore un an et c’est fini », en attendant il faut que je la tienne cette foutue année, et je suis malade avant de l’avoir commencé…alors qu’est ce qu’il va se passer durant les moins d’hiver où le moral prend les voiles ?

 

 

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 11:19

Voilà quelques semaines que je n’ai pas écrit un billet. Je suis dans une phase où la malade se réinvite à mon insu. Trop de pensées liées à la nourriture. Une envie intense de maigrir. Une envie de légèreté et de sentir à nouveau mes os. Bref gros conflit intérieur.

Je suppose que tout cela doit être lié à mon état moral du moment par forcément folichon, et aussi à la fatigue car pour oublier finalement je suis toujours sur les quatre chemins.

Mon stage en Institut Médico Educatif a pris fin. C’était génial même si psychologiquement c’était dur d’être confrontée à de grosses défiances mentales. Des fois je me voyais dans certains comportements de ses adolescents. Beaucoup sont angoissés, beaucoup ont du mal à exprimer leurs sentiments.

J’ai de la chance de pouvoir libérer mes angoisses par l’écrit, pouvoir mettre des mots dessus. Même si ça ne résout rien, ça libère malgré tout d’un poids.

La cantine de l’IME était une véritable catastrophe. J’ai eu le droit à la semaine pomme de terre. Parfois j’ai fini par ne plus prendre de plat principal. A quoi bon si c’est pour le mettre à la poubelle. Il y avait des menus régimes mais je ne pouvais pas en profiter. C’est frustrant d’avoir faim, de voir des brocolis et de ne pas pouvoir en avoir. D’être confrontée à l’incompréhension du cuisinier. D’avoir un refus de me donner des légumes. Les repas étaient trop souvent pénibles, les larmes aux bords des yeux. J’ai essayé pourtant de faire des efforts, de manger et j’ai fini par aller vomir dans les toilettes de mon lieu de stage. Rien de glorieux. Bref j’avais mes pommes dans mon sac pour être certaine de pouvoir manger le midi.

Foutue maladie…

Sinon je m’investis maintenant dans le comité des fêtes de ma ville. Ca me plait bien. C’est intéressant. J’y fais bonne impression il paraît. Si les gens savaient pourtant comment c’est compliqué pour moi d’être confrontée aux autres. Ne pas savoir comment agir. Essayer de cacher mes craintes.

Qu’est ce que j’aimerais que la machine à réfléchir tombe en panne.

Mais dans l’ensemble on va dire que ça va bien. J’ai des amis. Des activités qui me plaisent. LUI (oui toujours le même, et ça reste compliqué…mais bon lol)

Je commence mon job d’été mardi.

Voilà pour les dernières nouvelles.

 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 20:39
Pas regarder "Ca se discute" hier soir.

Je n'avais pas envie, marre de l'anorexie.

Et puis j'étais de sortie avec des amis. J'ai mangé une glace. Orgasme alimentaire (mais de la culpabilité).

Moi je veux sortir le plus possible les TCA de ma vie, donc éviter de lire ou regarder des choses sur le sujet. Plus on baigne de le sujet, plus on s'y embourbe



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