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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 23:00

 

extrait de mon journal 27 janvier 2005

Je suis morte à l'intérieur. Au bout de 5 ans d'anorexie, de dépression et de desespoir je suis morte, je suis un zombie qui fait semblant de vivre puisqu'il faut.

Je fais donc des efforts pour paraître, pour avoir un semblant de vie normale.
Mes sentiments sont anesthésiés, je ne sais plus aimer, je ne sais plus prendre du plaisir, je ne sais plus ce qu'est le bonheur. Pourtant je ris, je discute, par moment je semble heureuse, mais ça ne dure pas, ce n'est qu'une apparence.

Je suis enfermée derrière les barreaux, derrière les barbelés de ma conscience, de ma culpabilité. Je meurs de faim à petit feur, je tombe de fatigue, je travaille comme une forcenée. Je suis mon propre bourreau et sadique par dessus tout puisque j'en prends un certain plaisir.

Peut être ne suis je capable aujourd'hui que de ressentir la douleur? Ressentir, sentir quelque chose, n'importe quoi...peu importe me sentir moins vide. Faire apparaître la douleur, le desespoir, la tristesse de ce bagne forcé sur ma peau. Tant pis pour les marques, je m'en moque. Ma vie sociale est quasiment inexistante, je vis comme je peux en me refugiant dans mes rêves qui jour après jour s'appauvrissent et me rapprochent de la douloureuse réalité, celle qui me fouette le corps chaque jour de ma misérable vie. Je n'ai plus la force de me rebeller, de lutter, je n'ai pas la force d'en finir, de me tuer.

Je suis allée à mes examens de fin de semestre parce que je n'avais pas le choix. Meme si j'existe dans une non vie, il faut faire semblant, il faut être comme tout le monde, il faut faire plaisir aux gens sui nous aiment bien que notre flamme de l'espoir s'essouffle peu à peu.

Le bonheur, la vie, je n'y crois plus...


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Published by eixerona - dans Carnet de route
27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 23:00

 

extrait de mon journal :Dimanche 27 février 2005

Il y a des moments dans la vie où l'on se sent tellement vide et triste que plus rien n'a d'importance. Le vide est tellement grand qu'aucune larme ne peut couler et qu'un froid intense nous envahit. On ne peut plus rien faire à part attendre...attendre la vie, attendre la mort, attendre que le temps passe, attendre qu'un rayon de soleil nous éclaire.

Détresse tu m'envahis. Tu m'anéantis. Je t'ignore car je veux avancer et t'oublier. Mais ton chant résonne toujours, et il finit tôt ou tard par me rattraper.
Jour après jour je joue la comédie, je fais semblant de vivre...toujours faire mine...
Ne pleurer qu'en tête à tête avec soi-même, et faire semblant d'aller bien lorsqu'on est pas seule, c'est nécessaire pour préserver une certaine vie sociale.

L'amour, l'amitié sont là, autour de moi et m'enveloppe. On me tend la main mais je suis trop faible pour l'attraper.

La douleur est lacinente et me transperce de ses pics. J'ai mal. Je pleure. Je m'isole. Le désespoir avec son froid glacial m'envahit.
Je regarde autour de moi, tout pour être heureuse...et je sanglotte dans ma triste mélancolie.
Le noir s'infiltre dans mes chairs, il me glace le sang. Je vais exploser. Je ne sais que faire pour me libérer.

[...]

On m'aime, on m'apprécie, on m'admire...
Je me hais, je me déteste, je me répugne...

Je suis dans une damnation éternelle.

La marquise des anges déchus voilà ce que je suis. Je ne vais jamais bien, je ne me sens que très rarement bien. Le monde qui m'entoure me semble étranger, jusqu'à ma propre chambre

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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
Texte de la fin d'année 2005
Avoir faim et ne pas pouvoir manger...

Pourquoi? A cause de qui?

Elle s'appelle Anorexie, elle est arrivée dans ma vie à l'improviste il y a 5 ans, et depuis elle me fait vivre un véritable enfer.

Je me regarde dans un miroir, et malgré ma maigreur moi je ne vois que du gras...

Le poids de la balance est toujours trop haut...Mon poids idéal? 0 kilo...

Et pourtant je ne veux pas être maigre, je ne veux pas être un tas d'os, c'est laid.

Je veux la minceur, celle qui se trouve juste avant la maigreur. Je l'ai atteinte, tout le monde le voit sauf moi...

Dire que je voulais il y a 5 ans perdre un maudit petit kilos...j'étais gourmande...je ne comprennais pas comment on pouvait se priver de nourriture pour maigrir...je ne comprennais pas pourquoi ces filles déjà minces faisaient des régimes...

Comment peut-on changer à ce point et tomber dans la spirale démoniaque de l'anorexie??

Là est la question...
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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00

miroir, mon beau miroir, dis moi que je suis mince...

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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00

27/06/05

Vouloir aller mieux...GUERIR...mais il y a cette peur et ce "je ne sais pas quoi" qui fait qu'on ne peut pas aller mieux...

Avec les années il a la lassitude des traitements qui n'ont pas vraiment d'effets, on est toujours malade...
En plus on nous impose des kilos que l'on ne veut pas...
On ne sait plus ce qu'est la "vraie" vie...c'est à dire vivre sans se préoccuper des calories, du sport et de tout le tralala qui accompagne l'anorexie....

On sait que la maladie n'est pas une solution mais on ne parvient pas à aller mieux...
On est conscient de tout, et c'est ça le pire, tout dépend de NOUS, que ce soit conscient ou inconscient...

J'aimerais avoir la réponse à cette question

"La réponse" celle que l'on veut entendre, celle que tout le monde veut entendre, est que OUI on va réussir à guérir, ce sera long, pénible, mais on y arrivera...
J'avoue que cette réponse, elle m'énerve car on sait que tout le monde ne guérit pas, les chiffres le montrent, et je pense que la situation, les facteurs qui ont fait que le trouble se déclare jouent un rôle important sur la guérison.

Je garde un espoir d'aller mieux, pas de guérir, juste d'aller mieux...J'ai peut etre tort, mais moi ça me rassure et j'ai envie d'avancer à mon rythme lentement mais surements...et pis on verra...

L'été dernier j'ai fait de la boulimie non vomisseuse, j'ai pris du poids...Tout le monde était content de me voir remplumé, de me voir manger, mais moi je n'ai pas supporté...Je me répugnais à un tel poids que je me serais tuée...
Donc je suis retombée dans la restriction...

J'ai décidé de retomber dans la restriction sachant qu'une fois le processus parti on ne controle plus rien...mais c'était une question de survie. Comment le faire comprendre çaux gens? c'est impossible...

A cette heure ci je suis dans une belle rechute d'anorexie restrictive...je le sais, et je suis incapable de faire autrement...
Je suis fatiguée, je perds mes cheveux par poignées, je pleurs, je suis sur les nerfs mais je continue...Pourquoi c'est une bonne question...

C'est certain qu'il y a cette envie narcissique d'être mince, cette envie d'être parfaite pour prendre ma revanche sur un passé de fille au physique "normal" "banal"...un peu ronde quand même...

Il y a aussi le côté bouclier, l'anorexie ma protection...Non ce n'est pas de la pitié que j'attends des gens, non je me protège...de ma famille, de ce monde que je perçois comme nocif...

Et pis comment guérir dans une société où on divinise la minceur. Combien de personnes me disent " j'envie ta volonté"...
Je sors dans la rue et qu'est ce que je vois?? des pubs pour le nouveau régime miracle, des nanas en couvertures de magazines filiformes et rendues parfaites grâce aux retouches photos...
J'allume la télé et c'est la même chose...

Et il a ce dilemme: prendre du poids et se sentir tellement mal qu'on a envie de se tuer ou rester à un poids "correct" (pas trop haut, pas trop bas) et survivre...

C'est idiot mais quand tout ça est additionné, qu'on est fragile psychologiquement le choix est fait...enfin ce n'est pas vraiment un choix...c'est du dépit...

Je n'arrive pas à guérir malgré de nombreux combats, alors je laisse tomber.
Je reste anorexique et j'essaie de vivre ma vie. Beaucoup ne comprenne pas, tant pis, mais j'ai déjà perdu trop d'années à me battre dans le vide, à me couper de toute vie pour rien.

Une année est passée. J'ai réussi mon année universitaire. J'ai des amis. Je sors. Je me prends en charge.

Alors qu'on ne me reproche rien, chacun se bat comme il peut...

Moi je n'ai jamais demandé d'être anorexique. Comment je suis tombée dans cette maladie vicieuse est une excellente question.
Un petit régime pour perdre un kilo et la machine s'est emballée toute seule...

Je me suis réveillée ou plutôt on m'a reveillé et je pesais 40 kg...menacée d'hospitalisation et on me reprochait ce comportement dont je n'étais même pas consciente...

Dire que il y a 6 ans j'amais manger et j'étais gourmande, n'est pas un comble?

La chose certaine est que je n'ai jamais voulu ressembler aux mannequins...

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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
Voilà un ancien texte écrit lors d'une soirée de déprime sous de chauds sanglots...

Il est 1h24 du matin, nous sommes le 25 janvier 2003. Je viens de regarder Titanic, ça faisait si longtemps que je ne l'avais pas vu. Depuis le début de mon anorexie je crois. J'ai encore pleuré comme une madeleine, comme à chaque fois. Pas parce que ce film est triste, mais parce qu'il représente toute une symbolique pour moi.

On est en avril 1998, c'est le dimanche de pâques, il est environ minuit. Je dis bonsoir à papa qui sort de la salle de bain. Je ne sais pas que c'est un adieu, c'était la dernière fois de ma vie que je l'ai vu et embrassé. Je n'en savais rien, rien du tout.
Je m'endors comme un bébé dans mon lit paisiblement...

Le lundi matin de bonne heure, j'entends des bruits bizarres et inhabituels. Je me lève, j'ouvre la porte de ma chambre, je m'approche des escaliers. J'aperçois maman au rez-de-chaussée, elle tient mon neveu dans ses bras. Je m'inquiète « qu'est-il arrivé au petit bout de choux ? » Je demande des explications à ma mère, elle me répond « papa est mort à la cuisine... » ...quel choc...Elle me confie le petit, je dois aller dans ma chambre m'en occuper. Je suis dans un état second. Je vois les minutes passées...Ces paroles de ma mère me résonnent dans la tête « qu'est ce qu'on va faire sans lui ». Je repense à quelques jours auparavant...j'allais chercher à papa des petits-suisses dans le frigo, je grognais de devoir y aller....

Les pompiers arrivent. Je n'ai pas le droit de voir papa. La maison est triste, le désespoir se lit sur tous les visages. Tantes, oncles, cousins, cousines vont et viennent à la maison, vont voir le mort à la cuisine. Il paraît qu'on a mis mon papa dans un sac noir, comme ceux que l'on voit à la télévision dans les polards.
Je malaxe une boule de pâte à modeler blanche dans mes mains tremblantes. Ma respiration est saccadée. Que faire ? Tout se déroule si rapidement...il est trop tard...les pompiers n'ont pu le ramener à la vie avec une piqûre, il est décédé depuis longtemps. Les pompes funèbres l'emmènent à Nancy. Une de mes tantes et maman choisissent le dernier costume de papa. Et puis elles vont aussi à Nancy...à la morgue. Une autre tante reste avec moi à la maison, elle me dit que papa est monté au ciel...c'est ça prend moi pour une idiote...je ne suis plus une gamine...à 14 ans je sais ce qu'est la mort...

La journée s'écoule. Je mange un yaourt 0%, je ne parviens même pas à le terminer. Je monte dans ma chambre, et je mets la BO de Titanic dans ma chaîne Hi-fi. Je vais à la salle de bain et je fais du ménage...Tout le monde pleure, et moi je fais du ménage...

Je ne sais plus quel jour nous sommes....peut-être toujours lundi ou bien mardi, je ne sais plus. Personne ne mange, moi j'ai faim...Pourquoi est ce que mon appétit n'est pas coupé ? Je me souviens, je suis dans la cuisine. Il est dans les midi, je sors une petite poêle où je mets à rôtir quelques lardons et j'ajoute une boîte de maïs. Maman, ma sœur et mes cousins sont à la cuisine...Je demande si quelqu'un veut manger. Personne n'a faim. J'avale le contenu de la poêle. Tout le monde est triste, et moi je mange.

Mardi je devais aller voir le film Titanic au cinéma avec ma sœur...le destin en a décidé autrement.

On est jeudi, c'est l'enterrement. Une amie à moi est venue à la maison pour garder mon neveu. Habillée de noir, je me rends à la Basilique de Saint Nicolas de Port. Je rentre à l'intérieur. Je suis devant le cercueil, on me donne un drôle d'objet dans les mains, c'est pour bénir...je ne sais pas faire le signe de croix. Tout le monde m'observe, je ne sais pas comment faire... L'église est noir de monde. De nombreuses personnes pleurent. Je suis ailleurs. J'observe l'encensoir du curé, il va finir par assommer quelqu'un en le balançant de cette manière.
On est au cimetière, je vois le cercueil s'enfoncer dans la cuve de la tombe. J'aperçois dessus une petite plaque dorée « André ******** 1941-1998 ». A deux ans près il n'aura vu ni la retraite, ni l'an 2000. Je réagis que c'est mon papa qui est dans cette boîte en bois, mon papa n'est plus de ce monde. Je mets près de quatre ans pour pleurer réellement sa disparition.

La vie reprend. Je suis en troisième, c'est l'année du brevet. Il y a la France au programme de géographie, la prof nous parle de l'espérance de vie, 75 ans pour les hommes, 81 pour les femmes. Papa s'est fait opérer de la hanche pour ne plus souffrir. L'opération c'est bien déroulée. Papa allait mieux, il avait seulement 56 ans...et il est mort d'une embolie pulmonaire à cause d'un stupide médecin remplaçant qui a pris les symptômes pour la grippe. Papa devrait être toujours en vie. Le vendredi le docteur a dit que c'était la grippe, lundi mon père est décédé d'une embolie pulmonaire massive. Il aurait pu être sauvé...Maman serait heureuse, ma sœur serait peut être mariée, et moi je serais en deuxième année de prépa.

Mais la vie en a décidé autrement. Maman est dépressive depuis cinq ans. Ma sœur de trente deux ans vit encore à la maison avec son fils et moi je suis anorexique, je gâche ma première année de fac.

Je me rappelle, Papa avait perdu du sang...par la bouche...par le nez...je ne sais pas. Je m'en souviens comme si c'était hier. Il y avait des tâches de sang sur le mur des toilettes. Il y en avait eu par terre, mais il l'avait nettoyé avant de mourir. Il est mort tout seul en souffrant à l'aube dans la cuisine. Depuis ce jour ma mère déteste se lever la première, elle revit à chaque fois la découverte du cadavre de son mari.

Depuis ce jour, toute ma vie est chamboulée. Pendant près d'un an, maman n'a plus existé. Ma sœur a pris le relais à la maison. Je me souviens difficilement de cette époque. J'étais en seconde, j'essayais de m'intégrer, mais on me rejetait...
Titanic était sorti en K7, maman me l'a acheté. Je les regardais des dizaines et des dizaines de fois en pleurant à chaude larme. Je lisais livre sur livre sur ce fameux paquebot, je regardais tout le documentaire le concernant.
Personne n'a jamais compris, personne n'a cherché à comprendre mon intérêt pour ce bateau mythique...c'est tout simplement le souvenir de mon père.

On est en août 1999, je pars trois semaines en voyage linguistique à Oxford. Les premiers jours sont si difficiles loin de maman. Je m'habitue, je me fais des amies, des sœurs...et un super copain. Je grandis, je vis ma vie. Je sors tous les soirs, je prends du bon temps...je mange pas beaucoup, la nourriture est infecte. Je me nourris essentiellement de milk-shake.
Le séjour est terminé, je rentre à la maison, c'est la rentrée scolaire. Je suis en première littéraire. Je fais la connaissance de Caroline, qui devient ma meilleure amie, je lui confis mes craintes, mes peurs, mes problèmes. Maman n'aime pas Caroline. L'ambiance de la maison se dégrade peu à peur. Maman s' éveille de son coma, elle refuse de me voir grandir. Alors je reste petite.
Internet entre dans la maisonnée. Maman y connaît son premiers copain, ma sœur y connaît un chagrin d'amour. La vie est de plus en plus pénible...Maman est agressive et méchante...parfois elle m'insulte de tous les noms possibles. Ma sœur est dans un état second. Je subis tous leurs problèmes, je dois prendre à mon tour les rênes de la maison, j'ai 17 ans et trop de responsabilités sur mes épaules.

C'est le début de l'an 2000. Je me trouve un peu ronde, je pèse dans les 49/50 kg. Je voudrais bien perdre un ou deux kilos pour le beau temps, pour faire des ravages sur la plage...je suis toujours célibataire...
Je suis contente, mon poids baisse peu à peu 48...47...Je continue mon régime. Le bac de français arrive, je suis stressée devant ma copie mangeant des biscuits taillefine. J'accompagne ma sœur à Tours, où elle passe son capes. Je révise là-bas, c'est une jolie ville. J'y resterais bien pour y faire mes études. Loin de la maison. On revient à la maison. Je passe mon oral de français, je suis interrogée sur le seul texte que je n'ai pas revu. Les semaines passent, j'ai enfin les résultats : 15/20 à l'écrit et 11/20 à l'oral. Je suis contente de moi.
Cet été là, je ne pars pas en vacances. La solitude ne me gêne pas, je m'y complais. Je passe toutes les vacances à lire au soleil sur le bord de ma fenêtre. S'en m'en rendre compte je mange de moins en moins.

Voilà la rentrée scolaire, cette année je suis en Terminale. J'ai peur de rater le bac. La philosophie me semble du chinois. Je ne suis plus dans la classe de ma meilleure amie, je suis perdue parmi des gens inconnus. On ne veut pas de moi, je déprime. Je pleure sans cesse, je ne mange presque plus...43...42...41...40kg...

« Tu es anorexique ma fille ».
« Tu rigoles maman ? je fais seulement attention à mon poids »
Mon existence m'échappe des mains. Je meurs à petit feu, je fais souffrir tout le monde. On est début 2001, ma mère m'emmène à l'Hospital, comme mon imc est de 17, on décide que je ferais un traitement ambulatoire.
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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00

IMC

Poids idéal pour mon 1.55 m

femme mannequin - 10% -> 43.2 kg

femme mince - 5% -> 45.6 kg

femme normale +0% -> 48.1 kg Poids idéal

femme avec petit excès +5% -> 50.5 kg

femme avec excès +10% -> 52.9 kg

femme avec très gros excès + 15% -> 55.3 kg

Finalement j'ai connu un peu tous ces poids dans ma vie puisqu'au collège je frôlais les 56 kg pour 1.50...puis en terminale je suis tombée à 40 kg avec l'ano



http://www.patch-confort.com/indexcoque.html?indexm.html&indexet.html&minceur_imc.htm
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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00

Je m’en souviens comme si c’était hier de cette première fois où je me suis froissée avec mon corps. J’avais dix ou onze ans, c’était les grandes vacances. J’étais à un âge où normalement on ne se pose pas de questions sur son poids, son apparence ou sur ce que l’on avale. (Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui malheureusement)

 

 

Je me trouvais avec une amie à la  piscine. Assise sur le rebord du bassin je regardais mes cuisses. Elles avaient un aspect suspect. C’est quoi ces bosses et ces creux ? Mais c’est fort laid ! Quoi de la cellulite ? Sur moi ? Je ne connaissais pas encore cette chose d’adulte, pourquoi venait-elle m’envahir ?

 

 

Cette anecdote je ne l’ai jamais raconté à quiconque de vive voix. Cette découverte je l’ai extrêmement mal vécu. C’était tout simplement anormal d’avoir de la cellulite à mon âge, je n’étais une enfant après tout !

 

 

Quand j’y réfléchis, je me demande pourquoi cet épisode m’a tellement bouleversé. A cette époque je vivais en harmonie avec mon poids, et mon apparence m’importait peu. Je mangeais des glaces avec le plus grand des plaisirs, je buvais du coca-cola normal et je vivais.

 

 

 
 
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