Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

Recherche

Citation

  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

Archives

°~°~° Bienvenue °~°~

un--55-.jpg

Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:55

 

La manorexie c’est le doux nom que les Anglais utilisent pour l’anorexie masculine.

 

J’ai remarqué qu’en ce moment on aime bien faire des mots valises avec le mot anorexie…pourtant je ne le trouve pas attrayant ce mot « anorexie ». Pendant longtemps le prononcer me donnait mal au bide…Bref passons.

 

On n’en parle pas suffisamment mais l’anorexie touche aussi les hommes même si pour le moment l’anorexie reste majoritairement féminine. Personne n’est  l’abri de cette maladie.

 

L’anorexie masculine est en train de prendre de l’ampleur et de plus en plus d’hommes en souffrent. Il y a quelques mois le British Health a publié des chiffres montrant qu’en 10 ans les hospitalisations d’hommes souffrants d’anorexie ont progressé de 66%.

En France, la proportion d’anorexie chez les hommes augmente également constamment : 30% des cas d’anorexie touchent les garçons.

 

Cependant il est bien souvent difficile d’établir le diagnostic car les hommes sont moins enclins à se confier sur leur état de santé et leurs problèmes.

 

J'avais déjà donné ces chiffres dans un précedent article.

 

Le cas d’Ollie Roche

 

Ollie Roche c’est un jeune homme de 19 ans qui se bat contre l’anorexie depuis 2009. Il avait atteint le poids critique de 28,5 kg et a dû être hospitalisé pendant 2 mois à cause de son IMC trop bas mais aussi parce que de nombreux problèmes de santé se sont développés à cause de son sous poids.

 

Aujourd’hui avec sa mère, il a décidé d’éveiller les consciences face au fléau qu’est l’anorexie. Ils sont lancé un pétition sur Internet pour interpeller les pouvoirs publics afin de mieux encadrer les jeunes souffrant de troubles du comportement alimentaire.


 ollie.jpg

 

Vous pouvez voir ICI un reportage sur Ollie de la BBC et lire ici un article en anglais

 

Repost 0
Published by Eixerona - dans Anorexie au masculin
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 17:16

Les hospitalisations d'hommes souffrant de troubles de l'alimentation ont augmenté de 66 % en 10 ans en Grande-Bretagne. Les experts s'inquiètent de l'influence des photos de mode et d'un culte du corps "parfait" devenu obsessionnel.

 

 

Les statistiques du British Health Service (NHS) ont de quoi surprendre tant il est communément admis que les troubles de l'alimentation concernent d'abord les femmes ou les adolescentes obsédées par leur ligne.

Ainsi, sur la dernière décennie, les hospitalisations d'hommes souffrants de désordres alimentaires ont progressé de 66 %, nous rapporte The Daily Mail. 1,6 millions de personnes souffriraient de pathologies liées à l'alimentation en Angleterre, dont 20 % d'hommes.

Ce que les anglo-saxons nomment "manorexie" serait donc en train de prendre une ampleur inédite, et les diagnostics sont d'autant plus difficiles à établir que généralement les hommes se confient peu sur leur propre santé. Ils seraient également moins enclins à reconnaître l'existence d'un problème strictement lié à leur alimentation. Pudeur et timidité mis à part, les spécialistes expliquent que la maladie est encore trop associée à un problème d'adolescente, ce qui ne facilite pas sa prise de conscience par des hommes adultes.

Les médecins déplorent l'influence des photos de mode et des publicités. Des mannequins très maigres transformés en canons de beauté influenceraient certains hommes qui, outre les régimes, s'astreignent à une activité physique intense, quotidienne voire davantage. La plupart ne se rendent pas compte ce qui se joue et de ce qu'ils risquent dans cette spirale infernale. L'obsession du corps "parfait" peut parfois prendre le pas sur toute autre considération, constatent les médecins.

Fox News rappelle d'ailleurs que les troubles alimentaires ont pris aux Etats-Unis les proportions d'une inquiétante épidémie , selon la National Association of Anorexia Nervosa and Associated Disorders. Ils toucheraient aujourd'hui 10 millions de femmes et 1 million d'hommes dans le pays.

Dans un entretien accordé en octobre 2008 à La Dépêche.frJean Chambry, pédopsychiatre au Centre hospitalier de Kremlin-Bicêtre, rappelait que 30 % des cas d'anorexie touchent des garçons en France, et que cette proportion est en augmentation. Il expliquait lui-aussi que les hommes qui avaient jadis l'habitude d'exprimer leur malaise par l'alcool et le tabac sont de plus en plus influencés par les photos de mode dont certaines vont jusqu'à cultiver l'androgynie.

Le pédopsychiatre précisait : "La raison principale est la même que chez les filles : le refus de devenir adulte et d'avoir une sexualité mature. On utilise son corps comme l'expression de son malaise. Une phase de boulimie a souvent été vécue précédemment. Après, chez le garçon, il y a aussi la volonté de recherche d'un corps musclé, signe premier de virilité".

En 2002, dans les Cahiers de psychologie cliniqueIsabelle Orgiazzi-Billon-Galland et Michèle Chappaz écraivaient : "Sur le plan clinique, il semble qu’un préjugé attribue une gravité plus importante à l’anorexie masculine, présentée comme étant plus régressive et archaïque que l’anorexie féminine, celle-ci étant même considérée par certains auteurs comme une entité relativement circonscrite autour d’une pathologie du narcissisme".

Au terme de leur étude menée sur 5 garçons pendant 4 ans, les psychologues cliniciennes écrivaient : "Nous avons vu précédemment qu’en ce qui concerne l’anorexie du garçon, les diverses publications soulignent soit son « caractère très semblable au syndrome de la fille », soit au contraire ses différences, en la rattachant « à l’homosexualité, ou à la psychose »
Il semble donc que notre travail étaye les travaux qui penchent pour le lien à établir entre l’anorexie mentale masculine et l’homosexualité, dans une mise à mal de la position identificatoire masculine et de l’intégrité de la représentation du corps. Le matériel projectif met en évidence un fonctionnement psychique où les positions homosexuelles sont prégnantes ; si la bisexualité psychique est normale chez tout individu, elle s’avère ici très présente, de par l’importance d’une identification féminine marquée et d’une homosexualité infantile insuffisamment refoulée".

 

SOURCE http://www.atlantico.fr/pepites/manorexie-anorexie-masculine-progression-inquietante-culte-corps-144585.html

 

homme_hesitant.jpg

 

Repost 0
Published by Eixerona - dans Anorexie au masculin
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 10:41

Souvent considérés comme étant un problème féminin, les troubles alimentaires gagneraient aussi du terrain auprès des hommes qui deviennent de plus en plus stricts avec leur image corporelle, selon l’organisme Anorexie et boulimie (ANEB) Québec.


 

Josée Champagne, directrice d’ANEB, remet en question la statistique (Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée) qui stipule que seulement 10% d’hommes souffrent de troubles de conduite alimentaire sur les 65 000 personnes concernées au Québec.


« Cette statistique est certainement plus élevée. Elle doit être de l’ordre de 15 %. Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas ces hommes qu’ils n’existent pas », avance-t-elle.


Si une fraction ose réclamer de l’aide auprès de l’organisme, la plupart ne le font pas parce qu’ils se sentent « sous-représentés ».


« Si un homme se retrouve seul parmi un groupe de soutien de dix femmes, il pourra difficilement s’identifier au problème », juge-t-elle.


La Dre Mimi Israël, chef de l’unité de psychiatrie de l’Institut Douglas, abonde dans le même sens en indiquant qu’il est plus difficile pour un homme de trouver l’aide nécessaire.


« Il y a déjà beaucoup de stigmatisation autour de ce problème et elle est encore plus forte chez les hommes. Par exemple, pour qu’un ami de l’homme concerné lui en parle, ça prend beaucoup de courage », soutient-elle.


Mme Champagne croit d’ailleurs que la sensibilisation devrait être accrue du côté des écoles qui offrent une concentration en sports, où l’esprit de « compétition et de performance est fort », afin de prévenir les comportements excessifs.


Une question de perception?

Plusieurs hommes auraient tendance à penser que les gens en dessous de leur « poids santé » ont un poids normal, affirme la Dre Israël, en plus de souffrir bien souvent d'autres problèmes, tels que l’anxiété et la dépression.


Ces troubles, qui se manifestent entre autres par l’anorexie restrictive et la boulimie, peuvent être accompagnés par une obsession de prendre de la masse musculaire en absorbant divers produits, comme des suppléments alimentaires, souligne la docteure.


La Dre Israël participera au congrès (ouvert au public) intitulé « Aux confins du savoir en santé mentale », organisé par la Fondation Graham Boeckh, qui se tiendra le jeudi 26 mai à Montréal.

 

source http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2011/05/20110525-155826.html

 

regime-homme.jpg

Repost 0
Published by Eixerona - dans Anorexie au masculin
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 11:15

L'anorexie masculine existe-t-elle? «Oui, mais elle est beaucoup plus rare que l'anorexie féminine», répond le Dr Jean Wilkins, professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et responsable de la clinique des troubles de la conduite alimentaire de la section de médecine de l'adolescence du CHU Sainte-Justine. «Sur quelque 150 nouveaux cas qu'on traite annuellement ici, seulement 3 patients sont des garçons. Mais la maladie s'exprime de la même manière», ajoute le médecin.

Habituellement, il s'écoule de trois à six mois avant que les parents convainquent leur enfant de les accompagner chez le médecin. «C'est aussi le temps qu'il faut à l'adolescent pour atteindre le poids qui deviendra son poids minimal», signale le Dr Wilkins. Les répercussions physiologiques, physiques et psychiques qui se manifestent, il les mesure, à ce moment-là, par les signes vitaux et par le degré d'épuisement physique et psychique affiché par l'adolescente ou l'adolescent. «Outre l'aménorrhée et l'hyposexualisation, le corps réagit à une insuffisance d'apports caloriques en modifiant la circulation périphérique afin de privilégier “l'alimentation du cœur et du cerveau”, le tout se traduisant par une baisse de la tension artérielle, une diminution du rythme cardiaque, une froideur des téguments, une acrocyanose...» Le rythme cardiaque descend jusqu'à 50 battements à la minute, voire 30 ou 40 la nuit. «À ce stade, nous préférons hospitaliser les jeunes, indique le Dr Wilkins. On doit les surveiller, puisque le risque d'un arrêt cardiaque est présent.»

 98964715.jpg

Les médecins soupçonnent une anorexie mentale en présence des quatre A: adolescence, aménorrhée (arrêt des menstruations), amaigrissement et alimentation restrictive. Comment cela touche-t-il différemment les garçons? «Chez les deux sexes, le comportement anorexique s'installe à la suite de cette rencontre entre un individu vulnérable et la sensation particulière que lui procure le contrôle restrictif de son alimentation, explique le Dr Wilkins. Le tout survient généralement à l'adolescence. On peut y voir une similitude avec la toxicomanie, qui nait de la rencontre entre un individu fragile et un produit toxique. D'où la considération d'inclure le trouble alimentaire dans la catégorie des troubles de la dépendance. Cette conduite alimentaire restrictive qui produit un effet intoxicant devient une drogue permise et légale!»

Des recherches récentes sur la façon dont le cerveau de personnes anorexiques se modifie pendant la maladie appuient les propos du Dr Wilkins. La maladie affecterait le circuit cérébral de la récompense, qui associe le plaisir au fait de manger, de boire et d'avoir des rapports sexuels. Or, ces modifications entraineraient une incapacité plus générale à éprouver des plaisirs simples (ce qui arrive dans les cas de dépendance aux drogues). 

Homosexuels, les garçons anorexiques?

En 30 ans de carrière, le Dr Wilkins a vu passer de nombreux patients dans son cabinet. Des cas lourds d'enfants âgés de 12 à 18 ans avec des problèmes de drogue et de sexualité ou qui ont fait des tentatives de suicide. «C'est seulement au début des années 80 que l'on a commencé à recevoir les jeunes filles aux prises avec des troubles du comportement alimentaire; les deux formes les plus graves sont l'anorexie mentale et la boulimie nerveuse.» Au début, il traitait des adolescentes issues de milieux nantis, des élèves «modèles» qui ont toujours été ce que les autres voulaient qu'elles soient. De nos jours, la maladie frappe toutes les couches de la société, y compris les garçons, affirme le pédiatre.

Selon certains cliniciens, l'homosexualité pourrait favoriser l'anorexie. Les statistiques sont très variables, mais les hommes homosexuels seraient plus enclins à se référer aux canons de beauté masculins. «Souvent les parents s'inquiètent de l'orientation sexuelle de leur fils anorexique parce que celui-ci ne semble pas “intéressé” par les filles, souligne le Dr Wilkins. C'est normal. L'anorexie s'accompagne d'une baisse de la libido consécutive à une régression sur le plan hormonal. Ces adolescents ne sont pas pour autant homosexuels. Tout finit par se replacer avec le temps et ils retrouvent leur orientation sexuelle première.»

84429218.jpg

D'après le Dr Wilkins, le refus de nourriture témoigne d'une impasse dans le processus de développement propre à la période de l'adolescence. Hypersensibilité, figure parentale absente ou étouffante et blessures d'enfance ou toutes récentes font souvent partie des composantes de ce mal. «C'est une maladie complexe et difficile à traiter, avoue le Dr Wilkins. Les adolescentes et adolescents qui en sont atteints nient leur problème. L'anorexie est pour eux un refuge où ils se cachent un temps pour combler leur vide intérieur. Le contrôle qu'ils exercent sur leur faim et sur leur poids devient ainsi une victoire personnelle et sur leur entourage. C'est une façon de s'affirmer, une identité transitoire nécessaire.» Dans de telles conditions, les amener à consulter un médecin représente un tour de force.

L'abaissement récent de l'âge des anorexiques complique encore davantage la problématique. «Nous accueillons aujourd'hui des enfants qui souffrent d'anorexie mentale avant que leur puberté se soit développée, mentionne le Dr Wilkins. Pour ces fillettes, le refus de vieillir, d'avoir des formes, de devenir une femme est manifeste. Elles sont tenaces dans leur maladie et donnent peu d'accès à leur souffrance, qu'elles ne reconnaissent pas toujours, du moins pas dans l'immédiat.»

82721651.jpg

Si le Dr Wilkins s'inquiète tant, c'est que l'anorexie chez les jeunes enfants, garçons et filles, interrompt leur croissance en évolution. «À l'âge prépubère, il y a normalement un durcissement des os, un renforcement du cœur et une augmentation de la masse du cerveau pour se préparer à la croissance accélérée du corps qu'engendrera bientôt l'adolescence, dit-il. Tout ce processus étant freiné, il y a des risques de séquelles sur leur développement et leur santé. Plus les jeunes souffrent tôt d'anorexie, plus le risque est grand que la maladie persiste longtemps.»

Autre point inquiétant: «L'anorexie mentale et la boulimie nerveuse ont une durée qui souvent dépasse l'adolescence et déborde sur l'âge adulte, ce qui cause une morbidité parfois lourde et compliquée, fait observer le Dr Wilkins. Ceux qui continueront dans l'anorexie après leur adolescence sont plus susceptibles d'être atteints d'un trouble psychiatrique additionnel, que ce soit une personnalité limite, un trouble du caractère ou une dépression. Le transfert de ces patients dans un milieu adulte de soins est indispensable mais pas évident. Là, ils peuvent plus facilement refuser l'aide proposée et ils tombent alors dans l'errance.»

Dominique Nancy

Source: http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20100607-lanorexie-au-masculin-plus-rare-mais-aussi-dangereuse.html

 

Repost 0
Published by Eixerona - dans Anorexie au masculin