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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

un mauvais film?

Je regarde ma vie comme on regarde un mauvais film d'action. Je me cramponne au fauteuil en hurlant: "Non, non, n'ouvre pas cette porte! Il y a un méchant caché derrière. Il va t'attraper et te ligoter. Tu vas rater ton train et tout va s'écrouler!". Sauf que, dans mon histoire, il n'y a pas de méchant. Celui qui m'est tombé dessus n'est autre que moi-même. Mon double, une bonne femme décharnée et diabolique, me souffle: " Ne mange pas. Je ne veux pas que tu manges. Je te laisserai tranquille dès que tu seras maigre, je te le jure. Tout ira bien quand tu seras maigre."

Elle ment. Elle ne m'a jamais laissée tranquille. Et je ne suis jamais parvenue à m'extirper complètement de ses griffes.

Marya Hornbacher Piégée

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

L'enfer...

" Quoi qu'il en soit, je ne souhaite à personne ce voyage au palais des glaces de l'enfer. Je ne souhaite à personne les terribles conséquences de la maladie -le corps détruit, la tentation constante, la certitude d'avoir échoué à devenir soi-même, la peur de recommencer à zéro. Je ne pense pas que les gens sachent que l'on ne se remet pas de la boulimie et de l'anorexie. La grande majorité d'entre nous serons hantées par elles notre vie durant. On peut changer de comportement, penser autremement son corps et son identité, abandonner ce mode de relation au monde. On peut apprendre, comme je l'ai fait, qu'il vaut mieux être un être humain qu'une enveloppe vide. On peut guérir, mais on n'oublie jamais."

Marya Hornbacher, Piégée

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

comment s'engouffrent les tca?

Les troubles de l'alimentation ne sont en général ni une phase ni un signe de folie. Certes, ils rendent fou, non seulement l'entourage de la personne malade, mais cette personne elle-même. Ils constituent un noeud de contradictions mortelles: un désir de pouvoir qui ôte tout pouvoir; une démonstration de force qui enlève toute force; un désir de prouver que l'on est tenaillé par aucune faim humaine et qui devient un besoin pressant de la faim elle-même. C'est une quête d'identité qui, en définitive, prive de toute identité, sauf du titre misérable de "malade". C'est une caricature des canons de beaué qui se prend soi-même pour cible. C'est une protestation contre les stéréotypes féminins qui, en fin de compte, fait de soi la plus faible, la plus démunie et la plus névrosée des femmes. On croit que la maladie protège, rend indépendante et l'on s'aperçoit que c'est l'inverse. Ces contradictions commencent à diviser la personnalité en deux. Le corps et l'esprit se séparentn et c'est dans cette brèche que s'engouffrent les troubles de l'alimentation.

Marya Hornbacher, Piégée, mémoires d'une anorexique.

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
31 octobre 2005 1 31 /10 /octobre /2005 00:00

La maigreur, ce n'est pas la perfection.

La maigreur, ce n'est pas beau.

La maigreur, c'est la mort.

Ana fait que la maigreur m'attire, c'est comme ça...Mais je ne veux pas être un squelette ambulant, je ne veux pas ressembler à une rescapée d'Auschwitz.

Il y a quelques années, Ana est arrivée. Moi qui aimais manger, moi qui me moquais de mon apparence...tout ça a changé brusquement...

Qui aurait pu se douter que j'allais sombrer dans l'anorexie?

Je suis malheureuse de ne pas me voir mince.

Je suis malheureuse de me priver sans cesse et de faire du sport à outrance...

Arreter??? Mais j'ai essayé...plusieurs fois d'ailleurs...toujours le même résultat: ECHEC...et pulsions suicidaire pour cause de prise de poids, bien que legere...

Je n'ai pu ce coprs décharné d'anorexique qui fait peur, mais tous les autres symptômes sont là. Pourtant qui pourrait se douter que derrière cette fille souriante, il y a une anorexique?

Beaucoup pense à tort que l'anorexie se résume à être maigre. Au début oui il y a une forte chute de poids, mais quand on vous menace de vous hospitalier pour vous gaver en vous laissant seule dans une chambre sans rien, eh bien vous capitulez. Vous gardez le poids minimum qu'on vous impose...Mais les pensées anorexiques, elles sont toujours là...

Et malgré tout il y a cette pulsion de vie, car si je voulais mourir, je me serais tuée depuis longtemps...

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Published by eixerona - dans Mes écrits
29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 23:00
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Published by eixerona - dans Boulimie & compulsions
29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 23:00

Contre l’isolement des malades atteints de

TCA

source: http://www.autrement.asso.fr/

 

 

             Depuis longtemps, une habitude, qui nous semble fâcheuse, a été prise par les services hospitaliers qui prennent en charge des malades atteints de troubles du comportement alimentaire (TCA) : l’isolement.

            Ce ne serait pas si grave si ce n’était pas aussi un mode de pensée.

            Or il nous semble que ce mode de pensée et l’isolement physique qui le représente est d’un rare illogisme dans ces maladies que sont les troubles du comportement alimentaire.

            Et, au plan conceptuel, de quel droit enferme-t-on des malades consentants à être hospitalisés pour se soigner ?

            Il nous semble enfin que cette pratique est un péché contre l’esprit et ne trouve guère de justificatif dans un pays démocratique.

            Mais tentons d’analyser le problème.

 

 

 

            Qu’est-ce que l’isolement ?

 

 

            L’isolement consiste à obliger la patiente à rester dans sa chambre d’hôpital, que la porte soit fermée à clé ou non.

            La malade n’a pas le droit de quitter sa chambre, pas le droit de recevoir de la visite, ni de téléphoner.

            Elle peut ou pas recevoir du courrier (selon les cas).

            Elle mange dans sa chambre, seule.

            La porte des toilettes est habituellement fermée à clé.

            Elle doit demander la permission pour utiliser les toilettes (brossage des dents, toilette corporelle). La peur est ici que la malade en « profite » pour vomir ou recracher sa nourriture.

 

 

 

            Qu’est-ce qu’un contrat de poids ?

 

 

            Un contrat de poids est un contrat de prise de poids : selon le poids pris, la malade se voit accorder des avantages qu’elle n’avait pas. C’est le système du « bâton et de la carotte » pour l’âne.

            En pratique ceci se pratique de la façon suivante : une anorexique par exemple entre à l’hôpital avec un poids de 38 kg pour 1,65 m. On lui explique qu’elle sera isolée. Elle accédera à des avantages en fonction du poids pris : VOICI UN EXEMPLE :

            De 38 à 41 kg, l’isolement reste total (d’un point de vue nutritionnel, 3 « vrais » kilos se prennent en 3 semaines, à condition de manger à hauteur de 2300 à 2500 kcal/jour. Soit 3 fois plus qu’avant d’arriver à l’hôpital !). 

            A 41 kg, elle a droit à un coup de téléphone/semaine.

            A 42 kg, elle a droit à 2 coups de téléphone.

            A 43 kg, elle recevra la visite des parents, mais en nombre et temps limités (une fois/semaine).

            A 44 kg, première sortie hors de la chambre, pour aller par exemple aux ateliers « thérapeutiques » (!!).

            A 45 kg, première promenade. 

 

 

 

 

 

            Le paradoxe de l’isolement

 

 

            La malade anorexique ou boulimique est seule, très seule. Elle s’est isolée elle même depuis longtemps. Elle s’est rétractée, a perdu toute sensation. Elle a peur même du contact avec les autres.

            Il lui faudra des années de travail pour échapper à cet isolement consenti « librement » à la maladie ! Pourquoi en rajouter ?

            Elle a perdu confiance dans les autres et a le plus grand mal à instaurer avec autrui des rapports sans méfiance. Pourquoi en rajouter ?

            Elle doit s’ouvrir (et on l’enferme). Elle doit se tourner vers les autres et arrêter de se regarder le nombril (et on la contraint à ne penser qu’à elle et à sa maladie).

Elle doit partager (et on la laisse seule).

            Sur un plan plus général, n’est-ce pas paradoxal par ailleurs qu’à une époque où tous les services psychiatriques se sont ouverts (sortie en permission de malades psychotiques ou dépressifs), les seuls malades que l’on enferme toujours soient les anorexiques et les boulimiques.

            Dans la prise en charge des adolescents, l’accent est actuellement mis sur la confiance, la pensée positive, la responsabilisation face au monde des adultes.  

            Sur un plan plus philosophique, nous avons du mal à accepter que des malades si fragiles, si inquiètes, anxieuses, si soucieuses de leur propreté soient isolées au point qu’elles ne puissent pas assurer simplement les besoins hygiéniques corporels.

 

 

 

            Le paradoxe du contrat de poids

 

 

            Le Dr X. dit à une anorexique : « le poids n’est pas si important ; arrêtez d’être fixée dessus. Ce n’est pas ça qui compte dans la vie ». Et il ajoute : nous allons vous isoler et vous n’aurez droit à une permission qu’à 43,6 kg (drôle !).

            Et un poids, ça se manipule : n’en rajoutons pas

            Et un poids, c’est variable en fonction de critères physiologiques (l’eau)

 

 

 

           Au delà de l’isolement, la sortie de l’hôpital

 

 

            La sortie de l’hôpital est un grand  moment !

            Tellement attendu et aussi tellement angoissant !

            Après une hospitalisation d’une telle durée (plusieurs mois parfois), les malades attendent la sortie comme une délivrance.

Mais quelle angoisse de se retrouver seule face à ses repas, sans personne pour vous « garantir » que c’est « diététiquement correct ». Et quelle responsabilité aussi d’être obligée, soi-même, d’organiser les repas. C’était plus facile quand c’était « l’autre » qui décidait !

            Face à cette sortie qui angoisse et ravit en même temps, et ceci concerne bien des malades, une réflexion s’impose :

·       La sortie de l’hôpital, ça se prépare. Il faut « garder » la malade tout autant de trop d’euphorie que de trop d’angoisses. Il faut l’amener à la sortie.

Pour ceci, il lui faut des permissions les semaines précédentes, pour qu’elle se lance des défis, tant alimentaires que comportementaux : une sortie au restaurant, une brioche à « 4 heures », la gestion de son temps et de ses repas. 

 

 

 

 

 

            Contrat de poids contre contrat de confiance

 

 

            Le contrat de poids est réducteur dans la prise en charge des malades car il ne suffit pas d’atteindre le poids que le thérapeute à fixer pour guérir. 

 

 

 

 

 

            On rate des malades qui ne veulent pas cet isolement

 

 

            Cette méthode d’hospitalisation fait souvent fuir les malades. Pour n’importe qui, l’isolement en chambre est bien difficile. Cela le sera d’autant plus pour ces malades qui sont souvent hyperactives. Résultat, elles préfèrent ne pas se faire hospitaliser et pourtant c’est souvent un passage obligé pour que la malade « prenne les armes nécessaires » pour pouvoir ensuite continuer son combat contre la maladie en ambulatoire.

 

 

 

            On les rabaisse

 

 

            Enfermée dans sa chambre, la malade a souvent l’impression d’être punie. Elle n’est  pas malade, elle a commis un crime !!

            Elle qui manque déjà de confiance en elle, qui a un problème avec son identité, a vraiment le sentiment d’être rabaissée. Je n’ai pas la parole … Alors, qui suis-je ? Je ne compte pas aux yeux des autres …

Du coup, elle se trompe de cible : au lieu de lutter contre la maladie, elle lutte contre le personnel : alors elle dissimule, elle vomit, elle boit de l’eau pour prendre du poids plus vite, etc…

 

 

 

 

 

 

            CONCLUSION

 

 

            Il n’y a pas de justification à l’isolement, sauf cas très particulier, et à la demande du malade.

            En effet :

1.      L’isolement est un non sens : ces malades se sont déjà assez exclus comme ça, du fait de la maladie. Il faut resocialiser et non pas enfermer. Il faut ré-apprendre à manger avec les autres et non pas seule dans son coin.

2.      Le contrat de poids les fige encore plus autour de leur poids, elles qui y sont déjà assez enfermées.

3.      Le contrat de poids les « pousse » à tricher sur leur poids beaucoup plus que si le traitement insiste moins sur le lien entre les progrès et le poids.

  1.  Isolement et contrat de poids ne peuvent s’appliquer à des malades adultes.

5.      La bataille commence vraiment après la sortie de l’hôpital et il faut y préparer les malades, en privilégiant les permissions.

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Published by eixerona - dans Anorexie
29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 23:00
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Published by eixerona - dans Anorexie
27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 23:00

 

Un commentaire que j'ai très apprécié, et qui mérite d'avoir son propre post. Merci Rosemary.

Expéditeur : rosemary111.skyblog.com
Rédigé le : Mardi 18 octobre 2005 à 16:53

Article associé : le mouvement pro ana

Je suis d'accord avec toi Lyla, mais j'irai même plus loin... J'ai beaucoup de difficulté avec le terme de pro-ana. Je ne sais pas, comment être "pour l'anorexie"? On est anorexique un point c'est tout. Comme tu l'as si souvent mentionné on ne choisit pas cette maladie, pas au début du moins... C'est une façon de survivre à une réalité qui est trop difficile à supporter. J'ai vraiment TOUT essayé pour guérir, mais je n'y arrive pas. Je peux maintenir un poids et une alimentation normale pour un temps, mais c'est pas une vie d'être terrorisée par le regard que l'on croit que les autres portent sur notre corps. De vouloir se cacher pour ne plus exhiber ces formes indignes à nos yeux... de vivre l'angoisse d'exister jour après jour. Bref pas besoin de te faire un dessin tu sais de quoi je parle sans doute. Lentement je finis toujours par retourner à mes anciens comportements: les comportements anorexiques. Bien sûr les premières restrictions c'est moi qui les décide, mais bien vite je me sens dépassée par les évènements... Comme vous toutes sans doute... L'anorexie ça fait mal, on se tue à petit feu c'est sûr, mais si on la "choisi" c'est parce qu'elle nous fait moins mal que la vie, cette vie qu'on a pas choisi. Ça les docteurs ils ne peuvent le comprendre faute de l'avoir ressenti au plus profond d'eux-même. On cherche à nous guérir, mais on n'oublie qu'on est là, tapies derrière cette foutue anorexie et que c'est nous qu'ils risquent de détruire pas elle! Néanmoins "pro-ana" jamais... Et ta deuxième description Lyla, ce n'est pas être pro-anorexique, c'est seulement choisir la Vie et essayer de se préserver comme on peut... Malheureusement, contrairement à la croyance populaire les thérapies ne viennent pas à bout de tout, alors il faut apprendre à survivre comme on peut... Bonne chance Lyla! Et bonne chance à toutes, je crois que nous en avons besoin!
Bisous

Rosemarie
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Published by eixerona - dans Pro-anorexie
27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 23:00

 

 

Pro ana Kesako??

Oui ce terme on l'entend souvent, à tord et à travers...mais que signifie vraiment cette expression.

Je dirais que dans les pro ana, il y a deux catégories, et ces catégories sont totalement différentes.

1) il a d'abord les petites rigolotes qui veulent ressembler à "Kate Moss", et qui cherche le régime miracle pour maigrir...alors elles se disent pourquoi pas l'anorexie? Elles sont minces les ano non?
Elles vantent donc les qualités que l'anorexie a d'après-elle, donne des conseils totalement idiots pour maigrir...Bref c'est du n'importe quoi

2) La seconde catégorie, j'en fais partie. Ce sont simplement des filles qui souffrent d'anorexie mentale et qui en ont ras le bol de se battre contre la maladie...car c'est vrai qu'au bout d'un certain nombre d'années perdre son temps à tenter de guérir à tout pris, c'est laisser sa vie totalement de côté. Donc on apprend à vivre au mieux avec la maladie, on se débrouille comme on peut avec pour survivre et tenter de mener une vie "la plus normale" possible. Malgré tout on sait très bien que
l'anorexie est une maladie mortelle, et aucune "vraie" ne dira "devenez anorexique c'est cool". Non c'est pas cool, c'est pas un jeu...
Mais c'est vrai qu'au bout de 5 ans de maladie, je supporte plus qu'on me dise "mais tu vas guérir". Oui peut être, un jour...Pour le moment j'essaie de vivre ma vie. Je sais que l'anorexie n'est pas une vie, c'est un enfer. Malheureusement, elle est là, et ce n'est pas comme une grippe où l'on prend des médicaments et plus rien, non ce n'est pas ça du tout. L'anorexie c'est comme un cancer, il peut y avoir rémission, mais jamais guérison à 100%, la maladie peut toujours revenir un jour...ou pas...

On m'a déjà dit que j'étais pro ana. Oui je le suis mais dans la seconde catégorie. Pour le moment je ne veux pas chercher particulièrement à guérir. Je tente uniquement d'avoir un moral assez bon, de réussir mon année à la fac et de passer de bons moments avec mes amis.

Je n'ai pas envie de mourir, la mort me fait peur. Mais je suis incapable de manger "normalement" car la prise de poids me fait terriblement peur...et les seules fois que j'ai tenté de reprendre
une alimentation "meilleure" mais la tête n'a jamais suivi...et être au bord du suicide à cause d'un kilo non merci!

La chose certaine c'est que je ne considère ni l'anorexie comme un régime ou un mode de vie. L'anorexie mentale est une maladie grave qui fait souffrir énormément, et je ne souhaite à personne, même pas à ma pire ennemie de tomber dans le cercle vicieux de l'anorexie.

Bon on va peut-être me dire, mais entre "Ana" vous vous donnez des trucs. La réponse c'est plus ou moins. On se donne surtout des informations au niveau de la santé pour prendre des compléments alimentaires afin d'éviter trop de carences. Oui j'ai déjà lu sur le net le manuel du comment vomir, mais bon il y avait des anorexiques ou boulimiques vomisseuses avant la diffusion d'Internet non? Eh bon je crois que tout le monde sait que la seule méthode c'est le doigt au fond du gosier, d'ailleurs les médias nous le rappelle à chaque fois lors des reportages sur l'anorexie.
Quant aux laxatifs, on trouve tout sur doctissimo.fr, une jolie liste avec les marques, les effets et les tarifs...no comment!

A ce propos c'est un de mes psy qui m'a appris que je pouvais vomir ou prendre des laxatifs pour maigrir, franchement moi je n'y avais jamais pensé...

Pour conclure, je dirais que je suis une fille qui essaie de vivre malgré une malade de merde que les médecins ne savent pas guérir.

Voilà c'est juste mon avis, j'ai traduit mes pensées grâce à des mots. Si vous êtes d'accord, c'est bien. Si vous n'êtes pas d'accord tant pis.

La diversité de pensée fait la diversité du monde...
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Published by eixerona - dans Pro-anorexie
27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 23:00

 

extrait de mon journal :Dimanche 27 février 2005

Il y a des moments dans la vie où l'on se sent tellement vide et triste que plus rien n'a d'importance. Le vide est tellement grand qu'aucune larme ne peut couler et qu'un froid intense nous envahit. On ne peut plus rien faire à part attendre...attendre la vie, attendre la mort, attendre que le temps passe, attendre qu'un rayon de soleil nous éclaire.

Détresse tu m'envahis. Tu m'anéantis. Je t'ignore car je veux avancer et t'oublier. Mais ton chant résonne toujours, et il finit tôt ou tard par me rattraper.
Jour après jour je joue la comédie, je fais semblant de vivre...toujours faire mine...
Ne pleurer qu'en tête à tête avec soi-même, et faire semblant d'aller bien lorsqu'on est pas seule, c'est nécessaire pour préserver une certaine vie sociale.

L'amour, l'amitié sont là, autour de moi et m'enveloppe. On me tend la main mais je suis trop faible pour l'attraper.

La douleur est lacinente et me transperce de ses pics. J'ai mal. Je pleure. Je m'isole. Le désespoir avec son froid glacial m'envahit.
Je regarde autour de moi, tout pour être heureuse...et je sanglotte dans ma triste mélancolie.
Le noir s'infiltre dans mes chairs, il me glace le sang. Je vais exploser. Je ne sais que faire pour me libérer.

[...]

On m'aime, on m'apprécie, on m'admire...
Je me hais, je me déteste, je me répugne...

Je suis dans une damnation éternelle.

La marquise des anges déchus voilà ce que je suis. Je ne vais jamais bien, je ne me sens que très rarement bien. Le monde qui m'entoure me semble étranger, jusqu'à ma propre chambre

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Published by eixerona - dans Carnet de route