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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 23:46

En un an, l’anorexie a totalement transformé ta personnalité. […]

 

Au début de ta maladie, tu expliquais que deux Solenn cohabitaient en toi : celle qui était attirée par les paillettes, celle plus profonde, qui rêvait de pureté, de causes humanitaires. Celle qui avait mené une vie de patachon et celle qui culpabilisait devant la futilité de ces soirées.

 

Je te sentais perpétuellement tiraillée entre ton idéal d’une belle existence enrichissante et généreuse et l’image décevante que le monde t’en renvoyait. Ecartelée entre « l’appel à la vie et le désir de ne pas être salie par la médiocrité humaine, le désir de ne pas y participer ». […]

 

Exigeant beaucoup de toi et des autres, tu désirais toujours plus, tu voulais tout, tout de suite. Cela te menait fatalement à une insatisfaction permanente, à des désillusions, et à des déceptions répétées.

 

Tu repoussais les limites le plus loin possible.

 

 

Véronique Poivre d’Arvor À Solenn

 

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 23:44

«  Merci pour tout, mais je n’aime pas la vie », c’est ton dernier message. Pourtant, tu t’es battue pour donner une chance à cette existence qui te pesait parfois si fort.

 

Sur ton chemin chaotique, tu as eu des sursauts d’énergie, tu as fait preuve d’une détermination étonnante. Tu rêvais de venir à bout des violents vents contraires qui t’agitaient.

 

 

Véronique Poivre d’Arvor À Solenn

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 23:43

Ton visage a retrouvé les contours de tes quinze ans, tu resplendis. Ton papa, fou d’espoir devant cette transformation, était persuadé de ta guérison. Une petite voix pleine de scepticisme me chuchotait de ne pas nous réjouir trop vite. Tu recommençais à restreinte ton alimentation.

 

 

Véronique Poivre d’Arvor À Solenn

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 20:28

Pour se faire plaisir sans grossir….

 Grignotage : changez vos habitudes

 Au lieu :

Ø      d’un soda (120 cal) à un jus de tomate (60 cal)

Ø      d’un pain au chocolat (410 cal) à une tranche de pain complet (230 cal) et deux clémentines (40cal)

Ø      une crème dessert (160 cal) à du fromage blanc 0% (44 cal)

Ø      des cacahuètes (600 cal) à des tomates cerises (30 cal)

Ø      des bonbons (600 cal) à des abricots secs (200 cal)

Ø      un yaourt aux fruits (113 cal)  à  un yaourt nature 0% (44 cal)

Ø      des chips (570 cal) à des chips de pommes (74 cal)

Ø      une crème glacée (198 cal) à une compote de pommes (76 cal)

Ø      une barre chocolatée (480 cal) à une barre de céréales (350 cal)

Ø      des biscuits au chocolat (450 cal) à des biscuits diététiques (354 cal)

toutes les valeurs caloriques sont indiquées pour 100g

 Source Télé Star

 

Humm c’est bien beau tout ça, mais quand j’ai envie d’une crème glacée je n’ai pas envie d’une compote de pommes…

 Quant aux tomates cerises ce n’est pas vraiment le même prix qu’un paquet de cacahuètes…et on en trouve pas tout au long de l’année puisque c’est un fruit de saison normalement.

 Une fois plus je rigole des conseils diététiques qui peuvent traîner dans les magazines…il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau régime apparaisse…et après on se demande pourquoi les filles deviennent des névrosées de la bouffe…

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Published by eixerona - dans Nutrition
27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 22:01

 

Lors d’un de nos entretiens, Caroline m’avait conseillé d’assister aux réunions de parents d’anorexiques qui avaient lieu tous les mois à l’hôpital. Je suis sortie de la première rencontre émue et catastrophée : chacun à son tour racontait à sa manière la maladie de son enfant. Malgré les différences familiales, toutes ces filles te ressemblaient étrangement, c’était comme si vos personnalités étaient prisonnières d’un moule qui modelait vos pensées et vos comportements à l’identique et faisait de vous des photocopies les unes des autres.

 

 

Nous, parents, étions embarqués sur la galère de l’impuissance. Nous nous heurtions à votre farouche détermination avec les mêmes questions, les mêmes souffrances,  la même angoisse.

 

 

Il y avait aussi de l’exaspération, de l’épuisement, mais surtout un amour infini pour chacune d’entre vous.

 

 

Nous nous réjouissions des bonnes nouvelles des unes ou des autres pour souvent compatir, à la réunion suivant, l’espoir n’ayant été qu’un feu de paille.

 

 

Dans cette salle, en écoutant tous ces témoignages, j’ai compris que tu ne quitterais pas guérie la chambre où tu étais enfermée juste au-dessous de moi. Tu reprendrais quelques kilos, tu ferais semblant d’aller mieux pour regagner ta liberté mais sitôt la porte de l’hôpital franchie, tu t’empresserais d’amorcer la dégringolade tant redoutée.

 

 

 

 

Véronique Poivre d’Arvor A Solenn

 

 

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 21:59

 

Plus tard, tu nous as raconté ce qu’avait été le lendemain. Tu as voulu sortir de ta chambre. On t’y a reconduite en t’expliquant que tu n’avais pas le droit de la quitter, que ta porte devait toujours rester fermée. Tu as soudain réalisé combien ta condition ressemblait à celle d’une prisonnière et tu t’es effondrée. Tu étais complètement coupée du monde, tout contact épistolaire ou téléphonique avec l’extérieur était interdit.

 

 

Carole a dû déployer beaucoup de douceur et de persuasion pour te redonner une minuscule lueur de confiance et vous avez toutes les deux signé le fameux contrat de poids. Le jour où tu atteindrais 37 kilos, ta vie de recluse prendrait fin.

 

 

Ces 6 kilos étaient un sésame, mais l’idée d’avoir à les reconquérir représentait une supplice pour toi et tu essaierais souvent de tricher, en buvant beaucoup avant de passer sur la balance !

 

 

Cet isolement devrait te permettre un retour sur toi-même et une réflexion pour faire le point et essayer d’analyse ton mal-être. Je reste aujourd’hui sceptique sur son utilité, il n’a d’ailleurs pas été renouvelé par la suite. Il n’a fait que favoriser ta tendance au repli intérieur.

 

 

Tu t’étais coupée depuis longtemps de tous tes amis. N’aurait-il pas mieux valu favoriser des relations avec autrui ?

 

 

En te laissant 24h/24 face à toi-même, tu n’allais certes pas cesser d’être taraudée par tes obsessions de poids et de nourriture. Elles occupaient tant de place que tu ne parvenais même plus à ressentir la moindre émotion.

 

 

 

 

Véronique Poivre d’Arvor A Solenn

 

 

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 21:57

Peut-être as-tu cru que ton corps n’était que le prisme déformant de ta réalité, alors tu as inconsciemment décidé de le gommer, d’effacer toutes ses rondeurs qui te faisaient horreur.

 

Le mystère de cette transformation, ni toi, ni nous, ni tes amis, ni les médecins plus tard, n’on réussi à l’expliquer. Toujours est-il qu’une force inimaginable s’est emparée insidieusement de toi, te conduisant en un an aux portes de l’hôpital qui allaient se refermer pour une durée que nous ne connaissions pas.

 

 

Véronique Poivre d’Arvor A Solenn

 

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 19:47

Mes années Collège…

 

N’étant pas au mieux de ma forme pour cause d’estomac trop rempli, je vais tenter de me remémorer mes années collèges, ces quatre années si douloureuses qu’elles m’ont brisées intérieurement pour toujours…

La sixième s’annonçait déjà mal grâce au très gentil commentaire du directeur de mon école primaire sur mon dossier : “bons résultats. Devrait suivre en sixième ». J’ai quand même terminé mon année de sixième troisième avec presque 15 de moyenne. L’avantage d’être le bouc émissaire de la classe à part se concentrer sur le boulot on a rien de mieux à faire.

Hum je suis en train de regarder mes fameux bulletins de sixième. J’adore par exemple le commentaire du prof de sport au second trimestre “aucun enthousiasme, ne s’implique pas en cours”. Il est vrai que faisant martyriser par les autres, on ne pouvait pas dire que j’étais très motivée en sport. Par exemple en athlétisme pour être sûr que je sois la dernière mes gentils camarades de classes me donnaient des grands coups de pieds dans les tendons d’Achille, et le prof lui fermait les yeux. Et sinon que dire des sports en équipe…c’est toujours les mêmes personnes qui sont choisi comme chef d’équipe, et c’est toujours la même qui se retrouvait prise la dernière dans l’équipe parce qu’ils n’avaient pas le choix !

Je regarde le commentaire du troisième trimestre “peu de moyens mais bonne volonté”…et dire que maintenant je suis plus que sportive…c’était vraiment un sale con (pour rester poli) ce prof.

Alors que dire de ma sixième ? Me voilà toute timide dans un nouvel établissement, heureusement pour moi il y a une fille de mon ancienne classe de cm2, et elle décide de rester avec moi. Tout commence bien, jusqu’à ce qu’elle se retourne contre moi et dise des absurdités à propos de moi dans tout le collège…genre que ma Sega se trouve au milieu de la cuisine. Oui ça peut paraître rien, mais la moindre réflexion reprise par une classe de petits cons c’est mortel.

Ma sixième fût l’année la plus horrible de ma vie. J’ai eu le droit à des humiliations de tout genre…comme par exemple me baisser la jupe au milieu de la cour de récréation, les insultes, les coups, la mise à l’écart…

Je ne sais même pas pourquoi tout le monde s’en est pris à moi, je n’avais jamais rien fait à personne, mais on s’acharnait sur moi en me disant les plus grandes méchancetés, en me laissant seule dans mon coin…j’ai même eu le privilège d’avoir une chanson rien que pour moi.

J’avoue que je ne me souviens plus de tout ça en détails, avec les années j’essaie comme je peux d’effacer cette sombre année de ma vie, mais ce qui a été brisé le reste malheureusement.

Le pire cette année là est que j’ai dû aller au bout d’un ou deux mois à la cantine car ma mère retravaillait. Etant la dernière arrivée, je me suis retrouvée à la table où il restait une place et je n’étais pas la bienvenue. La nourriture était infecte mais en plus les autres racontaient les plus grandes bêtises comme « il y a des asticots dans les pâtes ». Je ne mangeais pas grand-chose, j’attendais patiemment que l’enfer du repas soit passer pour aller dans un coin toute seule dans la cour à me morfondre avant que mes bourreaux reviennent à la charge.

J’ai trop petite, trop gentille, trop réservée. On me bousculait j’étais en larmes, c’était très plaisant pour amuser la foule. En plus je n’étais pas à la mode. Maman me faisait des habits, j’étais donc « hors norme » ou bien je récupérais des fringues trop petits de ma mère ou ma sœur. Bref j’étais loin d’être la gamine vêtue de marque…j’étais donc le vilain petit canard.

Voyant que je ne me défendais pas, ma mère m’a inscrite à la boxe, elle a chopé les sales gamines qui me terrorisaient et elle est même allée voir le principal. Mais rien n’a changé.

Je ne dormais pas de mes nuits, j’étais terrorisée à l’idée d’aller à l’école. Je n’étais bien que lorsque j’étais malade à la maison.

Rentrée de cinquième, et toujours dans la même classe alors que le chef d’établissement était au courant de tous les problèmes que j’avais pu avoir l’année précédente. Cette année là j’ai encore eu des railleries, moins importantes, je tentais de ne pas y faire attention, et je ne cherchais qu’une chose passer inaperçue dans la masse des collégiens et être comme tout le monde.

J’ai supplié ma mère pour avoir un jogging de marque à mon anniversaire. D’ailleurs je n’ai même pas pu en profiter longtemps parce que j’ai grandi.

Les autres ont fini par m’oublier, j’ai joué au caméléon et je me suis faite des amies que je ne pouvais presque pas voir puisque ma mère ne voulait pas que je sorte.

J’ai terminé ma cinquième première de la classe…

Quatrième, nouvelle classe, nouveaux camarades, je peux repartir de zéro. Je retrouve une de mes meilleures amies de primaire, je m’en fais d’autre. Je suis servile pour les autres, je ferais n’importe quoi pour ne pas être rejetée. Le style vestimentaire ne change pas tellement…

Les autres se rendent compte vite malgré tout que je suis sensible et en profitent, pourquoi se priver…

L’hiver je me casse le poignet à poney. Je gagne au moins une chose je ne suis plus obligée d’aller le mercredi, samedi et dimanche obligatoirement monter mon poney.

La quatrième passe, avec des hauts et des bas, je me débrouille pas le choix.

Dernière année de collège, enfin, une des plus tragiques puisque c’est celle où j’ai perdu mon père. J’avais déjà mal commencé l’année en grossissant énormément, j’ai atteint les 56 kilos pour 1.50m..donc les autres ont de très œuvres de moi en tant que bouboule. Moi je me sentais bien avec mes kilos, je m’en fichais, ce n’était pas ma préoccupation. Mais ma mère elle a vu que j’enflais à vue d’œil, et m’a mise au régime pour ne pas que je lui reproche d’être un gros tas plus tard ! J’ai même eu le privilège d’aller à l’hôpital pour enfant pour suivre mon régime.

Je me rappelle de la rencontre avec l’infirmière scolaire…55 kilos…mais tu manges quoi le matin ?

J’ai suivi mon premier régime comme un chef et j’ai retrouvé un poids dans la norme c'est-à-dire dans les 50 kilos.

Je me souviendrais toujours d’une remarque d’une fille de ma classe en pointant du doigt les os à la base de mon cou… C’est moche. Et moi je venais de perdre mon père, je m’en foutais de mon apparence, et je n’y peux rien ces os là que je sois squelettique ou normale ils pointent.

J’ai essayé comme je pouvais de me débrouiller pour avoir un look d’une ado normale. Mais difficile quand on n’a pas le droit d’aller dans les boutiques qui vendent les habits en question.

Ma mère le répétait : tu iras à Nancy quand tu seras en seconde…

Vie banale d’une collégienne qui tente de se fondre dans la masse et qui fait face à l’incompréhension…

Mon texte est décousu, il manque énormément de choses…mais il me reste malgré tout une chose qui restera graver à jamais en moi, l’envie d’être parfaite sous tous les points pour être enfin accepter par les autres, et ne plus être le vilain petit canard que l’on terrorise…

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Published by eixerona - dans Carnet de route
26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 00:34

 

A Copenhague, un vent frisquet soufflait sur la Petite Sirène échouée à deux mètres du rivage. Frigorifiée, comme d’habitude, tu n’as pas voulu te déchasser. Les bras paternels t’on soulevé pour te déposer contre la statue. Tu ne pesais pas plus lourd qu’une plume et on sentait tes os à travers les épaisseurs de vêtements.[...]

 

Tu passais le plus clair de ton temps recroquevillée sur le canapé comme une petite momie ou pelotonnée devant le feu. Gelée en permanence, en plein mois d’août, tu allumais tous les radiateurs de la maison. Certains jours, tu ne voulais pas te lever. Combien de fois ai-je hésité devant ta porte. Fallait-il te laisser tranquille ou t’obliger à réagir ?

Ma main tremblait en appuyant sur la poignée, j’avais la hantise de te retrouver sans vie, tant ta faiblesse devenait grande.

Véronique Poivre d'Arvor A Solenn

 

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Published by eixerona - dans Extraits et citations
26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 00:32

 

Un an plus tôt nous avions passé des vacances de Noël heureuses au large de l’île Poivre que Patrick désirait tant découvrir et qui se refusa à nous pour des raisons météorologiques.

Tu avais déjà perdu dix kilos, tu étais encore très belle, les photographies que j’ai prises là-bas de toi en sont un témoignage. Tu avais posé sur la plage avec ta robe blanche supermoulante et la pellicule restituait l’image d’une jeune fille élancée, très mince mais avec un corps aux courbes féminines affirmées.

Il aurait alors fallu que les voix de la raison l’emportant sur cette force démoniaque. Elle déformait l’image  que le cliché ou le miroir te renvoyaient. Tu te trouvais encore trop grosse. Tu mangeais de moins en moins, toujours derrière moi quand je préparais les repas, tu te méfiais de la moindre cuillerée de crème ou de la plus petite goutte d’huile. Cela se terminait très souvent par des affrontements entre nous deux, j’étais perpétuellement partagée entre l’exaspération que provoquait ton comportement et une très tendre compassion envers ce petit squelette que tu étais en train de devenir.

Véronique Poivre d'Arvor A Solenn

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