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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 20:42

 

Anorexie et boulimie: quelques chiffres


 

 

 

  • Au Québec, 65 000 personnes présentent des troubles de conduites alimentaires, dont 13 000 se retrouvent dans la région de Québec.

  • 56% de la population est insatisfaite de son corps.

  • 5 à 10% des femmes âgées entre 16 et 25 ans présentent certaines caractéristiques propres à un trouble sévère des conduites alimentaires.

  • 1% des jeunes filles de 16 à 20 ans souffrent d’anorexie mentale sévère, pendant que environ 4% manifestent des problèmes liés à la boulimie.

  • L’anorexie ou la boulimie se présente comme une maladie chronique dans 25% des cas.

  • Plus de 9% de la population de 15 ans et plus présente un poids insuffisant avec risque accru de mortalité.

  • 5 à 15% des jeunes filles souffrant d’anorexie ou de boulimie décèdent soit des complications de leur maladie, soit de suicide.

  • Pour chaque personne atteinte du sida ou porteuse du VIH, 150 personnes souffrent d’anorexie ou de boulimie.

 

http://maisonsdejeunes.qc.ca

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Published by eixerona - dans Anorexie
11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 20:40

 

Les produits allégés démasqués





«Léger», «Faible en gras», «Sans sucre ajouté»… Les produits allégés donnent bonne conscience, mais pouvez-vous vraiment leur faire confiance?


En principe, les produits allégés sont des produits classiques dont la quantité de sucre ou de matières grasses a été réduite. Vous devriez obtenir ainsi un produit moins calorique.

Mais attention, ce n’est pas nécessairement le cas. En effet, on trouve fréquemment un produit allégé contenant presque autant de calories que la version originale

Pour alléger un produit, l’industrie alimentaire utilise certains moyens :

1. Couper dans le gras
2. Réduire la quantité de sucre

Moins de gras, plus de glucides…

Les matières grasses apportent des calories, mais aussi une texture et un goût aux aliments.
En coupant les matières grasses, divers subterfuges doivent être mis en œuvre pour préserver le goût, la texture et le volume des produits allégés :

Ajout de gélifiants, de fibres d’amidon ou de sucres (plats cuisinés, yogourt, mayonnaise, desserts, etc.)

Ajout d’eau (margarine et beurre)

Ajout d’air (crème glacée, mousse)

 

Certes, la teneur en matières grasses de ces produits diminue mais, en contrepartie, la quantité de glucides (fibres, amidon) et de sucre augmente souvent. Résultat : certains produits faibles en gras sont presque aussi caloriques que leur version originale!
Par exemple, le magazine Protégez-vous a observé, en février 2003, que plusieurs produits allégés contenaient seulement environ 10 calories de moins que le produit traditionnel (beurre d’arachide, biscuits, yogourt, barres tendres, crème glacée, etc.). Un bien maigre bénéfice…

 

Moins de sucre, moins de calories?

Contrairement aux matières grasses, il existe des produits de substitution au sucre fournissant le goût sucré recherché sans les calories : les édulcorants de synthèse (aspartame, acésulfame de potassium, sucralose, etc.).
Il est donc possible de retrouver sur les tablettes de votre épicerie des aliments sans sucre (boissons gazeuses ou à saveur de fruits diète, par exemple) ne contenant aucune calorie (contre 120 kCal pour la version originale).
Soyez tout de même vigilant. Certains produits réduits en sucre, comme le chocolat, peuvent être additionnés de fibres ou de gras, donc autant, sinon plus, caloriques.
L’allégation «sans sucre ajouté» peut également porter à confusion : le produit peut contenir naturellement une quantité importante de sucre. Par exemple, 1 cuillerée à table (15 ml) de certaines confitures « sans sucre ajouté » fournit tout de même l’équivalent d’une cuillerée à thé (15 ml) de sucre provenant des fruits utilisés.
Pour éviter les mauvaises surprises, lisez attentivement les étiquettes en comparant le nombre de calories, de matières grasses (lipides) et de sucres (glucides) par portion du produit allégé avec le produit original. Le résultat est parfois surprenant…



Le secret d’une perte de poids

Le secret d’une perte de poids demeure de manger moins et de bouger plus.
Réduire votre apport en gras et en sucre ajouté est sans contredit un bon moyen de limiter le nombre de calories ingérées.
Pour y arriver, les croustilles, la crème glacée et les biscuits allégés ne sont pas vos meilleurs alliés. Plus souvent qu’autrement, on a tendance à en manger plus sous prétexte qu’ils sont allégés. Le résultat sur la balance risque alors de ne pas être celui escompté…
Misez plutôt sur les légumes, les fruits, les grains entiers, les légumineuses et des viandes cuites avec peu de gras.
C’est un moyen simple et efficace de réduire votre consommation de gras, de sucre ajouté et de calories


http://www.extenso.org/

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 20:30

Faites du muscle sans vous faire suer

A la télévision, les publicités vantent depuis des années les mérites des électrostimulateurs, des appareils permettant une gymnastique sans effort. Des électrodes posées sur la peau provoquent la contraction des muscles. Ces appareils coûtent cher : la ceinture électrotonique à 147,95 euros plus taxes.

En médecine sportive, on utilise parfois la stimulation électrique pour conserver le tonus musculaire d’un athlète immobilisé à cause d’une blessure. Les succès sont mitigés, même avec des appareils perfectionnés, explique Pierre Lagassé, professeur de kinésiologie à l’Université Laval. "On arrive à peine à conserver le tonus, et parfois le muscle s’atrophie."

 "Il est impossible d’augmenter la masse musculaire de cette façon ! s’exclame Odette Côté, membre de la Fédération des kinésiologues du Québec. Pour faire du muscle, il faut que celui-ci soit en mouvement et soumis à une résistance – soulever des poids, supporter sa propre masse en marchant…" Quant à la dépense énergétique, essentielle à la fonte des kilos excédentaires, elle est nulle avec les appareils vendus à la télévision. En 1998, le Laboratoire des sciences de l’activité physique de l’Université Laval a évalué trois modèles d’électrostimulateurs pour la revue Protégez-vous. Un appareil professionnel servait de référence. Avec cet appareil, la fréquence cardiaque du sujet a augmenté, tout comme l’oxygène consommé pour que les muscles se contractent. Les appareils destinés au public n’ont provoqué aucune réaction de ce type !

"Se brancher à des électrodes ne constitue vraiment pas une façon de retrouver la santé. Etre sédentaire est aussi néfaste que fumer un paquet de cigarettes par jour", dit Odette Côté. En stationnant sa voiture à une certaine distance de son lieu de travail ou en se déplaçant à vélo, on peut dépenser des dizaines de calories sans se rendre au gymnase, fait remarquer Jean-Pierre Després.

http://www.charlatans.info/

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 20:28

 

 

Pilules, gélules… et poudre aux yeux

"Perdez 15 kilos en 30 jours… " Les journaux à potins et chaînes de télé-achat regorgent de publicités de ce type. Les produits permettant ces supposés miracles se vendent sous forme de capsules, d’ampoules ou de poudre, en pharmacie ou par commande postale ou électronique. Les prétentions de ces produits miracles devraient nous mettre la puce à l’oreille. "Perdre plus d’un kilo par semaine favorise la perte de tissu musculaire plutôt que de tissus adipeux", note Diane Côté, nutritionniste. "Un demi-kilo par semaine représente une perte de poids plus raisonnable», ajoute Jean-Pierre Després. Cela équivaut à créer un déficit de 500 calories par jour, en mangeant moins et en bougeant plus.

Capsules et ampoules contiennent la plupart du temps un cocktail de plantes, de vitamines et de composés chimiques dont l’efficacité est très variable. Certaines de ces substances ont un effet réel, mais tellement ténu qu’il ne faut pas trop s’y fier. La caféine et la théine ont la propriété d’augmenter le métabolisme, mais 200 mg de caféine (l’équivalent de deux tasses de café) ne brûlent qu’une vingtaine de calories. "Une augmentation de la dose se solde par des palpitations, de l’insomnie, des brûlures d’estomac, etc...», note Jean-Pierre Després.

D’autres substances n’ont pas prouvé leur efficacité. Le chitosane, extrait de la carapace des crustacés, empêcherait, en laboratoire, le stockage des graisses, mais aucune étude n’a prouvé son efficacité sur l’être humain. Même chose pour l’acide hydroxycitrique, extrait de Garcinia cambogia, un des ingrédients principaux de Phyto Ligne d’Adrien Gagnon, de Nature-Slim du DrMartin et de Slim Down de Jamieson.

 

Les algues, l’acide citrique des agrumes, le vinaigre et les enzymes qui auraient la propriété de dissoudre les graisses ne sont d’aucune utilité.

"Un brûle-graisse ou un capteur de graisse, ça n’existe pas", tranche le DrGarrel.

 

Mais il y a pire: certains composés chimiques sont carrément dangereux. En janvier 2002, Santé Canada a demandé que soient retirés du marché les coupe-faim contenant de l’Ephédra (un nom désignant plusieurs espèces d’arbustes) ou de l’éphédrine (un alcaloïde tiré de ces plantes ou fabriqué en laboratoire). On suspecte ces substances d’être associées à des accidents vasculaires cérébraux, des infarctus du myocarde et des crises d’épilepsie. L’éphédrine peut aussi entraîner des irrégularités du rythme cardiaque, des psychoses, et même causer la mort.

Internet permet encore de commander des Etats-Unis des produits, comme Thermo-Lift ou Diet Fuel, qui contiennent de cette substance. La très grande majorité de ces produits amaigrissants ne possèdent pas d’identification numérique de drogue (DIN), le numéro qui atteste que Santé Canada a approuvé le produit. Cela signifie que ni leur efficacité ni leur composition n’ont été vérifiées avant leur mise en marché.

Au Canada, seuls deux médicaments, l’orlistat (Xenical) et la sibutramine (Meridia), sont reconnus pour le traitement de l’obésité, et ils ne sont vendus que sous ordonnance.

http://www.charlatans.info/

 

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 20:01

Mythes à propos de l'amaigrissement

L'industrie de la perte de poids est extrêmement prolifique : elle présente un marché d'environ 2 milliards par année aux États-Unis seulement. Malheureusement, les informations qui circulent sur la perte de poids encouragent le rêve et l'espoir chez ceux qui en perdent difficilement ou qui ont peine à le maintenir. Les solutions miracles n'existent pas, tous les spécialistes le répètent et, pourtant, il est facile de s'accrocher aux mythes qui s'insèrent dans nos propres croyances, aidés en cela par des charlatans du régime qui ne regardent qu'une seule chose : grossir leur portefeuille.

Mythe n° 1

=> L'eau fait maigrir :

L'eau n'a jamais fait maigrir personne. L'eau est essentielle à la vie et possède plusieurs rôles tels le maintien de la température du corps, l'élimination des déchets, la lubrification des articulations, l'hydratation de la peau ou encore la formation du sang. Pour toutes ces raisons, il est fort important de boire de l'eau régulièrement. Quant à votre poids, l'eau peut vous aider à maigrir parce qu'elle ajoute un volume à l'estomac (un verre d'eau avant le repas peut effectivement vous porter à manger moins) et qu'elle permet de mieux distinguer la faim de la soif (une personne qui oublie de boire pourrait être portée à confondre la faim de la soif et manger lorsque boire aurait été suffisant). N'oubliez pas que maigrir signifie perdre du gras et non de l'eau. Les produits diurétiques ou laxatifs que vous trouvez sur le marché vous feront perdre de l'eau, qui reviendra immédiatement après que vous aurez cessé leur consommation. Posez-vous la question : désirez-vous perdre de l'eau ou du gras ? Pourtant cela n'a pas empêché certains vendeurs peu scrupuleux de mettre sur le marché et de vendre de l'eau minérale estampillée "0% calories", sachez seulement que l'eau de votre robinet est à 0% de calories


Mythe n° 2

=> Une période de régime strict suivie d'un retour à la normale permet de perdre du poids facilement :

Erreur ! Une période de jeûne ou de restriction (par exemple, manger seulement des fruits et légumes pendant plusieurs jours) vous entraînera sur la mauvaise pente. Tout d'abord, réfléchissez à ceci : il est fort probable que vous viviez d'intenses rages et frustrations au cours de cette période. Saurez-vous résister à la tentation ou reprendrez-vous votre poids en quelques jours par la suite ? Enfin, les régimes stricts ont la fâcheuse propriété d'envoyer un signal d'économie à vos cellules. Cela signifie que votre corps possède la faculté d'ajuster ses dépenses caloriques à votre consommation d'aliments. Vous mangez moins ? Votre corps brûle moins. Vous recommencez à manger ? Votre corps sait qu'un nouveau régime pourrait survenir, alors par mesure de précaution, il fait de bonnes réserves de gras dans un but de survie, tout simplement.


Mythe n°3 :

=> Les suppléments de protéines peuvent donner plus de muscles :

Aucune preuve jusqu'à présent n'a démontré qu'un surplus de protéines, soit en suppléments, soit dans l'assiette, puisse augmenter le tour de bras ! Seul l'entraînement musculaire peut provoquer cet effet. De plus, les suppléments vendus sur le marché sont dispendieux et peuvent occasionner un surplus de poids dans certains cas (il ne faut pas oublier : qui dit protéines, dit calories !) ou encore un surplus de travail pour les reins. Il est facile de consommer suffisamment de protéines en mangeant un menu équilibré comprenant, entre autres, des produits laitiers, de la viande ou des légumineuses, des noix, des œufs, etc.



=> Mythe n°4 :

Transpirer beaucoup aide à maigrir


La transpiration ne se compose que d’eau et de sel, elle ne sert qu’à refroidir de corps, la seule chose que l’on favorise en transpirant est la déshydratation. La transpiration est un des moyens qu’a le corps humain pour maintenir sa température à peu près constante. Mettre un vêtement imperméable ou se couvrir exagérément n’aboutit qu’à perdre d’avantage d’eau et à faire monter sa température corporelle. Ce poids que vous avez perdu en eau sera repris dès que votre corps se sera réhydraté. Il peut être dangereux de trop transpirer lors d’un effort, si la boisson est insuffisante. Le risque est la déshydratation.

http://www.charlatans.info/


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Published by eixerona - dans Nutrition
11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 00:35

 

 

 

L'anorexie frappe au primaire

Elles ont huit ans et jouent avec leur vie plutôt qu'à la marelle

Isabelle Paré

Elles ont encore les deux pieds dans l'enfance, mais l'adolescence les heurte déjà de plein fouet. Pourtant, elles ne rêvent pas d'être des lolitas ou de ressembler aux Kate Moss de ce monde. Elles ont à peine huit, neuf ou dix ans et ne mangent plus. Petites plumes d'à peine 25 kilos, leur vie ne tient plus qu'au tube de gavage qui leur remplit l'estomac.

Un mal de l'adolescence, l'anorexie ? Plus maintenant. Cette maladie fait de plus en plus de ravages dans les cours d'école, à un âge où on s'amuse normalement à jouer à la marelle plutôt qu'avec sa vie.

Un peu partout, les spécialistes des troubles alimentaires constatent avec étonnement cette introduction par effraction de l'anorexie dans le doux âge de l'innocence.

À l'hôpital Sainte-Justine, où le Dr Jean Wilkins suit depuis 35 ans les jeunes souffrant de troubles du comportement alimentaire, l'âge des fillettes qui se retrouvent dans son bureau le laisse pantois.

Il y a quelques semaines, on lui a ainsi référé deux fillettes d'à peine dix ans qui se laissaient dépérir.

«Elles ne touchent plus à un solide ou à un liquide depuis décembre. C'est un nouveau problème qui nous touche. Plus elles sont jeunes, plus elles sont difficiles à traiter. On dirait qu'on ne parvient pas à percer leur mystère», s'inquiète-t-il.

Pour rescaper in extremis ces deux petites libellules fragilisées, la seule arme se résume parfois au gavage forcé : l'alimentation par un tube, inséré par la narine jusque dans l'oesophage, et l'hydratation par soluté.

Au début de sa carrière, il traitait les jeunes filles blanches de 16 ans, issues de milieux nantis. Des premières de classe de collèges privés. Aujourd'hui, la maladie frappe toutes les couches de la société, y compris des garçons, affirme le Dr Wilkins. Et, surtout, des enfants plus jeunes.

Le Dr Franzisca Baltzer, responsable de la clinique de l'adolescence de l'Hôpital de Montréal pour enfants (HME), a elle aussi hospitalisé l'automne dernier une fillette de huit ans pesant 30 kilos, au pouls incertain, qui avait perdu trois ou quatre kilos. «En 12 ans de pratique, je n'avais eu à traiter qu'une seule enfant de moins de 12 ans. Mais depuis deux ans, j'ai eu au moins 20 cas», raconte-t-elle.

Une vague qui déferle sur l'enfance

Aux États-Unis, la même vague déferle. Certains États ont même ouvert des cliniques externes particulières pour les jeunes de moins de 13 ans tant la demande est forte. En quelques années, l'âge des patients a chuté de treize à neuf ans. On y retrouve de tout : des fillettes, de jeunes garçons, blancs comme noirs, des jeunes de milieux défavorisés. Exit l'anorexie comme mal distinctif de la haute société.

Lors d'un congrès sur l'anorexie organisé en juin 2005 par le célèbre National Institute of Health (NIH), les spécialistes n'en avaient que pour ce nouveau phénomène qui remplit leurs cabinets de petites puces en état d'inanition. C'est d'ailleurs dans les écoles primaires que se fait désormais la prévention aux États-Unis.

Si on s'inquiète tant, c'est que l'anorexie à l'enfance n'est pas qu'une banale affaire de perte de poids. Grave à tout âge, l'anorexie chez les jeunes enfants entraîne l'arrêt complet de la croissance.

«Quand elles sont plus jeunes, il y a un impact encore plus grand sur la santé car cela freine carrément leur développement pubertaire. Leurs menstruations peuvent ne réapparaître qu'à 17 ou 18 ans», explique le Dr Wilkins.

«Et ce qui est encore plus grave, renchérit le Dr Baltzer, c'est qu'on ne sait pas si on peut rattraper cette croissance plus tard car on n'a pas encore assez de recul.»

À l'âge prépubère, il y a normalement durcissement des os, renforcement du coeur et augmentation de la masse du cerveau pour se préparer à la croissance accélérée du corps qu'entraînera bientôt l'adolescence.

Or l'anorexie nerveuse a de graves conséquences sur le corps et les signes vitaux. Privé d'énergie pour fonctionner, le corps sous-alimenté réduit la circulation sanguine en périphérie pour la concentrer vers le muscle cardiaque, provoquant ainsi l'hypothermie dans les membres et une chute de la pression artérielle. Le rythme cardiaque chute jusqu'à 50 battements à la minute, voire 30 ou 40 battements la nuit.

À ce stade, c'est l'alerte. «C'est notre critère pour les hospitaliser. En bas de 50 battements à la minute, il faut les surveiller de près jour et nuit car il y a des risques d'arrêt cardiaque», soutient le Dr Wilkins.

Une maladie mortelle ?

Parmi les maladies mentales, l'anorexie nerveuse est en effet celle qui affiche le plus haut taux de mortalité avec jusqu'à 10 % de décès. La principale cause de décès est d'ailleurs l'arrêt cardiorespiratoire, provoqué par un déséquilibre électrolytique, ou l'hypokaliémie, une carence en potassium qui peut entraîner l'insuffisance respiratoire.

Avant d'en arriver là, le corps est soumis à de rudes épreuves. Affamé, il commence à se nourrir de masse musculaire. Privé des gras essentiels à sa croissance, le cerveau s'atrophie et sécrète un taux anormal de sérotonine. Alerté, le corps commence à libérer du cortisol, une hormone du stress qui empêche les os de durcir normalement. La carence en protéines rend la peau et les cheveux secs et cassants.

«Ce qui est difficile avec les plus petites, contrairement aux adolescentes, c'est qu'elles sont inconscientes de l'impact de la sous-alimentation sur leur santé», soutient Line Roy, infirmière responsable des troubles alimentaires à l'hôpital Sainte-Justine.

La chute récente de l'âge des anorexiques oblige d'ailleurs la médecine à refaire ses devoirs et à revoir complètement ses critères pour diagnostiquer la maladie. Avant, les médecins concluaient à l'anorexie en présence des quatre A : adolescence, aménorrhée (arrêt des menstruations), amaigrissement et alimentation restrictive. Or, de nos jours, les enfants qui glissent dans l'anorexie n'ont même jamais atteint les deux premiers critères et, parfois, pas même le troisième.

En effet, affirme le Dr Baltzer, plusieurs fillettes anorexiques de huit, neuf ou dix ans n'ont pas encore leurs règles et perdent peu ou pas de poids. Chez les prépubères, la maladie est donc beaucoup plus difficile à diagnostiquer pour celui qui n'a pas l'oeil aiguisé.

«Ce sont des enfants qui stagnent. Elles ne maigrissent pas mais ne grandissent plus, ne grossissent plus. Or, à cet âge, l'arrêt de la croissance n'est pas normal. C'est une sonnette d'alarme», insiste-t-elle. Subtilement, les enfants limitent leur alimentation, chipotent avec les portions et les aliments gras.

On ignore encore l'impact futur de ces privations. Mais un sondage réalisé à Sainte-Justine auprès d'ex-anorexiques démontre que plus les filles souffrent tôt d'anorexie, plus la maladie persiste longtemps. «Celles qui avaient le plus faible poids couraient aussi plus de risques d'avoir des complications à la grossesse», affirme Maude Egedy, pédiatre et moniteur-clinique à la clinique de l'adolescence de Sainte-Justine.

Un mal mystérieux

Or qui faut-il blâmer pour ce mal étrange qui transforme des écolières de pays d'abondance en petits êtres décharnés de Vision mondiale ? On a longtemps accusé le lavage de cerveaux exercé par la publicité et le monde de la mode, obsédée par la nudité et la beauté, de déclencher cette folie de la minceur chez les adolescentes. Mais dans le cas des enfants, les spécialistes sont déroutés.

«Il faut réajuster nos façons de faire avec les enfants. Il ne se passe pas la même chose dans leur tête que dans celle d'adolescentes de 15 ans. Elles ne parlent pas des filles qu'on voit dans les magazines. C'est une peur inconsciente de vieillir», explique Mme Roy.

Pendant des lustres, on a accusé les mères trop strictes d'être à la source de l'anorexie de leurs filles. Or, aujourd'hui, plusieurs chercheurs, dont le Dr Howard Steiger, de l'hôpital Douglas, battent en brèche cette théorie culpabilisante pour les parents et mettent plutôt en cause une vulnérabilité génétique que certains événements générateurs de stress -- par exemple, la transition vers l'adolescence, la séparation des parents, une maladie grave ou une agression physique ou sexuelle -- activeraient.

«Ce qui est certain, c'est que certains gènes, notamment ceux qui régissent la production de sérotonine, peuvent rendre une personne plus vulnérable à l'anorexie ou à la boulimie. Mais ce trouble ne se développera que si certaines conditions se présentent dans l'environnement de la personne», explique le directeur du programme des troubles alimentaires de l'hôpital Douglas, qui multiplie les recherches sur le rôle de la sérotonine et d'autres systèmes neurobiologiques dans ces maladies.

Le fait de s'astreindre à un régime draconien pourrait en soi être un facteur précipitant pour les personnes déjà vulnérables, explique-t-il. En effet, la sous-alimentation entraîne une chute du taux de sérotonine et d'autres neurotransmetteurs dans le cerveau, ce qui mène ces personnes à adopter des comportements impulsifs et obsessionnels.

Cela étant, l'anorexie ne se règle pas avec des pilules. «Même s'il y a un aspect physiologique à la maladie, ça ne veut pas dire que le traitement doit être biologique. Notre approche est toujours basée sur la psychothérapie. Et le seul vrai médicament, c'est la nourriture !», insiste le Dr Howard Steiger.

Le contrecoup du discours antiobésité

Il reste que les médecins qui soignent ces jeunes enfants se posent de plus en plus de questions sur l'impact du discours omniprésent et culpabilisant au sujet de l'obésité.

«De plus en plus d'enfants se font lessiver les oreilles avec l'obésité. Ce discours est omniprésent dans les écoles, où on va même jusqu'à calculer l'indice de masse corporelle [IMC] dans les classes. Je vois des ados un peu rondelets, gênés par ce discours, qui se font vomir parce qu'on leur a dit qu'ils étaient trop gros», se fâche le Dr Wilkins.

Un de ses jeunes patients de 12 ans avait ainsi fait chuter son poids de 90 à 45 kilos en quelques mois en restituant tout ce qu'il ingurgitait.

À cet âge vulnérable où le corps est en proie à toutes les transformations et où il est normal d'avoir faim de façon constante, il ne faut pas inciter les enfants à surveiller leur poids, insiste-t-il. «J'ai des filles qui sont présentées en classe comme des modèles de santé parce qu'elles n'ont pas de gras alors qu'en fait, elles sont anorexiques !», grogne-t-il.

Selon le Dr Baltzer, chez les jeunes enfants, il est clair que l'environnement familial peut être déterminant, mais pas toujours dans le sens où on l'entendait auparavant. Sans s'en rendre compte, certains adultes transmettent à leurs rejetons leur rapport obsessionnel avec la nourriture et le corps.

«Si les parents ne mangent que du yogourt 0 %, du lait écrémé, et contrôlent tout ce qu'ils mangent, ça ne transmet pas des habitudes d'alimentation normales à leurs enfants», affirme-t-elle.

Et chez plusieurs de ces petites patientes, c'est malheureusement souvent le cas. Carburant à la perfection et à la performance, les parents inculquent à leur insu un message délétère à leurs enfants, qui finissent par angoisser à la vue du moindre petit bout de gras.

Et si les fillettes adoptent le code vestimentaire des adolescentes en exposant leur nombril, carburent à la même musique et idolâtrent les mêmes chanteurs, faut-il s'étonner qu'elles finissent par souffrir des mêmes maux ?, soulève le Dr Baltzer. «D'après moi, cette hypersexualisation des enfants les mène à avoir des manies d'adultes plus tôt. Très tôt, elles développent cette peur de vieillir qui les mène à stopper leur croissance», dit-elle.

Pour ce médecin, c'est tout l'environnement culturel et social des enfants qui est subtilement anorexigène.

Un sondage mené auprès d'écolières par des chercheurs de Toronto révélait récemment que 55 % des fillettes de huit à dix ans affirment vouloir perdre du poids. Plus percutant encore, 21 % des fillettes de la maternelle se trouvaient trop grosses. Avec une telle obsession, pas étonnant que, quelques années plus tard, plusieurs enfants basculent dans l'anorexie, soutient le Dr Baltzer.

Chose certaine, alertée par cette flambée de cas d'anorexie chez les enfants, la Société canadienne de pédiatrie vient d'entamer une étude pancanadienne pour évaluer de façon précise l'ampleur du phénomène. Les résultats, attendus dans quelques mois, pourraient être étonnants. Chez les adolescentes, on évalue l'incidence de l'anorexie à 1 %. Chez les enfants, elle pourrait atteindre les 25 cas pour 100 000 habitants.

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Published by eixerona - dans Revue de presse
9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 19:19

 

 Hilary Duff anorexique !

4 novembre 2005  Elle est devenue un vrai sac d'os !

 

Même si elle nous serine le contraire, Hillary Duff perd trop de poids et trop vite pour que ce soit naturel ! Lors de ses dernières apparitions, l'actrice est apparue encore plus maigre qu'à l'accoutumée, atteignant tout juste les 45 kilos. La jolie blonde en pesait autrefois 60, mais ce poids - tout à fait normal - ne lui convenait pas. Elle s'est d'abord mise à faire un petit régime, puis à vite été obsédée par une alimentation minimaliste et une silhouette filiforme. En bref, des symptomes typiques de l'anorexie, communément appelée à Hollywood le syndrôme mary-Kate Olsen!

6 novembre 2005 Tout le monde le sait... sauf elle !

Passer de 60 kilos à moins de 45 en l'espace de quelques semaines, c'est tout à fait normal pour Hilary Duff ! La jeune comédienne maigrit à vue d'œil, et devient de plus en plus méconnaissable. Ses habituelles joues gourmandes sont devenues faméliques, et son corps ressemble à celui d'une adolescente pas encore formée. Mais attention, il n'y rien de suspect dans cette perte de poids vertigineuse. Hilary explique calmement qu'elle suit un régime, surveillant étroitement son alimentation. Elle en est même devenue obsédée, et ne cesse de se peser pour contrôler au gramme près son poids. Vous dites anorexie ? Mais non, Hilary vous dit le contraire, voyons !

www.public.fr

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Published by eixerona - dans Célébrités et TCA
7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 00:07

 Lara Flynn Boyle : les pro anorexiques la citent en exemple

Taille 34

 

L’actrice a trouvé en sa mère son meilleur défenseur. Et ses arguments ont de quoi surprendre : « Ma fille n’a aucun problème de nourriture. Elle est irlandaise et a donc ce métabolisme. Des gens tueraient pour avoir le même. » Les Gaéliques sont donc tous osseux

 

 

Lindsay Lohan : ces derniers temps, elle a été hospitalisée à plusieurs reprises

Taille 36

Les apparences sont trompeuses. Oui, la star a été anorexique mais aujourd’hui c’est fini. C’est du moins ce qu’elle affirme. « Je me faisais vomir, a-t-elle confié au Vanity Fair. Il y avait des personnes qui me disaient “tu vas mourir si tu ne prends pas soin de toi” » A-t-elle suivi ce conseil ?

 

 

Victoria Beckham : Posh n’est pas comme toutes les femmes. A chaque grossesse elle maigrit.

Taille 34

 

« Je n’ai jamais été vraiment anorexique, ni boulimique, mais je n’en étais certainement pas très loin » a confié la chanteuse en avril 2003. En est-elle vraiment beaucoup plus loin aujourd’hui ? Bien qu’elle ne pèse que 44 kilos et porte une taille 34, elle affirme que tout va bien.

 

 

Teri Hatcher : « c’est dans mes gènes » assure-t-elle.

Taille 34

 

En 1997, à la première de Demain ne meurt jamais, la James Bonde girl est plus en forme que jamais. Aujourd’hui l’actrice, fatiguée d’entendre sans arrêt répéter qu’elle est anorexique, assure : « mon poids ni m’a taille n’on varié. Je suis en fait en grande forme grâce au jogging ».

 

 

Allegra Versace : le jeune mannequin effraie…et défraie la chronique

Taille 32

 

L’héritière de la maison de couture qui porte son nom n’essaie même pas de cacher son mal-être. Elle n’hésite pas à porter un tee-shirt sur lequel il est inscrit « je suis une épave ». Malgré de nombreux séjours à l’hôpital, la jeune femme de 19 ans n’est pas encore sortie d’affaire.

Magazine CLOSER  du 6 mars - 12 mars 2006 n°38

 

 

 

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 23:24

Heidi Klum : son émission a fait scandale

Accusée de prôner l’anorexie, le top allemand s’est mis tout son pays à dos.

 

Le top model chéri des Allemands, est tombé de son piédestal. Depuis la diffusion du premier épisode de l’émission Germany’s next top model sur la chaîne Pro7, Heidi est montrée du doigt. Jurée de ce concours de mannequin, la star aurait estimé qu’Irina, une des candidates, était « trop grosse » pour faire ce métier alors que la jeune femme de 19 ans ne pesait que 56 kilos pour 1.76m. Choqué, le magazine Bild, lu par 80% de la population est parti en croisade, en lançant d’abord une campagne contre la folie de la minceur et mettant ensuite en couverture une jeune anorexiques avec pour titre « C’est ça que tu veux Heidi Klum ? ». Une ancienne candidate, Céline, a jeté de l’huile sur le feu en affirmant : « L’équipe de l’émission provoque les jeunes filles à l’extrême par des remarques sur leur poids ». Acculée, la belle blonde a tenté de se justifier. « Dans ce boulot, les mannequins ont tendance à être plus maigres que les personnes normales, s’est-elle défendue dans le Der Spiegel. Mais qui établit les règles ? Pas moi. »

 

 

Magazine CLOSER  du 6 mars - 12 mars 2006 n°38

 

 

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 18:22

Les sites de la honte

 

 

 

C’est une mode aussi surprenante qu’ultra dangereuse. Depuis quelques temps, des sites dédiés aux « supportrices » de l’anorexie fleurissent sur le net. « C’est un endroit où l’anorexie est regardée comme un choix, comme un mode de vie et non pas comme une maladie », peut-on lire sur les pages d’accueil. Les pro ana, le surnom que se donnent les pro anorexiques, y exposent des techniques et des astuces pour plus maigre que maigre. Voici un florilège de ces honteux « conseils ».

 -         la liste des bons et mauvais aliments : S’ils ont des qualités vomitives ou bourratives sans être caloriques c’est parfait.

-         Comment ne pas craquer : Pour éviter d’avoir faim, ce qui semble formellement interdit, chacun y va de son conseil comme « Bois beaucoup d’eau chaude ».

-         Les repas ne sont pas un moment agréable : il faut manger seule et inconfortablement, donc il faut éviter de s’asseoir dans un canapé ou de regarder la télé.

-         Comment se faire vomir : le processus est extrêmement détaillé avec en préambule la liste des aliments et les médicaments vomitifs.

-         Comment berner son docteur : Les trucs pour paraître plus lourde sur la balance comme boire des litres d’eau avant une visite médicale.

-         Les Ana célèbres : Des photos de célébrités squelettiques comme Nicole Richie ou Lindsay Lohan jalonnent telles des icônes la plupart de ces sites.

 

 

 

L’avis du psy :

 Closer : Y a-t-il plus d’anorexiques aujourd’hui ?

 Karen Demange : D’une certaine manière oui. On assiste à un nouveau phénomène : alors que cela touchait plutôt des adolescentes, cela concerne aussi des jeunes filles de 8 à 10 ans et des adultes.

 C : Peut-on en mourir ?

 K.D : Oui. Les anorexiques ne décèdent pas forcément de dénutrition mais aussi et surtout des conséquences de leur maladie : pneumonie, dépression, suicide et même de la grippe. Par exemple, une de mes patientes qui n’a que 20 ans a fait une crise cardiaque.

 C : Pourquoi des jeunes femmes prônent-elles l’anorexie via des sites internet ?

 K.D : C’est selon moi, une part de mégalomanie. Elles semblent nous dire « regardez-moi comme j’arrive à me contrôler, je suis forte, et je ne me rabaisse pas à me goinfrer ». Elles nient la maladie et ses conséquences.

Karen Demange, psychologue spécialiste des troubles alimentaires

 

Magazine CLOSER  du 6 mars - 12 mars 2006 n°38

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