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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 13:52

 

Semaine du jeudi 14 septembre 2006 - n°2184 - Notre époque

Brindilles

Madrid stoppe les tops




Les mannequins trop maigres ne défileront pas au Pasarela Cibeles, le grand rendez-vous de la mode madrilène, du 18 au 22 septembre. Le gouvernement régional de Madrid vient d'exclure de la sélection les top-models présentant une masse corporelle inférieure au coefficient 18, soit 56 kilos pour 1,75 mètre. Résultat : un tiers des filles ayant participé à la précédente édition ont été recalées. Les organisateurs expliquent vouloir lutter ainsi contre l'anorexie, « une pathologie qui, avec la boulimie, est considérée comme un trouble mental du comportement ».

Gérard Muteau 

http://www.nouvelobs.com/articles/p2184/a316283.html

 

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Published by Lyla - dans Revue de presse
14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 19:34

Ca me tracasse ces derniers temps de voir les médias porter en épingles les « pro ana »…surtout que c’est un terme mal adapté ! Comment pourrait-on être pour une maladie ?? Oui j’ai vu des blogs d’adolescentes qui sont fascinées par l’anorexie, qui pensent que l’anorexie est un régime…Ce n’est pas tellement étonnant quand on y réfléchit étant donné qu’à l’heure actuelle on vénère  ‘les minces’ et qu’on nous fait peur avec l’obésité.

 

Sur Internet il y a surtout des filles comme moi, c'est-à-dire des filles malades et qui ne parviennent pas à aller mieux, des filles qui ont besoin d’un soutien moral, qui ont besoin de parler et de se confier auprès de quelqu’un qui les comprennent.

 

Non on ne fait pas l’apologie de l’anorexie ! Qu’est-ce que j’aimerais ne pas la connaître ! Est-ce une vie de penser du matin au soir aux calories, quand je ne rêve pas encore de nourriture la nuit ! Est-ce une vie d’avoir peur de grossir avec une pomme ?

 

On a besoin de parler, de ne plus se sentir seule car même si l’anorexie n’est plus un sujet tabou, elle reste le sujet qui dérange et est trop souvent considérée comme un caprice.

 

Ce matin j’ai lu un article dans le journal parlant de la douleur qui est considérée aujourd’hui comme une véritable maladie, d’ailleurs je suis toute à fait d’accord. Cependant attaque-t-on ces malades sur leurs maladies ? Non…Alors pourquoi est ce qu’on attaque toujours les anorexiques sur leur anorexie ??

 

Par ailleurs je suis persuadée qu’il existe un peu partout sur Internet des forums, des sites ou des blogs où des malades parlent de leur maladie, ce qui est normal après tout. Mais pourquoi quand les malades de TCA le font on les persécute de suite ?

 

On reproche souvent aux malades de TCA d’être dans le déni mais lorsqu’on se reconnaît enfin malade on nous prêtant qu’on prône la maladie…N’est ce pas totalement absurde ??

 

J’ai accepté le fait d’être anorexique. Oui je suis malade mais ce n’est pas pour autant que je suis contente de l’être. J’essaie de cohabiter avec ce parasite comme je peux puisque je ne parviens pas à la mettre hors de ma vie. Vivre ‘avec’ sa maladie est un crime ?

 

Cette fichue maladie brouille pas mal de chose dans notre tête : je me vois et me sens grosse, j’ai peur de grossir, je me sens nulle, j’ai toujours envie de maigrir (et par tous les moyens…), j’ai une très mauvaise image de moi, j’adore la maigreur…Tout ça je ne l’ai pas décidé, c’est arrivé un beau jour tout seul…

 L’anorexie, la boulimie et tous les autres troubles alimentaires ne sont ni une mode, ni un choix de vie ce sont des MALADIES psychiques.

 

Vidéo cliquez ICI

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Published by Lyla - dans Pro-anorexie
10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 15:07

France 5 C dans l'air: La mode "anorexie"


L'anorexie concernerait environ 50 000 personnes en France, dont 90 % d'adolescents. Cette maladie essentiellement féminine a le plus souvent une origine psychologique et une forte dimension sociale. On assiste aujourd'hui à un nouveau phénomène : celui des "pro-ana", pour pro anorexiques. Cette communauté, qui sévit sur Internet, fait l'apologie de la restriction de nourriture comme "mode de vie".

Pour voir la vidéo de l'émission: http://www.france5.fr/cdanslair/index.cfm

 

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Published by Lyla - dans Emissions télé - reportages - films
30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 08:53

Victoria Beckham : Trop maigre pour avoir un bébé

 

Pour tomber enceinte d’un quatrième enfant dans les meilleures conditions, Posh doit, selon les spécialistes reprendre 10 kg…

 

Le plus grand rêve de Victoria aujourd’hui ? Avoir –enfin- une fille ! Elle s’est confiée à des amis, leur disant combien elle se désespère de n’avoir pu encore donner une petite sœur à ses trois fils. Une attente amplifiée depuis mai dernier par la naissance de Bluebell Madonna, la petite fille de son amie Geri Halliwell. A chacune son tour, se dit Posh ! Mais il y a un mais. Et de taille…Ou plutôt de poids, car l’ex-Spice girl ne pèse pas assez : elle atteint à peine 45 kg pour 1.68m ! Soit un indice de masse corporelle (IMC) de 16, alors que celui d’une femme normale doit être compris entre 19 et 24 ! Ce très faible indice peut réduire le taux hormonal nécessaire aux cycles menstruels et à une ovulation normale.

En résumé : plus on est maigre, moins on est fertile. De plus, Victoria a avoué par le passé être atteinte du syndrome des ovaires polykystiques, une affection qui favorise le surpoids ( !), freine la fertilité et la rend souvent très complexe. Mais elle a pu mener à terme trois grossesses (sans doute sous traitement et étroite surveillance médicale).

Aujourd’hui, pour aider à une nouvelle conception, elle doit absolument grossir. Et pour atteindre son poids idéal, elle devrait prendre environ 9 à 10 kg ! Si ces derniers temps, son allure de plus en plus efflanquée inquiétait son mari et ses proches, désormais elle-même sait que, pour réaliser son rêve, elle n’a plus qu’une seule option

 

Elizabeth Elkine-Vincent

Magazine Closer du 21 août 2006

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Published by Lyla - dans Célébrités et TCA
30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 08:31

Nicole Richie : Faut-il l’hospitaliser ?

 

Elle dit reprendre des kilos et elle est de plus en plus émaciée. Face aux craintes légitimes de papa, Nicole se cabre. Mais elle ne s’en sortira pas toute seule…

Rien à faire…Tout comme son père, on commence  à avoir vraiment peur pour elle ! Nicole Richie a beau se laisser photographier avalant des parts de pizza ou autre junk food bien calorique, impossible de croire encore à son hypothétique reprise de poids…

A l’œil nu, on voit bien que la jeune femme de 24 ans a encire décollé de la balance De 58 kg il y a deux ans, elle n’en pèserait plus que 40 aujourd’hui…Et encore ! Elle est devenues squelettiques : ses clavicules saillantes, sa cage thoracique apparente (on peut compter chaque côte) et un creux impressionnant entre ses seins devenus fantomatiques, tout cela fait froid dans le dos ! D’évidence, elle présente tous les signes de l’anorexie : perte de poids flagrante et musculature ultrafine entretenue par l’exercice à outrance qu’elle s’inflige. Nage et course sur la plage de Malibu seraient parfaites pour une demoiselle alimentée normalement. Mais cet excès d’activité physique peut être dangereux quand on est en diète permanente. A un certain stade, il faut prendre des mesures radicales, et l’hospitalisation est peut-être la dernière solution. Tout simplement pour protéger son espérance de vie…

 

 

Mais voilà que la frêle Nicole se fâche aujourd’hui contre papa. Car Lionel Richie, très soucieux, a confié récemment son inquiétude à propos de la santé de sa fille : « A quoi serviraient les pères s’ils ne pointaient pas les problèmes du doigt ? » Un ami de la jeune femme déclare que « les paroles de son père empire la situation. Elle sent la pression pour reprendre du poids, mains ne veut pas que son père en parle en public ». Tandis qu’une source proche du musicien affirme que « Lionel aime sa fille et ne restera pas silencieux tant qu’elle n’aura pas recouvré la santé.

 

Natalie Ravenna

Magazine Closer du 21 août 2006

 

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Published by Lyla - dans Célébrités et TCA
23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 20:26
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Published by Lyla - dans Vidéos
14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 18:07
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Published by Lyla - dans Des choses et d'autres
23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 17:37

Immersion totale : à l’hôpital Sainte-Anne.

 

Jeudi 27 juillet 2006. 23h10 France 2

 

Durant plusieurs semaines, « Immersion totale » a partagé le quotidien de patients et de médecins de l’hôpital Sainte-Anne (Paris…) Atteint de la maladie de Parkinson, Jean –Marc s’apprête  à subir une opération qui devrait mettre un terme à ses tremblements handicapants…

 

Depuis l’âge de 17 ans, Aurélie est schizophrène. La jeune fille souffre du regard que certains portent sur sa maladie : « beaucoup font l’amalgame avec les serial-killers et pensent que je suis une tueuse… » Dans les couloirs, elle s’est liée d’amitié avec Marie-Christine, elle aussi schizophrène…

 

Sabrina, anorexique, ne pesait que 38 kilos lorsqu’elle a été admise. Elle combat aujourd’hui ce mal sournois…

 

Victime d’une rupture d’anévrisme, Shanhaz, originaire du Bangladesh, est hospitalisée d’urgence. Entourée des siens, l’adolescente va subir une embolisation…

 

 

 

 

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Published by Lyla - dans Emissions télé - reportages - films
20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 21:14

Ma belle

Hier soir tu m'envois un message sur MSN, une adresse ton blog.

Ce soir je suis allée voir, des amies tu en as pleins ici ne les quitte pas.

J'aimerais pouvoir t'aider a guérir, mais je n'essaie même plus car c'est inutile,.

La guérison personne ne peut la trouver pour toi et encore moins moi. Je t'ai peut être trop aimé, mais petite tu étais si fragile, tu m'appelais au secours quand ça n'allait pas et j'accourais je t'en demande pardon

Si c'était a refaire je te dirais de te débrouiller, je pense que je n'ai pas su te dire non, te brusquer tu étais si petite.

Mais même maintenant quand tu m'appelles je cours.Le problème c'est que jamais je ne changerais.

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Published by Lyla - dans Témoignages -articles - commentaires
29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 19:32

« C’est insupportable de ressasser ses malheurs toute la journée pour leur donner un sens. Comme s’il fallait qu’ils en aient un ! Et puis, quand on est trop plongé dans le problème, on ne peut pas s’en détacher pour l’analyser, au contraire, on s’enlise. Plus je réfléchis à ma vie, et plus j’ai l’impression que je n’ai aucune valeur, que je suis condamnée à souffrir éternellement sans jamais connaître le bonheur. Pourquoi les malheurs et les péchés sont-ils plus marquants que les moments de joie ?

 

 

J’ai passé des journées entières à chercher les causes de ma dépression. Je n’ai rien trouvé. Je me suis fait chaque fois un peu plus mal en ravivant des moments douloureux, des indifférences, des paroles blessantes sans le vouloir, des incompréhensions, des incapacités. Je tournais en rond car personne ne m’écoutait et ne m’aidait à distinguer dans le méli-mélo de nœuds de souvenirs, sur quel fil il fallait tirer pour débrouiller un peu. Je tournais et retournais cette pelote brûlante, et à chaque tour, mes mains souffraient davantage. Et je me disais que rien n’avait de sens et que je devais me laisser aller. »

 

 

« Faut-il une raison pour être malheureux ? C’est plutôt par défaut qu’on l’est. Par manque de raisons d’être heureux. »

 

« On n’est dépressif que par manque. Manque d’amour, manque de réussite, manque d’amis…On a besoin d’être accompagné et rééduqué dans ses plaisirs. On a avant tout besoin d’être guidé comme un petit enfant qui ne veut plus marcher, et à qui l’on donne la main. Patiemment, il faut lui faire découvrir le monde sous un autre jour. S’attarder sur chaque coin de beauté, pour combler tous les trous creusés par les manques, les refus, les dégoûts, afin de faire jaillir le bonheur et la joie. Il faut persévérer, cet état ne vient pas d’un coup. Il se peut qu’il y ait un moment où la souffrance est trop grande : il ne peut plus lutter. C’est alors qu’il a besoin des autres.

 

 

J’aurais simplement aimé qu’on me dise « la vie est belle et moi je t’aime »

 

 

Personne ne l’a fait.

 

 

N’est-ce pas pourtant la parole la plus élémentaire à dire à quelqu’un qui va mal ? »

 «  C’est très difficile de préserve sa solitude. Souvent, les gens viennent vous envahir, précisément au moment où votre tranquillité vous repose. Ils ont généralement de bonnes intentions : « Ma pauvre, tu ne devrais pas rester toute seule. Viens plutôt avec nous, tu t’ennuieras moins ! » Les malheureux n’ont pas compris qu’ils troublaient ma sérénité et ma méditation, qui sont aux antipodes de l’ennui, et que rester toute seule me va très bien. Etre seule n’est pas un signe de folie ou de rejet du monde. J’ai simplement besoin de faire le point avec moi-même. Une fois en paix, je pourrai m’ouvrir mieux et davantage à ce et ceux qui m’entourent. »

 

« Je décide de chercher non pas les facteurs qui ont déclenché ma dépression, mais les raisonnements qui m’ont conduite à me retrancher dans un monde à part. Je me demande pourquoi je n’ai plus voulu vivre. Ce me fait mal : c’est comme reconnaître que je me suis engagée tout entière dans une mauvaise voie. C’est me dire que j’ai volontairement gaspillé une partie de ma vie. Aujourd’hui, ces moments de souffrance se sont comme cristallisés : ils sont devenus durs, impénétrables, de sorte qu’on aura beau taper dessus, les secouer, ils ne feront plus mal parce que, d’une certaine manière, ils ont perdu toute sensibilité. Cet autre moi a disparu, rien ne peut donc plus le faire souffrir.

 

Que s’est-il donc passé ? Pour être conforme à mes idées, j’ai voulu me rendre parfaite, c’est-à-dire achevée. Je devais maîtriser tous les domaines que je m’étais fixés comme représentatifs des qualités les plus importantes : la beauté, la pureté, la disponibilité, la générosité, l’endurance, la patience, le dévouement, l’accomplissement maxima des tâches scolaires, quotidiennes et ménagères, le souci des autres.

 

«  La liberté de chacun s’arrête là om commence celle des autres. » Ma liberté n’avait pas de commencement puisque celle des autres commençait à la place de la mienne. Tout n’était tourné que vers les autres. Mon seul but était d’œuvrer pour un monde meilleur. Si je voulais être belle, c’était pour être agréable aux autres, comme un cadeau visuel. Si je voulais être pure, c’était pour ne pas perdre mes idéaux afin de toujours présenter une belle image de l’humanité aux autres, pour les inciter à être meilleurs. Je voulais être disponible, généreuse, patiente et dévouée pour soulager les autres, je voulais être excellente à l’école pour faire plaisir à mes parents et surtout, que mes résultats scolaires ne leur soient pas une source de soucis supplémentaires. Il fallait aussi que je satisfasse mes professeurs comme si je leur apportais une lumière.

 

Je l’étais en quelque sorte programmée pour prendre sur moi tous les soucis des autres afin de les soulager et de ne pas peser sur leur quotidien. Je voulais me faire toute petite afin de ne pas les déranger. Et j’y suis parvenue. J’étais devenue tellement mécanique, tellement impersonnelle, tellement inhumaine qu’on ne remarquait plus ma présence. On ne me saluait plus, comme si j’avais cessé d’exister en choisissant cette ascèse. On me heurtait comme on se cogne à un lampadaire éteint. Je me souviens du début, quand je suis arrivée à l’hôpital, les autres me disaient qu’ils avaient peur de me bousculer parce qu’ils craignaient de me faire perdre l’équilibre. Ils s’inquiétaient de ma fragilité physique. Je n’avais pas de consistance, ma présence n’apportait rien : ils ne me voyaient pas, c’est pour cela qu’ils devaient faire attention à moi. J’avais réussi à me faire toute petite. Trop bien, de sorte que j’avais finis par disparaître. »

 « Un prête m’a dit un jour que  vis-à-vis de son passé douloureux on avait deux attitudes : la volonté d’oublier ou la rancœur. Pour moi, il existe une troisième voie. Pour ma part, je ne souffre pas d’en parler. Cela fait partie de moi. C’est aussi un des éléments qui a changé à ma guérison : je me suis acceptée comme j’étais. »

 

« La tyrannie des apparences. Pour être maigre, toujours plus maigre, je me privais. Et même si par habitude, je ne mangeais plus et que cela ne me coûtait plus d’effort physique, sur le plan intellectuel, j’étais perpétuellement en éveil afin de renouveler mon sentiment de répulsion à l’égard de ce qui se mange. Je m’autopratiquais un lavage de cerveau permanent et épuisant. La tyrannie des apparences ne me rendait donc pas vraiment heureuse. Et puis, par définition, je n’étais jamais satisfaite : il fallait que je sois toujours plus maigre. N’aurais-je plus eu que la peau sur les os que j’aurais encore voulu maigrir. Au fond, l’importance que les autres vous accordent est proportionnelle à celle qu’on se donne à soi-même. »

 

 

Mathilde Monaque Trouble Tête

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Published by Lyla - dans Extraits et citations