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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 11:00

Voilà le e-mail que j'ai reçu hier de la part d'overblog.

C'est là que je me dis qu'il y a vraiment des gens bêtes et méchants pour pretendre dire que je donne des conseils pro-anorexiques. Je  ne cesserais de le répéter l'anorexie est une maladie mentale grave et ne tombe pas malade qui veut.

Quant à la personne qui a écrit un mail à overblog, elle aurait pu au moins avoir le courage de m'écrire un mail!

La chose certaine c'est que je n'ai rien à me reprocher dans mon blog, et je le dis bien dans le message d'ouverture "ce blog ne fait pas l'apologie des troubles alimentaires".

Pour ceux qui ne sauraient ce qu'apologie veut dire: discours visant à défendre, à justifier, une personne, une doctrine. Et dans le sens plus courant: éloge d'une personne ou d'une chose...Voilà pour la note culture générale.

Une chose est sûre, je ne changerais aucunement le contenu de mon blog car je n'ai rien à me reprocher et je vais même le continuer.

Et pour info je travaille actuellement avec une journaliste sur une émission portant sur les réalités de l'anorexie. J'en ai assez de l'image déformée que les gens ont de cette maladie, et comme cette émission est 'sérieuse' je suis prête a y témoigner afin de monter comment l'anorexie est une souffrance sans fin!

Sur ce, bon samedi!

 

Bonjour,
un visiteur de votre blog
http://eixerona.over-blog.com vient de reporter un contenu abusif sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message :

description : "http://eixerona.over-blog.com"
raisons : "Non respect des droits d'auteur sur les photos, les dessins et poemes.

Donne des conseils pro-anorexique."

Si cette plainte est fondée, merci de bien vouloir faire le nécessaire pour retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Nous vous rappelons que vous vous êtes engagé à respecter les Conditions Générales d'Utilisation consultable à l'adresse :
http://www.over-blog.com/reglement.php .
Cordialement,
l'équipe de over-blog.com

 

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Published by Lyla - dans Des choses et d'autres
7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 10:54

 

 

Le corps du délit

 

Alors que les défilés parisiens débutent, le débat sur les top models anorexiques se poursuit. Contre-enquête auprès des professionnels de la mode et de la santé. Hors des podiums, l'ultra-maigreur n'est pas le seul standard de beauté.

 

Par Cécile DAUMAS

 

QUOTIDIEN : Vendredi 29 septembre 2006 - 06:00 Libération.fr

 

 

Le corps "mode" aujourd'hui, c'est une silhouette faite au moule, d'une étroitesse incroyable, avec des bras et des jambes interminables, un cou très long et une très petite tête. Il ne faut pas avoir d'os trop larges. Il y a des choses qu'on ne peut pas raboter.» Après quinze jours de polémique sur les mannequins trop maigres et à la veille des défilés du prêt-à-porter à Paris, faut-il excommunier Karl Lagerfeld pour avoir donné la définition de la norme en cours (1) ? A la mi-septembre, cinq modèles jugés trop filiformes sont privés de podium en Espagne, lors de la Pasarela Cibeles, le rendez-vous de la mode madrilène. Pesées, mesurées, les jeunes femmes n'atteignent pas l'indice de masse corporelle décrété par le gouvernement régional de Madrid, qui s'est basé sur une norme de l'OMS : 18, soit 56 kg pour 1,75 m (2). Au nom de la lutte contre l'anorexie, elles sont exclues. L'Espagne veut aussi en finir avec un mauvais fait divers : le 2 août, une jeune mannequin uruguayenne de 22 ans, Luisel Ramos, meurt d'épuisement à la fin d'un défilé. La rumeur dit que, depuis des mois, elle se nourrissait de feuilles de salades et de Coca light, et qu'elle avait arrêté de manger deux semaines avant le début des défilés. Il y avait donc urgence à statuer. Madrid a voulu créer «un précédent».

 

A Londres, la ministre la Culture britannique, Tessa Jowell, a applaudi des deux mains lors de la semaine des défilés anglais. «La promotion, par l'industrie de la mode, d'une image de la beauté filiforme est dangereuse pour la santé des jeunes filles et la représentation qu'elles ont d'elles-mêmes.» La décision espagnole fait le tour de la planète, le milieu de la mode se retrouve en première ligne. Les créateurs vont-ils trop loin ? Par leur faute et celle des publicitaires et journaux associés, notre société sombre-t-elle dans le culte de la maigreur ? Les jeunes filles ne risquent-elles pas d'y laisser leur peau ?

 

«Négation du corps».   La polémique rappelle le débat sur les jeux vidéo et leur violence. Démagogie, ignorance et vraies interrogations. D'abord, éliminons l'argument médical : «N'est pas anorexique qui veut, c'est une maladie mentale, explique Gérard Apfeldorfer, psychiatre, spécialiste des troubles alimentaires (3). Il y a des dispositions psychologiques, des antécédents familiaux. Dans sa forme la plus courante, cette maladie traduit un trouble narcissique, pas une volonté d'imiter des mannequins.» Le spécialiste rappelle que l'anorexie est restée stable ces dernières années (entre 1 et 2 % des filles de 12 à 18 ans), à la différence des autres troubles alimentaires qui ne cessent de progresser. Le hasard a voulu que la polémique éclate au moment où sortaient les derniers chiffres sur l'obésité en France : 9 % de progression depuis 2003, soit 20 millions de personnes en surpoids (4). La jeune fille de la rue serait donc plus menacée par une surcharge pondérale que par une maigreur excessive.

 

Il n'empêche, les filles «fil de fer» sont là. Sur les podiums, dans les magazines, dans les têtes. Ces dernières années, les mannequins ont perdu de leurs fesses, de leurs poitrines, de leurs joues. De plus en plus jeunes, de plus en plus décharnées, modèle esthétique alimenté par les silhouettes de l'Est. «Il y a une dérive, estime Marie Chauveau, présidente de l'agence de publicité Mafia. Tout le système de la mode cherche ce type de beauté. On est dans la négation du corps.» Pour certaines campagnes de publicité, comme les maillots de bain Erès, elle dit avoir des difficultés à trouver un corps «juste» : de beaux seins sans avoir la poitrine de Sophia Loren. «Tous les six mois, je suis obligée d'organiser un casting de 200 filles.» Directeur de l'agence parisienne de mannequins Viva, Cyril Brulé confirme . «Ce qui se passe est terrible. Une bande de gens de la mode a décidé que les filles seraient maigres. Et les vêtements de plus en plus petits. Ce sont des malades, qui sont, eux-mêmes, complètement dingues du contrôle : ces gens de 40-45 ans, hommes ou femmes, vous les voyez de dos avec ces silhouettes rachitiques, et vous les prenez pour des jeunettes de 20 ans.» 

 

Cette polémique aurait du bon, elle aurait au moins le mérite de stopper la spirale du décharnement. «Il n'est pas absurde de lancer un contre-courant à cette représentation de la femme, proposer un modèle de beauté féminine plus ouvert, dit Mercedes Erra, publicitaire, présidente de BETC Euro RSCG. Mais je doute que cela passe par l'interdiction de modèles. On ne va pas empêcher Kate Moss de faire des photos, ce serait absurde. Mais au moins, discutons d'un vrai sujet : nous n'avons jamais autant contrôlé nos corps, et nous continuons à grossir.» Serait-ce la faute des tops ou celle d'une société qui a, pour nouvel interdit, la chair flasque ? «Les mannequins sont les modèles excessifs de cette beauté minceur et de cette maîtrise des corps, souligne le psychiatre Gérard Apfeldorfer. C'est un problème de société, le désir de minceur était déjà là.» Qu'on songe à Twiggy, mannequin brindille des années 60, ou à la poupée Barbie qui sévit, avec ses mensurations démesurées, depuis des générations dans la tête des fillettes. «La mode est juste la quintessence de ce mouvement de fond, estime Nathalie Rykiel, directrice artistique du groupe Sonia Rykiel. C'est, avant tout, une discipline artistique qui se nourrit de tous ces excès. L'ambiguïté et la confusion viennent aussi du fait que c'est un art appliqué obligé de se vendre.» 

 

«Corps exagérés».   Mais, dans l'univers de la mode, les mannequins filiformes ont un rôle bien particulier. Silhouettes portemanteaux qui s'oublient sous le vêtement, elles sont taillées pour les podiums. Sauf exceptions, ce ne sont pas elles que l'on retrouve dans les publicités mais des modèles ­ un peu ­ plus remplumés. «Les mannequins des défilés sont des filles spéciales, remarque Moritz Rogosky, créateur pour hommes. Ce sont des corps exagérés qui correspondent à la démarche esthétique actuelle de chercher toujours plus d'extrême. Les collections sont chargées, luxueuses, les défilés ont lieu dans des lieux gigantesques comme le Grand Palais à Paris. Il faut donc des corps disproportionnés, des corps plus vraiment humains.» Pour l'exposition Balenciaga au musée des Arts décoratifs à Paris, Nicolas Ghesquière a façonné des mannequins machines aux allures de femme androïde, silhouettes de bandes dessinées. La mode est là pour faire rêver, créer un univers d'exception, loin, dans un premier temps, des exigences de la rue. «Les dessins de mode n'ont jamais vraiment ressemblé à une réalité terrienne, dit Karl Lagerfeld (1). Les mannequins célèbres des années 50 ne mesuraient pas plus d'un 1,70 m. Mary Pickford mesurait 1,47 m. En même temps, ces filles entraient dans des corsets, alors qu'aujourd'hui des enfants de 12 ans ne pourraient pas enfiler une robe de bal du second Empire.» 

 

«Le dodu ferme». La fin du corset a sonné le glas des tailles de guêpe. Laissés à davantage de liberté, les corps se sont enveloppés. Aujourd'hui, les Françaises pèsent, en moyenne, 62 kg pour 1,62 m, selon la campagne de mensuration 2006 de l'Institut français textile-habillement. «Arrêtons de stigmatiser les critères de la beauté, dit Françoise Serralta, directrice "recherche et prospective" au bureau de tendances Peclers Paris. Il y a vingt ans, la dictature de la maigreur était bien plus forte, avec Inès de la Fressange, androgynie parfaite. Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est au contraire une déstandardisation de la beauté. Certes, il y a le modèle décharné, mais les corps se sont aussi enrobés, les filles ont pris des seins, de la taille.» L'extra-maigreur côtoie la rondeur, mélange des genres et des styles. «Le corps idéal ? A la fois voluptueux et anorexique», dit le psychiatre Samuel Lepastier. Le corps à venir ? «Le dodu ferme, prédit Françoise Serralta. Rebondissant mais pas gras. L'époque est au soft, au rond. Les vêtements vont commencer à s'arrondir, à prendre du volume. Les canons sont en train de changer. Ni Claudia Schiffer, ni la planche à pain, mais un modèle un peu féminin, un peu trash. Ça donne de la liberté.» Le XXIe siècle sera-t-il celui des corps transformés ?

 

(1) Libération du 28 janvier 2005. (2) Rapport du poids exprimé en kilos sur le carré de la taille exprimée en mètres. Pour les femmes, l'indice de masse corporelle considéré comme «normal» est situé entre 19 et 24 (19 et 25 pour les hommes). (3) Auteur de Dictatures des régimes, attention ! avec Jean-Philippe Zermati, éd. Odile Jacob. (4) Enquête Obepi 2006 publiée le 19 septembre.

 

 

 

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Published by Lyla - dans Revue de presse
6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 20:29

 

« Je l'entendais depuis des mois... Aujourd'hui enfin je la

vois !!! Ana , le 01 janvier 2000  à minuit. »

 

Voilà le faire part de naissance que j’aurais pu écrire le premier janvier 2000, date de naissance de mon Anorexie. A cette époque pourtant, je mangeais encore normalement quoique je faisais attention et je n’étais pas maigre. Pourquoi est-ce je fixe le début des mes TCA à cette date fatidique ? Simplement parce que c’est la dernière fois où j’ai eu mes règles (jusqu’à 2004 où elles sont revenues…).

Il plait aux médecins de dire que l’aménorrhée est la conséquence de la perte de poids dans l’anorexie.

Non je ne suis pas d’accord ! L’aménorrhée pour moi a précédé ma perte de poids de plusieurs mois. Et étant donné que je n’ai jamais été une grande fan des tracas mensuels féminins ça ne m’a ni gêné, ni inquiété…

A proprement parler, mon amaigrissement  a du commencé vers mars/ avril…il y a donc quelques mois qui sépare l’arrêt de mes règles et le début de la perte de poids. Comme quoi l’aménorrhée ne se résume pas à une histoire de poids.

J’ai pu le voir car je n’ai jamais pris de moyen de contraception, donc je n’ai jamais eu mes règles artificiellement par la pilule.

Miss Anorexie aura donc sept ans dans un peu près 3 mois…Déjà…Ca fait des années que je comptabilise les années de maladie sans pouvoir connaître un mieux. A l’anniversaire de ses 3 ans, je savais que son cadeau était la chronicité…

Est-ce que je me vois guérir un jour ? J’avoue que non. Je ne me vois plus vivre autrement qu’avec elle, surtout que j’ai toujours cette peur de grossir…et pour ne pas grossir il faut ne pas manger…cercle infernal…

La société nous dit chaque jour « Sois toi-même, mais sois dans la norme »…c'est-à-dire qu’il ne faut pas être grosse, mais il ne faut pas non plus être maigre, il ne faut pas être trop blonde ou trop brune, il ne faut pas être trop sexy mais y être quand même un peu, il faut être joyeuse mais pas trop…pour tout c’est la même chose : il faut être dans la fichue sacro-sainte norme…

Moi je n’ai pas envie de faire partie de cette norme. Petite j’en ai pris plein la poire parce que je n’étais pas dans la norme. Maintenant mon anormalité je la revendique, c’est elle qui fait ma différence par rapport aux autres. Je ne veux pas être une blondinette fade qui ressemble à toutes les autres blondinettes.

Non je n’ai rien contre les blondes, mais on le sait bien que c’est le fantasme masculin par excellence…et l’idéal féminin qu’on nous impose.

A cette heure-ci j’ai récupéré mon blond foncé et je me sens bien avec. Je n’ai plus envie d’être un clone de je ne sais pas qui. Je veux être moi. Et être moi c’est d’abord accepter ce que je suis donc une anorexique dépressive. On aurait pu penser que je suis devenue anorexique pour ressembler à ma star favorite…Avec les années je me rends compte que l’anorexie est un acte de rébellion. Je hurle par l’intermédiaire de mon corps contre ce monde dans lequel je ne trouve pas ma place.

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Published by Lyla - dans Carnet de route
3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 09:39

 

Maigrir au risque de mourir

 

Mannequins, actrices, sportives…Certaines d’en elles s’affament et affichent un corps terriblement squelettique. Dans leur combat contre le tout petit kilo en trop, elles ne peuvent qu’être perdantes !

 

 

C’est une première ! Le 13 septembre dernier, le gouvernement régional de Madrid a exclu cinq top models, trop maigres, du défilé de la Pasarela Cibeles, grand rendez-vous de la mode espagnole, et a imposé un critères strict : aucun mannequin pensant moins de 56 kilos pour 1.75m ne pourra défiler. Cette décision fait suite au drame qui a touché le monde de la mode le 2 août dernier. Une jeune mannequin est décédée lors de la Fashion Week à Montevideo en Uruguay. Après s’être évanouie dans les coulisses d’un défilé, Luisel Ramos a succombé à un problème cardiaque, certainement dû à la malnutrition. Le père de la jeune femme de 22 ans a indiqué qu’elle n’avait rien mangé pensant les deux semaines qui on précédé l’événement et qu’elle ne s’était nourrie auparavant que de sodas allégés et de salades vertes.

 

La décision espagnole et le décès de la jeune femme renvoient à un fléau bien connu à Hollywood, l’extrême maigreur s’étant malheureusement banalisée outre-Atlantique. Nicole Richie a donné un coup d’accélérateur à cette mode des plus morbide. Bien que la jeune femme ne cesse de nier être anorexique, son corps affirme le contraire. Elle n’a plus que la peau sur les os. Selon son célèbre père, le chanteur Lionel Richie, le stress serait à l’origine de son problème. Soucieux, il a même confessé qu’il se sentait totalement désarmé. Kate Bosworth inquiète elle aussi son entourage. Depuis qu’Orlando Bloom l’a quittée, son apparence change de jour en jour. Son torse et ses membres sont de plus en plus osseux. Sa rupture sentimentale l’aurait donc affectée au point de ne plus pouvoir avaler quoi que ce soit. Plus généralement, c’est le regard des autres et la pression des producteurs qui pourraient être à l’origine de ce refus de s’alimenter.

 

Les actrices illustrent tristement ce phénomène. Depuis leur première apparition sur le petit écran, Kim Raver de 24 h, Julianna Margualies d’Urgences et Ellen Pompeo de Grey’s anatomy ont vu au fur leurs formes fondre au fur et à mesure des épisodes. Certaines de leurs aînées on connu ces épreuves avant elle. Portia de Rossi, qui interprétait Mel dans la série Ally McBeal, est passée par le même calvaire en imitant la maigrichonne Calista Flockhart, sa partenaire à l’écran. En 1999, l’actrice ne pesait plus que 37 kilos. 3 je me demande souvent si j’aurais été anorexique si je n’avais pas joué dans cette série. »

 

Elle ajoute : « je ne savais pas ce que c’était qu’être célèbres avant Ally McBeal et mes modèles sont devenus les femmes avec lesquelles je travaillais. » Aujourd’hui guérie de ses vieux démons, elle pourrait être un exemple pour beaucoup et notamment pour Evangeline Lilly, héroïne de Lost, qui semble être sur une mauvaise pente. « Avant, je me disais : ‘je suis bien, je peux aller à la plage’. Aujourd’hui, c’est : ‘le passe à la télévision, chaque amas de graisse doit partir’. Alors j’ai maigri autant que j’ai pu, et je continue encore. » Cette lutte effrénée contre le moindre gramme superflu fait partie également du quotidien d’anciennes sportives. Les formes d’Anna Kournikova ont subi de terribles transformations depuis qu’elle s’est plongée dans le monde de la mode. Les cuisses de l’ancienne championne de tennis ont largement perdu de leur puissance et ses joues se sont creusées. D’athlétique, elle est devenue famélique.

 

Le problème majeur est que ces stars sont des modèles pour des adolescentes en mal de repères. Elles deviennent même les figures de proue de jeunes filles qui prônent l’anorexie sur leurs sites internet. La quête du corps « parfait » fait des victimes. Il y a urgences. Ce jeune mannequin, décédé le 2 août dernier, rappelle qu’on peut maigrir…à en mourir

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Cécile Fournier. Closer du 25 septembre au 1 er octobre 2006

 

 

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Published by Lyla - dans Revue de presse
1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 10:51

Oui c’est mon sujet de prédilection ces jours derniers…mais il ne se passe pas un jour sans que l’on parle de « la mode anorexie » dans les journaux, magazines ou bien à la télévision.

 

Je l’admets ça m’excède au plus haut point…

 

Parle-t-on de mode cancéreuse, de mode dépression ou de mode VIH ? Non bien sûr, une maladie ne peut pas être une mode. Alors pourquoi ose-t-on qualifier de l’anorexie, maladie mentale classée dans le DMS IV,  de mode ?

 

Oui il y a une « skinny » attitude c'est-à-dire une mode à l’extrême minceur (voire maigreur…) mais ça n’a rien à voir avec l’anorexie mentale ou la boulimie.

 

Certes on observe les starlettes de Hollywood fondre à vue d’œil…mais à qui la faute ? Je ne pense pas que ce soit les femmes elles même qui désirent s’affamer pour être mince. Franchement je pense qu’on nous impose un modèle de femme filiforme parfaite et on nous le martèle tellement qu’ensuite oui, les filles finissent par se laisser mourir de faim pour parvenir à ce modèle de beauté utopique.

 

Prenons un exemple concret de la « skinny » attitude et de l’hypocrisie des médias.

 

Regardez Nicole Richie, avant les médias ne parlaient quasiment pas d’elle…elle était seulement la copine boulotte et vulgaire de Paris Hilton. Depuis qu’elle a commencé à perdre de poids…et malheureusement elle continue…on ne cesse de parler d’elle. Tout d’abord tout le monde a félicité la demoiselle : d’un vilain petit canard elle se transforme en cygne.

 

J’avoue moi-même je la trouve plus jolie mince mais si pendant un certain temps j’enviais sa silhouette maintenant elle me fait peur car elle devient de plus en plus décharnée. Et comme si ça ne suffisait pas il faut que les médias la harcèlent, comme si l’anorexie était un jeu…ah mais oui j’oubliais c’est un sujet qui fait vendre. Il est certain que Nicole Richie ne va pas crier haut et fort qu’elle souffre d’anorexie, car si elle le faisait on dirait que c’est une jeune fille riche capricieuse, nombriliste qui ne pense qu’à elle…

 

Enfin voilà, je crois que le grand problème actuel c’est cette société qui fait la chasse à l’obésité et vénère les silhouettes minces. Il va de soi que cela à une influence néfaste sur la femme en général mais encore plus sur les adolescentes, voire les pré adolescentes qui sont en quête de leur identité. Je pense que en effet, ça favorise l’anorexie chez les jeunes filles ou les jeunes femmes, cependant il ne faut pas oublier que l’anorexie est le reflet d’un profond mal-être et c’est une certaine envie de disparaître…et non pas de ressembler à un top ou à son actrice préférée.

 

Le danger actuel que je vois se profiler, c’est sur une multiplication des cas de boulimie…car lorsqu’on se prive on finit par avec des pulsions boulimiques…et c’est là qu’on arrive au fameux problème du poids yo-yo…

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Published by Lyla - dans Mes écrits
30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 19:14

 

La « pro anorexie » c’est l’un des sujets les plus débattus actuellement. On nous en parle à tord et à travers, et surtout on fait un amalgame entre les anorexiques et les soi-disant pro ana.

J’avoue que c’est un sujet qui me tracasse. Pendant longtemps j’ai pensé être moi-même pro anorexique. Non pas que je faisais l’apologie de mon troubles alimentaires mais pour moi c’était seulement vivre avec sa maladie, et donc de fils en aiguilles modeler son mode de vie de telle sorte qu’on puisse tenter d’avoir une vie ‘normale’ malgré mes problèmes de santé.

Donc à la réflexion je ne suis pas pro ana. Je suis malade d’anorexie et je ne parviens pas à guérir, et il ne faut pas croire mais une infime partie de mon être espère un mieux un jour voir même la guérison pourquoi pas ? Cependant pour le moment je ne suis pas prête.

Ne pas être prête à guérir ou ne pas parvenir à guérir ce n’est pas faire l’apologie des troubles alimentaires. On ne choisit pas de guérir, lorsqu’on a un rhume on ne se dit pas « je n’ai pas envie d’avoir de fièvre, donc je n’aurais pas fièvre ». Bon c’est certain mon argument est schématique car l’anorexie ou la boulimie sont des maladies mentales. Et pour le moment la médecine reste sans grandes solutions pour les maladies mentales.

La pro anorexie au sens strict du terme me donne envie de vomir. Hier par curiosité je suis allée me balader sur les blogs de petites cruches de 13/14 ans qui se considérant trop grosses décident de devenir anorexique pour maigrir…c’est de la pure folie !

Oui souvent on sombre dans l’anorexie suite à un régime, mais un régime ne cause pas l’anorexie.

Ces adolescentes idiotes  auront bon afficher les fameux commandements de la parfaite pro ana au dessus de leur lit, elles ne deviendront pas anorexiques.

 L’explication est simple, si ces commandements sont choquants à la lecture, je ne les avais jamais lu avant récemment et pourtant tous ces commandements je les connaissais par cœur car ils se sont imposés à moi en même temps que la maladie (c'est-à-dire il y a 6 ans…)

C’est vrai qu’il n’est pas intelligent de les noter sur Internet, mais est ce plus intelligent de faire la publicité de régime dangereux pour la santé ??

Arrêtons de s’en prendre aux malades d’anorexies qui font des blogs ou des sites pour se soutenir et tenter de se sentir moins seules.

Arrêtons plutôt le délire de ces adolescentes inconscientes à qui la télévision et les médias en général ont fait croire que la minceur c’est le bonheur et la normalité, qui exposent les troubles alimentaires comme un phénomène de foire…

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Published by Lyla - dans Pro-anorexie
29 septembre 2006 5 29 /09 /septembre /2006 20:47

 

R A G E

Je reste sans voix…J’ai décidé d’aller visiter quelques blogs pro ana…Non pas ces blogs où des malades évoquent leurs maladies et vivent avec…Mais ces blogs où des petites bécasses de 14 ans veulent devenir anorexiques pour être mince comme les filles de la télévision ou des magazines.

 

Bien sûr la réaction de la plupart des gens est de dire que ce sont la faute des jeunes femmes et jeunes filles parlant de leur trouble alimentaire sur Internet si des adolescentes pensent que l’anorexie ou la boulimie sont un mode de vie.

 

C’est là que je dis STOP ! Il faut arrêter de jeter la pierre aux malades ! Qui fait croire que la minceur c’est le bonheur ? Mais c’est notre société ! Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau régime totalement absurde fasse son apparition. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on fasse la chasse à l’obésité.

 

Oui il y a des problèmes d’obésité, mais pareil à qui la faute ? N’est-ce pas les industriels qui font de produits de plus en plus petits mais de plus en plus caloriques ? Et pourquoi est-ce que les fruits si bons à notre santé, comme le disent les nutritionnistes sont si chers ?

 

Oui je suis révoltée par les propos que certaines adolescentes peuvent tenir sur Internet. Ca me dépasse totalement. Mais dans une société qui vénère la minceur ce n’est pas étonnant…partout on nous chante que la vie sera belle et heureuse si on est mince.

 

On ne tombe pas dans les troubles alimentaires parce qu’on en a envie, parce qu’on commence un régime,ou  parce qu’on écrit un blog prônant l’anorexie...

 

La chose certaine c’est que ce genre de site n’est pas sain et font plus de tords aux malades de troubles alimentaires qu’autre chose car ensuite nous ne sommes pas pris au sérieux, pire on nous met en cause dans le délire des ces petites filles idiotes !

 

Oui l’anorexie finit pour les malades n’arrivant pas à guérir un « mode » de vie, mais c’est un terme à prendre avec des pincettes. On vit avec car on ne parvient pas à aller mieux et on n’a pas aussi la force de se battre 365 jours par an contre nos démons…

 

Oui la maigreur me fascine et m’attire…J’ai ce désir d’être maigre, je ne sais même pas pourquoi…Mais sachez qu’actuellement l’un des jeunes actrices que je trouve magnifique est Scarlett Johansson, elle a des courbes à en tomber…de belles fesses et une belle poitrine. Cependant avec ce même corps moi je ne me supporterais pas…

 

Oui je ressens un certain plaisir à maigrir, à ne pas manger…mais ce n’est pas un « vrai » plaisir…c’est mon esprit qui ne tourne pas rond !

 

Jeudi je rêvais d’un sandwich chaud à la cafétéria, j’avais tellement faim…Je me suis rabattue sur une salade et une pomme car je sais que psychologiquement un sandwich est ingérable.

 

Il n’y a rien de logique dans l’anorexie, il n’y a rien de voulu, il n’y a que de l’absurde et de la souffrance…

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Published by Lyla - dans Pro-anorexie
29 septembre 2006 5 29 /09 /septembre /2006 14:22

 

Suite aux retentissements de l’histoire des Top Models interdites de défiler à Madrid, les médias ne cessent de parler d’anorexie et du milieu de la mode. Comme si c’était nouveau…Mais ça fait des dizaines d’années que les mannequins sont maigres…il faut se réveiller ! Depuis ma plus tendre enfance je n’ai cessé d’entendre que les Top sont des squelettes ambulants.

Suis-je devenue anorexique à cause de ce model féminin que l’on nous impose ? Oui et non. Non ce n’est pas LA cause…Oui ça entre dans les multiples facteurs qui peuvent nous faire plonger dans la maladie. Pendant longtemps j’étais persuadée d’être anormale parce que ma cuisse était courbée…moi je voulais une cuisse toute droite comme sur les magazines, c’est si esthétique.  Un beau jour j’ai parlé de ce complexe à ma grande sœur, et quelle ne fût pas ma surprise lorsque j’ai appris que ma cuisse était parfaitement normale…que « cette courbe » c’est tout simplement dû à la position d’un os…

Oui avec les années, un modèle féminin utopique s’est gravé dans ma mémoire et n’a fait qu’augmenter mes complexes. Pourtant je me suis intéressée tard aux magazines féminins ou bien aux régimes.

Quelle ne fût pas ma tête lorsque lors d’un déjeuner à la cantine en seconde, une fille s’est écriée me voyant manger un avocat « Mais c’est gras ». En seconde j’avais encore une âme pure et je me sentais bien dans ma peau. Je faisais simplement attention à ne pas manger trop de choses sucrées mais sinon je mangeais sans me priver et je regardais avec de gros yeux ronds toutes les filles de ma classe au régime alors que je les trouvais si parfaites. J’avoue que leurs comportements m’amuser quelque peu…entre celle au régime qui mangeait des frites et celle affamée qui était repue avec une salade verte. Moi j’étais là, je faisais tâche avec mon plateau que je termine…Mais bon je m’en moquais.

Avec la cantine j’ai changé mes habitudes alimentaires : je n’ai plus pris de frites ou de purée car c’était bourré de sel et je déteste ça…idem pour les pâtes…

De fils en aiguilles j’ai modifié mon alimentation sans m’en rendre compte et sans me priver.

Et me voilà en Première…premier complexe vis-à-vis de mes cuisses que je trouve énorme…Au printemps je décide de faire un peu plus attention à ce que je mange pour perdre un simple et unique kilo. Quelle fût ma joie de voir que ça fonctionnait. Pour ça j’ai modifié quelques habitudes alimentaires : adieu le grignotage dans la cours de récré, et adieu le chocolat chaud au distributeur : vive le café (même si je déteste) et les fruits.

Cet été là j’étais toute belle avec mes 46 kilos, je me sentais mieux…et je ne sais pas bien ce qui s’est passé ensuite…

La rentrée en terminale s’est mal passée, je me suis retrouvée dans une classe dans laquelle je ne connais personne, loin de ma meilleure amie. J’avoue que je l’ai difficilement supporté. Ca m’a coupé littéralement l’appétit, je ne mangeais quasiment plus rien à la quantité…quand j’y allais…au début j’allais une fois par semaine manger un bon sandwich en ville mais ça n’a pas duré, elle s’est fait de nouvelles amies. A la maison c’était guère mieux : ma mère en pleine dépression pétait les plombs…M’ayant rendu compte que bouder la nourriture l’enrageait j’en profitais.

J’ai commencé à me sentir mal au moins d’octobre. J’ai eu cette peur inexplicable de rater mon bac…Je ressentais une tristesse infinie et une angoisse indescriptible…C’est là que j’ai commencé à exploser en sanglot en cours. Combien de fois je me suis retrouvée à l’infirmerie, combien de fois ma mère a dû quitter son boulot pour venir me chercher au lycée. Il y a d’énormes trous dans ces souvenirs. Je me souviens cependant que souvent allongée sur mon lit je regardais le ciel grisâtre dehors et dans ces moments là mon esprit était totalement vide.

Un jour Maman m’a annoncé que j’étais anorexique. Je lui ai ri au nez, j’étais loin d’être maigre. Pourtant elle avait raison, mais moi je ne voyais rien, même pas mon poids baisser puisque je ne me pesais pas. Je ne me rendais même pas compte que je ne mangeais presque plus rien.

Elle m’a alors mise sur la balance à quelques jours d’intervalles, et j’ai pu voir de mes propres yeux que des kilos c’étaient mystérieusement envolés en à peine 2/3 jours. Ca m’a paniqué…Personne ne m’a cru.

J’allais souvent chez le médecin, il disait que j’avais des problèmes mais il n’a jamais prononcé le mot anorexie. J’ai commencé à faire des examens, notamment de la tyroïde. Je me souviendrais toujours de cette matinée, c’était dans les sous-sols de l’hôpital, il y avait plein de malades, notamment des cancéreux…J’ai eu peur d’avoir quelques choses de grave.  Mais non ma tyroïde allait bien, la prise de sang était bonne.

La vie continuait, on approchait de fêtes de Noël. J’étais pâle à faire peur, on me disait que j’avais beaucoup maigri.

En février maman m’a emmené au CHU pour enfants…40 kilos…

 « Si tu perds encore du poids tu es hospitalisée et on te gave » Voilà ce qu’on m’a dit. Il va de soi que je ne voulais pas être gavée comme une oie, je ne voulais pas grossir. Pendant un mois ou deux, j’allais régulièrement à l’hôpital pour être peser et consulter un pédopsychiatre (que je détestais et dont je ne comprenais pas l’accent). Ils étaient contents, je reprenais un peu de poids. Avais-je le choix ? A cette époque je ne savais même pas qu’on pouvait vomir ou prendre des laxatifs. J’arrivais souvent joyeuse à mes consultations simplement parce qu’auparavant j’allais avec maman au restaurant et le sucre du dessert me faisait littéralement planer.

J’ai fini par consulter une psychologue sur ma ville car je ne voulais plus voir le psy du CHU. Je remangeais mieux, mais l’anorexie persistait : je me voyais toujours aussi grosse et aussi mal dans ma peau.

La déprime était toujours là, j’étais souvent absente du lycée.

On m’a refusé l’entrée en classe préparatoire à cause de ma santé, ça m’a littéralement achevé. J’avais le niveau mais on ne voulait pas de moi parce qu’une anorexique ça fait tâche dans les statistiques…

Je suis allée passer le bac les mains dans les poches. Je voulais redoubler ma terminale et aller en classe préparatoire.

Cet été là ma mère m’a forcé à travailler au centre aéré : j’avais 17 ans.

A cette époque je ne connaissais rien de l’anorexie. J’ai refusé de lire les livres que ma mère avait achetés sur le sujet. Une grande part de mon être restait dans le déni. Je n’allais pas sur Internet.

Alors quand aujourd’hui on me dit qu’on devient anorexie à cause des soi-disant « pro ana » ça me révolté. Comme si on pouvait devenir anorexique par la simple volonté.

La maladie m’est tombée dessus un jour sans que je n’ai rien demandé…Six ans ont passé et je suis toujours embourbée dedans….

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Published by Lyla - dans Mes écrits
25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 14:55

Sortir de l’anorexie c’est comme décrocher d’une drogue dure.

 

 

Alain Meunier est psychiatre, président de la Note Bleue et de SOS Anor, deux associations d’aide de prévention et de soutien aux victimes de troubles du comportement alimentaire (TCA)

 Closer : Pour lutter contre l’anorexie, des mannequins trop maigres ont été privées de défiles de mode à Madrid…

Alain Meunier : C’est une bonne décision. Car lorsque la maladie s’est déjà installée chez une adolescente, ces personnalités trop maigres peuvent jouer un rôle très négatif. Mais attention, l’image de ces tops models ne « fabrique » pas d’anorexiques. Le gros leurre, c’est de penser uniquement qu’il s’agit d’un problème de poids. L’anorexie est d’abord une maladie mentale où l’adolescent choisit d’apaiser ses souffrances par le contrôle de la nourriture et le jeûne.

C : Quels indices inquiétants doivent alertes les parents ?

A.M :il existe des signes facilement détectables. Le plus grave, c’est un amaigrissement régulier. Mais si la jeune fille s’isole des autres, n’a plus ses règles, est obsédée par les aliments qu’elle ingurgite ou se pèse plusieurs fois par jour, il faut réagir

C : Comment guérit-on de l’anorexie ?

A.M. : Il faut détecter la maladie le plus tôt possible et d’intervenir au plus vite. Sortir une adolescente de son trouble du comportement alimentaire, c’est aussi difficile que de ce défaire d’une drogue dure. Les thérapies en station thermale sont souvent très efficaces. Nous leur proposons des psychothérapies, des séances d’hypnose pour écarter les pensées parasites alimentaires, des cours de gym, des massages ou des groupes de paroles, très bénéfiques puisque la plupart d’entre elles sont dans le déni de leur maladie.

 

C : Que pensez-vous des sites pro-ana ?

A.M : Ils font beaucoup de prosélytisme. En général les anorexiques trouvent sur ces sites la force de ne pas manger, les trucs pour vomir, les médicaments à prendre…Ils représentent donc un vrai danger. Mais je suis toutefois contre l’idée de supprimer ces sites car cela revient à couper la parole à un malade. De plus, cela nous permet de détecter les anorexiques et de leur proposer des solutions à leur maladie.

 Interview : Julie RIGOULET

Closer semaine du 25 au 1 er octobre 2006

www.lanotebleue.org

01 40 45 73 73 ou 01 40 47 73 74

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Published by Lyla - dans Revue de presse
20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 16:00

Voilà une émission que j'ai trouvé par hasard sur Internet, elle est très intéressante je trouve. Bon visionnage

Pour regarder la vidéo cliquez ICI

 

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Published by Lyla - dans Emissions télé - reportages - films