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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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Citation

  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 18:28

 

 

Amélie Nothomb, Biographie de la faim

 

 

« C’est un homme à qui l’on joue un sale tour : on lui imposa l’obsession de bouffer et, quand il en fut bien atteint, on le mit au régime jusqu’à la fin de ses jours. Mon pauvre père connut ce soir absurde : la contrariété est son lot.

 

Il mange à une rapidité effrayante, ne mâche rien, et avec une telle angoisse qu’il semble n’y prendre aucun plaisir. »

 

«  La faim fut lente à mourir au creux de mon ventre. Son agonie dura deux mois qui me parurent un long supplice. La mémoire fut autrement facile à mettre au pas.

 

Après deux mois de douleur, le miracle eut enfin lieu : la faim disparut, laissant place à une joie torrentielle. J’avais tué mon corps. Je le vécus comme une victoire époustouflante.

 

[…] L’anorexie me fut une grâce : la voix intérieure, sous-alimentée, s’étaie tue […] je n’éprouvais plus rien.

 

Ce mode de vie janséniste – rien à tous les repas du corps et de l’âme - me maintenant dans une ère glaciaire où les sentiments ne poussaient plus. »

 

«  Plus je maigrissais, plus je sentais fondre ce qui me tenait lieu d’esprit.

 

Ceux qui évoquent la richesse spirituelle des ascètes mériteraient de souffrir d’anorexie. Il n’est pas meilleure école du matérialisme pur et dur que le jeûne prolongé. Au-delà d’une certaine limite, ce que l’on prend pour l’âme s’étiole jusqu’à disparaître.

 

Cette misère mentale de l’être dénutri est si douloureuse qu’elle peut susciter des réactions héroïques. Il y a là autant d’orgueil que d’instinct de survie […] l’ascèse n’enrichit pas l’esprit. Il n’y a pas de vertu aux privations. »

 

« A présent que je ne mangeais plus, j’étais d’une activité physique et mentale intense. J’avais vaincu la faim et je jouissais désormais de l’ivresse du vide.

 

En vérité, j’étais au paroxysme de la faim : j’avais faim d’avoir faim. »

 

«  A quinze ans et demi, une nuit, je sentis que la vie me quittait. Je devins un froid absolu.

 

Ma tête accepta.

 

Il se passe alors une chose incroyable : mon corps se révolta contre ma tête. Il refusa la mort.

 

Malgré les hurlements de ma tête, mon corps se leva, alla dans la cuisine et mangea.

 

Il mangea dans les larmes, car ma tête souffrait trop de ce qu’il faisait.

 

Il mangea tous les jours. Comme il ne digérait plus rien, les douleurs physiques s’ajoutèrent aux douleurs mentales : la nourriture était l’étranger, le mal. Le mot « diable » signifie : « ce qui sépare ». Manger était le diable qui séparait mon corps de ma tête.

 

Je ne mourus pas. J’aurais préféré mourir : les souffrances de la guérison furent inhumaine. La voie de la haine que l’anorexie avait chloroformée pendant deux ans se réveilla et m’insulta comme jamais. Et il en allait ainsi chaque jour.

 

Mon corps reprit une apparence normale. Je le haïs autant que l’on peut haïr.

 

Je lus La Métamorphose de Kafka en écarquillant les yeux : c’était mon histoire. L’être transformé en bête, objet d’effroi pour les siens et surtout pour soi-même, son propre corps devenu l’inconnu, l’ennemi.

 

A l’exemple de Grégoire Samsa, je ne quittai plus ma chambre. J’avais trop peur du dégoût des gens, je redoutais qu’ils m’écrasent. Je vivais dans le fantasme le plus abject : j’avais désormais le physique ordinaire d’une fille de seize ans, ce qui ne devait pas être la vision la plus térébrante de l’univers ; de l’intérieur, je me sentais cancrelat géant, je ne parvenais plus à en sortir qu’à sortir. »

 

 

 

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Published by Lyla - dans Extraits et citations
1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 22:10

 

Nicole Richie veut grossir 27/10/2006

 

A l’heure où Hollywood est à la mode des stars filiformes, Nicole Richie, elle, veut reprendre quelques kilos. Elle serait à la recherche d’un traitement pour lutter contre, ce que son attaché de presse appelle, « une incapacité à prendre du poids ». La fille adoptive du chanteur Lionel Richie veut savoir pourquoi elle n’arrive pas à grossir. Il faut dire que sa maigreur fait couler beaucoup d’encre. Celle que l’on avait connu rondelette dans les premiers épisodes de « The Simple Life », semble n’avoir aujourd’hui que la peau sur les os. En mai dernier, elle confiait au magazine « Vanity Fair » : « je sais que je suis trop maigre. Et je ne suis pas satisfaite de l’apparence que j’ai aujourd’hui». Alors que la presse people parle d’anorexie, Nicole Richie explique qu’elle mange, et n’hésite pas à s’afficher dévorant de la junk food pour tenter de faire taire les mauvaises langues. « Elle en a marre qu’on lui dise qu’elle ne mange pas, alors qu’elle se nourrit » a rapporté un proche de Nicole Richie à People Magazine. Peut-être que sa réconciliation avec son ancienne meilleure amie, Paris Hilton, va lui redonner l’appétit. Elles vont, en effet, se retrouver pour la cinquième saison de la série « The Simple life ».

 

 

http://teemix.aufeminin.com/w/star/n172916/news/Nicole-Richie-veut-grossir.html

 

 

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Published by Lyla - dans Célébrités et TCA
1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 22:05

 

Le régime de Eva Longoria

 

Eva Longoria, star de "Desperate Housewives"parle publiquement de son régime. Selon le site, Eva Longoria a témoigné récemment de sa diète très stricte. Pendant la journée, cette dernière est accompagnée par un entraîneur personnel. Elle suit aussi à la lettre une alimentation saine et sans excès. Eva Longoria avoue que son régime est ennuyant. C'est pourquoi elle balance le tout avec un entraînement au niveau de l'équilibre et du poids par des sessions de saut avec une corde à danser. Malgré tout le travail et les sacrifices demandés, la comédienne se dit chanceuse et affirmer qu’elle aime manger du poisson et des légumes. Sur les plateaux de tournage, le personnel spécialisé lui prépare des mets de grande qualité pour son plus grand plaisir. L'actrice de 31 ans, d'origine mexicaine, est embauchée par la société "L'Oréal" depuis 2005. Son plus récent rôle au cinéma est celui de Jill Marin dans le drame criminel "The Sentinel " sorti en 2006.

 

 

http://teemix.aufeminin.com/w/star/n158995/news/Le-regime-de-Eva-Longoria.html

 

--> Ce n'est pourtant pas ce qu'elle disait il y a quelques mois. Elle prétendait pouvoir manger de tout sans prendre un gramme en se vantan d'avoir un fort métabolisme...

 

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Published by Lyla - dans Célébrités et TCA
1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 21:58

 

Nicole Richie défend sa minceur 14/09/2006

Nicole Richie persiste à dire qu'elle ne souffre pas d’un déséquilibre alimentaire.

D’après une émission de télévision américaine, Nicole Richie, 24 ans, a été au cœur d’une tempête médiatique au cours des derniers mois comme quoi elle serait anorexique. Celle-ci est inflexible et estime manger de façon saine. La star a avancé que sa maigreur est due au stress et non pas à un quelconque régime.

La vedette du feuilleton The Simple Life a mentionné à l’animatrice Tyra Banks : « Je pense que je suis normale. Plusieurs personnes prennent du poids quand ils sont stressés et beaucoup d’autres individus perdent du poids sous le stress. Je suis naturellement quelqu’un de mince et de prendre 2 à 5 kilos me paraîtrait énorme. »

Nicole Richie a récemment éclaté en sanglots lorsqu’un photographe lui a reproché d’être anorexique.

 http://teemix.aufeminin.com/w/star/n160698/news/Nicole-Richie-defend-sa-minceur.html

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 20:48

 

In the Clothes Named Fat

 

"C'est un tonneau": des mots que Noko entend tous les jours au boulot. Résignée, jusqu'au jour où elle  découvre que son mec la trompe avec une maigre. Elle décide alors de suivre un régime. Mais en tentant de devenir une femme "comme les autres", Noko ne remarque pas qu'elle est en train de se détruire. La beauté fait-elle vraiment le bonheur? Avec cette histoire, Moyoco Anno nous propose une réflexion ironique sur une société de consommation qui dicte ses normes en ignorant le droit à la différence.

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 17:04

 

Trop maigres beautés, par Nathalie Rykiel

LE MONDE | 26.09.06
 

Je vis avec cette contradiction permanente. Femme de mode, je fais appel à des modèles très minces qui subliment les vêtements. Mère de famille, je déplore ce culte de la minceur qui peut inciter à l'anorexie...

Tout art est une vision idéalisée de la réalité, la mode est une discipline artistique : elle crée un rêve, et la création se nourrit de tout et surtout d'excès. Excessifs, les artistes le sont souvent, mais on n'étrique pas leur vision, on ne légifère pas sur leurs oeuvres. On ne les censure pas. Les filles, c'est vrai, de plus en plus jeunes et de plus en plus maigres sur les podiums, ne sont que l'incarnation du fantasme du créateur qui voit leur charisme avant leurs mensurations.

La polémique et la confusion actuelles viennent du fait que la mode est aussi un art appliqué. Pour vivre ce rêve, elle doit le vendre. Il devrait y avoir la même distance entre le mannequin qui défile projetant une image et la femme qui la regarde et s'appropriera plus tard ses vêtements, qu'entre l'héroïne d'un roman et sa lectrice. Cependant, pourquoi ces filles se "détruisent-elles" ? La question dépasse de loin le lobby de la mode, elle est globale et sociale. Et ce n'est pas en interdisant à ces mannequins de travailler que l'on empêchera la société de se trouver d'autres icônes faméliques, si tel est son besoin.

Au-delà de la création, la mode focalise par son essence même tous les excès visibles et invisibles et c'est l'une de ses raisons d'être. Elle fonctionne en spirale : celle de tout un monde de créateurs, mannequins, coiffeurs, maquilleurs, journaux de mode, photographes, graphistes-retoucheurs-manipulateurs d'images, qui ensemble se dépassent pour fabriquer un rêve. C'est cela l'essence de la mode. Que ces mêmes acteurs s'autoérigent en dictateurs esthètes du beau et du laid fait partie du jeu, personne n'est obligé de suivre.

Au XIXe siècle apparaît un nouveau canon de beauté, contradictoire avec la féminité bourgeoise bien en chair : la féminité maladive, mince et pâle... (la Dame aux camélias), induisant l'idée que la maladie élèverait au-dessus des standards collectifs, qu'elle donnerait au visage une "étrange splendeur" (René Crevel), qu'elle apporterait de la qualité.

En 1959, l'irruption de la poupée Barbie aux mensurations irréelles, tout de suite suivie du mannequin Twiggy "la brindille", égérie des années 1960, achève de modifier le regard sur la beauté. L'image lascive de la féminité est supplantée par de nouveaux codes référents, ceux de la minceur notamment, devenus ceux de la maigreur. Aujourd'hui, notre rapport au temps, à la vitesse, induit un besoin de contrôle sur son corps et sur sa vie, qui est le contraire même de la nonchalance.

L'anorexie n'est-elle pas une maladie liée à une quête identitaire, une recherche poussée à l'extrême de la maîtrise de l'esprit sur le corps ; l'esthétique du "maigre" impliquant le contrôle absolu de son corps par opposition au "laisser-aller" du "gros" ? L'industrie de la mode, d'ailleurs, n'est pas la seule à nourrir cette vision : l'industrie alimentaire avec les produits light, l'industrie cosmétique avec les crèmes gommantes, amincissantes, contribuent à ce culte de la minceur.

Il faut laisser les artistes créer librement ! Et dans le même temps éduquer le regard des enfants, des adolescents qui errent souvent entre addiction et perdition. Leur apprendre à aiguiser leur sens critique, à prendre de la distance avec les images qu'ils reçoivent, à se méfier de cette fusion entre rêve et réalité, cet amalgame infantile d'une société tube qui digère aussi vite qu'elle ingère, sans réfléchir, sans contrôle. Qui oublie de rappeler que l'on peut admirer sans forcément s'identifier.

Au coeur de ce débat, les femmes... et leurs contradictions. Leur idéal de corps, mi-voluptueux mi-anorexique, c'est Marilyn Monroe et Kate Moss à la fois. Ce corps, inaccessible, est-il une nouvelle punition pour les femmes auxquelles on a ressassé, de tout temps, qu'il faut "souffrir pour être belle" ? Les femmes font avancer le monde, on leur reproche de plus en plus leur puissance. Devront-elles toujours le payer par la souffrance ?

Nathalie Rykiel est directrice artistique du groupe Sonia Rykiel.

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Published by Lyla - dans Revue de presse
21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 16:54

Le mannequin anorexique stigmatise la femme soumise aux bons désirs des hommes.
Les concaves se rebiffent
Par Maurice CORCOS
QUOTIDIEN : Vendredi 6 octobre 2006 - 06:00
Maurice Corcos pédo- psychiatre.
Libération.fr
 
Le mannequin, nouvelle icône des sociétés occidentales, si prisée et si haïe à la fois par les patientes anorexiques, qui l'affichent sur les murs de leur chambre, tentant d'annuler le blanc de ces murs qui résonne trop fort avec les blancs psychiques qui tapissent leur esprit, est avant tout, pour les petites filles qu'elles tentent de demeurer, un modèle social. Elles vont jouer (mais uniquement du regard) à l'habiller et à le déshabiller (cover-girl), et à le maquiller de tous les apparats possibles de la fausse modernité, tel un doudou, mais collectif et fétichisé. Aucun bonheur intime donc !
 
Plus que le mythe de la femme occidentale, le mannequin stigmatise la «fiction» d'une femme qui serait volontairement soumise et asservie au bon désir des hommes, ceux qui les mettent sur les estrades, les plateaux télé et dans les magazines. Des hommes parfois singuliers, qui veulent continuer à jouer à la poupée sous le regard bienveillant de leurs mères... les «petites mains». Les mannequins sont des petites filles étranges, des petits «bouts de femme» aux visages de poupées, des «jeunes pousses», des poignées de chair, que de vieux messieurs et des femmes d'âge mûr «passéisent» en leur faisant porter des robes anciennes (vintage) ; les robes de leur enfance, futurs uniformes pour adolescents ; pour aguicher des souvenirs. Elles habitent très vite loin de leurs parents dans des pépinières que l'on appelle étrangement «agences» ou pompeusement «académies de stars», dont certaines ont pu être tout récemment taxées de proxénétisme et de harcèlement. Paradoxe vivant d'une société normative et moralisatrice qui guette dans les villages reculés de France la pédophilie, tout en l'affichant ostensiblement dans les grandes métropoles.
 
L'anorexique pourrait être «un mannequin qui n'a pas réussi», puisqu'elle aussi se veut reine ne serait-ce que d'un jour (au sens d'unique objet d'amour de son créateur ou de sa créatrice... très peu souvent des deux). Mais, cette reine-là n'a jamais été innocente et se sait depuis toujours nue, c'est-à-dire seule, d'être un corps peu ou trop regardé et donc sans mémoire, vide de la trace suffisamment bonne de l'autre, et va de fait pervertir les scénarios fantasmatiques dans lesquels le socius et la famille veulent l'incarcérer. Dans ce jeu des faux-semblants qu'elle, l'anorexique, a trop vite compris et que l'autre, le mannequin, méconnaît encore, elle défile pourtant, sans cesse, désirante et avide, provocatrice, à la recherche d'un regard qui l'appellerait, la porterait, et lui dirait une identité et une appartenance, tout en fuyant ou en effrayant les regards trop désirants... les regards effroyables.
 
L'autre n'a, semble-t-il, pas peur de s'y confondre et de s'y perdre. Elle se donne et s'y adonne et sa moue boudeuse et son air indifférent, sa nudité moins offerte que jetée à la face du parterre ne sont que des masques, des stratégies d'excitation supplémentaires (la violence douce du mépris) savamment orchestrées en coulisses. Censée porter et projeter «l'essence pure du féminin», l'une assure et rassure, tandis que l'autre se refuse à n'en être qu'un succédané ou un ersatz, à n'en dire que l'utilité en en éludant le drame. C'est précisément dans ce refus qu'elle, l'anorexique qui défile, non pour une vulgaire caméra à l'oeil mort, mais pour une mère-monde indifférente en en stigmatisant l'absence, pose sa virilité. Regardez-moi, mais ne gardez de moi dans vos yeux que cette image de mort en marche, semble-t-elle soupirer, laissant encore tomber une dernière gorgée amère de vie ! Enfant sans miroir familial suffisamment profond, se cherchant un visage et un corps dans le miroir social qui ne veut voir d'elle qu'une image archétypale, elle demeure trop lucide sur son apparent anticonformisme : sa représentation outrancière dénonce son propre faux semblant ; ceci n'est pas une femme !
 
Ainsi donc, l'anorexique semble être devenue aujourd'hui de par la grâce perverse des médias un mannequin qui a réussi, puisqu'elle semble squatter de plus en plus les défilés de mode et les plateaux télé. A la fascination médiatique pour l'anorexie, elle semble répondre par une monstration performative (comme on dit, en art contemporain, de quelqu'un qui s'expose et s'engage physiquement qu'il fait une performance). De ce point de vue, cet «artiste de la faim» donne un quitus au spectacle social, pour qui la valeur essentielle, c'est-à-dire marchande, n'est pas la qualité mais la performance. Elle ne fait pas que se montrer... Elle démontre l'insignifiance de ce qu'elle montre... Elle bouge sans cesse, s'échine à ne rien vouloir manger, se gave et vomit en semi-différé et exhibe ses cicatrices devant les caméras... et très subtilement y convoque ses parents, ses médecins nutritionnistes et ses psychiatres pour exhiber l'inanité de leur éducation et de leurs soins. Elle anticipe le désir de justicier qu'il y a en tout journaliste et mène la caméra postée derrière elle, là où elle veut bien se montrer. Elle fait ce qu'elle fait à la maison, sa petite cuisine à elle, et en gave après la famille, le spectateur. Elle ne s'arrête pas à la pauvre et peu subtile androgynie comme ces collègues d'estrade... Elle devient asexuée et expose au monde barbare les effets de sa déshumanisation. Elle semble tout montrer, elle cache l'essentiel, qui est au-delà du phénoménal comme des symptômes.
 
Pour l'anorexique, être n'est pas «être aimé encore», c'est-à-dire un peu ou suffisamment désiré, mais être c'est «être perçu enfin», aussi ne cesse-t-elle de solliciter le regard de l'autre par sa détresse et l'image de la mort qui avance plutôt que par celui du désir naissant. L'anorexique est une jeune fille à la chair innocente et à l'âme coupable. Le regard souligné par l'amaigrissement est fier, il ne vous voit pas, refuse votre contact, vous traverse car vous n'existez pas pour elle... de trop exister pour une autre, mais darde pourtant fiévreusement ailleurs ou nulle part.
 
La «beauté» de l'anorexique tient à ce contraste entre l'intensité de son regard, que l'émaciation du visage souligne, et cette absence de contact, de prise (défense contre l'emprise). Spectaculaire dans son aspect physique et insaisissable dans l'énigme de sa conduite et de son déni, l'anorexique pose sur le monde un regard aussi impalpable qu'implacable, un regard qui provoque non l'explosion chaude et bruyante des fantasmes sollicités par une femme sensuelle, une femme «qui pue le sexe», dirait-elle, mais une explosion froide et silencieuse, qui sidère le public venu le soutenir. Le secret de la beauté anorexique pourrait être qu'elle a fini par se débarrasser de toute excitation désorganisante pour faire de la place dans sa tête et dans son corps à d'autres éprouvés et d'autres pensées, en projetant sur l'autre sa source pulsionnelle l'obligeant ainsi à la vivre à sa place. Elle ne répond pas au désir de l'autre, comme le ferait la première «hystérique» venue, elle projette en lui son avidité, elle injecte dans son esprit des fantasmes anciens d'enfant glouton.
 
Une beauté délivrée du représentatif qui ne suscite ni l'excitation, ni la nostalgie (d'un enfant immuable contrairement à ce qu'elle croit), ni même la métaphysique (comme certains auteurs se sont laissés entraîner à le penser).
 
Mais alors pourquoi est-elle si touchante ? Quel autre oeil en nous, réussit-elle à capter ? Peut-être au plus près serait-ce qu'elle évoque la beauté morbide des natures mortes ( still-life encore en vie, bientôt renaissantes), la beauté des corps pensifs. L'âme n'est pas encore là, seul le corps s'affirme en se dérobant. L'âme est ailleurs, parce que le corps refuse de sortir du puits de l'enfance.
 
Une petite fille gracieuse de tant d'indolence, mais à la tête penchée comme si toujours à la recherche d'une protection, qui sollicite des bras réconfortants mais pour une étreinte qui ressemblerait à une mise à mort. Une nymphette aux bras et aux jambes trop maigres et concaves, se tenant sur un pied pour éprouver sa fatigue, tel un flamant rose... qui ne serait pas rose mais serait blanc car les crevettes qu'il mange sont blanches ; une jeune et vieille femme à la fois qui se tâte et se malaxe comme pour s'identifier ; une femme hyperréelle sans fard, sans factice, sans parade, sans maquillage-métaphore, qui ne joue pas à la femme... ou qui la surjoue jusqu'à l'annulation.

 

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 21:49

 

Repérer l’anorexique

 

 

Un interdit qui s’impose à sa volonté

La restriction alimentaire de l’anorexique semble dictée par une loi intérieur, une logique qui nous dépasse. Un interdit bloque l’adolescent contre sa volonté. Il exprime avec sa logique à lui, souvent intelligente, imparable une réponse définitive à une problème qu’in ne s’explique pas lui-même. Les réponses sont sans vécu, purement dialectique ; il ne sent pas vraiment les causes de son problème et à quoi cela répond en lui. Il ne sait pourquoi il « ne peut pas manger », pourquoi « il ne mange pas ».

« Une restriction sans cause ni but », ce pourrait être une définition de l’anorexie.

 

Déni, dissimulation aveuglement

L’anorexique cache ses restrictions alimentaires, rapidement il vous « donne la preuve » qu’il mange et cette dissimulation peut vous abuser très longtemps. Il « déjeune chez une amie’ où il arrivera en disant « qu’il a mangé chez lui » avant de venir. La manipulation est inscrite au tout début de cette maladie. Elle ne fait que répondre à ses injonctions intérieures, au blocage qu’il éprouve devant l’assiette. Il  nie son problème, parce qu’il ne le voit pas, c’est le « déni » de l’anorexique. Même s’il vous semble aller contre l’évidence, il est réellement dans l’impossibilité, inscrite dans cette maladie, de percevoir sa différence.

 

Un blocage physique et psychologique

L’anorexique vit un cauchemar…Il est sous notre regard qui exige, commande, implore qu’il mange mais il n’y arrive pas. Un interdit s’impose à lui plus fort que tout, plus fort que son désir de nous faire plaisir, un interdit qui s’impose à sa volonté et dont il ignore lui-même l’origine. Devant ce blocage, physique, il va tenter d’escamoter la nourriture par un tour de passe-passe : « le chien est le meilleur ami de l’anorexique ! » par une bonne excuse pour sortir de table, une mastication interminable. Ces tentatives sont marquées par des réactions physiques et psychiques. C’est un véritable malaise qui s’installe, il tremble, transpire, se sent vertigineux, son visage est pâle, le regard vide, tourné vers l’intérieur. Il est « ailleurs ». Dans ces moments-là, il semble abattu, triste, muet. Lorsqu’il transgresse « l’interdit » de manger, les réactions sont violentes : rougeurs, palpitations, évanouissement et un sentiment de honte palpable. Les vomissements qui le soulagent sont un signe souvent tardif. Ils apportent la tranquillité à ses repas, mais constituent un véritable facteur d’aggravation car ils lui permettent de se fixer dans la maladie. La faim est le moyen qu’il s’est donné pour maîtriser sa vie et jamais, elle ne transparaît.

 

L’obsession du temps.

A cette époque où, pour tout adolescent, la maîtrise du temps est fondamentale, elle devient pour l’anorexique une véritable prison. Il est comme le joueur d’échec qui pour agir fait démarrer l’horloge et dont tous les actes sont en relation avec le temps. S’alimenter n’échappe pas à ce principe, il est toujours « pris par le temps ». Tout ce qui s’adresse au plaisir est compté, minuté. Il se fixe une heure exacte pour ses repas, une durée limitée, un calendrier. Lui ne pense qu’à ça, se donne de moins en moins de temps pour le faire. Court ou interminable, le temps est l’invité de sa table.

Il compte, dissèque, il analyse

L’anorexique n’aime pas le contenu de son assiette. Il procède par élimination :

Il écarte les aliments les plus nutritifs, les écarte de façon définitive jusqu’à éprouver un vrai dégoût. A terme, il manifeste un attachement particulier pour les choses rares et fait une sélection drastique pour en venir à quelques aliments ou même un aliment unique dont il devient le spécialiste : on rencontre ainsi des adeptes de l’oignon, de la tomate, de la figue, du yaourt, qui n’ont plus aucun secret (origine, variété, taille…) Il s’agit d’une véritable quête organisée, qui lui prend de plus en plus de temps. Il en arrive à ne plus pouvoir se passer de cet aliment électif et devient dépendant. Il est la condition de sa survie et sa vie s’organise autour de lui. Au bout de cette démarche, il passera de l’oignon au chocolat comme s’il fait des « cures ».

C’est par là que passe sa maîtrise de la nourriture. Il quitte un aliment pour un autre, lourd de promesse, un nouveau terrain d’expérience. Ce système d’élimination, de sélection, de comptage se retrouve dans l’assiette, projetée comme sur un écran. Les aliments sont séparés, comptés, analysés puis disséqués. La sélection est faite sur différents critères : le comptage des calories, la séparation des glucides et des lipides mais surtout pour éviter qu’ils se contaminent entre eux, qu’ils se touchent : pour l’anorexique, les aliments doivent rester distincts, propres pour ne pas venir « salir » leur idéal de propreté intérieure. Les aliments sont l’objet d’autres manipulations qui répondes toujours à une logique : découper en dés, le plus petit possible pour facilité la digestion, mastiquer les plus longtemps possible pour activer le travail de la salive, assaisonner avec des produits « agressifs » comme le jus de citron, le poivre, le piment pour prédigérer.

Ces attitudes s’installent très vite et l’anorexique construit rapidement sa prison dans son assiette. Cette mise en scène de l’alimentaire (élimination, sélection, comptage) est un principe général que l’on retrouve dans les autres activités qui peuvent l’intéresser. A table, les invités sont vite agacés par l’anorexique sans trop savoir pourquoi, alors que les parents y sont habitués et n’y prennent pas garde, c’est un bon révélateur du trouble…

 

Celui qui collectionne

L’anorexique ne craint pas les aliments. Il les touche, les approche, les cuisine même. Il peut se révéler un excellent maître queue !  Ne pouvant céder au plaisir que pourrait lui apporter la nourriture, l’ado va devenir un grand « cuisinier ». Il peut passer du temps dans la cuisine et préparer des plats copieux pour toute la famille.

Voir les autres manger le rassure et vient renforcer sa sensation de maîtrise. De tels comportements, s’ils sont nouveaux ou de plus en plus fréquents, sont à surveiller.

On peut aussi constater des difficultés à choisir les aliments à acheter ou se décider sur un menu au restaurant.

Certains plats le tentent, mais parallèlement, ils comptent leur teneur en calories.

Le calcul décidera son choix final.

Il peut accumuler les aliments, s’entourer de nourriture et on peut en trouver sous son lit dans sa chambre etc. Il collectionne de façon compulsive et précise (toutes les catégories de chocolat par exemple) in n’est pas rare de retrouver de véritables trésors de guerre dans la chambre de l’anorexique. La sensation de maîtrise de la nourriture est d’autant plus forte qu’il vit entouré d’aliments. Là où le réfrigérateur se vide pour l’adolescent, il se remplit pour l’anorexique.

 

Une perte de poids sans limites :

Pour l’anorexique, perte de poids rime avec maîtrise de soi. […] Quelques grammes perdus le rassurent. Mais, il n’y a pas de poids idéal pour l’anorexique et cette descente est sans limites. Son application à ne pas manger est sans faille ce que traduit sa courbe de poids en pente régulière. […] Pour lui, nul modèle, nul regard ne le satisfera, ni ne l’arrêtera

 

Une véritable hygiène de l’assassin.

L’anorexique a une politique restrictive qui s’adresse à toute la fonction alimentaire. Il multiplie les comportements dans ce sens en utilisant :

-         les prises médicamenteuses : il se vide, se nettoie de tout ce qu’il absorbe par des agents qui accélèrent le transit (fibres, laxatifs, purgatifs), par des produits qui peuvent limiter l’absorption : zyloric, huile de paraffine mais aussi ceux qui augmentent le métabolisme (vitamine C, spécialité asiatique, stimulants en tout genre, diurétiques…)

-         des abus de boisson (potomanie) : il boit surtout de l’eau qu’il transporte avec lui et dont il peut absorber 5 ou 6 litres par jour. Cela entraîne d’importants désordres hydroélectriques […]

-         des efforts physiques (hyperactivité) : c’est un « coureur de fond ». Le sport ne s’adresse pas à l’esthétique du corps mais à la perte des calories ingérées. Il connaît les équivalents de ses efforts et préfère les exercices longs et solitaires. […] Il aime les états seconds et pour les exercices jusqu’à l’épuisement. Il paraît insensible à la douleur […]

Tout doit disparaître

Aux questions : quelle image l’anorexique a-t-il de son corps et quel rapport entretient-il ave lui ? Deux phrases suffisent : « toujours trop » et « tout doit disparaître ».

[…] Il est difficile de soupçonner une anorexie en se fiant à l’apparence car elle est un signe tardif de la maladie.

Anorexie, Ados au régime, ados en danger ? Docteur Alain Meunier et Clothilde Van Lerberghe

 

 

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Published by Lyla - dans Anorexie
12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 19:47

Les pro ana victimes de notre société contemporaine ?

 

Oui on dénonce ce mouvement qui voue un culte incontesté à la maigreur…Oui on trouve sur ce genre de site des conseils totalement absurdes pour perdre du poids à n’importe quel prix...

Je ne cautionne pas ces sites.

Cependant, je crois que les pro ana sont des victimes.

Oh je commence à entendre un tollé et des clameurs de protestations…mais écoutez plutôt mon raisonnement.

Notre société moderne vénère la beauté et la minceur…et dans un même temps nous parle de l’anorexie mentale en nous exhibant des corps maigrelets de jeunes femmes en mal de vivre.

 Il ne se passe pas un jour sans qu’on entende le mot régime ou obésité. Si l’obésité est bel et bien une réalité, on fait actuellement une sorte de chasse aux sorcières aux bourrelets disgracieux (bien sûr on accuse le consommateur alors que l’on devrait s’attaquer aux industriels qui fabriquent des aliments de plus en plus petits de plus en plus riches en calories…).

Notre société associe minceur avec réussite et bonheur…et il vaut mieux encore manquer de kilos que d’en avoir trop...

Il suffit d’allumer la télévision pour voir des corps de rêves sveltes et musclés, pour obtenir les petits trucs malsains des stars pour garder la ligne…et j’en passe…

Dans ce contexte, mettez une adolescente mal dans sa peau qui ne veut qu’une chose un peu de reconnaissance d’autrui et être heureuse. Pour cette adolescente, la femme c’est Barbie ou les superbes filles retouchées des magazines. Que cette ado soit mince ou un peu boulotte, elle ne correspondra en aucun cas à cette fille faisant la une des magazine.

Elle décide donc de se mettre au régime pensant qu’avec rien qu’un kilo de moins elle sera plus heureuse…Mais un régime c’est déprimant et fade, c’est dur à tenir. On craque souvent…

Cette ado voit alors à la télévision (ou bien lit dans son magazine féminin favori pour adolescentes) un reportage sur les troubles du comportement alimentaire. Notre société aimant faire de l’audience, le reportage va être trash : maigreur extrême, vomissements, etc.…

Notre ado qui ne parvient pas à tenir son régime pour devenir un canon de beauté, se dit alors « Et si je vomissais mes repas ?? »

Et c’est comme ça que les sites pro ana prennent naissances. Ces petites adolescentes viennent d’abord sur les forums d’entraide de personnes souffrant de TCA. Elles envient ces filles qui ne mangent pas et sont toutes minces…mais ne se rendent pas compte de leurs souffrances.

Cette ado a alors une révélation : si je deviens anorexique je serais mince.

De là la jeune fille va ouvrir un blog en ayant le désir de devenir anorexique et elle n’hésite pas à le clamer haut et fort. Elle essaie comme elle peut d’imiter les malades d’anorexie…mais voilà une maladie ça ne s’imite pas…mais elle arrive quand même à faire quelques trucs : laxatifs, jeun, vomissements…Elle va exhiber des photos de mannequins ou d’actrices auxquelles elle aimerait ressemblent et dont la vie semble merveilleuse.

Notre ado va compter chaque calorie, se vantait de ne pas manger, se peser trois fois par jour…et clame haut et fort que l’anorexie est un mode de vie.

Cette ado n’est pas anorexique (ou pas encore). Elle est le sinistre résultat d’une société qui privilégie l’apparence et l’argent.  Donc oui elle est victime car à l’adolescence on est candide, on ne se rend pas compte des diverses manipulations et des mensonges que la société rabâche au jour le jour.

Oui les sites pro ana sont nocifs, car les adolescentes finissent par se tirer vers le bas. Mais ces adolescentes même si elles apparaissent comme fofolles et irresponsables, elles souffrent elles aussi…il est nécessaire de les aider, et surtout que notre société arrête de tourner sur la tête.

Enfin voilà mon petit coup de gueule du jour…

Et je tiens à le répéter l’anorexie est une maladie grave, mortelle dans 10 % des cas…  

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Published by Lyla - dans Pro-anorexie
9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 08:59

Je suis verte de rage face à la méchanceté et l’agressivité gratuite des gens.

 

Il fallait sans douter qu’il y aurait des répercussions négatives suite à un reportage sur l’anorexie militante. A la base, c’était une bonne idée de dénoncer que certaines filles considèrent l’anorexie comme un régime et décident d’en faire leur mode de vie. Cependant une fois de plus ce sont les ‘vraies’ malades qui extériorisent leur souffrance via les blogs qui s’en prennent plein la gueule.

 

Depuis l’ouverture de mes blogs je ne sais pas combien j’ai pu recevoir de mail me disant « aide moi à devenir anorexique »…Il va de soi que je ne donne pas de trucs et astuces pour devenir anorexique !

 

 Personnellement je me passerais bien de mon enfer quotidien…Et une fois de plus on va me dire « va consulter »…comme si je n’avais pas essayé…Actuellement l’anorexie reste un des mystères de la médecine. Certains psychiatres commencent seulement à mieux cerner cette maladie…Mais bon l’anorexie reste mentale…ce n’est pas quelques heures de thérapie ou un médicament qui va faire qu’on va aller mieux.

 

On critique notre société qui expose la minceur comme un idéal. C’est vrai qu’elle a sa part de responsabilité, mais au 18 ème siècle la mode était aux rondes et pourtant on notait déjà des cas d’anorexie.

 

Sincèrement j’aimerais guérir…mais ma phobie de grossir est tellement grande que je fais du sur place et je ne parviens pas à la dépasser malgré mes efforts de rationalisation…

 

Et j’ai ce problème aussi que l’anorexie est un espèce de canalisateur de mes multiples angoisses…Malgré ce canalisateur béquille je suis déjà mal…alors je n’imagine pas sans.

 

Bon on pourrait imaginer que l’anorexie guérit tout rentrerait dans l’ordre…Mais l’anorexie c’est l’arbre qui cache la forêt…

 

Je ne rêve que d’une chose pouvoir profiter de la vie et la voir belle, mais malgré mes efforts mon mal-être reprend toujours le dessus.

 

Six ans que je suis dans cette fichue maladie sans en voir le bout…et les seules fois où j’ai demandé de l’aide on m’a envoyé balader…et après on ose venir me dire que je me complais de cette maladie…pathétique…

 

C’est certain que je finis par me répéter dans mon blog, et alors ? J’ai besoin de hurler mes souffrances intérieures et mes pensées, si ça ne plait pas aux gens qu’ils passent leur chemin.

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Published by Lyla - dans Idées fausses et préjugés