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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 14:31

Si je devais qualifier l’anorexie d’un adjectif qualificatif, je lui attribuerais celui d’illogique.

Rien n’est logique dans cette maladie, on veut maigrir à en mourir et paradoxalement on a malgré tout une certaine peur de mourir.

Lorsqu’on est perd du poids on se sent plus grosse, plus enflée qu’auparavant.

On se convainc corps et âme de ne pas avoir faim, on lutte minute après minute contre la nourriture et pourtant on pense à la bouffe 24h/24 !

Si on parvient à tenir dans la vie réelle face à la nourriture, c’est dans les rêves qu’on fait des compulsions. Ma dernière compulsion cauchemardesque dans le monde des songes est une grosse part de galette des rois à la frangipane. Le pire c’est que ce que je mange en rêve, c’est presque comme si je le mangeais dans la réalité…la culpabilité est quasiment identique, et surtout en se réveillant on se questionne pour savoir si oui ou non on a mangé.

L’anorexie restrictive telle que je l’ai connu au début à laisser place à de l’anorexie compulsive. Régulièrement je me gave de nourriture jusqu’à en avoir la nausée. Pourquoi ces gavages ? Là est le problème je ne sais pas plus pourquoi je fais de l’anorexie que des compulsions.

Non ce n’est pas un problème de nourriture. Remanger normalement j’ai essayé. En 2002 j’étais motivée à bloc pour me soigner, je m’étais concoctée des menus à 1200 calories pour reprendre doucement mais sûrement une bonne alimentation Ca n’a pas duré longtemps car rapidement mon cerveau a bugé. Oui car le fond du problème n’est pas de savoir si je mange ou si je ne mange pas, le problème est de savoir ce qui fait pourquoi je me suis mise sur le mode de survie ‘anorexie’.

Je cherche, encore et toujours. Je ne trouve pas. Oui ma mère est possessive et intrusive mais on ne tombe pas dans l’anorexie pour ça. Oui j’ai perdu mon père à 14 ans, mais je sais que ce n’est pas ça non plus le déclencher de la maladie. Certes j’ai eu ces années collèges traumatisantes. J’ai cette relation délicate avec ma sœur, elle que j’ai longtemps admiré et qui de son côté faisait tout pour que je me sente nulle.

Beaucoup de petites choses additionnées auraient-elles cassées quelque chose en moi ? Mais comment atteindre cette fêlure et la soulager pour que je vive enfin. Et ce mal-être si j’étais finalement née avec ?

Ca fait tellement de temps que je vois la vie en dégradé de gris, que je suis tiraillée par des angoisses. J’arrivais malgré tout à avancer, jusqu’à ce qu’elle arrive.

Je suis tombée dans l’anorexie alors que je voulais perdre un kilo, un simple et maudit kilo. Je ne voulais pas devenir un top model. Je ne voulais pas devenir maigre. Je ne me suis rendue compte de rien jusqu’au jour où on m’a diagnostiqué à l’hôpital pour enfants mon anorexie mentale. Je ne les ai pas cru. J’étais déprimée, pas anorexique. Ce sont les mannequins qui sont anorexiques, c’est leur boulot et si ça les amuse de ne pas manger moi ça me gêne pas.

Sept ans d’anorexie, sept de quelques hauts et de beaucoup de bas. Toujours le même mal être qui persiste. L’envie de mourir lorsque je prends quelques kilos à cause de ces compulsions que je ne contrôle pas. A la maison personne ne semble comprendre que je suis la marionnette des compulsions. Une chose invisible me force à manger en dépit du bon sens alors que je n’ai même pas faim. Je n’ose même plus rester seule à la cuisine, c’est pathétique. Je me sens tellement honteuse de manger sans faim et de grossir. Parfois je vomis mais pas souvent parce que je ne suis pas douée pour ça ou bien il faut que je privilégie les aliments qui se régurgitent bien. C’est malgré tout douloureux, plonger ses doigts dans l’abyme de sa gorge et attendre la convulsion. La phalange à la base du majeur qui devient rouge et irritée à cause des sucs digestifs. Les dents qui sont douloureuses, la gorge qui s’enflamme. On pense aussi à la perte des minéraux et du potassium. Vomir c’est dangereux on peut mourir d’une crise cardiaque. C’est triste de mourir à seulement 23 ans d’un arrêt cardiaque…

La restriction, les compulsions, le moral plus bas que terre, ce corps qu’on ne supporte plus car il s’inscrit dans la normalité de l’imc. Mais si le corps ne semble plus anorexique, l’esprit l’est toujours. Si seulement le corps et l’esprit guérissaient ensemble en prenant des kilos mais non ça serait trop facile.

On a un imc normal, mais on est encore anorexique. Quasiment personne ne se rend compte de votre maladie parce qu’on le sait bien qu’une anorexique est maigre, n’est ce pas ce qu’on répète dans les livres et les médias ?

On a envie de prendre un couteau et de couper dans le vif ces cuisses trop imposantes que tout le monde trouve normales.

Personne n’imagine la souffrance que ressent une « grosse » anorexique. On en est au point où on ferait n’importe quoi pour reperdre quelques kilos et ne plus avoir en de se jeter sous un train tellement on est malheureuse. Des plaquettes de laxatifs, du sport à outrance, des vomissements, les pilules minceurs, les médicaments utilisés de manière dérivée…

On se détruit, on le sait, on en souffre. Le corps est à bout. On a un poids normal mais on est sans cesse fatigué, le cerveau se met en grève cérébrale, toutes les articulations de votre corps crient au secours au point que vous ne pouvez pas terminer votre séance de sport quotidienne. On a marre de cette folie. Oui je veux bien manger mais enlever moi les voix de la boulimie et de l’anorexie de ma tête, je deviens folle. Mange, ne mange, mange…Alors on attend le soir pour s’assommer aux cachets, tant pis si on prend plus que la dose du médecin car lorsqu’on dort on peut espérer un peu de paix.

On voit sa vie défilée impuissante. On tente de faire quelques choses de son existence, mais l’anorexie et ses amis (phobies, angoisses, toc…) s’invitent toujours sans votre permission. Personne ne comprend pourquoi vous semblez porter la misère du monde sur vos épaules alors que vous avez tout pour être heureuse, que vous êtes jeune et jolie. On s’en veut de rater sa vie, on s’en veut de décevoir les autres. Culpabilité, toujours culpabilité.

Les cercles vicieux s’imbriquent les uns dans les autres et s’alimentent mutuellement.

Sept ans et plus d’espoir de guérison. Seulement l’envie de maigrir et de survivre pour mes proches. Me battre je n’en ai plus la force, je suis fatiguée de tout ça. J’ai peur de tout : de moi, des kilos, de la vie, de partir de la maison…

Je m’en veux d’être une incapable, de foirer mes études, de causer de la peine à mes proches. Je suis torturée à longueur de journée par mes divers maux

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Published by Lyla - dans Mes écrits
12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 13:26

 

L´anorexie.

Mardi 30 janvier 2007


de 14h00 à 15h30

Avec Dr Maurice Corcos,

psychiatre, spécialiste des troubles du comportement alimentaire à l´Institut mutualiste Montsouris, à Paris

 

http://forums.nouvelobs.com/

 

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Published by Lyla - dans Besoin d'aide
12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 13:23

 

Maurice Corcos Psychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris, Paris

 

Comment différencier anorexie et maigreur ?  

source : Sciences et Avenir le 01/01/2007 auteur : Sylvie Riou-Milliot

 

L’anorexie se définit comme un refus volontaire, actif et conscient de l’alimentation. Cela n’a rien à voir avec une perte d’appétit ni une maigreur constitutionnelle. La conséquence est un amaigrissement qui peut aller jusqu’à une perte de 15 à 20 % du poids initial. Il n’est pas rare de voir des jeunes filles passer de 50 à 31 kilos. Evidemment, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Mais il suffit de quelques semaines pour qu’un corps insuffisamment alimenté maigrisse. Face à des conduites répétées de restriction alimentaire, il est essentiel de consulter précocement un pédopsychiatre qui saura soit simplement rassurer, soit mettre en place un suivi. Car il faut intervenir le plus tôt possible. En pratique quotidienne, on observe souvent un décalage de deux à trois ans entre le moment où la patiente consulte et le début des troubles. Ce retard de prise en charge a plusieurs raisons. La première est le profond déni de la patiente. Mais il y a aussi de nombreuses failles dans l’accompagnement de l’adolescente par la famille, les proches, les enseignants. Ce symptôme du corps amaigri, comme tous les symptômes, est pourtant fait pour être vu ; mais, souvent, les proches ne peuvent ou ne veulent pas voir. La souffrance est en effet extrême de voir un enfant ainsi dépérir.

Les cas d’anorexie sont-ils en augmentation ?

Oui. Pourtant, si l’on en croit les études épidémiologiques anglo-saxonnes, les formes graves restent stables. Ce qui est en nette augmentation, ce sont les formes dites subcliniques, celles qui s’expriment sous une forme moins intense, avec un amaigrissement moindre. L’anorexie devient de plus en plus souvent l’expression de la souffrance des jeunes femmes dépressives.
Après le décès d’un top-modèle brésilien, au mois de novembre, doit-on en vouloir au milieu de la mode ?
Non. Car il faut que les professionnels de ce milieu restent des artistes et que leurs créations puissent s’exprimer sans interdit. Mais il faut qu’ils aient conscience de ce qui se joue pour les adolescents et certaines personnalités fragiles.

 

 

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Published by Lyla - dans Revue de presse
12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 13:14

source : Associated Press le 02/01/2007 16:16 auteur : --par Carla Johnson--

 

 

Plus les adolescentes se plongent dans des articles de journaux traitant de nutrition et de poids, plus elles risquent, à terme, de souffrir de troubles du comportement alimentaire, selon une nouvelle étude américaine publiée dans l'édition de janvier de la revue "Pediatrics".

Au bout de cinq ans environ, précise l'étude, ces jeunes filles soucieuses de leur ligne suivent des régimes draconiens, allant jusqu'à se faire vomir, un comportement absent chez les adolescentes peu friandes de ce genre de publications.

 

Le poids de ces adolescentes, quand elles se mettent à lire, ne semble pas avoir d'incidence, pas plus que l'importance qu'elles accordent alors à leur kilos. La prise en compte de ces deux critères n'empêche pas les chercheurs d'aboutir au même résultat: la lecture de ces articles est un bon facteur de prédiction de la survenue de troubles ultérieurs du comportement alimentaire.

 

Les filles qui en lisent dès le collège ont, cinq ans plus tard, deux fois plus de risque d'avoir recours, pour maigrir, au jeûne ou à la consommation de cigarettes, comparé à celles qui n'en ont jamais lu. Elles ont par ailleurs trois fois plus de risque de se faire vomir ou de prendre des laxatifs.

 

"Ces articles peuvent donner des conseils comme celui de supprimer les acides gras trans de l'alimentation comme les sodas, de bonnes idées pour tout le monde", relève Alison Field de l'école de médecine de Harvard, qui a réalisé des études similaires mais qui est extérieure à ce travail. "Mais le message sous-jacent de ces articles est: 'vous devriez vous intéresser à votre poids et faire quelque chose'."

 

Ces résultats sont le fruit d'études portant sur la mesure du poids et de la taille de 2.516 collégiens effectués en 1999 et en 2004. Environ 45% d'entre eux étaient des garçons. Seuls 14% des garçons lisaient ce genre d'articles, contre 44% des filles. Mais, au contraire de ce qui a été observé chez ces dernières, ce comportement n'avait chez les garçons aucune conséquence à terme. Il est toutefois difficile de faire la part entre le régime lui-même et les photos des mannequins pour expliquer cette différence.

 

Interrogés sur ces résultats, certains médecins ont estimé que les mères devraient éviter d'acquérir ce genre de publications, tout comme les médecins ne devraient pas, selon eux, les laisser dans leurs salles d'attente.

 

L'univers de la mode et du mannequinat est depuis longtemps la cible de critiques émanant de professionnels de la santé, pour qui la profession encourage les femmes et les filles à ressembler aux top-models poids plume des magazines et des défilés.

 

Le décès récent d'une jeune Brésilienne, mannequin de 21 ans, a permis de sensibiliser davantage le public à ce problème. La jeune femme d'1,72m pesait 40 kilos au moment où elle est décédée.

Académie américaine de pédiatrie: http://www.aap.org/

 

AP

 

 

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Published by Lyla - dans Revue de presse
10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 13:44

La grande majorité des gens pensent que le plus destructeur dans les troubles alimentaires restent la maigreur. C’est une fausse idée selon moi (sauf maigreur extrême bien entendu).

 

L’anorexie on la vit bien tant qu’on maîtrise, qu’on ne mange pas. Et puis un jour on nous oblige à manger, et on grossit…ou bien dame boulimie s’invite à la fête…

 

Qu’est ce qu’il y a de plus dévastateur pour une anorexique ? Grossir ! J’ai l’impression que personne ne comprend la douleur que représente un kilo pris.

 

A la maison on prend à la légère mes compulsions alimentaires, il n’y a pas à s’inquiéter puisque je ne vide pas tous les buffets. Les pulsions boulimiques ce n’est pas forcément vider entièrement les buffets. C’est seulement une envie insatiable de manger, non de s’empiffrer jusqu’à en être malade. Manger pour remplir le vide, manger parce qu’on est stressée, manger pour je ne sais quoi.

 

Pour moi manger c’est me tuer à petit feu, plus je prends du poids plus j’ai envie de mourir. On a beau me trouver mieux avec quelques kilos de plus, je m’en fiche. Personne ne le voit à par moi, mais je suis grosse. Je me dégoûte, je me répugne…

 

J’arriverais à stopper mes compulsions alimentaires, je le dois, sinon mes idées noires vont devenir réalité. Je veux maigrir, voir les kilos s’envoler. Je veux être une plume.

 

Je suis piégée…..

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Published by Lyla - dans Carnet de route
3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 19:05

 

Justine témoigne de son combat contre les TCA dans un livre témoignage Ce matin j’ai décidé d’arrêter de manger qui paraîtra le 15 janvier 2007.

 

Justine vous la connaissez probablement, c’est Youstinette qui tient son journal de bord sur un blog depuis 2005. On a pu la voir avancer dans son combat,  elle a connu l’anorexie puis la boulimie. A ce jour elle semble en bon chemin pour dire adieu une fois pour toute aux troubles alimentaires.

 

 

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 11:08

 

 

LES MENTEURS DE LA MINCEUR

Quand des médecins deviennent des charlatans... Date de l'article : 17/05/06


Impossible d'ignorer les messages minceur placardés sur les vitrines des officines, des parapharmacies, des grandes surfaces et publiés dans les journaux... Le marché des compléments alimentaires intéresse beaucoup de monde, même les boutiques bio sont tentées. Mais parmi les produits que l'on vous propose, bien peu sont capables de tenir leurs promesses.

 

La direction de la consommation et de la répression des fraudes a contrôlé 4000 compléments alimentaires "minceur" vendus en France. Résultat : 60 % de non-conformité avec adjonction de substances non autorisées et dénominations trompeuses... Et, bien sûr, une absence de preuves scientifiques quant à leur efficacité !

Les prix de ces produits évoluent dans une fourchette allant de 20 à 40 euros. C'est cher payé.

 

L'affaire des gélules dangereuses a mis en lumière un business médical autour de la minceur. Les autorités s'apprêtent donc à serrer la vis : interdiction des hormones, surveillance des diètes protéinées et des préparations d'officine. A première vue c'est enfantin de réaliser un médicament à base de compléments alimentaires. N'importe quel médecin voire naturopathe peut mettre au point une telle préparation qui prétend faire maigrir, dormir, relaxer, traiter le diabète, le cholestérol, l'Alzheimer et même le cancer. Mais il faut savoir que le fait d'aligner 3 ou 4 plantes, quelques Huiles Essentielles ne donne pas automatiquement les effets escomptés. C'est ignorer que le fait de juxtaposer des molécules ne signifie pas une synergie d'effets.

Aujourd'hui, des médecins s'enrichissent sur la graisse de leurs patients. Les médicaments qui aident à mincir sont pourtant répertoriés. Ils ne sont pas si nombreux.

 

Les autres n'ont qu'un effet placebo ou peuvent avoir des effets néfastes sur la santé. Il suffit d'aller sur Internet pour trouver des remèdes miracles et des potions magiques. C'est un marché sans limite. Ce business fleurit sur la promesse de maigrir rapidement et efficacement. C'est parfois un leurre.

Qui profite de la naïveté des patients ? Ces escrocs du régime sont connus de l'Ordre des médecins. Mais ils ne sont pas inquiétés tant qu'il n'y a pas de conséquences fâcheuses. Malheureusement, le patient fait confiance à ce docteur et à ses gélules sans douter un instant qu'il met en jeu sa santé. Parfois, des personnalités publiques et crédules sont sollicitées par ces Docteurs Mabuse pour accréditer et médiatiser leurs méthodes suspectes.

 

Dans tous les compléments alimentaires "minceur" on trouve ces fameux coupe-faim naturels qui permettent de mieux gérer les pulsions de grignotage en diminuant la sensation de faim. Il s'agit la plupart du temps de mucilages qui gonflent dans l'estomac au contact de l'eau. Le plus employé est le fucus car cette algue augmente par ailleurs le travail de la thyroïde et est riche en minéraux. Dans le même genre on peut citer le nopal, la caroube, le konjac. Mais les mucilages ont pour objectif principal d'entretenir le volume de l'estomac et ne résolvent pas le problème des fringales, surtout dues à une mauvaise gestion des sucres par l'organisme. Ils peuvent tout juste être pris pour une très courte durée, comme une aide à se reprogrammer.

 

Il y a aussi les brûleurs. Leur effet sur la gestion du sucre et des graisses est rarement probant et leur but est de vous faire oublier que vous avez envie de manger. On trouve parmi eux diverses plantes contenant de la caféine : guarana, thé vert et maté sont les plus couramment utilisés... En fait de brûleurs, c'est vous qui vous brûlez et l'effet excitant ne va pas dans le sens d'une logique de gestion du stress. Tant que vous êtes sous leur effet, cela fonctionne, mais votre humeur et votre comportement s'en ressentent. Attention au contrecoup, lorsque vous arrêtez d'en consommer. Les déprimes sont alors nombreuses, et se traduisent généralement par un féroce appétit.

Drainer ne fait pas maigrir, mais élimine les toxines, ce qui n'est pas la même chose.

 

Les produits appelés "draineurs" ne sont souvent que des diurétiques, qui obligent l'organisme à se débarasser de son eau. L'effet sur le poids est immédiat, mais il se fait au détriment des reins, qui s'épuisent, et de la quantité d'eau présente dans l'organisme, souvent déjà insuffisante faute de boire les quantités quotidiennes nécessaires. Lorsqu'ils sont pris sur une trop longue durée et à des doses trop puissantes, les diurétiques sont dangereux pour la santé.

Certes il faut boire beaucoup, mais de l'eau peu minéralisée pour augmenter la résistivité. On peut aussi prendre des tisanes diurétiques douces à base de racines de chiendent ou de barbes de maïs.

 

Aucun produit ne s'annonce d'emblée comme laxatif, mais il y a beaucoup d'ingrédients qui visent la fonction intestinale et le travail du foie. Les laxatifs naturels, vendus sous ce nom ou d'accélérateurs de transit, ne sont qu'un moyen de secours contre une constipation opiniâtre. En prendre régulièrement provoque souvent des pertes en minéraux ou des inflammations intestinales. Ils sont à proscrire.

On dispose de produits qui agissent doucement sur le foie, mais pour une utilisation prolongée, il vaut mieux tabler sur une alimentation adaptée : Artichauts (c'est la saison), mais aussi Fenouil, Citron, Romarin, Radis, Curcuma, Tamarin, Thym, Menthe, seront particulièrement adaptés.

 

Avec les protéines animales et surtout les protéines de lait, que l'on appelle régimes hyperprotéinés, ou d'arômes artificiels, de conservateurs, d'édulcorants de synthèse, de lécithine de soja... produits pour vous aider à mincir empoisonnent l'organisme et provoquent des réactions intestinales.

 

Préférez les aliments riches en protéines végétales (soja, légumineuses, pois, riz). Il est recommandé de consommer bio pendant cette période minceur pour aider l'organisme, pour le soulager à éliminer toute la chimie qu'il a reçue.

On peut drainer, détoxiquer, avoir une alimentation tonique mais on ne peut pas tout faire en même temps. "Il est inutile de prendre du guarana qui est plutôt tonique, en même temps qu'un coupe-faim, précise Caroline Jolivot, nutritionniste, c'est dangereux parce que ça perturbe l'organisme". Tout est dit, les compléments alimentaires promettent tout à la fois. Ceux qui ne sont pas assez dosés n'apportent rien en termes d'amaigrissement et sollicitent inutilement tous les émonctoires (organes d'élimination), ainsi que votre porte-monnaie. Quant à ceux qui sont trop fortement dosés, ils peuvent être dangereux. Le seul moyen d'arriver à vos fins est de prendre le temps de traiter les problèmes un à un, de varier les plantes, de préférer les infusions aux gélules, de modifier votre alimentation, de réfléchir à vos impulsions alimentaires et aux moments où elles se présentent.

 

Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, veut réfléchir avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à un dispositif excluant la réédition de tels drames.

Les experts vont préciser les conditions dans lesquelles les préparations magistrales seront effectuées en pharmacie. Rappelons que l'objectif d'une préparation magistrale est d'être individualisée, et non d'être réalisée en série comme ce fût le cas. Par ailleurs, la loi Talon précise déjà que le pharmacien n'a pas le droit de mélanger "des substances relevant de plusieurs groupes : diurétiques, anxiolytiques, amphétamines, hormones thyroïdiennes". Sous couvert de prescription de médecines naturelles à tarif libre, des médecins et pharmaciens introduiraient dans les préparations magistrales d'autres médicaments, censés, à tort, faire maigrir. "Il peut s'agir d'antidiabétique ou de diurétiques, détournés de leur usage" ajoute le professeur Bouchard.

Les thérapeutes recourant aux médecines naturelles, déjà soumis à des tracasseries administratives seront encore plus surveillés. De tels apprentis sorciers ont tendu une perche aux responsables des services sanitaires pour renforcer leur contrôle et légiférer dans un sens plus restrictif. Tout le monde y aura perdu.

source: http://www.mapn.org/pour-en-savoir-plus/editoriaux/les-menteurs-de-la-minceur

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 10:31

 

Les grandes étapes de mon anorexie, c'est un peu vrac mais bon...

1997 :
Je mange trop de sucre et de gras. Je suis ultra gourmande…et je crois qu’étant hypersensible je dois souvent me réconforter dans la nourriture…
Les autres adolescents ne sont pas tendres avec moi…de jolis dessins me représentant comme une boule circulent en cours.
Moi je suis en harmonie avec mes kilos. J’ai l’habitude que les autres ne m’aiment pas et soient vaches avec moi.


1998 :
 Etant de petite taille les kilos s’accumulent vite et en largueur. J’atteints rapidement 56 kilos (imc de 24.8)
Ma mère ne veut pas que je lui reproche plus tard d’être grosse elle m’encourage donc à débuter un régime (c’est là que j’apprends à compter les calories)  que je poursuivrais ensuite à l’hôpital.
J’ai un mauvais souvenir de l’entretien à l’hôpital. En m’examinant la pédiatre a soulevé ma culotte voir si j’avais des pois au pubis. Je n’ai toujours pas digéré ce viol de mon intimité. Elle n’avait qu’à me demander si j’avais ou non des poils…
Le régime fonctionne bien, je perds du poids et retrouve la ligne. Je me stabilise dans les 49/50 kilos (mon poids de forme ?)
Première frustration lors d’un anniversaire au collège, je ne peux pas prendre de gâteau au chocolat. Je pleure, personne ne comprend pourquoi, personne ne cherche à comprendre, on se moque de moi.


1998/1999
Mon année de seconde. Je reste gourmande mais surveille mon poids. On ne peut pas dire que j’ai des amis. On me reproche ma timidité et ma discrétion.
Je me souviendrais toujours de la remarque d’une fille de ma classe : « je connais une fille qui te ressemble mais en mieux ».
Mes goûts vestimentaires évoluent un peu, je deviens peu à peu plus féminine. Mais allez savoir pourquoi sous mes robes je porte une culotte qui rentre le ventre.


Août 1999
Voyage linguistique à Oxford. La nourriture anglaise est atroce. Moi qui ne mangeais quasiment que de la viande à la maison on ne m’en fait pas. Un soir lors d’un dîner (à 18h), j’étais à table avec la grande fille de la famille et son copain. J’ai fait une sacrée tête en voyant mon voisin d’en face avoir un beau steak, moi j’avais un truc pas bon…
C’est cet été là que je commence à sauter des repas et à manger pas énormément. Je ne m’en rends pas compte et me rattrape en piquant dans le mac do des autres ou en achetant des sandwich. Je me nourris essentiellement milk-shake.


Printemps 2000
Je me sens grosse par rapport aux autres filles. J’ai envie de perdre un ou deux kilos.
Mes règles se sont arrêtées depuis janvier.
Je me mets aux légumes alors que je déteste ça, je fais la chasse au gras et au sucre.
Je perds très vite mes deux kilos.


Eté 2000
Je pèse 46 kg, il paraît que je suis parfaite. Je continue mon régime sans m’en rendre compte. Faire attention à mon alimentation est devenu normal.


Automne 2000
Grosse dépression, ma meilleure amie et moi sommes dans des classes différentes. L’ambiance est tendue à la maison.
43 kg


Hiver 2000
Maman me dit maigre. Elle évoque l’anorexie. Je lui ris au nez.
Elle me pèse. Me repèse deux jours après…des kilos se sont envolés je ne sais pas où.
Je tombe à 40 kilos sans m’en rendre compte. Je ne mange quasiment plus rien mais je n’en suis pas consciente.


2001
On me force à reprendre du poids. Je tourne dans les 43/44 kilos


Année scolaire 2001/2002
Je me lie d’amitié avec une fille de ma classe. On devient les meilleures amies du monde. Je passe quasiment tous les week-ends chez elle. Je suis moins obnubilée par la nourriture
45/46 kg


Année scolaire 2002/2003
Première année de fac. Je ne la termine pas. Je décide de me battre à bras le corps contre la maladie…en vain…Je tourne toujours dans les 43/44 kg. J’essaie de remanger


Eté 2003
Je travaille deux mois au centre aéré. Je retombe à 42 kg. Grosses difficultés à manger à la cantine. Durant ma pause je mange une pomme et deux yaourts, on me regarde d’un drôle d’œil.


Année scolaire 2003/2004
Seconde année de fac, je ne la termine pas.


Eté 2004
Je tombe amoureuse, envie d’aller mieux. Arrivée des compulsions alimentaires.
Je grossis à vu d’œil.


Année scolaire 2004/2005
Je ne supporte pas mes 52 kilos. Je profite de la rentrée universitaire pour me remettre au régime « anorexie ».
Les compulsions alimentaires sont régulières, je compense grâce au stepper.
Je perds avec du mal mes kilos mais je m’accroche.
Juin 2005 je tourne dans les 46 kg
Je termine ma première année de licence Sciences du langage


Eté 2005
Première fois où j’arrive à vomir


Année scolaire 2005/2006
Restriction, compulsions, sport, dépression…Je reste dans les 46 kg mais avec le sport à outrance je m’affine énormément.
Je ne termine pas ma seconde année de licence SDL.


Hiver 2006
Restriction, compulsions, sport, dépression…
Je laisse la fac de côté. Je me sens toujours trop grosse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 21:59

 

Kate Winslet : Non aux magazines de mode !

L'actrice a décidé de bannir de chez elle les magazines de mode, afin de ne pas donner de mauvaises idées à sa fille, âgée de 6 ans.

Selon Kate Winslet, les magazines de mode encouragent les femmes à maigrir toujours plus pour ressembler aux top-models. Elle a décidé d'éliminer ce type de presse de chez elle, de peur que sa fille Mia ne suive cette tendance malsaine. Elle a donné son point de vue dans l'émission Sunday AM' show sur la chaîne BBC : "Les jeunes filles sont de plus en plus influençables. J'ai l'impression que l'image de la perfection est de devenir toujours plus maigre."

L'actrice a aussi expliqué qu'elle refusait de perdre du poids afin de ne pas renvoyer une mauvaise image à ses fans : "Je pense que d'une certaine manière je peux dire que je suis normale, je vais bien, j'ai un mari et des enfants charmants, je n'ai pas eu à perdre de poids pour obtenir toutes ces choses, et ce sont ces choses-là qui devraient être les plus importantes dans une vie."

source: actustar.com


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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 22:52

L'anorexie chez les blogueurs

source : Le Nouvel Observateur le 23/11/2006 auteur : Marie Vaton

Ana, c'est ma meilleure amie. [...] Pour elle, je renonce à Mia, je déclare ne plus la trahir avec son ennemie jurée. Pour elle, je déclare ne plus manger [...]. » On peut lire ce genre d'appel sur un blog français spécial ados. Ana ? Elle n'existe pas. Ana est une invention. Elle symbolise tout simplement l'anorexie. Et, Mia ? Sa cousine virtuelle, l'autre facette de la maladie, la boulimie. L'auteur du blog, Corinne, 23 ans, est une militante de l'anorexie. Elle est « pro-ana ». Comme des centaines d'autres filles qui ont créé leurs blogs, elles aussi. Venue des Etats-Unis, la « pro-ana attitude » voit l'anorexie comme un style de vie, et non comme une maladie. Sur les blogs, filles et parfois garçonss'encouragent à maigrir, adulent les starlettes anorexiques comme Nicole Richie, et vont même jusqu'à trafiquer des photos de mannequins pour les rendre squelettiques. Skyblog, hébergeur de blogs pour ados, mène une campagne contre les sites pro-ana et a désactivé les plus choquants. Selon le ministère de la Santé, de 1 à 2% des filles de 12 à 18 ans seraient anorexiques. Parmi elles, 10% en meurent.

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