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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 18:34

 

Je n’aime les formulations du genre « comment je suis devenue anorexique ». Ce genre d’expression laisse sous entendre un choix de la personne. Or l’anorexie est une maladie, on ne la choisit pas, on ne jette pas son dévolue sur elle.

 

On ne décide pas d’avoir un rhume ou un cancer. C’est pareil pour  l’anorexie. On ne choisit jamais d’être malade.

 

Ca devient lassant de résumer l’anorexie à l’envie d’être mince comme un top model (Euphémisme). L’anorexie existait avant la mode des squelettes ambulant et des magazines féminins. Au temps de la mode des femmes bien en chair l’anorexie existait déjà.

 

Je n’ai jamais voulu ressembler à un mannequin cadavérique, je n’ai jamais voulu m’affamer.

 

Et pourtant un beau jour je me suis retrouvée avec 10 kilos en moins sans avoir compris où ils étaient passés.

 

L’anorexie, elle vous fait un lavage de cerveau. Du moment que vous réalisez que quelque cloche il est dur de faire marche arrière. La vision de notre corps est totalement déformée, si vous vous sentiez un peu enrobée auparavant maintenant vous être maigre mais vous avez l’impression d’être obèse. Si avant vous mangiez quelques carrés de chocolat par plaisir, maintenant vous avez l’impression de prendre 5 kilos en en mangeant rien qu’une miette.

 

C’est certain que la mode actuelle de la maigreur n’aide en rien dans les troubles alimentaires. Mais à la base c’est un énorme mal-être qui déclenche l’anorexie. Moi ce qui me gêne le plus finalement  avec la mode de maigreur attitude, c’est que j’ai encore plus peur de grossir. Et comment tenter de remanger alors qu’on voit le mot régime partout.

 

Une autre expression que je déteste : « on s’en sort grâce à la volonté ». Quelle bêtise cette phrase ! J’avais une volonté d’acier pour guérir et remanger ! Eh bien malheureusement ce n’est pas suffisant. Pour guérir il faut comprendre comment on est tombée malade et résoudre nos conflits intérieurs. Si on ne se focalise que sur la nourriture et le fait de manger, on ne peut pas guérir. Il faut d’abord guérir le psychique ce qui est une chose plus que difficile.

 

Cependant je tiens à terminer par un petit coup de gueule contre le monde de la mode. En ce moment avec la semaine des défilés à Paris on ne cesse de nous parler du problème de la maigreur. Ce qui me dégoûte le plus c’est que les créateurs et mêmes certains mannequins sont hypocrites prétendants qui n’y a pas d’anorexiques dans les défilés et que la maigreur des mannequins est naturelle. C’est quand même étrange, l’année dernière deux mannequins sont mortes d’anorexie mentale.  Je crois que le pire c’est lorsque j’ai entendu certaines femmes venant assister aux défilés disant que les habits sont plus mis en valeur sur des filles maigrichonnes.

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Published by Lyla - dans Idées fausses et préjugés
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 15:01

 « Je ne monte pas tout de suite sur la balance. Il faut un stratagème, une tactique, un subterfuge. Je tourne autour comme dans une danse africaine de la mort pour essayer de me donner la force et le courage nécessaires. Je me déshabille pour être toute nue et peser moins et je m’approche enfin de mon sort. J’ai peur. Cet appareil avec son plateau et son aiguille qui indique le poids sur un cadran est omniprésent. Et ça me pèse. C’est l’autel de mes prières. C’est un petit dieu qui juge si je vois ou si je meurs. C’est la balance de la justice, de l’équilibre entre le débit et le crédit de bonheur. »

 

 

« Je suis souvent jalouse des gens qui ont pour seul combat celui contre la cigarette. Car la bouffe, elle, est partout, tellement omniprésente à toute heure et en tout lieu, tant de catégories et de goûts et de textures. »

 

 

« Est-ce que tout ça est vraiment la faute de ma mère ? Non, je l’ai toujours su, je l’ai toujours pensé : les parents font de leur pauvre mieux et c’est à nous de faire le reste. Ca fait du bien d’avoir quelqu’un à blâmer pour nos faiblesses, ça fait du bien et du mal. »

 

 

Confession d’une grosse patate, Susie Morgenstern

 

 

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Published by Lyla - dans Extraits et citations
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 14:58

Confession d’une grosse patate, Susie Morgenstern, 142 pages

 

 

" Je me parle. Je me gronde. Je me dis souvent ceci "Cesse d'être une monstresse d'ogresse de grosse patate dans des misères de sacs de patates. Finis-en avec ce problème une fois pour toutes. Et patati et patata ! "

 

 

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Published by Lyla - dans Bibliothèque
27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 18:44

Pour agrandir, cliquez ICI

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Published by Lyla - dans Anorexie
27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 15:16

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Published by Lyla - dans Revue de presse
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 19:24

Fluctuation du moral. Sans prévenir je sens l’angoisse naître au fond de mon ventre et s’étendre dans tout mon corps. Pourquoi un changement si soudain, comment on passe d’un bien-être à un mal-être. Fichu inconscient, laisse moi un peu en paix.

Surveillance rapprochée de mon alimentaire, ne rien manger de solide pour éviter une compulsion alimentaire.

Extrême fatigue. Douleurs dans toutes mes articulations. Muscles fatigués. J’ignore cet épuisement. Après-midi debout à repasser. Ce soir ce sera vélo. Il faut perdre des grammes, des kilos, voir mon poids dégringoler au détriment du reste.

J’enfile mon nouveau jean pour me rendre à la presse. Je me sens boudinée. Mes cuisses sont difformes. Pourtant je vois qu’il y a de la place dans ce pantalon. Pourquoi ai-je vraiment la sensation d’être serrée ? C’est tout simplement incompréhensible. Comment une partie de mon cerveau peut-elle me faire croire de telles inepties.

Et il  a ces seins qui m’encombrent. Pourquoi ils ont gonflé d’un seul coup ? J’ai l’impression que durant une nuit on m’a mis des prothèses mammaires. Moi qui au début de l’anorexie regrettais ma poitrine maintenant qu’elle revient je n’en veux pas. Ce  n’est même pas le désir de gommer mes atouts féminins, même pas. Encore une bizarrerie.

Toujours cette fascination pour la maigreur. Les os m’hypnotisent. Je m’en fiche de savoir que les os n’attirent pas la gente masculine, je m’en fiche si la maigreur c’est laid.

Fascination sans explications. Fascination morbide. Fascination persistante.

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Published by Lyla - dans Carnet de route
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 19:18

Deux mesures, deux poids…

 

 

Au petit jeu de la tartuferie politique, la France est en passe de remporter la médaille d’or. D’une main (celle de Xavier Bertrand, ministre de la Santé et des Solidarités), elle signe la charte européenne sur la lutte contre l’obésité, épinglant ainsi les pubs sur les produits déséquilibrés et réclament une réglementation sévère et même une fat tax (taxation sur les produits gras). De l’autre (celle de Donnedieu deVabres, ministre de la Culture), elle entérine la modification de la directive Télévision sans frontières qui réclame au contraire toujours plus de fat pubs ! Pourquoi ? Parce que les fictions françaises ont besoin de plus de financement que seule la pub peut leur apporter. Et qu’importe si cela se fait au détriment des enfants.

 

 

Marianne n°509 du 20 au 26 janvier 2007

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Published by Lyla - dans Revue de presse
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 23:28

 

Ce soir je me sens bien, je serais prête à le crier haut et fort par ma fenêtre. Ca faisait si longtemps que je n’avais pas senti un tel apaisement. Une petite pause dans la déprime histoire de se ressourcer un peu. Oui je pourrais être positive et me dire qu’à partir d’aujourd’hui la dépression et ses amies m’ont quitté pour de bon, mais ce serait surtout être utopique, la tristesse est malheureusement pour moi dominante dans mon caractère.

 

 

Qu’est-ce qui fait que ce soir je suis joyeuse et heureuse (enfin presque, il ne faut pas que je songe à ce corps) ? Déjà augmentation de mon antidépresseur, non il est augmenté seulement depuis hier. Quoique c’est certainement une aide pour atteindre la planète zenitude.

 

Il y a aussi deux projets, dont l’un va se réaliser si tout va bien. L’autre il faut que je l’affine, mais j’ai le temps. Il faut savourer ses projets.

 

 

Hier lorsque ma psychiatre m’a demandé comment je voyais l’avenir je lui ai répondu que je le voyais mal en point. Avec mes problèmes de santé je peine dans mes études supérieures alors que je pourrais sans problème enchaîner mes années d’études si tout allait bien. J’ai peu d’estime de moi, mais je sais quand même que je dispose d’un cerveau et je sais m’en servir…quoique en ce moment il soit en grève pour cause de malnutrition.

 

 

Depuis toujours je n’ai pas de projet d’avenir.

 

Je n’ai jamais eu réellement un projet de métier. Hum si je réfléchis bien si. Au collège j’avais fait mon stage en entreprise dans une crèche, ça m’avait bien plu énormément. J’avais alors l’idée de faire le métier de puéricultrice. Mais j’ai changé d’avis parce que j’ai pris en compte ce que pensait ma mère : difficulté des études d’infirmières, un petit salaire.

 

 

Et plus petite je voulais faire quoi de ma vie ? C’est une bonne question, je regrette de ne pas avoir écrit de journal quand j’étais gamine. Mais bon si durant de nombreuses années je n’ai plus tenu de journal c’était pour protéger mon intimité car ma mère ne se gênait pas et le lisait.

 

 

Au lycée, je suis allée en section L par dépit. Non je n’ai pas suivi cette section pour la passion de la littérature ou des langues. Les langues étrangères c’est vraiment pas mon truc…et j’ai galéré jusqu’en terminale notamment le latin (merci maman). La littérature, j’apprécie, mais je préfère me contenter de lire une œuvre ou bien encore d’écrire. Décortiquer un texte ce n’est pas ma tasse de thé même si je suis plutôt bonne dans l’acte.

 

Je n’ai pas pu me diriger en section scientifique à cause d’un mauvais professeur de mathématiques en seconde. En maths, je fonctionne bizarrement : si le prof est bon j’accroche et j’ai des bons résultats, si le prof est mauvais je finis avec 5 de moyenne.

 

Enfin me voilà en L, je trouve un peu de réconfort dans l’histoire géo et je regrette la biologie.

 

 

Visite de la conseillère d’orientation « alors avec  un bac L  x% vont en prépa, x% vont en bts et x% vont à la fac. Me voilà bien avancée dans l’histoire.

 

 

Le bac en poche je m’inscris à la fac et n’ayant pas de projets je commence un deug de lettres modernes (comme ma sœur) que j’arrête rapidement pour tenter de me soigner (raté). L’année passe et je me réinscris en lettres modernes, ça ne me plait pas mais je suis têtue. Encore une année non terminée.

 

La rentrée suivante je décide de me présenter au concours d’orthophoniste. Ne l’ayant pas eu je m’inscris en sciences du langage. Ce n’est pas une section difficile mais c’est dur à avaler. Première année nickel. Je bug au seconde semestre de ma seconde année. Anorexie trop présente, vision totalement noire de l’avenir. Aucun projet professionnel.

 

Qu’est-ce que j’aurais envie de faire au jour d’aujourd’hui comme métier ? Je n’en ai aucune idée. J’ai beau répertorié mes goûts favoris et mes passions la réponse reste nulle.

 

Je réfléchis, retourne mes méninges dans tous les sens, me rappelle des projets professionnels d’un jour…

 

 

La notion même de projet dépend finalement de mon humeur je crois. Et malheureusement pour moi elle varie trop souvent aux extrêmes. Je me suis toujours demandée d’ailleurs si je ne souffrirais pas de troubles bipolaires. Je ne souhaite pas avoir une collection de maladie mais j’aimerais trouver des réponses.

 

 

Je crois qu’il faudrait que j’en discute avec ma psychiatre, voilà j’ai trouvé le fil directeur de la prochaine séance. Nota bene : prendre un post-it pour le noter et puis coller sur l’écran d’ordi.

 

 

J’aimerais tant trouver enfin un objectif dans un avenir lointain.

 

 

 

 

 

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Published by Lyla - dans Carnet de route
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 13:21

Mardi 23 janvier, rendez-vous chez ma psychiatre à 11h30.

 

 

Trouver son psychiatre n’est pas une chose facile et j’ai vraiment galéré. Déjà au début de la maladie je ne me considérais pas comme malade, donc je ne voyais aucunement l’utilité de consulter. Il faut dire aussi que je ne suis tombée sur les bonnes personnes. Par ailleurs, depuis toujours, et je ne serais dire pourquoi j’ai une dent contre les psychiatres et psychologues (chose paradoxale puisque j’adore la psychologie).

 

 

J’ai rencontré mon premier psychiatre à 17 ans. J’étais en terminale, c’était le début de mon anorexie et je pleurais tout le temps. Mon généraliste m’a donné conseillé de consulter. Je suis donc allée voir le psychiatre de ma ville. Moi qui avais déjà des a priori j’ai été servi. Dans son cabinet j’ai eu l’impression de subir un interrogatoire dans un commissariat. La pièce était sombre, la seule lampe m’éclairée. Je me souviens encore de l’angoisse que j’ai ressentie. Je ne suis plus jamais allée le revoir.

 

 

Le second psychiatre fût un pédopsychiatre à l’hôpital pour enfants de Nancy. Il avait un accent marqué, j’avais du mal de le comprendre. Je ne lui parlais que de nourriture. J’ai passé aussi des test auprès de psychologie, le fameux test de Rorschach (celui avec les tâches d’encre) et un autre dans je ne connais pas le nom. J’ai mis trois heures à tous faire. Le résultat a montré que j’étais équilibrée.

 

Très vite je n’ai plus voulu voir le pédopsychiatre, je ne l’aimais. En plus je détestais aller à l’hôpital à chaque fois on me pesais.

 

 

Ma mère s’est débrouillée pour que je voie un autre psychiatre. Finalement j’ai consulté une psychologue qui travaillait au centre médico-psychologique pour enfants de ma ville. Elle était sympathique. Elle était censée connaître l’anorexie puisqu’elle avait fait son mémoire sur le sujet. Moi je continuais à longueur de séance à parler de nourriture.

 

Un jour elle a demandé à ma mère de venir et lui a dit que j’étais guérie. Ma mère fût fâchée car elle a cru que j’avais manipulé la psychologue. Maman voyait bien à la maison que je ne mangeais toujours pas normalement.

 

Un jour ma psychologue a été malade et je ne l’ai plus jamais revu.

 

 

Quelques années après j’ai voulu être de nouveau suivi par une psychiatre parce que je n’allais toujours pas bien. Si l’anorexie ne m’a jamais vraiment gênée en elle-même la dépression et les angoisses si.

 

J’ai essayé plusieurs psychiatres sur Nancy. J’ai eu le droit à celle qui ne parle pas. Celle qui s’endort quand on lui parle. Celle qui ne comprend pas les tca. Celle qui prend vous sauver.

 

Bref je suis allée de malchance en malchance.

 

 

J’ai voulu prendre rendez-vous avec les spécialistes de TCA de Nancy, mais à chaque fois la réponse était la même : pas de place avant six mois, voire un an. Et moi je fais quoi en attendant ?

 

 

J’ai tenté en vain de prendre contact avec l’hôpital prenant en charge les anorexiques. C’est le parcours du combattant. Pour eux la mère reste semble-t-il la fautive dans l’histoire, et le premier entretien doit se faire au téléphone avec le psy, le patient et sa mère. J’ai tenté d’expliquer que c’était moi qui voulais guérir et qu’adulte je n’avais pas besoin de ma mère. Résultat je ne suis jamais parvenue à prendre un rendez-vous dans cet hôpital.

 

 

Ce qui me dépasse, c’est que la plupart du temps on reproche aux anorexiques de ne pas vouloir se faire soigner. Mais le jour où l’on décide de consulter et de se battre, on ne trouve que des portes fermées. Cherchez l’erreur.

 

 

En décembre 2006, me sentant vraiment plus bas que terre, j’ai fait des recherches sur le net pour trouver une bonne psychiatre sur Nancy. J’ai trouvé un nom, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai téléphoné.

 

 

Le 19 décembre c’était mon premier rendez-vous. Je me suis tout de suite sentie bien dans son cabinet, chose que je n’avais jamais ressenti. La décoration me ressemble, ça m’a mis en confiance. Ma psychiatre est gentille, elle parle, elle réfléchit à ce que je dis, elle me donne des pistes et ne m’assomme pas sous les rendez-vous.

 

Au début je la voyais une fois tous les quinze jours, et comme en ce moment je ne suis vraiment pas dans la meilleure psychique j’ai un rendez-vous par semaine.

 

 

Lors du premier rendez-vous j’ai été franche, je lui ai dit que je voulais me débarrasser de mes angoisses, de mes phobies, de mes pulsions alimentaires mais que je n’étais pas encore prête à faire un très sur l’anorexie.

 

Pour la première fois de ma vie, j’ai eu enfin l’envie de m’investir dans une thérapie. Car même si je tiens à l’anorexie (je ne serais dire pourquoi) je ne peux pas rester dans cet état.

 

 

Les quelques séances m’ont déjà apporté quelque chose. Je me suis rendue compte par exemple que je ne connaissais quasiment pas ma famille paternelle. J’ai aussi tendance à adopter un comportement de fuite. Et sinon j’ai ce problème que je ne parviens pas à rester longtemps loin de chez moi. Par exemple impossible d’aller bosser dans une colonie l’été, j’ai besoin de me ressourcer chez moi le soir. Et cela n’a rien à voir avec ma mère puisque la plupart du temps les étés elle est en vacances. Il va falloir que je creuse tout ça.

 

Ce n’est pas une partie de plaisir de voir tout ce qui cloche dans ma vie, hier j’avais les larmes aux yeux.

 

 

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Published by Lyla - dans Carnet de route
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 12:40

Une Bolivienne anorexique qui rêvait d'être mannequin lutte contre la mort

Une jeune Bolivienne de 23 ans, qui rêvait de devenir mannequin, lutte pour la vie dans un hôpital de La Paz alors que son poids est descendu à 23 kg, soit la moitié du poids considéré comme normal.

Une équipe médicale a réussi pour le moment à la maintenir en vie mais la jeune anorexique a perdu la totalité de ses dents et se trouve dans un état de dénutrition extrême.

Hospitalisée depuis un mois dans un service de santé mentale, elle ne peut ingurgiter aucun aliment solide et vu "son état de santé précaire, il serait risqué de lui mettre une sonde pour l'alimenter", explique le docteur Carlos Dipp.

La famille a lancé un appel à la solidarité dans la presse pour qu'elle puisse continuer à être soignée dans un hôpital public de La Paz.

"La priorité, c'est une prothèse dentaire pour l'aider à s'alimenter", a indiqué un membre de l'équipe médicale.

La jeune femme, dont le nom n'a pas été publié à la demande de la famille, a commencé à se priver de nourriture vers l'âge de 17 ans dans l'espoir de devenir mannequin.

 

 

A 40 kg, un poids idéal pour une fille de 1,52 mètre, "je me voyais encore grosse car je voulais devenir comme les mannequins des revues", a-t-elle confié à une chaîne de télévision locale.

Elle va donc réduire encore plus son alimentation, et se faire vomir après chaque repas afin de n'avoir littéralement plus que la peau sur les os.

Selon les médias, la société bolivienne a été frappée par le cas de cette jeune femme survenant peu après le décès la semaine derniere au Brésil de la jeune Ana Carolina Reston, un mannequin de 1,74 mètre pesant 40 kg.

Anorexique, Ana est morte d'une infection généralisée en raison d'une faiblesse extrême.

Une étudiante en mode de 22 ans, Carla Sobrado Casalle, est aussi décédée récemment à Sao Paulo d'un arrêt cardiaque à la suite d'un régime pour maigrir.



Source : AFP

 

 

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