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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 23:08

Coup de blue du soir. Même pas le courage de monter sur mon vélo. Mal partout, mal au crâne, fatigue intense, larmes aux yeux.

 

Bêtise de la journée : avoir vomi quasiment rien dans le lavabo pour la première fois de ma vie et je me suis fait pincer par ma mère. Pas douée la fille.

 

Séance kiné au milieu de l’après-midi. Mon nouveau kiné est sympa, même âge que moi on discute pas mal.

 

Fin d’après-midi j’ai accompagné ma petite cousine chez le médecin car elle sombre dans la boulimie. Sa mère ne comprend rien et pense à un caprice, de ce fait ma petite cousine est privée de tout (télévision, console, Internet…). Je me rends compte que j’ai extrêmement de chance d’avoir une maman compréhensive vis-à-vis des TCA.

 

Le médecin m’a dit que j’avais bonne mine…traduction dans ma tête « j’ai grossi ». Faudra aussi que je signale au médecin qu’on ne doit jamais dire à une anorexique ou à une boulimique qu’elle a un poids normal, car pour elle un poids normal veut dire besoin de maigrir. On pense de manière tordue je sais.

 

Je vais pouvoir faire une association de TCA dans ma ville, on est déjà deux…ce soir c’est plus fort que moi je fais des blagues pas drôle du tout.

 

En début de soirée je suis allée à Cora avec ma sister. En avril elle déménage dans son appartement (C’est toujours dans la maison, mais chacun aura son chez-soi), alors elle fait de nombreux achats actuellement pour se mettre en ménage. J’en ai profité pour me prendre un jeu Nintendo DS (qui consiste à opérer des gens comme dans le jeu docteur maboule) et une belle pochette pour ranger ma DS (marre de la pochette Pokémon que j’ai eu en cadeau). Sortie sympathique avec ma sœur, ça fait du bien.

 

Je suis rentrée épuisée entre être aller chez le doc sous la pluie, avoir piétiner à Cora et pis cette fatigue lancinante qui ne me lâche pas.

 

Demain matin psychiatre, je ne suis pas motivée. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de la voir mais rien que l’idée de bouger me fatigue. De toute manière pour ne pas faire de vélo il faut vraiment que je ne sois pas en forme.

 

 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 13:07

Parlons un peu de mon futur projet d’orientation. En fait c’est un retour aux sources. En troisième j’avais fait un stage dans une crèche dans le cadre de ma scolarité, et j’avais envie de devenir alors puéricultrice. J’ai fini par changer d’avis à cause de certains propos de ma mère : la difficulté du métier d’infirmière, le travail de nuit, un travail pas très bien rémunéré.

 

J’ai donc mis ce projet de côté, ou plutôt je l’ai simplement oublié.

 

Après l’obtention de mon bac, je suis allée  à la fac parce qu’il fallait faire des études. J’ai essayé les lettres modernes, les sciences du langage…j’y arrivais, j’avais des notes correctes mais un grand manque de motivation et la dépression doublée à l’anorexie n’a en rien aidé.

 

Bref à la rentrée 2007 c’est décidé je vais intégrer une classe préparatoire au concours d’infirmière, histoire de me rescolarisée doucement, de reprendre une vie sociale. Ce sera probablement dans le lycée où ma sœur travaille en tant que prof de français, elle va se renseigner pour savoir si je pourrais intégrer la classe. J’ai bien le droit moi aussi à un petit coup de pouce de temps en temps.

 

La pression vient au fait que je ne dois pas faire de faux pas, éviter les absences et ne pas abandonner. Chose que je ne compte pas faire, mais aux vues de mes dernières années d’études plus personne n’a confiance en moi à la maison. Il ne faut pas que je me laisse abattre, il faut que je montre de quoi je suis capable même si je suis prisonnière de l’anorexie et cie.

 

J’avoue sincèrement que j’ai peur de me tromper une fois de plus d’orientation, moi non plus je n’ai plus confiance en moi. Lorsque j’ai un peu le moral, je me sens presque invincible, capable de tout réussir et remplit de projets.  Mais voilà durant mes coups de blues (trop nombreux) je perds toute motivation, toute pensée positive, tout but, toute envie.

 

Il faut que je m’accroche à mon projet de devenir infirmière, ce n’est pas parce que j’ai des problèmes de santé que je dois faire autre chose. Et puis peut-être qu’en m’épanouissant dans des études puis un métier qui me plait je me sentirais un peu mieux dans ma tête.

 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 11:59

Non rien ne va. Non rien ne va plus !

 

Niveau moral je touche véritablement le fond. Entre une pseudo crise au dîner (3 pommes, deux yaourts 0% et du pain), les hauts et les bas de la vie de famille, une trop grande pression sur mon futur projet d’orientation…

 

On ne croit plus en moi. On ne me fait plus confiance. Tout cela m’abat. Toute cela me fait pleurer. Tout cela me donne envie de mourir. Je crois que je n’ai j’aimais eu autant d’idées noires de ma vie.

 

Je ne supporte plus la vie. Je ne me supporte plus. Et j’ai tellement les nerfs à vifs que je ne supporte plus grand-chose.

 

Me taire, ne plus manger, maigrir, pleurer, attendre…

 

Je suis inadaptée à la vie.

 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 19:28

Ce matin difficile de me lever, pourtant je n’avais pas le choix il fallait à tout prix que j’aille faire ma prise du temps. Ca peut paraître bizarre, mais j’aime bien les prises de sang. Ca me fascine de voir mon sang remplir les petits tubes. Et puis après c’est si agréable de rentrer à la maison, être à jeun plus la prise de sang je me sens comme sur un petit nuage, loin de tout, loin de mes soucis existentiels qui me gâchent la vie.

 

Je m’arrête à la boulangerie pour prendre un croissant aux amandes pour ma mère, et un pain au chocolat pour mon neveu. Pour moi j’achète trois pommes à l’épicerie du coin.

 

De retour à la maison je prends mon petit déjeuner : un mug de lait écrémé, une petite orange et un petit écart avec deux carrés de chocolat noir. Puis je prépare le petit déj de maman pour lui emmener au lit, j’ai envie de lui faire plaisir. Elle a besoin d’être chouchoutée avec tous les soucis qu’elle peut avoir.

 

Je passerais une grande partie de la journée sur Internet, je dessine un peu aussi mais mes gribouillis ne ressemblent pas à grand-chose. Gelée je finirais par me glisser sous la couette pour jouer un peu à la Nintendo DS, regarder la fin de l’épisode de FBI car je me suis endormie hier soir devant…et puis je finirais tout simplement par m’endormir contre mon petit chien car je suis morte de fatigue.

 

En fin d’après-midi ma mère et moi partons faire les courses hebdomadaires. C’est un peu le casse tête…il ne faut surtout pas que je prenne un aliment auquel je ne pourrais résister et qui me ferait plonger dans une crise de boulimie. Je me contente de mes aliments autorisés habituels et je laisse ma mère se débrouiller pour le reste.

 

Retour à la maison et déjà des tensions avec ma sœur. Tout ça pour une histoire de frigo. C’est moi qui range le frigo car elle met tout n’importe comment, et malheureusement je ne le supporte pas. Elle me dit que j’ai des habitudes de vieilles filles. J’en ai marre de ses réflexions qui font mal, surtout qu’en habitant encore à 36 ans à la maison elle n’est pas vraiment bien placée pour faire ce genre de remarques désagréables. Elle insiste, je stresse, je suis à bout de nerfs. Je suis obligée de prendre des médicaments pour me calmer.

 

Bientôt l’heure du repas, je vais manger ce qui me rassure : soupe chinoise, yaourt 0% et une pomme. Puis j’irais me réfugier dans ma chambre loin de toute nourriture.

 

Je crois que je n’aurais même pas le courage de faire du sport ce soir, je suis tellement fatiguée.

 

Ah c’est beau l’anorexie, elle nous fait devenir de vraies loques humaines alors qu’on est dans la fleur de l’âge.

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Published by Angélique - dans Carnet de route
6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 13:39
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Published by Lyla - dans Vidéos
6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 10:35

Ce soir l’angoisse est omniprésente et me submerge. Ma gorge se contracte, mon cœur palpite. Crise d’angoisse. Mon chien l’a senti lui aussi, il est venu tout contre moi pour me réconforter.

 

Non ce n’est pas le dîner au restaurant qui m’inquiète. Non, c’est mon avenir…

 

Depuis que ma psychiatre m’a interrogé sur ce sujet, ça me travaille car je n’ai pas la moindre idée de ce que je veux faire de ma vie. Je me rends seulement compte que les années passent et que je patauge toujours dans ma jeune vie d’adulte.

 

Et puis suis-je encore capable d’entreprendre quelque chose ? Le corps est à bout, le cerveau n’est plus toujours très coopératif.

 

Un projet émerge de temps à autre durant mes douces périodes d’euphories puis il sombre quelques instants après lorsque Dame dépression refait son entrée.

 

J’ai cette impression de marcher sur des œufs.

 

Je ne me sens plus bonne à rien.

 

Il y a vraiment des moments où j’aimerais mourir car je n’aperçois plus une once d’espoir. Je suis prisonnière de mes peurs, mes angoisses, mes névroses. Etre angoissée presque en permanence est une chose épuisante.

 

Je suis à bout. J’aimerais tant pouvoir parvenir à me construire un avenir.

 

 

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Published by Lyla - dans Carnet de route
5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 13:33

Mon réveil affiche 6h06, et ça fait au moins ¾ d’heure que je suis réveillée. Impossible de me rendormir. J’ai lu un peu espérant retrouver le sommeil sans la moindre réussite. Je suis trop fatiguée pour lire mais pas assez pour dormir. Et puis il y a ce fichu estomac qui se manifeste. Comment retrouver le sommeil alors que mon cerveau tourne à 100 à l’heure ? Toutes mes pensées m’angoissent et me stressent. Je suis épuisée de penser et d’être troublée par chacune de mes pensées.

 

Ce matin je dois aller faire une prise de sang pour vérifier ma TSH. Qu’est-ce que je vais pouvoir mettre sur mon dos ? Je me sens boulotte de partout. C’est décidé je vais me battre corps et âme contre les crises de boulimie, s’il faut je mettrais du ruban adhésif sur ma bouche pour ne plus rien avaler. Chaque crise me détruit un peu plus. Je n’ai jamais eu autant d’idées noires de ma vie depuis que je suis passée du mode anorexique restrictive au mode anorexique compulsive. Si ça continue je fais finir par me tuer.

 

J’aimerais pouvoir lâcher prise, me dire tant pis pour cette crise…mais non c’est tout simplement impossible. L’anorexie est bien trop forte. Sept ans qu’on cohabite (ça me donne des frissons quand j’y pense), elle ne veut pas me lâcher et bizarrement je suis dans l’incapacité de la lâcher aussi. Grossir me terrifie de trop. Et puis je n’ai même cette envie de manger normalement. J’ai compris maintenant en quoi consistait la chronicité de l’anorexie mentale.

 

Peut-être qu’un jour je parviendrais à aller mieux, mais sincèrement je ne pense plus pouvoir guérir à 100%. Je suis extrêmement en colère contre le système médical car il y a quelques années chacune des démarches que j’ai entreprise pour me faire soigner n’a jamais aboutit. Tout simplement parce que je n’ai jamais été assez maigre. Finalement ma mère aurait du me laisser tomber à 30 kilos au moins j’aurais pu être hospitalisée dès le début de la maladie et peut-être que l’anorexie ne serait plus qu’un mauvais souvenir.

 

L’anorexie, les TCA en général, doivent être traités dans les plus brefs délais pour s’en sortir au plus vite. Une fois la chronicité, les chances de guérison s’affaiblissent énormément.

 

 

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Published by Lyla - dans Carnet de route
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 13:27
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Published by Lyla - dans Vidéos
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 13:07

Conduites alimentaires déviantes

 

 

L’hyperphagie consiste à manger en grande quantité, y compris à table, en réponse à une sensation de faim décuplée et insatiable.

 

 

Le grignotage se caractérise par la consommation répétitive, toute la journée, sans faim, ni envie, de petites quantités de nourriture souvent agréable (sucrerie, chocolat, petits gâteaux salés ou sucrés).

 

 

La compulsion alimentaire consiste à ingérer de la nourriture en peu de fois, de façon brutale et impulsive, pour céder à une envie irrépressible d’aliments salés ou sucrés, souvent les mêmes, source de plaisir (sucreries, chocolat, charcuterie, fromage). Il s’agit d’un comportement déviant le plus fréquemment observé, posant un problème de diagnostique avec la boulimie.

 

 

Les conduites boulimiques se caractérisent pour leur part par la consommation également brutale de nourriture mais dont les quantités sont bien supérieures, parfois énormes, menant au trop plein gastrique. Il n’y a plus de notion d’envie ni de plaisir, les aliments n’étant pas consommés pour leur goût, ni leur attrait. La fin de la crise est souvent ponctuée de vomissements.

 

 

Le diagnostic de frénésie alimentaire s’adresse à des patients présentant de tels comportements explosifs envers la nourriture mais sans comportements compensateurs (vomissements, usage de laxatifs ou de diurétiques, pratique intense de sport) ni préoccupation concernant le poids, les formes ou l’allure corporelles. Ces moments de déviances alimentaires passagères témoignent le plus souvent de difficultés existentielles ou émotionnelles. Conflit, doute, frustration, contrariété, déception, ou angoisse représentent autant d’expériences individuelles susceptibles de s’accompagner de crises boulimiques ne s’organisant pas en authentique syndrome pathologique. Les conduites de grignotages sont tout à fait classique en période prémenstruelle, ainsi qu’au cours de certains épisodes dépressifs majeurs particulièrement marqués par l’impulsivité.

 

 

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Published by Lyla - dans Boulimie & compulsions
3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 20:27

C’est quoi la boulimie ?

 

 

C’est un besoin intense de manger, de se gaver au-delà de la raison sans la moindre faim et sans pouvoir s’arrêter. Pour manger durant sa crise la boulimique tuerait père et mère, mais en même temps elle aimerait tellement pouvoir s’arrêter car chaque crise signifie des kilos supplémentaires.

 

 

Je supporte de moins en moins les passages de la boulimie dans mon anorexie. Je n’aime pas le mot boulimie, je n’aime pas cette perte de contrôle. Moi qui aime que tout soit carré, je ne supporte pas ne plus être maîtresse de moi-même et me retrouver à dévorer tous ces aliments interdits, gras et caloriques.

 

 

Le plus dur c’est l’après crise, je me sens si sale, si grasse, si grosse. Parfois j’ai envie de me tuer, de mettre fin à cet enfer. L’anorexie n’est déjà pas drôle, mais y coupler la boulimie il n’y a rien de pire. Maintenant je comprends pourquoi la Solenn , la fille de PPDA a fini par se suicider. Quand on a été anorexique, les périodes de boulimie sont simplement invivables. Mais le pire dans tout ça, c’est que tout le monde est content de voir l’anorexique manger et reprendre ses foutus kilos, mais elle elle étouffe sous les kilos, elle s’étouffe avec la bouffe, elle a envie de mourir car elle ne se supporte plus mais personne ne le voit, personne ne le comprend.

 

 

On pense à tort qu’une crise de boulimie peut-être stoppée par la simple volonté. C’est faux. La crise de boulimie apparaît pour combler quelque chose, un vide intérieur, un vide psychique, un problème de gestion des émotions.

 

 

J’ai crisé je ne sais pas pourquoi. Maintenant j’ai juste envie de vomir mes tripes.

 

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Published by Lyla - dans Carnet de route