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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 14:28

L’anorexie, centre de toutes les attentions

 

 

 

L’anorexie est toujours d’actualité. Alors qu’Allegra Versace, 20 ans et fille de la styliste Donatella Versace, lutte contre l’anorexie depuis plusieurs années selon sa mère, Paris, capitale de la mode, est en passe d’interdire le défilé des mannequins trop maigres.
 
Paris s’engage 
Les élus au conseil de la ville ont adopté mardi soir un vœu du groupe des Verts demandant aux organisateurs de salons et défilés de mode de refuser d'employer des mannequins trop maigres.
Lyne Cohen-Solal, adjointe PS au Commerce, a souligné que la maigreur des mannequins, souvent de très jeunes femmes, est un «problème de santé publique, lié à une fausse image de la femme». Elle s'est prononcée pour l'élaboration d'une «charte de déontologie avec les professionnels» de la mode, précisant qu’«il faudrait renforcer les contrôles sur les moins de 16 ans».
 
Maigre à en mourir

 

Récemment, le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait annoncé la très prochaine mise en place d'un groupe de travail sur l'image du corps qui sera invité à formuler des recommandations face au risque posé par l'anorexie.
 
La maigreur des mannequins avait déjà été décriée à Madrid.
Quelques semaines après la polémique, la top-modèle Ana Carolina Reston mourrait à 21 ans, à Sao Paulo, alors qu'elle ne pesait plus que 40 kg pour 1,74 m

 

Sandrine Cochard

 


20Minutes.fr, éditions du 28/03/2007 - 12h56

 

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Published by Angélique - dans Revue de presse
31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 13:41

 

La fille de Donatella Versace anorexique

 

source : Associated Press le 28/03/2007 16:31

 

 

La créatrice de mode Donatella Versace a annoncé que sa fille Allegra, 20 ans, suivait un traitement contre l'anorexie. "Notre fille, Allegra, se bat contre l'anorexie, une maladie très grave, depuis de nombreuses années", expliquent Donatella Versace et son ancien mari Paul Beck dans un communiqué rendu public par leur porte-parole Robert Zimmerman.

 

"Elle reçoit les meilleurs soins médicaux possibles pour l'aider à vaincre cette maladie et réagit bien. En tant que parents, nous faisons de notre mieux pour protéger notre fille." Le communiqué évoque l'intérêt des médias pour Allegra et demande que "sa vie privée soit respectée".

 

Donatella Versace, 51 ans, soeur du défunt créateur de mode Gianni Versace, a fait cette annonce mardi suite aux récentes spéculations des médias et aux rumeurs circulant sur Internet sur la maigreur de sa fille. AP

 

 

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Published by Angélique - dans Célébrités et TCA
28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:32

Le végétarisme, c’est quoi ?

 

 

Le végétarien exclut de son assiette tous les aliments issus de la chair des animaux : la viande, le poisson, les fruits de mer.

 

Pour conserver une alimentation la plus équilibrée possible le végétarien doit consommer chaque jour :

-         des légumes secs (haricots, pois chiche, lentilles…) et des céréales (pain, riz, pâtes, blé, semoule…)

-         des œufs et si possible du poisson

-         3 ou 4 produits laitiers : lait, fromage, yaourts…

-         au moins 5 fruits et/ou légumes crus et/ou cuits

-         et un peu de matières grasses

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Published by Angélique - dans Nutrition
28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:13

Bizarrement malgré mes médicaments je me suis réveillée assez tôt ce matin, et en grande forme. Je me pèse par curiosité et avec crainte…retour à mon normal depuis bientôt 3 mois, c'est-à-dire un poids que je déteste et qui me donne envie de vomir.

 

Je m’occupe du linge, sinon personne ne l’étendra à ma place…ben oui maman est au boulot, ma sœur partie voir ses chevaux…

 

Puis je me lance dans le sport profitant d’avoir la forme : cerceau, gym, yoga…prêt de 2h15 de sport qui m’enlève pas mal de tensions en étirant mes muscles.

 

Je suis stoppée en pleine séance de yoga par ma mère qui veut que je téléphone pour elle chez le coiffeur pour prendre un rdv…non mais c’est quoi ce délire ? Je recherche le numéro de téléphone et lui donne, elle n’a qu’à se débrouiller je ne suis pas sa mère ou sa secrétaire !

 

Après un repas léger (bouillon, yaourt 0%, pomme) je me plonge dans un bon bain moussant en dévorant le dossier minceur d’un magazine féminin. Le régime IG est vanté à tord et à travers, c’est THE régime : enfin celui avec lequel on ne regrossira pas…Hum c’était quoi le régime miracle de l’année dernière ?? Soit disant qu’avec le régime IG on n’a pas faim et on n’est pas frustrée, en attendant les carottes cuites sont quasiment tabous par contre les cacahuètes ou les chips ont un IG bas donc on peut en manger sans problème…mouais ces trucs là sont quand même gras…adieu mon melon que j’adore tant avec son IG de 65 il se retrouve dans la liste noire…enfin durant la période de régime ensuite faut le manger avec parcimonie. Me voilà rassurer de savoir que les pommes et les yaourts 0% ont un IG faible…mouais mouais un régime qui me laisse perplexe tant qu’on diabolise des aliments on focalise dessus et par frustration on finit par craquer. Le meilleur des régimes c’est de manger ce qu’on aime en quantité convenable, chose que je suis malheureusement incapable de faire…et pour perdre des kilos qui n’existent pas à part s’affamer il n’y a rien d’autre…

 

Coup de sonnette, c’est le cadeau d’anniversaire de mon neveu…j’ouvre waouh le t-shirt de l’OM est super beau…normalement personne n’aura le même vu que je l’ai commandé via le net sur la boutique officielle.

 

Le soleil brille, il faudrait que je me maquille et que j’aille promener un peu Bacchus…et pis je pense au repassage que j’ai à faire…ça m’épuise

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 17:32

Je suis fatiguée, ces temps-ci je fais crise d’angoisse sur crise d’angoisse. A chaque fois c’est pareil, et en général elles se déclenchent le soir toujours entre 21h et 22h. Alors que je suis tranquille devant mon pc, devant la télé ou je ne sais quoi, je sens mon cœur qui s’emballe comme un fou puis petit à petit mon souffle se coupe est j’ai l’impression que je suffoque.

 

Le plus pénible dans l’histoire c’est que je ne sais pas pourquoi j’ai de telles attaques de panique. Et bien que je sache que ce sont des crises d’angoisses, les symptômes me font peur ce qui auto entretient la crise.

 

Hier la crise s’est déclenchée plus tôt. Normal mon chien s’est sauvé dans la rue et j’ai eu la peur de ma vie. S’il lui arrivait malheur je crois que je ne m’en remettrais pas du tout.

 

J’ai eu les jambes littéralement coupées, du mal d’avancer, du mal de me porter…et puis c’est le cœur qui s’est une fois de plus emballé…cependant ce n’est qu’une impression car lorsque je vérifie mon rythme cardiaque il est dans la normale.

 

Pour oublier, ces derniers temps la nuit je cumule somnifère et anxiolytiques. Le résultat est probant je fais de longues nuits. Il va falloir que je revoie mon médecin car elle m’avait donné peu de somnifère vu que c’était un effet, et qu’elle ne veut pas me surcharger de médicaments. Cependant il va falloir qu’elle me donne un médicament rien que pour calmer les crises d’angoisses, car mes anxiolytiques habituels n’ont pas tellement d’effet…

 

Ca fait quelques jours que je ne suis en forme, les crises à répétitions me fatiguent aussi bien moralement que physiquement.

 

Quant à la nourriture ça dépend…ça fait quelques jours que je suis au mode liquide cependant hier midi mangeant avec ma mère au Buffalo grill j’ai du me résoudre à prendre une belle salade océane…et comble de l’horreur je me suis ruée sur le pain.

 

Hier après-midi c’était ma dernière séance kiné. Mon kiné m’a dit que ce serait bien que j’aie un renouvellement car mes problèmes de tensions musculaires dans le dos ne sont pas résolus. Mais je me demande si mes tensions musculaires partiront un jour…il me faudrait presque un rdv tous les jours

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 13:57

Malade de bien manger

 

par Emilie Tran Phong L'Express du 23/03/2006

 

 

 

L'obsession de se nourrir d'aliments irréprochables conduit certains individus à se mettre en danger

 

 

aujourd'hui, les gens font plus attention à leur hygiène alimentaire. Ils se préoccupent de leur santé, se posent des questions sur les OGM, les pesticides, la vache folle, la dioxine ou la listériose. Mais certains vont trop loin et manifestent de véritables troubles du comportement. De peur d'ingurgiter une nourriture «malsaine», à l'origine douteuse, ils finissent par refuser de manger des fruits cueillis depuis plus de vingt minutes, voire par décliner toutes les invitations à dîner. Persuadés d'être allergiques à toutes sortes de choses alors qu'ils ne le sont pas, ils restreignent leurs choix. Ils s'imposent des règles nutritionnelles si strictes qu'ils passent plus de trois heures à penser au contenu de leur repas. Un écart, et ils se sentent aussi coupables que s'ils avaient commis le pire des péchés. Cette obsession a un nom: l'orthorexie («manger droit», en grec). Et elle semble prendre de l'ampleur.

 

«De plus en plus de patients parlent de leur besoin irrépressible de manger des aliments qu'ils considèrent d'une qualité irréprochable et d'une grande pureté diététique», remarque Bernard Waysfeld, nutritionniste et psychiatre. Comme les boulimiques et les anorexiques, les orthorexiques sont des drogués de la nourriture. Sauf qu'ils se focalisent non pas sur la quantité, mais sur la qualité de leur alimentation. Alors que celle-ci n'a jamais été aussi sûre - on meurt moins aujourd'hui des conséquences d'une mauvaise alimentation qu'au siècle dernier - ces personnes risquent la dépression. Elles ne mettraient pas autant leur santé en péril en mangeant de tout, modérément.

 

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Published by Angélique - dans Orthorexie
25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 13:54

Les adeptes des magazines minceur ont plus de troubles alimentaires

Paris, le 03/01/07. LJS.com

 

Peut-on affirmer que les magazines spécialisés dans les régimes ont leur part de responsabilité dans la survenue de troubles alimentaires chez les jeunes filles qui désirent trop ardemment maigrir ? Apparemment oui. En tout cas si l’on en croit les conclusions d’une étude publiée dans la revue Pediatrics qui révèlent que plus une adolescente lit des articles traitant de nutrition et de poids, plus elle risque de souffrir de troubles du comportement alimentaire plus tard.

 

Patricia Van Den Berg et ses collaborateurs de l’université du Minnesota (Minneapolis, Etats-Unis) ont cherché à savoir quelle pouvait être l’influence des magazines délivrant des conseils diététiques et des méthodes pour perdre du poids sur la santé physique et mentale des adolescents. Les chercheurs se sont intéressés à l’alimentation, aux activités, au poids, à la taille… d’un groupe de 2516 collégiens composé de 55% des filles et de 45% des garçons, qu’ils ont rencontré à deux reprises, en 1999 puis en 2004.

 

Résultats : la lecture d’articles sur la diététique est bien un facteur de prédiction de la survenue de troubles du comportement alimentaire. Les filles qui s’y intéressent dès le collège ont, 5 ans plus tard, trois fois plus de risque d’avoir recours au vomissement ou aux laxatifs, et deux fois plus de risque de jeûner ou de fumer des cigarettes pour maigrir. En revanche, il semble que leur poids ou l’importance qu’elles donnaient à leurs kilos lorsqu’elles ont commencé à avoir ce type de lecture est sans lien avec leurs troubles alimentaires ultérieurs.

 

En ce qui concerne les garçons, ils sont seulement 14% à lire ce genre d’articles contre 44% des filles. Malgré tout, aucun d’entre eux n’avait de troubles du comportement alimentaire après 5 ans.

Pour les chercheurs, il est important d’éviter le plus possible que les filles soient exposées aux messages des médias valorisant la minceur. Ils encouragent les parents à aider les jeunes à décrypter ces messages et surtout à relativiser leur importance.

 

Véronique Molénat

 

 

 

 

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Published by Angélique - dans Revue de presse
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 21:37

Poids : les vérités que l’on n’ose pas dire

 

 

 

Le poids humain est sans mesure. Rien n’est moins juste ni objectif qu’une balance : ce qui s’y inscrit n’a de sens que rapporté à notre histoire. Autant dire que trois kilos nous alourdiront plus ou moins selon qu’ils signent des agapes heureuses ou qu’ils ancrent des échecs ou des chagrins.

 

 

Martine Marcowith

 

 

A cet œil de l’intérieur qui décrypte, à sa manière, les chiffres du cadran, s’en ajoute un autre, de plus en plus insistant : celui du « social » et de ses diktats. Nous ne sommes plus seuls à nous vouloir minces : la vox populi l’exige et clame l’indignité de ceux qui sont « incapables » de se conformer à ses idéaux. La fracture pondérale est d’autant plus douloureuse que le monde entier, désormais, nous assourdit des mêmes canons. Depuis la chute du mur, les ex-Soviétiques ont perdu, en moyenne, douze kilos et les observateurs étrangers sont frappés par l’alignement morphologique des jeunes Chinoises.
On ne peut plus grossir dans son coin sans déclencher aussitôt un scandale planétaire. Mais qui prête l’oreille entend voler les mensonges en même temps que les kilos : le premier – énorme – consistant à considérer le poids comme un phénomène purement mécanique donc mécaniquement maîtrisable. Comme le dit remarquablement le docteur Gérard Apfeldorfer, psychiatre spécialiste des troubles du comportement alimentaire et notre guide dans ce labyrinthe marécageux de la perte de poids, les patients, égarés par ce qu’ils lisent ou ce qu’ils ont déjà médicalement vécu, « vous apportent leur corps à réparer ». Le gras sur la table ; la tête au vestiaire ; le régime au milieu… et un pas en enfer.


Second mensonge, collectif celui-là, une double injonction contradictoire à vivre à la fois dans le plaisir et dans la contrainte. A jouir et à contrôler. « Au tabou du poids et de l’absence de maîtrise qu’il paraît signifier, s’en ajoute un autre, totalement opposé : celui de la privation. On doit mincir et baigner dans la satisfaction sensorielle. Voilà comment on vous fait croire qu’on peut “maigrir de plaisir” à coups de recettes gastronomiques. » Ou l’art de s’éclater sans exploser… Toute l’histoire de la minceur semble s’articuler sur des dénis. Qu’il s’agisse de catégories alimentaires, d’émotions ou d’individus, on gomme et on remplace par des tableaux d’interdits et des modèles universels. Comment maigrir – et surtout ne pas regrossir – quand tout le travail se fait dans la confusion et l’absence à soi-même ? Ce sont peut-être quelques-unes de ces contrevérités qu’il faut mettre au jour pour éclaircir le chemin et le rendre intelligible, donc praticable. Car s’il n’existe ni règles ni régimes infaillibles, il y a tout de même des pistes utiles à suivre.

 

 

Oui, les régimes sont tous fondés sur l’interdit et l’exclusion.

 

On vous dira toujours que vous ne serez privé de « rien ». Un rien qui s’assortit de « sauf » et de « mais », que l’on escamote en déniant aux aliments incriminés le droit d’exister. Un tour de passe-passe épinglé par le docteur Apfeldorfer : « Les aliments exclus n’existent pas. Pour Michel Montignac, la pomme de terre est à proscrire : c’est un tubercule pour cochons. Et pour les adeptes de la diète protidique, c’est tout aussi simple : ce qui vous fait envie n’est pas comestible… » Suit une série de disparitions et d’anathèmes qui conduisent l’adepte à une sorte d’autohypnose : il raye de sa carte mentale les nourritures maudites. « Le problème, c’est que l’on n’est jamais à l’abri du réel. » Lorsque l’homme ou la femme à l’univers sans frites en reprend une et s’aperçoit, un, que ça existe, et deux, que c’est bon, il plonge dans un chaos annonciateur de désastres pondéraux. « Le grand piège et le grand échec des régimes sont bien dans le déni et la frustration. »

 

Non, les hommes ne naissent ni libres ni égaux en poids.

 

La minceur n’est pas un droit imprescriptible, mais une prédisposition quasi janséniste : elle serait donnée, comme la grâce, à quelques élus. Une inégalité qui agrège un nombre impressionnant de facteurs : « D’abord, l’héritage génétique du sujet, ses particularismes physiologiques et morphologiques. Ensuite, son histoire alimentaire, qui va bien au-delà des habitudes acquises et inclut le sens donné à la nourriture dans son enfance. Son histoire tout court, avec la construction de sa personnalité, ses manques et ses fragilités. Et d’autres facteurs, plus ponctuels, comme l’âge. »

 

Alors, les pêcheurs originels n’auraient plus qu’à baisser les bras et les autres, à s’empiffrer ? C’est oublier que, pour tous, le salut se gagne tous les jours. Cela pour dire que l’on ne va pas impunément contre sa nature et que l’effort porte d’abord sur la compréhension intime de ce que l’on a vécu, de ce que l’on est, et de la place que les kilos occupent dans notre histoire.

 

Oui, on peut maigrir en mangeant n’importe quoi…

 

… et fondre en se nourrissant de bretzels et de Nutella. « En ce moment, on entretient la confusion entre deux discours, qui ne se recoupent pas forcément : le discours minceur et le discours santé. Je ne dis pas qu’il faille maigrir en ne tenant aucun compte des besoins de l’organisme. Je dis simplement que ce qui compte, pour perdre du poids, c’est l’apport calorique, calculé sur la semaine, pas la qualité nutritionnelle des aliments. » Le résultat, on le connaît : c’est la pesanteur du nouveau conformisme diététique qui tricote allégrement le sain et le léger pour nous soumettre à la férule accablante du « nutritionnellement correct ».

 

Oui, on peut maigrir en mangeant n’importe quand.

 

Autre entreprise de normalisation : la règle des trois repas réguliers. Elle n’a même pas l’excuse de l’histoire ou de la géographie : elle est seulement en usage depuis le XIXe siècle et ne se vérifie que dans certaines régions du monde. « Prenez les habitants de l’Asie du Sud-Est… On ne peut pas dire qu’ils sont gros et pourtant, leurs rues sont pleines de marchands ambulants qui vendent toute la journée des plats à manger sur place. » Là-bas, on n’écoute, semble-t-il, que les sirènes de sa faim, et on a raison, puisque celles de la ponctualité obligée n’ont aucun droit scientifique à chanter. « Une étude menée par l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, à Paris, a prouvé que ni le nombre ni le moment des prises alimentaires n’avaient d’importance dès lors qu’étaient respectés les besoins caloriques. A cette condition, on peut très bien faire un seul repas par jour, si c’est le rythme qui nous convient. On a également analysé la courbe de poids des musulmans en période de ramadan. On pourrait penser que leur jeûne provoque un amaigrissement. Eh bien, pas du tout ! Il est équilibré par l’apport du repas nocturne, et les croyants maintiennent leur poids de départ. »

 

Non, se bourrer d’aliments hypocaloriques ne trompe ni le corps ni la tête.

 

On a dû vous le faire plus d’une fois, le coup du volume, à grands renforts de kilos de salade. Et pour pas grand-chose… « Ce n’est pas se remplir l’estomac qui importe ; le rassasiement est affaire de calories et de goût. La faim se comble avec des aliments qui ont une réelle fonction de restauration. Seulement, on en arrive à reprocher à la nourriture d’être… nourrissante. » Et on ne tolère plus que le naturellement ou artificiellement « light ». Résultat, on est toujours en deçà de sa ration de calories et de saveurs, et confronté à l’alternative infernale des régimes : ou se contraindre à claquer du bec ad vitam, ou se ruer par périodes sur du lourd et du calant, et faire le deuil intermittent de la minceur et définitif du plaisir. Il ne faut surtout pas oublier la dimension affective de la nourriture ni ses pouvoirs réparateurs. Les sucrer – si j’ose dire ! – équivaut à se condamner aussi à ce que le docteur Jean-Philippe Zermati appelle les « troubles du réconfort ». « C’est vrai qu’un gâteau au chocolat console et restaure, explique Gérard Apfeldorfer. Que se passe-t-il si on est un fou de régime ? On résiste. On se dit qu’un yaourt maigre fera l’affaire. Mais il ne la fait pas. Alors, on en prend deux, puis trois. Et enfin, on engloutit dans la culpabilité ce qu’on aurait dû prendre tout de suite et en toute légitimité : son gâteau au chocolat. »

 

Oui, il existe des chemins qui mènent quelque part.

 

Alors ? Serions-nous condamnés à notre caverne et n’en sortirions-nous que par à-coups, tremblant de faim, pour y replonger périodiquement la tête basse ? Non, si on fait la lumière et si on s’aperçoit qu’elle vient, comme toujours, de l’intérieur

 

D’abord, se rebeller contre les autres et contre soi-même ! Ne plus vouloir dépendre ni de leur regard ni de leurs prescriptions et comprendre que l’entreprise, pour réussir à terme, doit être décidée pour soi et menée par soi. Le véritable effort, c’est d’accepter sa solitude – donc son autonomie – face au problème. Et de réfléchir à ses émotions, à ses réactions et au rôle qu’y joue la nourriture.

 

Ne pas s’installer dans la frustration, mais dans la vérité de ses sensations et la réalité de la fonction alimentaire : « L’important, c’est de réapprendre à percevoir le double mouvement de faim et de satiété. Très souvent, dans les régimes, on anticipe la faim – que l’on sait inéluctable – en mangeant pour “tout à l’heure” et, en même temps, on se sent toujours vide. Rien ne se fait durablement si on ne retrouve pas ce balancier intérieur de la faim et du rassasiement. Car pour perdre du poids, et le maintenir, il faut, un, manger ce dont on a envie ; deux, quand on a faim ; trois, ne pas manger quand on n’a pas faim ; quatre, ni quand on n’a plus faim. »

 

Bouger, mais pas s’épuiser. Le sport ne fait pas maigrir, mais le mouvement aide à se « réhabiter ». Quand on se trouve gros, on se paralyse dans une coquille épaissie ; son corps devient « ce corps » et on le tient à la distance d’un étranger indésirable. A sentir son sang circuler et ses muscles s’échauffer, on le réanime, au contraire, et on se le réapproprie. Je trouve remarquable l’exercice suggéré à ses patients par le docteur Apfeldorfer, parce qu’il remet en mouvement tous les mécanismes court-circuités par la souffrance du surpoids : « Le simple fait de marcher d’un bon pas est utile. En se redressant, sans se raidir, pour l’allure. L’idéal, c’est de le faire en public, sans esquiver ni le regard des autres ni celui que l’on porte sur eux. En longeant des terrasses de café, par exemple. Cet échange aide à se replacer. »

 

S’occuper de soi. Jamais une crème amincissante ne réduira de dix-huit centimètres votre tour de cuisse, mais elle vous fera une peau de rêve et un bien fou. Les soins du corps, le docteur Apfeldorfer les recommande aussi. Parce que le massage quotidien et les soins cosmétiques apportent un vrai bien-être, remettent en contact avec soi-même et valorisent. Comme des vêtements bien choisis ou un parfum très personnel. Pour vous réconcilier avec vous-même, n’attendez pas de pouvoir passer sous la porte… C’est le pari inverse qu’il faut faire : pour vivre mince, sortez de votre cachette et vivez heureux.

 

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Published by Angélique - dans Revue de presse
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 00:09

Il est tard. Les minutes, les heures passent à une vitesse folle. Je trouve n’importe quel prétexte, n’importe quelle raison pour ne pas rejoindre mon lit. Pourtant j’y serais bien étant donné mon état de fatigue avancée et les frissons qui parcourent mon corps.

 

Mais il y a ces angoisses…je ne les connais pas, des angoisses sans nom, des angoisses anonymes.

 

Je parviens à en identifier une seule et unique : la peur de me réveiller trop tôt le matin et que la journée soit interminable car cela signifie plus de confrontation avec la nourriture.

 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 00:04

Des rêves bizarres, une fois de plus, et encore une histoire de dents ! Ca ne m’étonne guère je me suis endormie angoissée. Pour une fois, mon rêve n’avait pas le même déroulement. Je n’étais pas honteuse de perdre une dent, je me fichais du regard des autres. Non cette fois-ci ma dent me faisait mal, et la perdre était un vrai soulagement.  A vrai dire je me moque de la valeur symbolique que peut avoir une dent dans le dictionnaire des rêves, pour l’important c’est l’évolution du rêve. Je pense que passer de la honte au soulagement ce n’est pas anodin.

 

Ce matin j’ai été réveillé de bonne heure, ma mère reprenant le boulot (enfin…) m’a déposé Bacchus vers 7h30…à part que lui ne voulait pas redormir mais aller faire son pipi. Bref je me suis retrouvée debout tôt le matin et ça je déteste surtout si je n’ai rien de spécial à faire. En plus tout le monde était levé…même pas un petit déjeuner dans la tranquillité.

 

Un mug de lait écrémé, deux clémentines et je retourne me coucher car j’étais encore morte de fatigue.

 

La présence de mon cousin m’a soulagé pour le déjeuner…aucune dérive alimentaire possible…ouf

 

13h15 je pars de la maison, lecteur MP3 sur les oreilles, pour me rendre chez ma psychiatre.

 

Bonne séance, du moins pour moi, j’en suis ressortie un peu allégée. Evocation de mes rêves bizaroïdes avec mes chutes de dents. Evocation de mon ras le bol des crises de boulimies, qui a mangé j’aimerais faire 3 repas par jours et me faire plaisir…mais voilà je suis aux extrêmes soit anorexie soit boulimie. Bien sûr évocation de ma mère, de mon ras le bol à comment elle veut régenter ma vie et à mes astuces pour l’envoyer paître.

 

Après mon rdv je suis passée chez une bonne amie que je n’avais pas vue depuis des mois…depuis juin dernier je crois. Même si je ne la vois pas souvent et que finalement on ne se connaît pas tellement je la considère comme une très bonne amie : cet aprem on a discuté ensemble comme si on ne s’était vu depuis 3 jours seulement, et ça je trouve que c’est fort quand même. D’ailleurs il va falloir que je passe de manière plus régulière chez elle quand même. Je crois que c’est plus par timidité que je n’ose pas trop y aller…toujours peur de déranger.

 

Normalement je devais rentrer avec ma mère, mais finalement j’ai rejoint ma petite cousine en ville. J’en ai profité pour repasser chez H&M reprendre les lunettes que je voulais puisque j’avais enfin un peu de sous sur mon compte.

 

Niveau argent c’est vraiment la déche…ça va être dur de renouveler un peu ma garde robe pour le printemps/été…je crois que je vais encore faire le repassage de ma mère pour me renflouer encore un peu mes comptes.

 

Je crois que c’est ce qui m’énerve le plus d’être dépendante financièrement de ma mère…Bien on va me dire trouve un boulot ! Franchement ça serait ma joie de bosser jusqu’en septembre et d’avoir un salaire, le hic c’est que niveau emploi la Lorraine c’est la grosse merde, et sans permis c’est encore pire. Même à l’ANPE ils sont en manque d’offres d’emploi. Et après on se demande pourquoi le moral des jeunes est si morose

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Published by Angélique - dans Carnet de route