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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:52

Enfin vendredi ouf le calme arrive !

 

Matinée plutôt chargée : photo d’identité chez le photographe de ma ville. Vous pourrez revenir j’ai quelque chose à vous demander. Pas de problème.

 

Photocopies de mes lettres de motivations, ras le bol d’écrire à la main pour ne recevoir aucune réponse.

 

Passage au pain et journal puis repassage par chez le photographe.

 

Ca vous direz de faire des photos ? Oh que oui ! Si j’ai la fâcheuse tendance à me détester, sur les photos je m’apprécie – plus ou moins -  Rendez-vous pris pour le lendemain.

 

Avant le déjeuner je prépare toutes mes lettres pour les envoyer l’après-midi….alors j’envoie 20 lettres, combien vais-je avoir de réponses ?

 

Maman m’apprend que ce week-end elle n’est pas là, elle va continuer à fêter sa rupture avec son ex.

 

Ok ça me gêne pas, je vais avoir la maison pour moi toute seule puisque ma sister est enfin chez elle.

 

Fin d’aprem mon cousin repart avec sa fille. Ouf déjà plus de gamine dans les pattes. Ma mère décolle de la maison un peu avant 18h et ma sister part vers 21h.

 

Quelques dérives alimentaires tout au long de la journée. Je me débarrasse des aliments à crise potentielle et les donne à ma sœur. Finalement ça ne m’empêchera pas de faire une crise à minuit et des poussières…que je ne garderais pas…D’être malade le week-end dernier avec trop d’alcool m’a permis de trouver mon point sensible pour vomir volontairement. Reste que je n’aime pas ça, mais psychologiquement je ne pouvais pas garder tout ça. Pour une fois je vomis vite fait bien fait, grosse fatigue et puis dodo.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:50

 

Obligée de sortir dès le matin pour faire une course à la mairie pour ma mère. Rien ne change, c’est toujours à moi qui dois rendre service. Enfin j’en profite pour sortir le petit Bacchus.

 

Détour par la librairie où je continue à faire le plein de magazines féminins, c’est plus fort que moi…et puis avec les articles de régimes et tout ça je ne peux pas m’en passer…Je suis contente pour une fois il y a un petit programme à part rempli d’exo de sport…si c’est pas beau.

 

Fin de matinée je suis très stressée car l’aprem je sors à la foire avec le fameux J. Si tout semblait prendre une bonne voie samedi soir entre temps j’ai déssaoulé et j’ai un le temps de réfléchir. J’avoue je me rappelle vaguement à quoi il ressemble…c’est là que je me rends compte que j’étais bien pété samedi soir.

 

Bien entendu le stress est très mauvais pour moi. Je commence par racler en cachette la part de gâteau au chocolat qui se trouvait dans le frigo, ramené du flunch…et ce n’était pas censée être pour moi. Lorsqu’on me demande où la part est partie je ne moufte rien, j’ai trop honte de moi. Je ne me suis pas arrêtée là…un peu de fromage, un muffin…

 

Avant de rejoindre J. devant la mairie je me goinfre de muffins (Je me déteste).

 

Me voilà en voiture avec J. On monte sur Nancy. Contrairement à samedi je suis peu bavarde et fort timide. Balade sur la foire en tout bien tout honneur. Je finis par me prendre une glace, autant me faire plaisir puisque je ne suis plus à ça prêt.

 

Ensuite on va se poser au soleil à la pépinière autour d’un coca et on papote. On discute de tout et de rien, on parle un peu de notre vie. Reste que je suis tendue et angoissée…je ne sais pas quelle tournure vont prendre les choses et je ne sais pas ce que je veux.

 

18h30 il me dépose devant chez moi, en vraie gamine je lui fais la bise…enfin il a pas cherché à m’embrasser non plus…mais d’un autre côté je l’ai prévenu qu’avec moi il fallait y aller doucement.

 

Je suis heureuse de rentrer chez moi, de me retrouver seule. Je reçois rapidement un texto de J. qui me propose une autre sortie.

 

Est-ce qu’il me plaît ? Je n’en ai pas la moindre idée. C’est certain que ce n’est pas le coup de foudre et pour le moment je ne ressens rien à part de la sympathie. En plus je ne suis pas du genre à sauter sur un mec rien que pour avoir un copain. Bref c’est compliqué et je crois que psychologiquement j’ai un énorme blocage vis-à-vis de l’amour et surtout de la sexualité, et ça depuis toujours. Depuis le collège ça me dégoûte de voir les amoureux s’embrasser furieusement en public…

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:46

Je me réveille la bouche pâteuse et avec une enclume à la place de ma tête. Je me retourne un peu dans le lit. Puis je finis par me rendre aux toilettes : laxatifs (oui je sais…) et alcool sont un mélange idéal pour commencer dès le matin à s’alléger. Je retourne tranquillement dans la chambre, je prends un coup de chaud…Ah c’est ça dont la cousine me parler cette nuit de mettre le chauffage électrique en plus.

 

Ma couz se réveille mais elle est en plus mauvais état que moi. On papote un peu, on prend du paracétamol pour les maux de crâne puis je la motive pour qu’on aille vider son super camion de terre.

 

Je me souviendrais de mon dimanche de Pâques 2007 : la pelle à la main et la gueule de bois pour tenter de vider de la terre tassée mélangée à des cailloux, des tuiles, des racines et même des ronces. Mon majeur de la main droite n’a pas tellement aimé la rencontre fortuite avec une ronce, j’ai encore une belle balafre mais sur le coup j’ai surtout pissé le sang.

 

On vide presque la moitié du camion, puis on fait une pause. Finalement on décrète qu’on n’en videra pas plus. On s’installe au soleil et on papote tranquillement. Manque le coca light que les mecs ont terminé cette nuit bien qu’ils avaient critiqué les sodas light.

 

On finit par s’affaler sur la banquette devant la télé. Je n’ai plus envie de bouger, et je n’ai pas tellement envie de rentrer à la maison où une raclette m’attend. Je reçois plusieurs texto de J. il aimerait bien qu’on se revoit. Je suis surprise de ne pas l’avoir fait fuir avec toutes mes névroses mises à nue.

 

Ma sister finit par m’appeler sur mon portable. Elle est inquiète que maman et moi ne sommes pas à la maison. Je lui explique que moi je suis chez la cousine et que maman doit être encore avec son ex . Ma sœur me rappelle qu’il y a le repas de Pâques donc qu’il faut que je redescende à la maison. Je téléphone ensuite à ma mère pour savoir où elle est. Elle me dit également de pas tarder à rentrer. Pfffff moi j’aime pô les repas de famille….enfin c’est le principe du repas que j’aime pas…

 

Je finis par trouver le courage de redescendre chez moi. C’est dur le soleil brille et je n’ai pas mes lunettes de soleil et en plus je croise des gens (LOL). Je laisse ma petite cousine dans un sale état et lui conseille de se mettre sous la couette.

 

De retour chez moi, je plonge dans un bon bain et essaie de me maquiller histoire d’avoir une tête potable. Mon cousin, sa femme et ses trois filles arrivent. Le début du repas est sympa. Pas envie de manger de raclette rien que l’odeur me donne la nausée, et je ne cherche même pas à boire une goutte d’alcool.

 

Fin de l’après-midi les bouteilles vides s’alignent, me voilà être la seule à avoir les idées claires, tous les autres sont trop gais et font n’importe quoi. Leurs gamineries finissent par m’énerver, et bon y les gamins faut quand même faire attention. Je péte ma crise d’hystérie notamment parce qu’ils donnent n’importe quoi à manger à mon Bacchus. La bonne nouvelle c’est que personne ne s’en souvient.

 

Une fois la cuisine en ordre et le lave-vaisselle à jour je m’enferme dans ma chambre avec mon chien pour être tranquille. Je peste contre ma mère qui a invité la plus grande de mes petites cousines à la maison en précisant bien qu’elle dormirait dans ma chambre toute la semaine et que je l’emmènerais faire du shopping. Merci de m’avoir consulté maman.

 

Mon cousin et sa famille dorment à la maison, me retrouve avec ma moyenne petite cousine dans mon lit. Moi qui aime bien dormir toute seule.

 

Mauvais dimanche. J’aime pô les fêtes de famille, ça dégénère toujours, j’ai jamais aimé ça, j’ai des mauvais souvenir de quand j’étais petite et que tout le monde avait trop bu.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:44

 

Suite à un dérapage alimentaire, mon moral est à six pieds sous terre. La honte et la culpabilité me rongent, je refuse l’invitation de ma petite cousine pour venir boire un coup chez elle. Je pensais aussi sincèrement que je sortirais avec ma mère, mais voilà elle part de son côté fêter sa rupture avec son ex. Sans commentaires.

 

22h je danse comme une allumeuse devant mon miroir de chambre. Je reçois quelques textos de ma petite cousine qui s’éclate et finalement elle parvient à me faire changer d’avis.

 

Un quart d’heure après je pars de la maison. Un peu à contre cœur car je laisse mon bébé Bacchus tout seul. Je dois retrouver ma cousine sur le chemin, en attendant malgré mes 23 ans je n’étais pas tellement confiance dans la rue à cette heure-là. Je suis soulagée de retrouver ma cousine et son amie…qui dandinent déjà pas mal.

 

On redescend chez ma petite cousine, les filles ont déjà bien picolé ! Une bouteille de champagne et les ¾ de la bouteille de Vodka. Il reste presque plus rien pour moi snif. L’ex de ma couz débarque avec un copain…oh ça faisait longtemps que je n’avais pas rencontré d’être humain du sexe opposé. Cependant on écourte vite la soirée car ma cousine et moi raccompagnons C. près de la salle des sports où son copain vient la chercher. Fallait sans douter on a du attendre un peu et bien sur on a fait une mauvaise rencontre. Je sais pas pour qui ce mec nous a pris mais on était contente que lorsque le copain de C. est enfin arrivé car l’autre commençait à s’énervait et m’en voulait à moi disant que j’étais désagréable.

 

Retour chez ma cousine, ouf me voilà rassurer. L’ex de ma couz revient finalement avec son pote et on passe une excellente soirée. Je bois trop ( paraît que j’ai  descendu la moitié de la bouteille de Soho) et je suis bien bavarde. Je raconte un peu toute ma vie – un peu trop…-. J. se rapproche doucement de moi et me caresse le genou, ce n’est pas grand-chose mais je pâme. Malgré l’alcool ma timidité persiste et rien qu’un flirt me stresse. Ma cousine et son ex finissent par s’éclipser. Me voilà seule avec J. La chose que personne n’avait prévu c’est que je serais malade de chez malade. Tout tanguait autour de moi, et j’ai fini par aller vomir à plusieurs reprises dans les toilettes.

 

Vers 5h du mat les garçons sont repartis. Le monde continuait à tanguer, j’ai fini par m’allonger par terre. J’étais dans un bel état…et le pire est que je me rappelle de presque tout. Avant de me coucher ma cousine m’a fait boire du café salé pour que je vomisse tout ce que je pouvais…beurk c’est immonde ce truc et ça m’a coupé net mes nausées et autre. Je me suis délestée de mon jeans et mon pull pour m’affaler dans le lit. Je pleurniche un peu car Bacchus est seul à la maison et pouf je m’endors.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:36

Mannequins trop maigres : Paris n'en veut plus

 

 

Paru le : 30/03/2007 Le Parisien



L'événement
«CACHEZ CES OS que je ne saurais voir ! » Voici le message que viennent de lancer les élus parisiens au monde de la mode et de la haute couture. Le Conseil de Paris vient en effet de voter un voeu demandant aux organisateurs de salons et de défilés de ne plus employer des mannequins trop maigres. Des corps aux courbes généreuses et en bonne santé plutôt que des squelettes décharnés aux allures fantomatiques...
Après Madrid, New York et Milan, Paris se lance enfin dans une chasse aux anorexiques des défilés.
Un tabou tombe dans la capitale de la mode qui, jusqu'alors, avait tardé à montrer l'exemple. Récemment encore, les communiqués de la Fédération française de la couture refusaient de stigmatiser la profession. Mot d'ordre : « La mode ne se réglemente pas. » La mort très médiatisée de l'Uruguayenne Luisel Ramos, en août dernier, puis de la Brésilienne Ana Carolina Reston (40 kg pour 1,74 m), en novembre, deux mannequins vaincus par l'
anorexie, a brutalement changé la donne.
« Nous devons avoir une éthique. Aujourd'hui, quand les filles font un kilo de trop, elles sont recalées, dénonce Violette Baranda, conseillère de Paris (élue verte). Il y a des tordus parmi les couturiers qui font en sorte que les femmes soient de plus en plus filiformes. » Le ministère de la Santé planche sur le sujet L'adjointe en charge de l'artisanat, Lyne Cohen-Solal (PS), vient ainsi de proposer la création d'une charte de déontologie qui sera signée avec les professionnels de la mode. « On ne dit pas que la mode est coupable.
Il s'agit simplement de s'assurer que ces mannequins sont en bonne santé », commente l'élue. La Ville de Paris emboîte ainsi le pas au ministère de la Santé qui prépare en ce moment, sous l'égide du professeur Marcel Rufo, une charte avec l'ensemble des acteurs de la profession : Fédération de la mode, couturiers, publicitaires, journalistes, médecins, etc. « Le texte devrait aboutir d'ici la fin avril », explique-t-on au ministère.
Le monde de la mode changera-t-il pour autant ses pratiques? Certains en doutent. Le voeu des élus parisiens n'a d'ailleurs qu'une portée symbolique. « Il y a des couturiers qui vous disent que c'est plus chic de faire défiler des portemanteaux, c'est-à-dire des filles qui ont un minimum de chair, car les robes tombent mieux », remarque ainsi Patricia Grenier, directrice commerciale du Studio Rouchon, l'un des plus grands studios de photos de mode de Paris. L'exemple madrilène - cinq mannequins ont été interdits de défilé le mois dernier - semble en fait peu transposable à Paris. « La charte du ministère ne sera pas coercitive ; elle aura pour but d'informer sur les dangers pour la santé », ajoute-t-on au ministère de la Santé. Plusieurs couturiers seraient déjà prêts à signer le texte. « Il n'y a pas qu'un seul type de mannequin », remarque-t-on ainsi chez Jean-Paul Gaultier. Le couturier, qui refuse de s'exprimer directement sur le sujet, préfère renvoyer à ses défilés où se croisent « des minces et des rondes sur les podiums ». Le changement viendra peut-être des organisateurs de salons eux-mêmes. Ainsi le salon Interselection, salon international des collections de mode, qui se tiendra à Villepinte (Seine-Saint-Denis) fin avril, prévoit de faire la part belle aux « grandes tailles ». « Nous réfléchissons à l'organisation d'un défilé de femmes plus rondes, explique Isabelle Vermeulen, la directrice du salon, qui attend 6 000 professionnels. Le marché est là pour ce type de vêtements. Il n'y a pas que des tailles 36 dans la vie. »

 

Nicolas Fertin

 

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Published by Angélique - dans Revue de presse
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:33

« Cela dépasse le monde de la mode »



DANS le monde de la mode depuis seize ans, Filipa Bleck est agent de mannequins de l'agence internationale Elite depuis quatre ans. Cette année, pour la première fois, les mannequins mineurs ont été obligés de voir un médecin avant de défiler. « Elles ont toutes obtenu leur certificat médical », explique Filipa. « J'étais récemment sur un plateau de télévision en face d'une jeune fille qui avait écrit un livre sur l'
anorexie. On nous regarde toujours comme des gens qui forceraient à faire maigrir les filles. Moi, en seize ans de carrière, j'ai rencontré deux cas d' anorexie. C'est vrai que nous vivons une époque où la minceur est reine. Mais ça dépasse largement le monde de la mode. Regardez les devantures des pharmacies pleines de boissons pour maigrir. Dans les années 1990, les mannequins avaient plus de formes, plus de poitrine. Souvenez-vous de Cindy Crawford ou de Linda Evangelista. Elles avaient 20 ou 22 ans et leur carrière durait dix ans.
Aujourd'hui, les top-modèles ont 16 ans, et un corps qui n'est pas encore totalement formé.
Leur carrière ne dure parfois qu'une ou deux saisons. Il faut rappeler aux jeunes qu'une fille devient mannequin parce qu'elle est naturellement grande et mince. Une fille qui fait plus de 95 cm de tour de hanche ne doit pas devenir mannequin. S'il lui faut perdre 10 kg et arrêter de manger, c'est de la folie. »

 

Le 30/03/07 paru dans le Parisien

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Published by Angélique - dans Revue de presse
15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 17:27

La boulimie, trop souvent inaperçue mais tout aussi grave que l’anorexie

 

 

Si le diagnostic de l’anorexie mentale peut être facilité par l’apparence physique des jeunes filles, il n’en va pas de même pour la boulimie. En effet, même si des conduites boulimiques sont parfois diagnostiquées chez des patientes obèses ou ayant une surcharge pondérale modérée, dans le très grande majorité des cas, les patientes gardent un poids normal, et même un peu en dessous de la norme, qui n’a toutefois rien d’alarmant. Moins spectaculaire que l’anorexie, moins inquiétante pour l’entourage, la boulimie est longtemps passée inaperçues, d’autant que les patientes se refusaient à consulter par honte. […]

 

On parvient cependant à reconnaître une boulimique au gonflement inflammatoires des glandes salivaires (parotidite) sous la mâchoire inférieure, à ses dents striées à cause de l’acidité du liquide gastrique qu’elle vomit, ou aux brûlures du bout des doigts qu’elle enfonce dans la bouche pour provoquer le vomissement. Elle présente souvent des brûlures d’estomac et l’examen médical révèle des ulcères de l’œsophage.

 

On peut considérer qu’il n’est pas de conduite boulimique sans une instabilité de l’humer et une vulnérabilité à la dépression : toute patiente boulimique est confrontée à un moment ou à un autre de son évolution à un état dépressif dont l’ampleur et la durée sont très variables.

 

Autres symptômes fréquents : une anxiété chronique, des épisodes d’angoisse aiguë, une grande sensibilité à la séparation, une intolérance à la solitude en même temps qu’une tendance à l’isolement et au repli sur soi, qui vont de pair avec une sociabilité superficielle ; une susceptibilité à fleur de peau, des tendances sensitives, voire franchement persécutrices.

 

 

 

Philippe Jeammet, Anorexie Boulimie : Les Paradoxes de l’adolescence.

 

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Published by Angélique - dans Boulimie & compulsions
7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 13:22

Quelques jours sans écrire. Trop de fatigue et trop peu de temps pour allumer l’ordinateur. Et puis rien à dire de particulier à part que je suis plus qu’épuisée…

 

 

Je suis éreintée de chez éreintée. Je me donne à fond dans les travaux de l’appartement de ma sœur, j’aide aussi sur les travaux de notre cuisine. De jours en jours la fatigue s’accumule et de ce fait je me traîne complètement vaseuse et la moindre chose m’excède. Le regard est dans le vide, la parole est pauvre. Un seul endroit où je suis bien dans mon lit, j’ai envie de dormir pendant au moins une semaine.

 

 

Mon vélo ne sert plus que de porte vêtements. Ma tension culmine à 8.

 

 

Travailler, bouger et ne pas manger assez ne font pas bon ménage. Je suppose que le poids doit chuter, aucune crise depuis presque quinze jours et alimentation très pauvre en calories.

 

 

Aujourd’hui j’ai dit non et je me suis reposée, le ménage de la maison se fera demain. Malgré tout une journée à courir : le matin passage dans un magasin de meuble avec ma sister, midi popote, cet aprem balade avec Bacchus puis j’ai emmené mon neveu chez le coiffeur. Passage à la librairie, puis à la boulangerie pour commander un gâteau pour dimanche.

 

 

 Rapide détour jusqu’à mon auto-école pour retirer mon dossier. Pour changer on me raconte des conneries, comme quoi si je retire mon dossier mon code ne sera plus valable. Je sais que c’est faux, mais même si c’était le cas je m’en fous. Je déteste cette auto-école qui prend ses clients pour des chiens et qui ne sait que les insulter ou les agresser lors des heures de conduites.

 

 

Mon dossier en mains, je pars pour la nouvelle auto-école qui s’est ouverte près de chez moi. Et là j’apprends qu’un transfert n’est pas si facile car la nouvelle auto-école n’obtiendra pas pour moi de place de permis. Bref je suis dans la merde. Mais non je ne retournerais pas à plat ventre chez les autres, je préfère me passer du permis. J’ai suivi le conseil de ma mère, changer d’auto-école puisque je n’arrivais plus à y aller ne supportant plus me faire rabaisser durant les heures de conduites. J’ai pris mon courage à deux mains pour y aller et finalement ça me fout dans une merde indescriptible. Ca me ruine le moral…

 

 

Mal dans ma tête, le moral dans les chaussettes je me suis mise à faire du tri dans ma chambre : jeter l’inutile et le superflu, se débarrasser des éléments de ce passé que j’ai raté. Deux sacs de 50 litres remplis à ras bord.

 

 

Début de soirée, départ pour Auchan. Trop de monde dans le magasin, je suffoque, je panique, j’angoisse. Envie de m’enfuir en courant.  Malgré tout quelques fous rire avec ma mère qui me font un grand bien.

 

 

Soirée Pierrade pour l’anniversaire de mon neveu…déjà 11 ans. Pas de crise, je me suis seulement un peu lâchée…rien de grave des amandes, de la salade et des champignons, un peu d’ananas, de l’alcool, pain et fromage…et du Paris-Brest. L’avantage des gâteaux à la crème c’est que ça se vomit bien. Je ne comptais pas en avaler, mais voilà avec l’alcool la petite  voix de l’anorexie s’affaiblie, alors la voix de la raison se laisse aller…je me régale d’un peu trop de ce Paris-brest qui me tombe sur l’estomac. Passage par ma chambre et ma poubelle. Je dis au revoir à jamais au Paris-Brest. Même goût aller/retour…ça me dégoûte je crois que je n’en mangerais plus jamais de ma vie. Le pire reste quand le goût salé se mélange au sucré…

 

 

 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 22:27

Le moral est là, enfin presque, c’est certain que je me trouve toujours trop grosse et que je culpabilise sur de la salade verte.  Sans commentaires.

 

Non la journée a été agréable et je ne l’ai pas vu passer. J’ai aidé aux travaux dans l’appartement de ma sœur. C’était sûr que je ne lui ferais pas la gueule éternellement…je lui ai quand même fait la remarque qu’une fois dans son appart je ne subirais plus son humeur désagréable du vendredi soir. Je me suis donc attelée à la peinture du début d’après-midi jusqu’à 20h passés.  La chose pratique je trouve du travail manuel c’est qu’on pense moins, et avoir son esprit un peu en stand-by ça fait un bien fou. En plus avec ma mère et ma sœur on a bien ri notamment avec des blagues bien grasses et bien lourdes…mais bon c’est les vacances et puis rigoler en famille ça excise les tensions. Si tout va bien, l’appartement devrait être prêt à la fin de la semaine et le grand déménagement pourra avoir lieu.

 

Le plus beau c’est tout le monde est content : ma sœur va avoir en son chez-elle (Ne me demandez pas pourquoi elle a attendu si longtemps, je n’en ai pas la moindre idée), ma mère et moi on va être tranquille toutes les deux.  Bon mon neveu lui fait un peu la tête, mais bon la porte de la maison lui reste grande ouverte.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 17:00

Mon moral est toujours aussi capricieux de la mélancolie profonde il s’envole pour une brève période euphorique avant de retomber dans les méandres de la triste. Actuellement ce n’est plus un jour oui, un jour non, mais plutôt une heure oui, une heure non.

 

Ce matin j’annonçais fièrement à ma mère une semaine sans crise de boulimie. Je n’osais pas le dire car j’ai l’impression dès que je révèle une petite victoire la crise de boulimie ne tarde guère. A croire que ça me porte la guigne d’évoquer mes progressions.

 

Etant curieuse de mon poids, j’ai osé poser mes deux pieds sur le pèse-personne. Cependant ces derniers temps je ne me pèse plus à jeun mais après le petit-déjeuner car ainsi je sais que je pèse moins que ce qu’indique la balance. C’est hallucinant les plans qu’on peut monter pour se rassurer. Le poids est à la baisse. Pas assez à mon goût bien sûr ! Il est toujours trop normal, loin de mon idéal fantasmé.

 

Niveau alimentation actuellement je mets mes repas d’anorexique à la mode du régime IG (Index glycémique). Ce n’est pas que je prenne les propos des magazines féminins pour paroles d’évangile, mais après tout si jamais ils avaient raisons ?

 

« Le problème, c’est que l’insuline joue un rôle d’interrupteur sur les greniers à gras de l’organisme (les adipocytes). En position ‘on’ (c'est-à-dire en présence d’insuline), les adipocytes reçoivent l’ordre de faire des réserves de glucose sous forme de graisses. En position ‘off’ (en l’absence d’insuline), changement de programme, elles libèrent leurs réserves de sucre dans le sang pour fournir à l’organisme l’énergie dont il a besoin. En résumé, plus on consomme d’aliments à IG élevé, plus on augmente notre glycémie, et donc notre production d’insuline, laquelle délivre aux adipocytes son message fatal : stockez tout ! » BIBA avril 2007

 

Lorsque j’avais fait de psychophysiologie je me souviens très bien que le prof de biologie avant dit que si le corps sécrète trop d’insuline les adipocytes en profitent pour faire des réserves…

 

Bref depuis le mercredi il est hors de question d’avaler des aliments au dessus d’un IG  de 50, mais bien sûr je ne m’arrête pas là dans les aliments en dessous d’un IG de 50 je supprime les aliments gras  et les trop caloriques. Bref ma passion pour le pain est littéralement passée, je n’ose plus boire une goutte d’alcool, j’ai dit adieu aux carottes cuites…

 

Je me suis mise aux abricots secs (IG 35, et 18 cals pièce), je garde mes pommes (IG 35), j’ai essayé le quinoa…super bon…mais grosse culpabilisation après (car 152 calories les 100g cuits mais il paraît que cette céréale de la famille des épinards ne se comporte pas comme un féculent dans l’organisme) , j’ai gardé également les pamplemousses, mes yaourts 0% et la plupart des légumes…

 

Il paraît que la faim apparaît selon notre taux de glycémie dans le sang et c’est vrai que je n’ai plus de fringales.

 

Petite compulsion à 16h, besoin intense de me remplir…sainement en plus 3 pommes, une dizaines d’abricots sec, un yaourt 0% et un café au lait. Avaler uniquement des aliments à base glycémie car autrement « on bloque le processus d’amaigrissement pendant plusieurs jours. »

 

C’est dingue mais les médias avec leur fameux régime IG m’ont remise en restriction cognitive sans que je demande rien. Bon je sais que je suis plus sensible à cause de mes TCA de toutes les couvertures de magazines parlant de régime, à toutes les pubs pour les produits minceur et au soit disant modèle féminin filiforme…mais j’imagine que toute cette propagande de la minceur est très nocive pour les fillettes et les adolescentes surtout que ces dernières années ce matraquage ne cesse d’augmenter…on rajoute pas dessus les messages accompagnant les pubs de nourriture (Ne mangez pas trop gras, trop salé, trop sucré. Ne grignotez pas entre les repas), il y a de quoi déclencher des phobies alimentaires, un dégoût pour son corps car il ne ressemble pas à celui des magazines, et bousculant les plus fragiles (et prédisposées) dans la spirale infernale des TCA.

Bon je reviens à ma compulsion, je sais qu’elle ne gâche pas ma semaine sans crise, elle ne compte même pas à vrai dire pour une personne ne raisonnant pas à la manière de l’anorexique que je suis. J’essaie de me rassurer en me disant que c’est rien. Que malgré ma compulsion je n’ai pas une envie de me gaver plus. De l’autre côté la perfide anorexie me martèle l’esprit de reproches.

 

Bref je me sens énorme, telle une madame hippopotame.

La chose est simple ce soir je saute le repas et j’essaie de faire le plus de sport possible. Chose qui n’est pas gagnée car j’ai cette impression d’être une vraie loque. Avec près de deux années de sport intense (3 mini stepper usés, passage au vélo d’appart) en sous alimentation le corps se rebelle et bouger devient un véritable enfer…or je ne supporte pas ça étant donné qu’avec mon poids actuel (mon poids forme…ouin) je devrais courir comme un cabri.

 

Bref être une loque ça détruit le peu de moral que j’ai…et sinon c’est ma sœur qui s’en charge. Ces derniers temps elle est devenue une vraie peste. Hier soir elle m’agressait verbalement tout simplement parce que je lui ai fait la remarque que si le matin elle avait ouverte la porte du bas du buffet elle aurait trouvé le lait demi écrémé. Il n’y avait rien de méchant dans mes propos mais elle a pris ça comme une attaque, soit disant que je la traitais de glandeuse ! Elle ajoute que le matin elle est pressée, et patati et patata…et puis elle ajoute pleins d’autres reproches. Non mais elle se prend pour quoi pour me parler sur ce ton ? Je lui dis de se calmer mais rien n’y fait. Elle fait une vraie crise d’hystérie. La chose certaine c’est qu’elle m’a déçue et elle m’a fait mal à m’agresser sans raisons.  Si elle a des problèmes ce n’est pas à moi qu’elle doit s’en prendre. En plus je pense lui rendre assez service puisque ça fait des mois que je m’occupe de son fils le midi et ça sans jamais un merci. Pourtant ça l’arrange bien que je m’occupe de mon neveu comme ça elle mange tranquillement à la cantine du lycée et elle peut rentrer tranquille à la maison pour aller voir ses chevaux.

 

J’ai hâte d’être mi-avril, elle va enfin emménager dans son appartement en espérant que les travaux soient terminés. Je pourrais aider à arracher la tapisserie et autres, mais non j’en ai marre d’être la conchita de service. Même si c’est juvénile et immature, je n’adresse plus une parole à ma très chère sœur. Je ne suis pas de nature rancunière, mais je ne supporte plus d’être prise pour une  conne.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route