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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 03:49

sad.jpg« Un torrent de larmes, ça faisait longtemps…elles ne voulaient plus sortir, et voilà ce soir je n’arrive plus à les arrêter. Paradoxalement ça me fait du bien que cette douleur sorte sainement, mais ça ne résout pas tout.

J’ai mal. Tellement mal.

Je suis épuisée, fatiguée, à bout de forces.

Se battre en permanence contre moi-même et mes maux je n’y parviens plus. Sept ans que cela dure. Mais je ne peux pas laisser cette partie sombre de moi-même remporter la partie et perdre ce que j’ai durement gagné.

Ce soir c’est l’apothéose des pensées noires et suicidaires. Non je ne peux plus me taire. Je vais mal. Je le hurle et j’ai l’impression que personne ne m’entend. Mais c’est vrai qui voudrait s’encombrer de quelqu’un qui va mal ?

C’est statistique les gens se suicident généralement entre le dimanche soir et le lundi matin. Mourir un 5 novembre, ça serait peut-être pas mal ? Pourquoi ne pas passer à l’acte après tout, je n’attends que ça mourir. Ce n’est pas ce que je cherche avec mes comportements destructeurs ? Franchement ?

sad--146-.jpgMême le chien ressent cette douleur qui me déchire mes tripes et mon âme …il sent cette douce agonie au point qui ne me lâche pas d’une semelle. Dans son regard je vois qu’il est autant dépassé que moi par la souffrance que j’émane.

Non je n’en peux plus.

Cette journée m’a anéanti. Elle a été vide. Impossible de réfléchir, de se concentrer sur quelque chose, le moindre mouvement demandait un terrible effort. Le vide m’envahit. Dans ma tête il n’y a plus qu’un écran noir. Tout est gris autour de moi. Je me noie dans mon désespoir, cet ami indésirable.

Vraiment je n’en peux plus. Je suis plus qu’exténuée. Je ne parviens pas à me battre contre mes maux et à surmonter le monde extérieur. Je n’ai rien d’une super woman. Je suis fragile. Trop fragile.

Je suis brisée en 1000 morceaux.

J’ai peur seule dans le noir. Je suis terrifiée par mes pensées, par ce mal-être qui persiste, par cette non-vie dans laquelle je suis empêtrée et malgré mes efforts je n’arrive pas à sortir la tête de l’eau.

sad--37-.jpgPersonne pour me prendre dans ses bras et me dire que tout ira bien. Je tais un maximum mes maux autres pour ne pas gêner. Parfois j’en deviens désagréable, notamment avec ma mère. Et puis franchement qui voudrait s’encombrer de moi ?

Cette année les hommes qui ont traversé ma vie m’ont joué le grand jeu pour mieux déguerpir ensuite. Pendant ces passades amoureuses je me sentais tellement mieux, je me sentais revivre. Et puis à chaque fois la même litanie « Tu t’en remettras ». Pourtant j’avais dissimulé un maximum mes maux pour ne pas gêner. Pour ne pas être rejetée. Maintenant j’ai l’impression d’avoir été seulement l’objet de désirs…et une fois le désir obtenu on jette son nouveau jouet.

Non je ne me remets pas des abandons qu’ils soient sentimentaux ou amicaux.

J’en deviens froide. Ne plus s’attacher à qui que ce soit pour ne plus être déçue et être abandonnée.

sad--319-.jpgJe suis trop sensible. Je suis trop timide. Je suis trop à fleurs de peau. Je suis trop idéaliste. Je ne suis pas adaptée au monde contemporain où l’idéal est l’individualisme  et l’éphémère.

On me répète sans cesse que tout va s’arranger, que tout ira mieux, que la vie est belle, que je suis forte.

Le fil de l’espoir est en train de se rompre, il est rongé jour après jour.

La douleur est trop grande pour que je parvienne à attraper une main qui se tend…et puis qui voudrait me la tendre ? »

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Published by Angélique - dans Carnet de route
4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 14:53

Pour changer un moral en dents de scie…

 

Hier j’étais euphorique…Aujourd’hui c’est le désespoir le plus total.

 

Les larmes sont au bord de mes yeux. Je suis fatiguée, épuisée par tout ça.

 

J’essaie de faire au mieux pour que tout aille bien, et non ça foire toujours.

 

Je suis maudite ou quoi ?

 

Quand je ne prends pas la lame pour me taillader le poignet, me disant par moment que si elle s’enfonçait plus profondément ça ne serait pas bien grave, je me mutile les pieds...je coupe mes ongles de pieds plus que de raison, jusqu’à pisser le sang…et ça me fait un bien fou…mais je m’en rends bien compte que c’est tordu…


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Published by Angélique - dans Carnet de route
4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 14:47

62160-986838935-b19fc44cb34d3d4d-H114503-L.jpgMercredi

Sortie avec maman et mon neveu. Repas au Buffalo. J’ai été ingrate avec ma mère. Le repas avait dégénéré en crise pour moi. Je voulais un dessert à tout prix. Ma mère m’a dit non (elle a eu raison). J’ai boudé comme une sale gosse refusant même mon sempiternel cappuccino. Je ne me reconnais plus dans ces moments là. Ce n’est plus moi. Je ne suis pas comme ça. Mais pour me blinder de bouffe je pourrais écraser n’importe qui se trouve sur mon passage c’est triste et pathétique. Je déteste être cette fille là.

Ensuite direction Planète Saturn. Maman voulait une sacoche pour son ordinateur portable. J’en ai profité pour prendre un récepteur TNT pour ma chambre. Mon neveu a eu la manette qu’il avait envie. Je m’étais prise un jeu vidéo à 9 euros et maman me l’a payé. J’avais pourtant été une sacrée garce au repas…

 

Jeudi

Je mets ma batterie d’appareil photo à recharger. Au bout de quelques heures je vais voir si c’est terminé, le chargeur et par terre sans la batterie. J’accuse le chien…bien sûr c’est si simple…mais bon c’est vrai qu’il mange n’importe quoi aussi.

174680-143836617-ange2-H214741-L.jpgJe cherche partout. Rien de Rien. Me voilà contrariée et énervée ce qui est mauvais sachant que le soir c’est repas de famille.

Soir repas de famille avec maman, ma sister, mon neveu et sa copine. J’avais fait en guise de gâteaux apéritifs un cake au thon…bien sûr je me le suis enfilée…Fondue à la viande. Je dis que je suis végétarienne, et mange mes haricots verts. Je regarde la copine de mon neveu (Le petit tomber une copine de 13 ans alors qu’il n’en a que onze et demi), elle est grande, fine, élancée…ne semble pas fan de la nourriture et puis je vois cette croute à la main…la même que j’ai lorsque je mets les doigts au fond de ma gorge. C’est n’est peut être qu’un hasard. Elle n’a peut être aucun problème avec la nourriture.

Les enfants partis s’amuser, je me jette sur la viande. Je ne pouvais pas avant j’avais dit que j’étais végétarienne. Viande, pain, je m’empiffre. Je ne suis plus à ça prêt.

Dessert : salade de fruits et sablés. Un ravier de salade de fruits. L’estomac est ultra plein. Orgie de sablés…

Résultat je réfugie dans ma chambre désespérée. Pas question de vomir avec le pain c’est certain que je vais m’arracher la gorge. Je ne trouve rien de mieux que de me couper et de m’assommer de médicaments.

62160-986838935-golden-by-missy-g-H175137-L.jpgJe regarde un peu la télé et puis m’endors avec l’Ipod à fond sur les oreilles.

23h, maman me secoue. Elle comprend pas que je dorme déjà. Je murmure je ne sais quoi et je retombe dans les bras de Morphée.

Vendredi

10H30, rendez-vous au CMP avec l’infirmière. Toujours pas de psy. Je ne parviens pas à passer mon mal-être à l’oral je crois. Je raconte un peu ma vie. Rendez-vous terminé, on me rappellera.

13h, je pars avec maman au Luxembourg. Je ne sais pas pourquoi je n’avais tellement envie. Enfin il faut dire que je n’ai envie de rien en ce moment, c’est tout. Repas au restaurant, je prends une grande salade et je m’en veux pour le pain. Je m’excuse de mon attitude de mercredi.

Ensuite un peu de shopping. Maman me gâte une fois de plus.

Sortie sympathique que finalement je ne regrette pas.

 

95670-895103096-toi-et-moi-H161507-L.jpgSamedi

Dur de se lever. Je prends le bus de 8h14, j’arrive à 8H40 à Nancy. Bien sûr rien d’ouvert…vive le Monoprix qui ouvre dès 8h.

Rendez-vous chez l’ophtalmo à 9h30. Très beau cabinet. Ca sent le dépassement. Enfin bon.

Ensuite achat de mes lunettes, je m’en remets pas du prix et ça gêne vis-à-vis de maman.  En attendant que ma nouvelle paire de lunettes, je vais m’acheter de nouvelles bottines, les autres ont les talons complètement bousillés. Dur d’en trouver avec des talons de 5/6 centimètres, enfin j’ai fini par dégoter une jolie paire qui en plus sort du lot. Petite balade dans le centre commercial, passage chez Nature et découverte…chouette un appareil de luminothérapie est en exposition. Ca c’est le truc que j’aimerais bien, ça aiderait bien mon moral. Je ne sais pas si c’est exposition ou non, mais j’avais la pêche après.

Retour à la maison en bus vers 12H40. Je me sens mal à cause de mes lunettes. J’espère que la mutuelle va bien rembourser, parce qu’on peut pas compter sur la Sécu pour ça.

Après-midi ménage…

Un peu de redécoration de ma chambre.

La journée est passée. Je m’affale devant la télé pour me changer les idées.

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Published by Angélique - dans Carnet de route
1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 17:04

Un beau jour du printemps 2000, je crois que c’était début mai, je me suis dit « Et si je perdais un kilo, je serais quand même mieux avec un kilo de moins. » Et c’est comme ça que j’ai décrété que je devais passer de 49 kilos à 48 kilos.

Je l’ai perdu rapidement et simplement ce kilo. J’étais aux anges. Je regardais ma silhouette partout où elle pouvait être refléter.

Puisque c’est si simple, on va passer de 48 à 47.

Je continuais à regarder mon reflet dans les vitrines, dans les voitures. Je voyais que j’étais plus mince, et puis je ‘sentais’ la graisse qui partait.

J’ai continué à faire attention à ce que je mangeais, sans trop avoir l’impression de me prendre là tête. J’ai atteint les 46 kilos l’été. Tout le monde me disait que j’étais superbe avec cette silhouette.

Et puis il y a un trou. Je ne pourrais pas dire si je continuais à me peser. Je crois que je passais pas mal d’heure devant ma classe à observer mes os qui commençaient à pointer, ça me fascinait. Mais il y avait toujours cette culotte de cheval que je détestais.

A la fin de l’année ma mère ne m’a pas laissé le choix, j’ai dû monter sur la balance devant elle : 43 kilos.

Deux jours après, elle me refait le même coup. 41 kilos.

Elle commence à crier. Moi je reste perplexe mais ils sont passés où les kilos ? Je ne comprends pas. Je ne me rends même pas compte que je ne mange pas.

Quelques semaines après j’ai atteint les 40 kilos.

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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 16:20

L’anorexie mentale : Interview de Maurice Corcos, Pédopsychiatre

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Qu’est-ce que l’anorexie ?

M. Corcos : ‘le mot’ anorexie ‘signifie ‘perte d’appétit’ ? Dans la réalité clinique, l’anorexie correspond à une conduite active de restriction alimentaire. Sa fréquence a augmenté depuis vingt ans dans les pays développés. Elle est estimée à 1% pour les formes avérées et 5% si l’on inclut les formes modérées subcliniques. L’anorexie touche, sans 9 cas sur 10, des jeunes filles, entre 13-14 ans et 16-17 ans.

 

Quels en sont les principaux symptômes.

M. Corcos : La classique triade des 3 A : Anorexie – Amaigrissement – Aménorrhée, regroupe les symptômes cliniques majeurs.

L’adolescente présente un refus actif, volontaire et impérieux de s’alimenter, sa perte de poids varie de 10% à 50% de son poids usuels et la disparition des règles est constante. Les critères associés, sont l’hyperinvestissement intellectuel, l’hyperactivité physique et le contre-investissement massif dans le domaine affectif et sexuel.

Les adolescentes anorexiques maîtrisent leur poids de différentes façons : vomissements provoqués, exercices physique et ingestion de médicaments : laxatifs, diurétiques, extraits thyroïdiens…Des crises de boulimie surviennent dans 50% des cas

 

Que recommander en terme de prévention et en quoi consiste la prise en charge thérapeutique ?

M. Corcos : Il n’existe pas de signes prédictifs spécifiques majeurs. Cependant une mère ayant souffert de troubles alimentaires peut avoir des relations affectives et alimentaires délicates avec son enfant, ce qui pourrait favoriser le risque d’anorexie future de l’enfant.

La prise en charge thérapeutique s’appuie sur un retour progressif à l’alimentation en vue d’une guérison nutritionnelle mais surtout sur une psychothérapie globale incluant le patient et sa famille. Il est courant d’établir un contrat de poids en ambulatoire ; une hospitalisation n’est envisagée qu’en cas de contrat difficile à respecter avec un risque vital.

Il s’agit en effet d’une pathologie grave. La mortalité est de 7 à 10% et 25% des patientes conservent des troubles psychologiques (dépression, phobie diverses, TOC, invalidité affective et sociale…)

 

Extrait de L’alimentation des adolescents, CERIN

 

 

 

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Published by Angélique - dans Anorexie
21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 13:19

L’image corporelle


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Chez beaucoup d’adolescentes, la mode longiligne et unisexe fait des ravages et l’objectif de minceur, voire de maigreur, tourne à l’obsession.

 

D’après une enquête nationale réalisée auprès d’adolescents de 11 à 18 ans, 30% des filles s’estiment trop grosses (contre 11% des garçons), 43% disent lutter pour maintenir ou retrouver le poids qu’elles considèrent comme optimal et 15% suivent « souvent » un régime.

Ces pratiques risquent de perturber la puberté, période où il est normal de grandir, de grossir et de changer de morphologie. En 5 ans,  une jeune fille va prendre en moyenne 24 centimètres et 21 kilos. Ces modifications physiques associées à l’apparition des règles, l’irruption de la sexualité et des difficultés relationnelles avec leur corps et avec les autres entretiennent les préoccupations corporelles et pondérales des adolescentes.

Les adolescentes en quête d’identité sont soumis à deux types de discours : familial et médiatique. Le premier devrait être rassurant ; pourtant dans certains cas, l’implication de la mère dans la restriction alimentaire peut être forte, elle met parfois « la pression » sur sa fille ou elle, elle-même, en restriction cognitive permanente. Elle peut aussi « conditionner » sa fille par des consommations, quasi exclusives, de produits allégés et ainsi lui transmettre une image faussée d’un comportement « normal », alors qu’il est restrictif !

L’obsession de certaines adolescentes à vouloir atteindre « l’idéal » corporel social peut ainsi entraîner des troubles du comportement alimentaires et des effets néfastes sur la santé, d’autant plus que ces stratégies de contrôle alimentaire débutent aujourd’hui de plus en plus précocement.

 

Extrait de L’alimentation des adolescents, CERIN

 

 

 

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Published by Angélique - dans Troubles de l'image corporelle
18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 09:08

 

dv758067.jpgUn léger mieux aujourd’hui. Le repos me fait du bien. Bon j’aurais bien envie de me couper ou de m’assommer aux anxiolytiques mais bon j’ai un DS de biologie et de nutrition la semaine prochaine, faut que je fasse mes fiches pour que je puisse commencer à fond les révisions ce week-end.

J’en ai marre de la sempiternelle question des médecins lorsque je vais les voir : « Vous avez un suivi psychologique ? ». Et à chaque fois je réponds non, je n’arrive pas à parler, je parle de la pluie et du beau temps. En fait faudrait que je fasse un blog spécial pour le psy que je vais voir vu que je me libère plus facilement par écrit.

Pourquoi j’arrive mieux à dire mes pensées et mes maux sur la toile ? Parce que j’ai cette impression d’être seule, personne en face de moi. Ouais c’est ça ce qui me gêne chez les psys, c’est d’être en face de quelqu’un et de raconter ma vie. L’impression d’être juger. L’impression d’être observée. Voilà pourquoi finalement je trouve mon compte sur les blogs, je peux écrire quand bon me semble et sans personne en face de moi. Bon c’est clair qu’il y a des rater quand un certain 200502548-001.jpgype de commentaires fleurissent, mais bon ça aide dans un sens à faire face aux critiques est à devenir plus forte.

Je vais essayer de jouer le jeu au CMP, aller aux rdv, essayer de parler. Au pire j’imprimerais les feuilles de mon blog. Moi je ne demande pas mieux d’aller mieux.

Ca fait 7 ans que je suis dépressive, ça s’empire toujours en hiver, un mieux au beau temps ce qui n’empêche pas de grosse rechute l’été….Bref moi j’aimerais bien être presque stable. J’en ai marre d’être les extrêmes soit au pays des bisounours ou six pieds sous terre (on remarquera les références télévisées…ptdr) on rajoute à ça les désordres alimentaires…

Oui ben de tout façon les TCA sont liés à la dépression et à mes angoisses, donc quand les secondes seront résolues, les premières devraient se calmer non ? Logique ?

Lundi mon doc m’a fait un super schéma

a)      1)Evénement

b)    2) Pensée : rationnelle ou irrationnelle

c)    3) Emotion

d)    4) Action

Alors il m’a dit qu’on ne pouvait agir que sur les pensées : faire disparaitre les pensées irrationnelles. Bon je veux bien. Mais mes pensées je les contrôle pas, souvent elles s’imposent à moi sans qu’il ait eu d’événement en plus.

200553600-002.jpgIl m’a dit que c’est plus simple pour les gens intelligents de contrer les pensées irrationnelles. Moi je ne suis pas d’accord, quand on est intelligent on pense trop et c’est ça qui provoque les pensées irrationnelles.

Je crois que ce qui m’énerve le plus lorsque je vais mal, c’est que je me sens comme une petite fille et je redeviens dépendante. Bien sûr je me tourne directement vers ma mère, vers qui d’autre aller ? Si j’avais un chéri c’est dans ses bras que j’irais chercher du réconfort. Je lui demanderais de me serrait le plus fort possible et de me dire que tout va bien et que tout va s’arranger.

Par contre lorsque je vais bien, j’ai cette impression d’être forte et de pouvoir conquérir le monde. Je me sens indépendante et capable de tout.

Reste que passer d’un état à l’autre m’épuise !

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Published by Angélique - dans Carnet de route
17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 15:12

166847-939872383-boulet-H094424-L.jpgJ’étais parvenu à prendre à contrepied mes angoisses face aux cours. J’étais plutôt zen face à mes ds. J’ai obtenu des notes honorables 13,5/20 en Physique, 16/20 en Anglais et 17/20 en sociologie. De quoi me rassurer, de voir que j’ai des possibilités et des capacités.

Tout allait pour le mieux, je me suis fait une bonne copine dans ma classe. Toute la classe la laissait dans son coin. Moi je suis allée là chercher,  je déteste qu’on mette les gens de côté. Ce qui a bien déplut à mes prétendues amies du début qui depuis me cassent du sucre sur le dos.

Vendredi matin, j’ai eu les oreilles qui ont bien sifflés. A part que la fille qui me critiquait c’est fait prendre à mon propre jeu puisque ma petite cousine était là à suivre la discussion. La dite fille est devenue blême en apprenant  que T était ma cousine.

Ma cousine m’a donc fait le rapport. Mais bon j’ai décidé de laisser passer. Finalement la critiqueuse hypocrite qui se prétendait mon amie ne sait pas trop sur quel pied danser et est devenue bien plus aimable avec moi.

71559663.jpgEnfin je suis pas stupide, je m’en étais rendue compte qu’il y avait des potins sur moi qui se baladait. Paraitrait que toute la classe est au courant que je suis anorexique, je suis ravie de voir qu’ils ont une vision autre que caricaturale de l’anorexie. Enfin moi je me moque si tout le monde sait que je suis malade, c’est pas une honte d’être malade à ce que je sache.

Sinon je ne sais ce qui c’est passé…la dépression sévère m’est retombée dessus…je ne comprends rien. Ca allait plutôt bien pourquoi. Et puis d’un coup tout s’écroule. Insomnie, envie de mourir, pleurs, angoisse…

Lundi je me suis forcée à aller en cours. Je n’ai pas envie de manquer les cours. Mon bts me plait, je n’ai pas envie de foutre tout en l’air. Mais non ça n’allait pas.

Ma mère est venue me chercher  à 12H. Et rdv l’aprem chez le doc. J’ai inquiété mon médecin. Je lui ai parlé de mes idées noires…d’habitude je n’en parle pas mais là je me fais peur moi-même !

Donc mardi rdv au CMP. Entretien avec une infirmière avec remplissage d’un dossier. Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre pour avoir un rdv psy.

Sinon là j’ai trois jours de repos donnés par le médecin. J’ai du mal de faire quelque chose de mes journées. J’en ai marre de mes périodes de dépression. D’ailleurs j’ai parlé de bipolarité avec mon doc…parce que voilà je passe de l’euphorie à la déprime, tout ça depuis 7 ans. Pas que j’ai envie d’entrer dans une case de plus, mais j’aimerais bien qu’on trouve quelque chose pour que ça aille mieux. Je suis plus que fatiguée de cet enfer, et ça qui est dangereux.

Aujourd’hui je me suis levée à midi passé, télé, internet, zappé la nourriture, mal partout…aux yeux, aux genoux, au dos, à la nuque, à l’âme.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 18:41

Les régimes font grossir

 

Eliette Abécassis, Caroline Bongrand, Le Corset Invisible

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Lorsque les femmes suivent un régime draconien, elles maigrissent très vite, parfois de façon spectaculaire, comme dans le cas du régime protéiné en sachet ? Ce que l’on ne leur dit pas, c’est que les poches qui contenaient la graisse, elles, ne disparaissent pas. Elles sont seulement vidées de leurs substances graisseuses. Or  la nature a horreur du vide. La graisse que l’on va accumuler après avoir fait un régime s’y relogera, avec une nuance toutefois : ayant été mis dans une situation de disette et de panique, l’organisme va stocker la graisser de manière plus durable, à cause de cette famine et en prévision d’une éventuelle nouvelle famine. En conséquence, les régimes amaigrissants font grossir.

De plus, les régimes reposent sur un principe de frustration autant psychologique que physiologie, et la réponse à la frustration, quelle qu’elle soit, est toujours l’agressivité, soit l’état dépressif. Les régimes nuisent donc à la vie sociale et à la vie familiale. De plus la femme obligée de faire un régime parce que la société l’incite constamment à être mince est placée devant un dilemme : manger à sa faim, être épanouie dans son corps, ou se retenir, s’interdire, avoir faim, mais être fière d’elle ? On la conduit donc, par ces incitations, à exercer sur elle-même une forme de brutalité. Comme le dit le sociologue David Le Breton, « La société de consommation nous pousse à nos dévaloriser pour consommer davantage. C’est un cercle vicieux et destructeur. »

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 18:39

La dictature des régimes

Eliette Abécassis, Caroline Bongrand, Le Corset Invisible


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Dans le même impératif de minceur, on propose aux femmes un nombre incalculable de régimes. Ils évoluent selon un schéma identique à celui de la mode, c'est-à-dire à chaque saison. Invariablement, avant l’été, comme après les fêtes, les magazines consacrent leur une à l’amaigrissement. « Perdez 2 kilos en 5 jours. » Les régimes sont innombrables : régime dissocié, protéiné, que du cru, que du liquide, monodiète, etc…

Les régimes sont avant tout une très bonne affaire commerciale, qui relance les ventes des magazines, des produits amincissants, repas en sachet et autres crèmes amincissantes.

Les régimes sont une industrie. Produits allégés que l’on trouve dans l’agro-alimentaire, Coca Light, yaourt à 0%, tout un monde est conditionné par la volonté des femmes de suivre un régime. Il n’est pas question que la femme y renonce : ce serait des secteurs entiers de l’industrie qui s’effondreraient. La femme est utilisée à son insu dans un but d’expansion économique.

 

« Le corps était presque parfait », article d’Olivia Gazalé paru dans Philosophie magazine, août-septembre 2006

A l’heure de la religion de la beauté jeune et musclée, l’affaissement de vos chairs fait de vous un hérétique, un parjure, un blasphémateur. Ce n’est pas tant des défauts de votre corps dont vous avez honte que de l’absence de volonté qui en est la cause….Nous voudrions l’avoir débarrassé de tous les déterminismes : le vieillissement, la maladie, la laideur et –pourquoi pas ? – le sexe et la couleur…Le moralisme hygiéniste a transformé les canons esthétiques en normes éthiques. Désormais, la faute ne consiste plus à jouir de son corps, mais à le laisser se dégrader….Le culte actuel du corps s’accompagne d’une phobie du corporel, d’une haine du corps organique….L’utopie du corps parfait renvoie au rêve de pureté qui hante l’humanité depuis ses origines….La pureté se confond aussi avec la cosmétique et la diététique…Les sexes intégralement épilés des actrices porno semblent aujourd’hui infiniment moins obscènes que L’Origine du monde de Gustave Courbet. Car la toison énigmatique sent la terre, la bête, l’indomptable femelle, alors que le pubis glabre évoque la pureté virginale de l’enfance, le salon de beauté et la domestication de soi…Cette détestation du corporel ne renvoie-t-elle pas, au fond, à la vieille démonisation de la chair héritée des premiers Pères de l’Eglise ?...Le fantasme de perfection est un fantasme mortifère. Vouloir un corps parfait, c’est vouloir s’arracher au sein, c’est désirer mourir à son propre corps.

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