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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 22:18

187087-198066353-147513-um37a3w4fykpf2dhwfv8shrr3alq15-im-37536-bougies-h-H213506-L.jpgCe soir un léger mieux, je me sens plus légère comme si les mains qui appuient sans cesse sur mes épaules avaient relâché un peu son inexorable pression.

Gros clash ce matin avec ma mère. Elle n’a pas vraiment apprécié de me voir à la maison ce matin…vu mon état d’hier j’ai cru qu’elle avait compris que je ne serais pas capable de me rendre en cours. 

Les mots ont volé, je me suis sentie encore plus mal et encore plus honteuse.

J’ai fini par m’enfermer dans ma chambre à clé…je voulais être seule…seule dans ma détresse…je ne voulais plus recevoir le moindre reproche de la part de ma mère.

Elle a eu peur que je fasse une bêtise, elle a failli défoncer ma porte.

J’ai eu le droit à un savon que j’en ai perdu ma voix pour la journée.

Je n’ai pas chômé cependant, j’ai révisé mon DS pour demain…quoique ce ne fût guère facile vu la passoire qui me sert actuellement de cerveau.

Fin d’aprem courses avec maman. Elle en a tellement marre de me voir dans un état sans nom qu’elle m’a acheté une lampe de luminothérapie en espérant que ça aidera mon moral à aller au moins un peu mieux. J’étais confuse. Ca fait de l’argent. Mais elle ne m’a pas laissé le choix.

Bref j’ai fait mon bain de lumière presque ¾ d’heure, je ne sais pas si c’est ça qui fait que je me sens mieux.

Par contre en ce moment qu’est ce que je suis maladroite. Hier c’était un flacon que j’explosais à 23h à la salle de bain, ce soir ce fût le poisson à la bordelaise de ma mère qui m’a échappé des mains pour s’épandre sur moi et par terre.

Ce soir mon amie de cours Hélène m’a appelé, ça m’a beaucoup touché. C’est une vraie amie qui me prend comme je suis même si on ne se connait finalement depuis peu.

Voilà 22H10, je regarde un dvd, je souris, j’ai fait du vélo et un peu de muscu. Je vais bien réviser à  nouveau mon ds, et puis gros dodo pour aller en cours demain.

Un grand merci à tous ceux qui me soutiennent.

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Published by Angélique - dans Carnet de route
12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 08:55

220515-844810127-deux-marasmes-filtered-H094443-L.jpgLundi presque 9h…et je suis devant mon ordinateur.

Non je n’ai pas pu aller en cours. La dépression m’a transformé en espèce de boule d’angoisse humaine…une espèce de loque.

Je m’en veux. J’ai tellement voulu intégrer mon BTS et maintenant je suis incapable d’y mettre les pieds. Je me déçois. Je déçois maman une fois de plus.

Tout allait si bien, j’avais réussi à prendre sur moi pour surmonter ma phobie scolaire, et voilà tout est à refaire à cause de cette dépression qui ne cesse d’empirer.

Je ne supporte plus de voir ma vie me filer entre les doigts.

Mon estime de moi est déjà minable, avec cet épisode dépressif elle baisse à vue d’œil.

J’en ai marre de tout ça…

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Published by Angélique - dans Carnet de route
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 22:56

62160-986838935-wallflower-by-barbiedoll-H122026-L.jpgEst-ce que tout ça finira un jour ??

Les jours passent, pas la moindre amélioration, bien au contraire.

Ce soir apothéose de l’angoisse : crise d’angoisse et migraine provoquée par trop de stress. Je me suis accrochée mais là je suis à bout.

J’ai pris un maximum sur moi, je me suis dépassée comme je le pouvais…mais non là je n’y arrive plus. Je suis emprisonnée dans un désespoir sans nom, et surtout sans fond.

Une soirée de plus où j’ai les larmes aux yeux et la gorge serrait.

Non je ne peux pas dormir. Je ne veux pas être à demain, ce demain qui sera pire…parce que tout va de mal en pis. 

Je ne peux m’empêcher de regarder les cicatrices de mes coupures. Je me vois prendre la lame et je la sens s’enfoncer dans ma chair…loin…loin…loin…je vois le sang coulait à flot et le désespoir s’envoler. Non il ne faut pas. Je lutte pour ne pas reprendre la lame, pour que cela reste un fantasme malsain. Mais il faut se rendre à l’évidence, je vais de plus en plus mal et je n’ai plus le courage de me battre.

Je suis usée de me battre contre un monstre sans nom.

J’ai envie de pleurer pendant des jours et des jours.

J’aimerais me débarrasser de ce mal qui me ronge.  

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Published by Angélique - dans Carnet de route
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 00:04

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L'anorexie et la boulimie sont simplement une lubie de jeunes filles qui veulent ressembler aux mannequins et vedettes

Faux

Effectivement, l'anorexie et la boulimie sont des troubles de l'alimentation. Il s'agit de maladies mentales complexes qui peuvent être traitées. En outre, ces maladies affectent également les hommes et l'âge moyen des personnes atteintes est de 28 ans.

L'anorexie et la boulimie n'affectent que les jeunes filles de race blanche et de classe socioéconomique élevée

Faux

Les troubles de l'alimentation atteignent les gens de tous âges, des hommes, des femmes, des adolescents, des adultes, des personnes de toutes les classes économiques et de différents groupes ethniques. L'anorexie frappe 1 homme sur 400 et 5 femmes sur 400. On note que les troubles de l'alimentation affectent plus fréquemment les adultes que les adolescents. On observe également une augmentation chez les jeunes de moins de 12 ans, incluant les garçons, ainsi que chez les femmes âgées de plus de 30 ans.

L'anorexie peut être en partie causée par les gènes

Vrai

L’anorexie peut être en partie déterminée par les gènes. Une étude auprès de 31 000 jumeaux suédois a démontré que 56 % du risque provenait du bagage génétique à la naissance. Par exemple, il semble avoir une zone sur le chromosome 1 qui différencie les personnes anorexiques des personnes non atteintes. La perturbation de ce gène serait liée à un type de personnalité caractérisé par des tendances compulsifs ou anxieuses. Ces personnes sont susceptibles à la dépression et réagissent émotionnellement Il s’agit ainsi d’un facteur de risque pour l’anorexie.

 

On reconnaît qu'une personne est atteinte d'un trouble de alimentation lorsqu'elle est extrêmement maigre

Faux

En effet, chaque individu souffrant d'un trouble alimentaire réagit différemment. On peut toutefois s'inquiéter lorsqu'une personne démontre une relation anormale avec la nourriture, lorsqu'elle perd du poids, devient anxieuse, dépressive, introvertie et fuyante.

 

Une personne impulsive est plus à risque de souffrir de boulimie

Vrai

le comportement boulimique peut être lié à un trait de personnalité : l’impulsivité. Il y a dans ce trait de personnalité un fondement biologique, l’impulsivité serait liée, par exemple, aux altérations dans le fonctionnement de la sérotonine (une des « neurotransmetteurs », ou chimiques qui transmet les signales dans le cerveau. Les perturbations dans l`activité de la sérotonine peuvent rendre une personne susceptible à l’impulsivité, les fluctuations de l’humeur, et les problèmes de satiété—donc, des épisodes boulimiques. Les personnes impulsives sont alors plus sensibles à devenir boulimique mais cette caractéristique n’est pas liée directement à la maladie.

http://www.lanorexiesesoigne.com/
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Published by Angélique - dans Idées fausses et préjugés
10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 23:49

Troubles alimentaires: des femmes mûres dans le piège

Le dimanche 02 septembre 2007

Stéphanie Bérubé

 

La Presse

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Les troubles alimentaires ne peuvent plus être considérés comme des maux d'adolescentes. Le nombre de femmes mûres qui en souffrent est en hausse en Amérique. Et l'anorexie, le plus meurtrier de ces troubles, ne les épargne pas.

«Nous voyons une nette augmentation du nombre de femmes plus âgées dans nos cliniques», constate Cynthia Bulik, directrice du programme des troubles alimentaires de l'Université de Caroline du Nord. Selon cette sommité mondiale dans le domaine, il manque cruellement de données sur les cas adultes.

Opinion partagée par l'ensemble des intervenants internationaux, dont Tania Lemoine, fondatrice de la clinique montréalaise Baca. Dans son bureau de consultation, rue Sherbrooke, Tania Lemoine a une bibliothèque bien garnie. Des dizaines et des dizaines d'ouvrages de références sur les troubles alimentaires. «Mais aucun qui ne s'intéresse spécifiquement à l'anorexie après 35 ans», déplore-t-elle.

Plus de neuf patients sur 10 aux prises avec des troubles alimentaires sont des femmes. La majorité des patientes traitées à l'âge adulte traînent le problème depuis l'adolescence. Une partie d'entre elles ont néanmoins développé des troubles plus tard. À la suite des stress de la vie: une séparation difficile, des problèmes d'ordre professionnels, les défis de la vie de famille.

Selon Tania Lemoine, il ne faut pas s'étonner de voir tant de femmes développer une anorexie à l'âge adulte, alors qu'elles ont carrière et famille. «Il y a un niveau d'anxiété extrêmement élevé dans la société présentement, dit-elle. Or anxiété et troubles alimentaires vont main dans la main.» D'autant, poursuit-elle, que la nourriture est omniprésente dans le quotidien maintenant.

On voit alors des femmes mures très intéressées par la nourriture et très préoccupées par leur poids. Elles se pèsent tous les jours, font des régimes, craignent comme la peste que leurs enfants deviennent obèses, vérifient les repas en famille. Elles ne sont pas obsédées, jusqu'au jour où survient une épreuve dans leur vie. Elles perdront alors le contrôle.


Toujours plus jeune, toujours plus mince


L'environnement social est très important dans le développement de troubles comme l'anorexie. «Avez-vous déjà entendu cette expression récente qui dit que 40 ans est le nouveau 30 ans?», demande la Dre Anne Becker, directrice de la clinique des troubles alimentaires du Harvard Medical School de Boston. Justement, explique-t-elle, les femmes sont plus nombreuses à avoir recours à des traitements antivieillissement. Il ne faut pas s'étonner de voir aujourd'hui des femmes en préménopause réagir fortement à des changements corporels auxquels elles ne peuvent rien.«"Comme une adolescente pourrait réagir à la puberté», compare la Dre Becker.

Selon le Dr Howard Steiger, de l'Institut Douglas de Montréal, les pressions sociales sur les femmes ne cessent pas à la fin de l'adolescence. «On voit plus de femmes de 40 ans ou 50 ans dans les gym qu'on en voyait il y a quelques années», note-t-il.

L'Institut Douglas, qui est le centre de référence en troubles alimentaires chez les adultes au Québec, n'a pas assez de places pour répondre à toutes les demandes. «Il y a une croissance des troubles alimentaires en général, confirme le Dr Howard Steiger. La croissance est toutefois nettement plus marquée dans le cas de la boulimie. Pour l'anorexie, la croissance est là, mais moins marquée.»

Sa collègue américaine Anne Becker croit que les patientes adultes forment tout de même une «population invisible» pour la médecine. «Les anorexiques sont maigres, explique-t-elle. Un médecin qui rencontre une patiente atteinte peut le déceler. Mais dans le cas de la boulimie, il peut ne pas y avoir de symptômes physiques chez les femmes plus âgées. Les praticiens n'ont pas encore le réflexe de poser des questions à ce sujet.»

Aux États-Unis, depuis 30 ans, le nombre de femmes avec des problèmes de comportement alimentaire a doublé. Officiellement, le Département américain de la Santé estime qu'au moins cinq millions de femmes ont des troubles alimentaires. D'autres organisations considèrent que pour un cas déclaré, il y en a un autre qui se vit anonymement.

Les troubles alimentaires chez les adultes ont ceci de particulier: ils peuvent passer inaperçus. Surtout chez les personnes qui vivent seules. Une femme peut manger un excellent lunch santé entre amies, le midi. Ses collègues ne sauront jamais que c'est son unique repas de la journée. Les anorexiques limitent les repas pris en public, elles refuseront une invitation à souper avec des amis plutôt que de devoir trop manger selon leurs critères.


Le tueur silencieux


Lorsqu'elles réalisent, et admettent, qu'elles ont un problème grave, plusieurs femmes tardent à s'engager dans une thérapie. Précisément parce que l'anorexie est considérée comme une maladie d'adolescentes.

Le Dr Steiger croit toutefois que les femmes qui vont au Douglas ont fait un bon bout de chemin. «Ces femmes veulent s'en sortir, dit-il. Alors que les adolescentes qui ont été traînées chez le médecin par leurs mères sont plutôt en déni.» Les spécialistes s'entendent à dire que le taux de réussite est toutefois plus bas chez les adultes souffrant d'anorexie.

Les deux tiers des femmes qui souffrent d'anorexie nerveuse vont tout de même s'en sortir, et développer un meilleur comportement alimentaire. De ce groupe, une bonne partie va guérir complètement.

Une personne sur cinq qui a souffert d'anorexie ne s'en sortira jamais et, de ce triste groupe, 5% en mourront. Surtout chez des gens qui ne sont pas traités. De tous les troubles psychologiques, l'anorexie est le plus meurtrier.


Pour plus d'informations et de ressources, consultez le site www.lanorexiesesoigne.com lancé par l'Institut Douglas en parallèle à une importante campagne de sensibilisation.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070902/CPACTUEL/709020380/6716/CPACTUEL03
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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 23:45
Alain, 52 ans, ou l'anorexie au masculin

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Annick Benoist

 

Agence France-Presse

 

Paris

«Les autres sont dans la vie, je suis en dehors de la vie. J'en souffre atrocement. Au point que je me suis forgé une carapace, de peur de souffrir davantage. Ce qui renforce encore mon isolement. Je ne sais pas comment sortir de ce cercle vicieux».

À 52 ans, Alain G., tourne depuis plus de 30 ans autour d'une anorexie obsédante, omniprésente, qui martyrise sa pensée, comme son corps. 46 kilos pour 1,75m, ostéoporose, fractures de fatigue. Plus de cheveux. Plus de dents à cause des vomissements quotidiens.

Sans compter les urgences et hospitalisations à répétition. En raison de ses «TS» (tentatives de suicide) médicamenteuses : il en compte cinq pour ce seul mois de juillet. Certains de ses amis -avertis par message- ont pris leurs distances, redoutant un chantage affectif. Trop violent.

Lui-même avoue : «Je me plains d'un grand vide et, paradoxalement, je crée le vide».

Dans son studio parisien, méticuleusement tenu et décoré -il se veut «esthète»-, Alain s'inquiète de votre confort, de votre faim ou de votre soif éventuelles. S'excuse des jappements de sa petite chienne qu'il gourmande, enferme dans la salle de bains. S'excuse encore dix fois avant de se livrer.

Tout a commencé à l'âge de 21 ans, à la faveur d'une hépatite B qu'il avait contractée en laboratoire, en deuxième année de médecine à la fac d'Amiens.
«Un prétexte, je pense. Sans doute l'anorexie était-elle sous-jacente».

Était-ce parce que ses parents attendaient trop de lui? Son frère aîné était un garçon «à problèmes», souffrant de troubles psychiatriques, placé en hospitalisation d'office pour avoir menacé son parrain de le tuer. A-t-il voulu «réparer» sa défaillance aux yeux des parents?

«Toujours est-il que j'ai été un petit garçon bien sage, poli, sans excentricité vestimentaire. J'ai porté des culottes courtes très tard, je n'avais pas droit aux jeans».

Était-il vraiment cet enfant sage, ou jouait-il un rôle? Il s'interroge encore. Se repenche sans cesse sur ce passé qu'il perçoit comme «ennuyeux», mais baigné de l'affection des siens, de la douceur d'une grand-mère paternelle qui vivait à demeure.

Adolescence solitaire, apparemment sans problème. Sauf que... À la troisième rencontre, Alain évoque avec réticence cette histoire d'attouchements, subis vers 12-13 ans. Quelque chose qui émerge dans ses entretiens actuels avec son thérapeute.

D'une façon générale, sa sexualité est réduite à sa plus simple expression : «je suis quasiment puceau. À l'époque de mon adolescence, on ne parlait pas de sexualité, on disait seulement qu'il fallait faire attention avec les nanas, sans explications».

Quand l'hépatite s'est déclarée, Alain est retourné chez ses parents. «La maladie a été le prétexte à rentrer dans l'anorexie. Restrictive d'abord ("je pouvais rester 4, 5, 6 jours sans manger"), puis boulimique ("sachant que je pouvais tout régurgiter"), avec des addictions à l'alcool ("désinhibiteur").»

Depuis, chaque journée est la même : «une orange le matin, une ou deux pommes à midi et, le soir, une crudité, un petit bout de jambon, un peu de baguette. Puis les vomissements -même pour trois grains de riz-, qui calment l'angoisse, mais qui fatiguent. Alors je dors».

Les plaisirs? «En dehors de deux heures de marche quotidiennes, je ne me souviens pas en avoir eu. Je pense que je n'y ai pas droit. Que si je me lâchais, j'aurais peur de ce qu'on pourrait penser de moi. Peur de décevoir, de faillir».

le 11 septembre 2007
http://www.cyberpresse.ca/article/20070911/CPACTUEL/70911020/6716/CPACTUEL03
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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 23:39

L'anorexie frappe de plus en plus tôt

 

Le Soleil

 

Québec


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L’anorexie frappe de plus en plus tôt. Habituées à voir poindre des jeunes filles de 12 ou 13 ans avec un diagnostic en poche, les intervenantes de la Maison l’Éclaircie en voient de plus en plus qui n’ont que huit ou neuf ans. Un paradoxe, à l’heure où l’obésité infantile fait de plus en plus la manchette.

L’Éclaircie est la seule ressource communautaire de Québec qui accueille les personnes souffrant d’anorexie ou de boulimie. Elle fête aujourd’hui son 10e anniversaire. Hier, elle recevait des groupes d’adolescents pour les sensibiliser à ce trouble mental. En ateliers, les jeunes étaient amenés à «vivre» le quotidien d’une personne anorexique.

Au moment de la visite du Soleil, une douzaine de jeunes de l’école Jean-de-Brébeuf, dont un seul garçon, se mettaient pendant une heure dans la peau d’une personne ayant réellement fréquenté l’Éclaircie. De la mère de famille qui ne se permet qu’une pomme et 10 raisins pour dîner au boulimique qui engloutit des masses de nourriture avant de se faire vomir, en passant par la jeune adolescente qui se trouve grosse avec ses 50 kilos, toutes ces personnes ont en commun de vivre une intense souffrance, soulignait la coordonnatrice Marlène Duchesne.

Une souffrance qui, lorsque l’anorexie produit ses ravages, n’est plus seulement psychologique, mais aussi physique. Et qui ne s’arrête jamais. Toujours, «la petite voix du dictateur» est là, qui répète inlassablement «T’es grosse, t’es laide, t’es pas capable, tu vaux rien».

L’écoute d’une cassette a fait sursauter bien des participantes, hier, étonnées de voir à quel point l’autodépréciation des personnes anorexiques ou boulimiques est intense et constante.

Et lorsqu’une fille pesant 70 livres se trouve grosse, il ne sert à rien de la contredire, notait Mme Duchesne. Aussi fausse soit sa perception, c’est ainsi qu’elle se voit. Tant que la personne touchée ne vit pas les conséquences de ses comportements alimentaires, il y a peu de chances qu’elle reconnaisse son problème.

L’infirmière scolaire Carole Dion, qui a initié la participation des élèves de Jean-de-Brébeuf, témoignait d’ailleurs de cette difficulté à «ouvrir les yeux» de celles qui ne veulent pas voir.

Des mythes

La nutritionniste Julie Fortier a pour sa part déboulonné un certain nombre de mythes entretenus par les anorexiques et les boulimiques, tel l’impact des laxatifs ou du vomissement provoqué pour maigrir. Ni l’un ni l’autre de ces moyens n’a vraiment cet effet, mais il en a par contre beaucoup sur la santé, expliquait-elle, et c’est de ces troubles que résulte l’amaigrissement.

L’Éclaircie travaille avec des personnes présentant un trouble alimentaire avancé, mais aussi en prévention, avec ceux ou celles qui commencent à adopter des comportements problématiques. La Maison, située route de l’Église à Québec, offre des ateliers de motivation, d’estime de soi, d’information, des groupes pour les parents, des cafés-rencontres, de même que de l’hébergement de fin de semaine.

Pour information : www.maison eclaircie.qc.ca

http://www.cyberpresse.ca/article/20071108/CPSOLEIL/71108166
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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 23:33
Les Italiens ne la verront plus

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La publicité choc du photographe italien Oliviero Toscani en faveur d'une marque de vêtements et représentant une jeune femme anorexique a été interdite en Italie par le jury de l'institut d'autodiscipline publicitaire (IAP), a-t-on appris vendredi auprès de cette dernière.

Heurte les convictions morales, civiles et religieuses

Le jury «estime que le message mis en cause n'est pas conforme aux articles 1 et 10 du code d'autodiscipline publicitaire et en exige la cessation», indique t-il dans sa décision. L'article 1 de ce code impose que toute «publicité doit être honnête, véridique et correcte. Il doit éviter tout ce qui discrédite» la publicité.

L'article 10 exige que «la publicité ne doit pas aller à l'encontre des convictions morales, civiles et religieuses des citoyens. Elle doit respecter la dignité de la personne humaine dans toutes ses formes et expressions». Les décisions du jury de l'IAP sont contraignantes pour toutes les agences de publicité adhérentes, ce qui est le cas de cette campagne contre l'anorexie, parrainée par la marque de vêtements italiens «No-l-ita». Les motivations de la décision n'ont pas encore été rendues publiques.

«Censure» pour Toscani

«L'image est choquante pour tous, en particulier pour tous les malades, et est instrumentalisée à des fins commerciales», a dit à l'AFP le président de l'IAP Giorgio Floridia, précisant cependant qu'il n'a pas pris part au débat du jury.

Le photographe italien a dénoncé une «censure» et affirmé qu'il allait déposer un recours en justice pour dommages moraux et économiques. «Les membres du jury sont des personnages anachroniques qui ont fait leur temps», a-t-il dit au Corriere della Sera.

En France, le Bureau de Vérification de la publicité (BVP) a «totalement déconseillé» aux afficheurs français, fin septembre, d'utiliser les visuels représentant l'actrice anorexique.

 


20Minutes.fr, éditions du 19/10/2007 - 15h26

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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 21:01

Le néant.

 

Les larmes.

 

 Les fantômes du passé.

 

L’incapacité à se concentrer sur quelque chose.

 

L’incapacité à faire quelque chose.

 

Le travail scolaire est abandonné. Le linge s’entasse. Ma chambre est en bordel. Moi qui aime que tout soit carré, moi que me calme en rangeant.

 

Je dors pour oublier…Les fantômes du passé s’invitent. Ca me fait mal et ça hante mes journées.

 

Rendez-vous chez le médecin vendredi matin. C’était le remplaçant. Je lui expose mon désarroi.  Toujours la même rengaine : les psy. Je l’aimais bien ma précédente psy à part qu’elle prenait un bon dépassement. Et puis pour les médicaments elle me renvoyait au médecin. Le CMP, toujours pas de place.  Le médecin remplaçant me double mon AD, et rendez-vous avec mon doc la semaine prochaine.

 

Et moi je fais quoi en attendant ?? Je suis tiraillée par cette envie de me couper les veines parce que je suis à bout. Je n’ose pas en parler à ma mère car elle n’en peut plus de ma détresse.

 

J’aimerais me plonger dans mes cours pour oublier, dans le sport…dans je ne sais quoi.

 

Mais non la dépression est plus forte. De toute manière ce n’est pas qu’une simple dépression, faut arrêter de me dire ça…7 ans que ça dure avec des cycles. Non ce n’est pas une petite cyclothymie…durant 3 mois dans l’année je suis prête à refaire le monde, durant 6 mois j’ai envie de mourir…

 

Je suis fatiguée. J’ai envie de m’enfiler une boîte d’anxiolytiques histoire de dormir une bonne semaine.

 

Vaut mieux pas que j’écrive en ce moment…

 

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 10:35

Après une nuit de quasi insomnie et après avoir couché mon désespoir le plus profond par écrit, je me sens un peu mieux. Ouf. Je n’aime pas lorsque le cerveau pète les plombs à ce point. Ca me fait terriblement peur. J’espère quand même que les médecins vont trouver le remède à cette dépression qui dure depuis sept ans. Ca ne peut plus durer.

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