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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:23

 

Toute cette anxiété va finir par me tuer. Hier soir j’étais à l’agonie, une fois de plus, et honteuse de ne pas avoir la force de me donner un énième coup de pieds aux fesses.

Je me suis sentie légèrement mieux du moment que je m’étais entendue avec mon inconscient pour fuir ma situation stressante, c'est-à-dire les cours. Bon après c’est parti de travers, j’ai eu le malheur d’aller à la cuisine et d’avaler je ne sais combien de beignets que j’avais eu la bonne idée de cuisiner pour faire plaisir à mon neveu, et puis comme je n’étais plus à ça prêt je me suis fait du poisson et du riz. Bon je sais que c’est pas si catastrophique ce que j’ai mangé, qu’un peu excès ne va pas me faire prendre 15 kilos, ça épuise seulement un peu plus mon organisme qui n’a pas l’habitude de prendre en compte de la nourriture grasse et sucrée. Bref le lendemain et la nuit ça donne une pseudo gueule de bois. Génial.

Mes rêves ou plutôt mes cauchemars ont révélé mon état d’esprit :

-           -J’ai dû fuir une éruption volcanique comme je fuis les cours

-          -J’ai joué à un jeu de hasard sur le compte de la française des jeux de ma mère, c'est-à-dire en langage inconscient « je déçois ma mère en n’allant pas en cours »

-        -  J’ai eu le droit à un ténia…vous savez le vers blanc qui se loge dans les intestins, et même dans les rêves l’anorexie est là puisque je me suis dit « chouette, je vais maigrir »

-        -  J’ai fait du camping aussi, la tente prenait la flotte, on se cachait, y avait aussi une fille insupportable que j’ai remise en place.

 


Pour résumer, j’ai mal dormi même si j’ai dû m’enfiler plus de 8h de sommeil.

Vers huit heures moins le quart je reçois un sms de ma pote de cours me demandant si je me sentais prête pour la reprise. Je ne savais plus où me cacher. Non je ne suis pas prête. Non je ne peux pas venir….

En fin de matinée j’ai envoyé un texto à ma mère lui disant que je n’étais pas en cours. Que j’étais malade. Elle s’en doutait. En rentrant cet aprem j’ai eu le droit au couplet « Tu y vas demain ». Moi j’ai enchainé avec une phrase du genre « pas le peine de me le dire, je n’ai pas besoin de ça ». Elle l’a mal pris, préciser que ça ne changerait si elle me prenait dans ses bras, qu’elle ne peut rien faire. Je le sais qu’elle ne peut pas faire de miracle, mais qu’elle ne me parle pas des cours, c’est pas si dur.

Je le sais que je n’irais pas demain parce que je préfèrerais encore sauter par ma fenêtre. J’ai plus qu’à prendre un énième rendez-vous chez le médecin qui va me dire qu’elle ne peut rien faire. Que je dois voir un psy.

Et une fois de plus je m’en veux d’être une angoissée de la vie, de ne pas être capable d’aller naturellement en cours comme les autres.

J’en ai marre de passer des journées dignes d’un légume devant la télévision parce que je ne parviens à me concentrer sur strictement rien.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 00:48

 

J’en suis de plus en plus certaine, l’anorexie ou la boulimie sont les moyens pour les grandes anxieuses à décompresser de nos ngoisses. En effet, sous on commence un petit régime parce qu’on est pas bien dans sa peau, on ressent beaucoup de pression de part et d’autre, et on pense qu’avec un kilo en moins ça ira mieux (ce n’est pas le cas pour toutes les anorexies). On perd son kilo rapidement, on est enfin fière de soi…parce que bien entendu la malade de TCA à un mésestime terrible d’elle-même pour une fois elle réussit quelque chose. Elle est fière d’elle, et les éléments anxiogènes autour d’elle s’évaporent comme par magie.

 

Maintenant que je vais un peu mieux, j’ai remarqué que lors d’un stress intense j’ai cette fichue envie de maigrir qui revient au galop. Parce que lorsque je suis occupée à modeler mon corps et à tenir d’une main de fer mon alimentaire, plus rien ne compte. A part que ça marche impeccablement lorsqu’on est uniquement dans le déni de l’anorexie.

Quand on se rend compte, quand on accepte d’être atteinte d’un trouble alimentaire, il y a ce stress face à la nourriture, la peur intense de reprendre du poids…et tout ce qui nous stressait avant revient au galop.

 

Le problème est aussi qu’une fois dans l’anorexie on ne parvient plus à se catégoriser autrement que par la maladie. Notre passé est devenu trouble, on ne s’en rappelle que quelques bribes. Le futur nous terrorise car synonyme de prise de poids et du lâcher prise de la nourriture.

 

Pendant longtemps je n’étais plus qu’Angélique l’anorexique. Impossible de me définir autrement. Impossible de me rappeler de mes passions, impossible de savoir ce que je voulais faire dans un futur proche. La seule chose importante était de perdre du poids pour ne plus me sentir grosse. Perdre du poids pour être fière de moi, parce que c’était le seul domaine où mes victoires me faisaient plaisir.

Mais avec du temps, de la souffrance, des efforts, des moments difficiles, je me reconstruis. Enfin plutôt je me construis car l’Angélique du passé n’existe plus et je ne veux plus être cette Angélique anorexique. Je veux vivre tout simplement. Je sais que j’aurais toujours une relation ambigue et malsaine avec la nourriture mes troubles alimentaires étant chroniques…mais finalement

maintenant je parviens à me débrouiller avec. Ce ne m’empêche plus de sortir, d’aller prendre une cuite et de m’empiffrer. Tant pis on rectifie le tir plus tard. Et puis avec le temps je sais très bien qu’on ne prend pas 10 kilos parce qu’on avec un terrible excès. Le corps est bien fait. Sauf qu’au début du réalimentation, lorsqu’il a été privé de nombreux mois, voire de nombreuses années, c’est vrai le corps stocke un maximum, il ne sait pas lui, on va peut être le remettre de nouveau dans un mode de famine.

 

Aujourd’hui je suis stressée car demain c’est la rentrée. Et non malgré mes efforts mon stress me dépasse et je n’arrive pas à gérer. J’ai donc baissé les bras, car je n’en peux plus de me battre contre mes angoisses. Demain je n’irais pas au lycée mais n’empêche je m’en veux à mort, et qu’ai-je trouvé de mieux pour me punir ? Une compulsion alimentaire bien sur ! La culpabilité à coup sur, l’obligation de faire pénitence toute la semaine pour rectifier le tir.

N’empêche les troubles alimentaires fonctionnent pas mal à la culpabilité, ça fait très religion chrétienne, et quand on y pense c’est essentiellement les pays occidentaux qui sont touchés par les tca. Ca serait une question à approfondir.

 

En tout cas, je ne croyais personne lorsqu’on me disait qu’un jour je me reverrais comme une personne à part entière. Oui je souffre encore d’anorexie, un peu de compulsion alimentaire (on va dire boulimie, ça fera plaisir à certains) mais je ne suis pas la maladie. Je suis moi, une jeune femme qui essaie de se construire, de se reconstruire une vie, et d’ailleurs je fuis de plus en plus les blogs parlant de troubles alimentaires, parce que tout simplement j’en ai ma dose. Tout simplement je veux vivre loin de ses merdes de maladie.

 

Je veux aller mieux. Je veux profiter de la vie. Je veux un chéri (et je l’aurais j’espère ce fameux LUI). Je veux un travail, je veux un appartement et mon indépendance. Je veux continuer mon investissement dans la politique de la ville parce que ça m’apporte une bouffée d’oxygène malgré les les vins d’honneur où je dois faire attention de ne pas me jeter littéralement sur le buffet.

Je veux arriver à m’aimer. Je veux arriver à voir confiance en moi. Je veux voir ce que les gens voient de bon en moi….parce que pour le moment je ne suis pas objective et il y a un décalage phénoménal entre comment les gens me perçoivent et comme je me trouve moi. Pour résumer, je me considère comme nulle et inintéressante. J’avais que je ne voudrais pas être ma propre amie, parce que j’ai l’impression d’être une chieuse phénoménale (bon c’est vrai j’y suis quand même un peu chieuse…je suis une nana après tout).

Le plus drôle c’est que LUI, j’aime ses défauts comme ses qualités. Alors pourquoi on ne m’aimerait pas comme je suis ? Pourquoi je ne m’aimerais pas comme je suis.

{Pause cuvette des toilettes. Pas bien. Stress. Vengeance sur la nourriture. Non rien ne sort. C’est pas plus mal. Sport et restrictions cette semaine pour changer. Je n’avais qu’à pas faire de pâtisserie ce soir.}

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Published by Angélique - dans Mes écrits
25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 19:23

Les mystères de l’anorexie.


Je m’aperçois dans mon miroir de chambre, et vois un os qui repointe son nez. Je reste béate d’admiration et fascinée par cette réapparition soudaine. Maigreur je t’aime. L’anorexie veut que même si je sais et que je vois que des kilos ce sont envolés, je me sens plus grosse. Ne chercher pas de logique il n’y en a pas. Quand on maigrit on est satisfaite de maigrir mais on a cette foutue impression d’être plus grosse. Y a de quoi devenir dingue et de péter les plombs.

Les compulsions sont devenues plus rares. Pas de grand miracle, juste rien dans les placards et le frigo… ce qui fait que j’avale des kilos de pommes et des litres de café & coca light. Le sport me déstresse un peu et me déleste des calories…

Le contrôle de la nourriture et de mon activité physique m’apaise. Ca me donne aussi un peu de considération pour moi, c’est quelque chose que j’arrive à faire.

Finalement l’anorexie flatterait d’un moyen détourné notre égo ? On se trouve nulle et inutile à longueur de journée, mais le contrôle de la nourriture et du corps est le domaine où finalement on est bonne. On réussit enfin quelque chose. On s’estime enfin de réussir quelque chose d’où cette maudite fierté que nous procure le fait de manger le moins possible… C’est tordu.

Cette maladie nous fait rentrer dans une logique totalement illogique qu’elle nous échappe le plus souvent.  Quelle saleté…

 

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Published by Angélique - dans Mes écrits
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 11:40

 

Un peu moi de stress et d’angoisse. Il faut dire que je m’astreins à nouveau à une séance de sport quotidienne : 14 kilomètres de vélo, 20 minutes de cerceau pour les abdos.

Je parviens à ouvrir un peu mes classeurs pour travailler, mais pas assez, je sature vite, et ça m’énerve. Et puis il y a cette peur persistance de l’échec aussi. Je le sais pourtant qu’une mauvaise note ne tue pas. Heureusement d’ailleurs !

Autant faire quelque chose pour quelqu’un est facile, et n’est quasiment pas une source stressante, autant lorsque l’issue d’une action est pour moi, ça m’angoisse.  

J’arriverais à croire en mes capacités pour les autres, mais pas pour moi ??

Il y a tant de contradictions…c’est fatiguant. J’aimerais pouvoir mettre mon cerveau en stand by de temps en temps pour vivre au lieu d’être étouffée par une foultitude de pensées les plus inutiles.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 10:37

--> Un petit article auquel j'ai participé. 



NE PAS SE NOURRIR TUE




Par Katell Lorand

Le Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, affichait son contentement mardi 15 avril, suite à l’adoption, par les députés de l’Assemblée Nationale, du projet de loi contre l’incitation à l’anorexie. Déposée par Valérie Boyer, Secrétaire Nationale de l’UMP en charge de la Santé, la proposition de loi a relancé le débat qui entoure l’anorexie et devient le bouc émissaire des opposants du "tout législatif".

40.000 personnes souffrent d’anorexie en France

L’anorexie est une des pathologies des troubles du comportement alimentaires ( T.C.A.). Elle se caractérise par une restriction alimentaire qui engendre ensuite le refus de l’alimentation. La personne souffrant d’anorexie bascule souvent dans l’anorexie boulimie. On estime à quarante mille le nombre de personnes anorexiques en France. On recense de nombreuses répercussions pour les personnes souffrant d’anorexie ; l’aménorrhée pour les femmes, l’ostéoporose, la perte de capacité physique et musculaire, la détérioration des organes vitaux, ainsi que des problèmes cardiaques.

Souvent, c’est une envie de perdre des kilos en trop, et rapidement, la personne perd le contrôle. Angélique a 24 ans. Elle est devenue anorexique à 16 ans. "J’ai décidé, comme ça, de faire un petit régime pour perdre un kilo. J’étais persuadée de me sentir mieux avec un kilo en moins. Sans m’en rendre compte, j’ai continué le régime et à perdre du poids. Je suis passée d’une cinquantaine de kilos à quarante-trois kilos pour un mètre cinquante-cinq. Je suis descendue jusqu’à quarante kilos. On m’a emmenée à l’hôpital pour enfants et ils m’ont fait comprendre que si je ne reprenais pas quelques kilos, je serai hospitalisée de force et qu’on me gaverait. Vu que je n’étais pas d’anorexie très grave, ils ne se sont pas trop inquiétés en pensant que ce n’était qu’une passade, une crise d’adolescence. Et du coup, la maladie, je la traîne depuis huit ans."

Il existe quelques centres spécialisés dans la capitale et en province mais ils sont encore trop peu nombreux. Sophie Ducceschi est thérapeute spécialiste des troubles alimentaires. Elle a créé l’association "Vaincre Boulimie & Anorexie". Pour elle, les troubles du comportement alimentaire ne doivent pas être assimilés à des caprices d’adolescents. "Ces personnes souffrent de dépression, elles sont souvent suicidaires. Ce ne sont pas toutes des jeunes filles, il y aussi des femmes de trente, quarante-cinq ans. Trop peu de choses sont faites pour venir en aide à ces personnes là."

Podiums et extrême maigreur

15 novembre 2006, Ana Carolina Reston, mannequin brésilienne décède. 2 août 2006, Luisel Ramoss, mannequin uruguayenne décède d’épuisement à la fin d’un défilé. Leur mort lancera le débat sur la morphologie des mannequins. Des études seront menées, prouvant que la majorité de ces jeunes femmes ont un Indice de Masse Corporelle beaucoup trop faible.

Le 18 septembre 2006, à l’occasion de la Pasarela Cibeles, la semaine de la mode madrilène, cinq mannequins se voient interdites de défilé. La raison ? Elles sont trop maigres.

Le 9 avril 2008, une charte d’engagement volontaire sur l’image du corps et contre l’anorexie est signée par plusieurs groupes de professionnels du prêt-à-porter. Ce document n’est qu’un symbole. Il n’a aucune valeur juridique. Certains diront que c’est une charte de bonne conscience. Pour d’autres que ce n’est que le début de nombreuses mesures pour limiter les excès.

Mais ce n’est pas tant pour la profession du mannequinat que cette charte a été rédigée, mais plus pour l’image et l’influence, portés par les médias, que le prêt-à-porter peut avoir sur les jeunes adolescents. "J’avais quand même une image utopique de la femme parce que tout est retouché avec les logiciels. Je ne comprenais pas pourquoi ma cuisse était légèrement courbe, jusqu’au jour où ma sœur m’a dit "c’est parce que l’os il est de travers à cet endroit là". Dans les magazines, à cet endroit du corps, la cuisse est toute droite." explique Angélique.

Des mesures pénales contre l’incitation à la maigreur

Le projet de loi déposée par la députée UMP Valérie Boyer tend à interdire les sites internet valorisant et faisant l’apologie de l’anorexie. Ces sites sont extrêmement nombreux sur internet. Il y a la maladie et il y a ses dérives. Ces dérives portent un nom : les pro-ana. Comprendre "pro-anorexie". Des milliers d’adolescents, sur leur blog ou sites personnels, décrivent le régime drastique qu’ils s’obligent à suivre. "Un quart de pomme le matin, un yaourt en plus le midi. Et puis ce soir je saute le repas pour compenser." Ils exhibent leur corps maigres dans les galeries photos, vantent les tailles 34 des célébrités comme Nicole Richie ou Kate Moss.

Cette véritable cyber-communauté prône la maigreur et l’anorexie comme mode de vie. Sophie Ducceschi nous explique les raisons de ce mouvement. "Pour comprendre ce phénomène pro-ana, il faut connaître la maladie. L’anorexie mentale, dans le début de son évolution, a plutôt tendance à valoriser la personne qui en souffre. Elle va vous dire "non ce n’est pas une maladie, moi je contrôle, je maîtrise et tout va bien". Ces gens-là sont ces personnes qui sont dans le déni de la maladie, voire même qui y trouvent un bénéfice. L’anorexie donne l’illusion de contrôler sa vie et d’avoir confiance en soi, donc elles la vantent."

C’est pour tenter d’endiguer le phénomène que cette loi a été proposée. Toute personne qui incitera à une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires sera punie d’une peine maximum de deux ans d’emprisonnement ainsi que de 30.000 euros d’amende. La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende si la provocation entraîne la mort de la personne concernée. Angélique ne se sent pas concernée par les sites pro-ana. "Les gens qui vont sur ces sites ont déjà un problème, ils ont déjà les idées perverses de vouloir maigrir. Les personnes qui sont à l’origine de ces blogs ont un problème, elles sont malades. La suspension de leur blog serait suffisante. Peut-être qu’il faudrait s’inquiéter des raisons pour lesquelles elles font ce genre de sites."

Loi contre l’incitation à l'anorexie sur fond de polémique

Le projet de loi a été adopté par l’Assemblée Nationale, mardi 15 avril. Les députés ont étendu la portée du texte en adoptant plusieurs amendements, dont le "délit de propagande et de publicité en faveur des moyens de parvenir à une maigreur excessive", passible des mêmes peines. Ce délit est inspiré de la loi contre l’incitation au suicide.

Le ministre de la Santé Roselyne Bachelot a aussi précisé que le gouvernement allait renforcer le contenu des visites médicales imposées aux mannequins. "Le respect de seuils précis de poids et d'indice de masse corporelle sera requis pour défiler", a-t-elle annoncé. Roselyne Bachelot a enfin souhaité que la présidence française de l'Union européenne soit l'occasion de proposer aux états membres de s'engager sur un projet commun de mesures contre l'incitation à l'anorexie.

A gauche, on râle. La loi serait, selon les partis de gauche, une simple démonstration de l’envie du gouvernement de tout légiférer et de mettre la répression plus que la prévention en avant, surtout dans un domaine comme celui de la santé. Une députée socialiste, Michèle Delaunay, a cependant voté pour.

Alors prévention ou répression ? Pour Sophie Ducceschi, il faut aller à la source. "La loi ne solutionnera pas tout. Le problème est bien plus profond. Mais c’est évidemment mieux qu’on empêche les incitations à l’anorexie. Les sites pro-ana sont une véritable honte et il est clair qu’il faut faire quelque chose contre ça. Si ça peut être réglementé, tant mieux. En tant que thérapeute je trouve qu’on ne touche pas le fond du problème. La prévention est possible à travers les collèges et les lycées mais il faut du temps et des moyens. Il faut que les institutions publiques se rendent accessibles."

http://www.maisondesjournalistes.org/actu_anorexie.php

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Published by Angélique - dans Revue de presse
22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 14:16

Si j'arrive à prendre un peu de recul face aux TCA, si je parviens à vivre avec et à m'en accommoder, ce n'est pas le cas de cette foutue dépression et de mes angoisses omniprésentes.

Au mois d'avril tout va mieux d'habitude, je suis sur mon petit nuage, je rentre dans ma période où je ne suis presque pas stressée, où je vois presque la vie en rose…

Mais là non. Cette année ce n'est pas le cas. Je suis étouffée par le stress et les angoisses. J'ai une boule d'angoisse quasi permanente au niveau de l'estomac. Mes muscles sont plus que noués au niveau de ma nuque et de mon dos. Je suffoque. J'ai des crises de larmes. Et je suis tout simplement paralysée sur place.

J'ai passé ma première semaine de vacances à ne rien faire parce que mon niveau de stress est tellement élevé que je suis bloquée sur place.

La première semaine je dormais au moins un peu près bien. Maintenant que la rentrée approche c'est cauchemars sur cauchemars. Je dors de plus en plus mais ce ne sont pas des nuits réparatrices et finalement je me lève encore plus fatiguée.

J’étouffe. Je suffoque. Je ferais n’importe quoi pour que ça s’arrête parce que c’est tout simplement insupportable.

Je n’arrive pas à contrôler mon stress et mes angoisses malgré mes efforts.  Je suis épuisée d’avoir cette épée de Damoclès au dessus de ma tête. 

J’ai l’impression que ma tête va littéralement exploser.  

Je traine ce stress et ces angoisses sans objet depuis toujours. Plus les années passent, plus ça empire. Je ne supporte plus d’être la fille qui est toujours stressée. Je ne supporte plus que ça m’empêche de vivre.

Je suis à bout. Je suis si fatiguée…

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Published by Angélique - dans Carnet de route
21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 23:16
Je suis allée à SON anniversaire. Bêtement, comme il ne m'avait pas dit texto "tu es invitée" je pensais qu'il m'avait oublié. Mais non. Mardi soir, il m'a dit "on se voit demain". J'étais exitée comme une puce. Par voilà c'est LUI. Et je ne peux pas réprimer mes sentiments vis à vis de LUI. Ca fait un an que je suis folle amoureuse de LUI. On se revoit régulièrement à mon plus grand bonheur bien qu'on soit loin d'une belle romance stable. Mais je fais avec ce qu'IL me donne. Parce que pour le moment IL est ma raison de vivre. Mais motus et bouche cousue. Je ne vais pas LUI dire. Je n'ai pas envie de lui faire peur avec mon trop plein de sentiments. J'aimerais bien LUI dire tout ça de vive voix ou pas écrit. Mais j'ai tellement peur de sa réaction. C'est LUI qui m'avait brisé le coeur l'année dernière. Malgré tout je l'aime encore.

Et comme si la vie n'était pas assez compliquée ma mère LE déteste. Je ne supporte plus ses réfléxions à propos de LUI. Personne n'a le droit de l'attaquer LUI. Non personne.

C'est bête, mais malgré mon mal-être, si je tiens c'est pour LUI. Parce que j'espère qu'il finira par ouvrir les yeux. Parce que je n'arrive pas à l'oublier. Parce LUI c'est LUI. Je l'aime avec ses qualités, mais aussi tous ses défauts.

L'amour est inconditionnel. Un an qu'IL est le seul qui compte dans mon coeur.

J'ai passé une de mes plus belles soirées dans ses bras. Je me suis sentie vivre. J'étais si heureuse...S'il savait...

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Published by Angélique - dans Carnet de route
21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 23:12

Pas d'apologie de l'anorexie, par Karin Bernfeld


LE MONDE | 09.10.07 | 14h37  •  Mis à jour le 09.04.08 | 17h10



Prise au ventre, oui, au ventre. Obligée de réagir à cette publicité sponsorisée par une marque de vêtements, qui montre en photo une jeune Française atteinte d'anorexie. Cette campagne de publicité fait l'apologie de l'anorexie en prétendant la dénoncer. Certes, le BVP va peut-être limiter les dégâts en France, certains ont pris conscience du cynisme de ce photographe et des publicitaires qui ont utilisé le corps cadavérique de la jeune femme, mais le coup médiatique est réussi. "Tu as vu la nouvelle pub pour l'anorexie ?", lapsus révélateur de mes interlocuteurs qui révèle que non seulement cette image ne lutte en rien contre la maladie, mais qu'elle la renforce.

Cette image n'est en rien un message de prévention : le "no anorexia" inscrit en gros caractères rappelle le "dites non à la drogue" des années 1980 et laisse croire qu'on décide de devenir anorexique. Mais l'anorexie n'est pas un choix, c'est une maladie grave et complexe. Elle touche autant le mental que le corps et ne saurait se résumer à une question de mode. La jeune femme qui a posé pour la photo répète à longueur de journée qu'elle est anorexique "à cause d'une enfance difficile" et, ainsi, en mettant en avant les facteurs individuels, elle blanchit ceux qui exposent des silhouettes décharnées à longueur de défilés. Ceux-ci peuvent clamer : "Vous voyez bien, c'est une maladie psychique, cela n'a rien à voir avec nous !" C'est vrai, on ne devient pas anorexique pour ressembler à un mannequin. Et même si 70 % des anorexies commencent par un régime amaigrissant, n'oublions jamais qu'il y a eu et qu'il existe des personnes atteintes d'anorexie à des époques et dans des pays où la mode prônait la rondeur. Mais on ne peut pas non plus laisser croire que l'anorexie tombe du ciel comme un virus - ce qui, bien sûr, permet d'éviter toute remise en question, que ce soit d'un milieu familial ou d'un environnement social.

Prévention, ils disent ? Ils supposent faire peur avec cette photo comme avec le "fumer tue" sur les paquets de cigarettes ? C'est d'autant plus absurde que, quand on est atteint d'anorexie, cette image nous donne envie de lui ressembler. "Je suis grosse !", voilà ce que crie le noyau anorexique à l'intérieur, et toutes celles qui sont encore un peu en vie de se flageller : "Je n'ai même pas été capable de maigrir comme elle !" Sans parler des parents ou des proches qui aussitôt réagissent : "Tu n'es pas anorexique, toi, puisque tu n'es pas comme ça." Voilà ce que provoque cette affiche. Elle ôte toute légitimité, alors que le coeur de la pathologie, c'est justement d'exister, enfin.

"Mais non, tu n'es pas assez maigre, tu n'es pas anorexique." Mais être anorexique, ce n'est pas être maigre, et on peut être maigre sans être anorexique. Avec cette photo, on alimente un symptôme où le déni est souverain : "Vous voyez bien que je ne suis pas malade, je ne suis pas comme elle !" Ou alors, il ne reste plus qu'à continuer de maigrir pour enfin être une "vraie", que l'on soit enfin identifiée comme telle.

Et la demoiselle sur la photo, alors ? On l'a vue partout, sur tous les plateaux télévisés, une pleine page dans Libération, elle part pour des interviews en Espagne, au Japon, au Brésil, et pour des photos à New York. Quel piège ! Isabelle veut guérir, s'en sortir, on admire son courage ; mais pourquoi continuer à porter cette robe dénudée sur tous les plateaux télé ? Est-ce que ce sont les producteurs des émissions qui lui recommandent à chaque fois d'exhiber l'horreur de ses clavicules et de ses vertèbres, son dos découvert ? Je ne peux pas la blâmer, elle est victime, comme d'autres, elle est piégée. On ne peut refuser d'être soudain sous le feu des projecteurs, recevoir le succès, l'argent, la sympathie et la compassion de millions de personnes. Avoir son heure de gloire à n'importe quel prix, même celui de sa vie. Isabelle veut être comédienne, mais comment pourra-t-elle en tenant à peine debout, alitée des journées entières ? Pour jouer il faut porter, sa voix, son corps, presque se porter bien, oui, en tout cas être bien debout et en avoir dans le ventre, jamais le ventre vide, pour toucher et émouvoir il faut être de chair et pas que d'os. Bien sûr, il y a des rôles qui nous collent à la peau, j'en sais quelque chose... J'ai incarné plusieurs fois des anorexiques, mais je ne pesais pas 30 kg ou 40 kg. Le théâtre n'est pas du reality-show. L'une des plus médiatiques à laquelle j'ai prêté mon corps et ma voix pour un monologue - Valérie Valère - avait bouleversé chez Pivot à "Apostrophes", elle est morte à 21 ans. Que va devenir la jeune Isabelle, devenue ambassadrice des anorexiques, devenue icône ?

On m'avait conseillé, aussi, pour vendre : "Tu devrais dire que toi aussi tu es anorexique, ou que tu l'étais." Mais non, je n'ai jamais voulu dire "je suis anorexique" parce que ce serait faire d'un symptôme une identité immuable, une carte de visite, à vie, et c'est bien là aussi le piège de toutes celles qui n'ont pas d'autres moyens pour exister que cette triste identité. Je refuse cette identité et préfère l'aveu d'avoir "souffert de troubles alimentaires". C'est une souffrance, pas un état à vie.

Succès éphémère sans doute, destructeur surtout aussi. Rappelons-nous : Kafka, en 1924, décrivait ces champions du jeûne qui, tels des monstres de foire, attiraient les foules. Ils tenaient leur performance pendant des semaines, puis des mois, et les records fascinaient... Mais le sort du "jeûneur" est terrible : un jour, le public, lassé, passe à autre chose, se détourne pour un autre nouveau spectacle plus attrayant et au goût du jour. Le jeûneur meurt seul, loin des regards. L'épidémie de l'os n'est pas encore prête à passer : tant qu'il y aura cette fascination pour le corps décharné, on continuera d'en exposer, on en commercialisera. C'est cette fascination qui nourrit le corps anorexique. Et qui le fait mourir aussi. On meurt tous les jours de troubles alimentaires sans ressembler à cette photographie. Dans une société où ce qui ne se voit pas n'existe pas, le pire est sans doute de ne même pas pouvoir montrer sa douleur.


Karin Bernfeld, écrivain



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Published by Angélique - dans Revue de presse
16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 11:07

L’anorexie et la maigreur étant un sujet d’actualité, je me baladais cette nuit sur le net et je regardais quelques blogs par ci par là.


Je suis tombée sur des photos où la fille était d’une maigreur morbide. Même si une maigreur extrême me fascine avec mes yeux d’anorexique, je trouve ça tout simplement moche. Non je n’ai plus envie d’être comme ça. Je me préfère avec mes pseudos bourrelets et mes complexes que ressembler à un juif sortant d’Awchwitz.


Ce qui me tracasse, c’est que cette fille dit se battre contre la maladie, mais ne cesse d’exhiber sa maigreur photo après photo. C’est plutôt paradoxal, non ? Montrer une photo de soi maigre pour montrer les ravages de l’anorexie à la limite, histoire de. Mais mettre des dizaines de photos en prenant des poses accentuant sa maigreur, c’est plutôt limite comme comportement. Ca fait un peu, faites ce que dit : ne tombez pas dans l’anorexie, mais ne faites pas ce que je fais : me complaire dans mon corps de maigre.


Je me rends compte que j’ai avancé ces dernières années. J’ai toujours envie de perdre du poids parce que je suis malade d’anorexie mais je n’ai plus cette envie d’atteindre un pseudo poids fétiche.


Je suis encore loin d’aller bien. Je ne mange pas normalement, c'est-à-dire que je me nourris principalement de pommes, de café, de coca light...parfois des légumes et de la salade. Je mange de temps en temps de la viande parce que j’en ai envie. J’ai régulièrement des compulsions alimentaires parce que mon corps ne supporte plus la famine, et puis oui des fois j’ai cette tendance à me remplir histoire de virer le vide qui m’envahit.


Je n’ai pu une calculette à calorie à la place du cerveau. Je ne note plus tout ce que je mange. Mais j’ai toujours cette peur de grossir.


J’arrive de temps en temps à manger en me faisant plaisir sans que ça dérive en compulsions alimentaires.


Je fais moins de sport parce que mon corps ne suit plus. Il est usé et fatigué des périodes de famines.


En fait l’anorexie ça se calme peut-être seulement avec les années avec du travail sur soi. Apprendre à lâcher prise. Apprendre à se réouvrir au monde. Apprendre à calmer ses angoisses autrement qu’en focalisant sur la nourriture et son poids. Apprendre à sortir du monde de l’anorexie : laisser tomber les livres sur les sujets, ne plus s’abreuver de la souffrance des autres malades. Apprendre à devenir égoïste et penser à soi.


Je ne pense pas que je guérirais totalement. Ca ira mieux. J’aurais probablement des périodes où la maladie réapparaitra…car en étant depuis 6 ans sur Internet, je vois que durant la vie lors de périodes difficiles la maladie réapparait. En fait, c’est un combat de toute une vie, surtout lorsque les troubles alimentaires sont chroniques.


Malgré toute la souffrance que j’ai pu ressentir et toute seule que je ressentirai, pour rien au monde si je pouvais recommencer tout à zéro j’enlèverai la maladie. La personne que je suis actuellement, et que je commence à supporter, c’est finalement grâce à tous les évènements de ma vie. Et même si tout n’est pas rose…je vis plutôt dans des nuances de gris…même si souvent j’ai l’impression que ma vie est ratée…finalement non je n’aurais rien envie de changer.
En tout cas mes avancées, ce n'est pas grave à la médecine...Sans commentaires.

 


 

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Published by Angélique - dans Mes écrits
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 20:25

Les vacances.

Penser à lui  Penser à autre chose que lui. Passer à autre chose. J’y arrive pas c’est grave ? Foutus sentiments amoureux.

La colère, la frustration je les canalise par le sport…ça m’arrange après tout, ça fait maigrir. Tout ira mieux quand j’aurais maigri.

C’est dingue ça, pourquoi dans ma tête il y a ce message « si tu maigris, tu iras mieux ». Je sais que c’est faux en plus.

Non c’est que lorsque je pense à maigrir, j’oublie tout. Tout s’efface, un seul objectif maigrir. Le reste adios amigos…

Fuck…

Edit: non j'ai rien dit...Enfin toujours envie de maigrir mais le moral est revenu...on se demande pourquoi... 

 


 

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Published by Angélique - dans Carnet de route