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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 23:54

A mi-chemin entre l'hospitalisation et la prise en charge classique en ville, la première structure associative pour boulimiques et anorexiques vient d'ouvrir, rue des Immeubles-Industriels (11e à Paris).


Manque de lits, délais d'hospitalisation trop longs, horaires contraignants « Les femmes touchées par les troubles du comportement alimentaire (TCA) se retrouvent sans solution après 18 ans », explique Sophia Ducceschi, psychothérapeute et présidente de l'association Vaincre anorexie boulimie. Partant du principe qu'un seul axe de travail ne suffit pas, son association comble un vide avec une prise en charge multidisciplinaire : thérapie de groupe, yoga, art-thérapie et suivi nutritionnel.


« Depuis mes 25 ans, j'ai cherché en vain une structure adaptée, témoigne Eve, 38 ans, boulimique. Quand j'ai trouvé cette association, j'ai sauté en l'air ! » Anna, 25 ans, s'est aussi retrouvée face à un mur : « J'ai eu recours à une dizaine de psys. Ça ne collait pas, notamment à cause de la barrière de l'argent. L'autre alternative, c'était l'hospitalisation, avec la désociabilisation que ça implique. » La jeune femme a tenté la voie associative et n'y voit que du positif : « il y a une vraie écoute et ça reste abordable. » Le tarif associatif est la force du concept : 60 euros par mois pour un malade optant pour tous les ateliers. L'efficacité ? « On peut guérir mais c'est long », reconnaît Sophie Duccheschi. « On peut espérer de bons résultats en deux à trois ans. » Cependant, dans un tiers des cas, il ne va rien se passer.


Charles Centofanti - ©2008 20 minutes
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Published by Angélique - dans Revue de presse
8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 18:12
Avec un peu de retard...quoique on a jusqu'au 31 janvier dans l'absolu...je vous souhaite une bonne année 2009 ou du moins une meilleure année que 2008.

Comme je disais aillleurs: 2009 pour le meilleure et pour le pire.

Ca fait pas mal de mois que je laisse ce blog de côté, je tâcherai de publier ces jours-ci un article pour donner de mes nouvelles.
Il faudrait aussi que je perce le mystère du design qui change tout seul

Take care


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Published by Angélique - dans Carnet de route
8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 17:59
L'avantage avec Internet, c'est qu'on peut regarder les rediffusions des émissions quand on veut. Aujourd'hui, ayant besoin de me changer les idées, j'ai regardé quelques morceaux de Confessions Intimes. Je suis loin d'être fan...mais certaines situations font franchement rire, et on en l'impresson de finalement être normale.

Je suis tombée sur une vidéo diffusée le 18 décembre 2008 sur l'anorexie boulimie. Enfin d'après les critères cliniques, lorsqu'on fait des crises chaque jour on est boulimique.
Certains passages m'ont attendri, parce que bien sur je ressens les mêmes choses d'autres m'ont énervé...parce qu'entendre dire que les TCA sont des amies...NON. Criser sur du foie gras ça me choque aussi, c'est quand même pas donné et pour finir au fond des toilettes c'est bien dommage.  Le moment qui a été le plus douloureux pour moi, c'est lors du repas de famille...une crise au milieu de tout le monde. Ils sont contents de la voir manger alors qu'après elle va au toilette se faire vomir.

Plus je regarde de reportages ou lis des choses à propos des TCA, plus je me rends compte qu'il y a autant d'anorexie/boulimie que d'anorexiques/boulimiques

Pour voir la vidéo cilquez ICI



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Published by Angélique - dans Vidéos
9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 20:44


Il n'y a pas d'âge pour être anxieux


Ce n'est pas la structure de la famille - classique, décomposée, recomposée... - qui compte, c'est la qualité des liens que l'enfant peut y créer avec son entourage


Le Nouvel Observateur.  Un bébé peut-il être anxieux?
Boris Cyrulnik. – L'anxiété fait partie de la nature humaine. Il n'y a pas d'âge pour être anxieux. Les foetus affichent sur les échographies des sourires de bien-être, mais aussi des rictus de malaise.

N. O.
– L'enfant anxieux vit-il la même chose qu'un adulte?
B. Cyrulnik.
– L'anxiété de l'adulte renvoie à la mort, celle d'un enfant à la séparation, à l'abandon. Il se sent seul au monde quand il est anxieux. Mais les enfants somatisent encore plus que les adultes tout en faisant eux-mêmes le diagnostic: «J'ai peur, je suis inquiet.» Quand ils vont mourir, ils le savent souvent avant leurs parents.

N. O.
– Peut-on dire que l'anxiété les touche davantage aujourd'hui qu'hier?
B. Cyrulnik.
– Nous en voyons énormément et de plus en plus. A l'entrée de l'école primaire, un sur deux présente des symptômes anxieux, de l'agitation à l'insomnie en passant par l'énurésie.

N. O.
– Faut-il une fois de plus invoquer les divorces, les mères seules et les familles recomposées?
B. Cyrulnik.
– La composition de la famille importe moins que sa capacité à faire sens pour chacun. La famille dite moderne, composée de papa, maman et les enfants, n'est pas une panacée. Elle n'a d'ailleurs duré que peu de temps, du xix ème siècle aux années 1970! Les familles recomposées ne datent pas d'aujourd'hui. On oublie que jadis les femmes mouraient à 35 ans et que les hommes se remariaient une ou deux fois. Pourtant, dans ces familles élargies, si l'enfant ne mourait pas en bas âge ou s'il n'était pas abandonné, il vivait entouré d'un groupe dont il ne s'échappait guère mais qui le préservait de l'angoisse. Il avait toujours la possibilité de tisser un lien avec des personnes de référence qui le «tutoraient»

N. O. – A notre époque, où l'enfant est rare et choyé, ce ne serait donc plus le cas?
B. Cyrulnik. – En Chine, la loi de l'enfant unique, en faisant disparaître les familles pléthoriques, a libéré les mères et diminué les accidents domestiques. Mais elle a aussi engendré des enfants obèses, agressifs et anxieux. Quant à l'aisance matérielle, elle ne suffit pas à rassurer un enfant. On voit, dans des pays très pauvres, des mineurs ramassés dans la rue et envoyés dans des centres où on les nourrit bien; beaucoup s'enfuient à la recherche de ce qui leur manque le plus: des liens affectifs capables de les sécuriser.

N. O. – Nos enfants seraient donc bien nourris mais mal aimés?
B. Cyrulnik. – Ils n'ont plus assez de tuteurs solides et stables. Ils grandissent souvent entourés d'intermittents de l'attachement, avec qui ils n'ont pas le temps de créer des liens assez solides. Ce n'est pas pour rien que se développent aujourd'hui autant la maltraitance sexuelle et la négligence affective envers les enfants, et cela dans tous les milieux sociaux. Les pays riches ne sont pas les seuls à connaître ces problèmes; c'est aussi le cas dans les pays pauvres, dont les systèmes sociaux et culturels s'effondrent.

N. O. – Que cache cette phobie scolaire galopante dont tous les pédiatres parlent?
B. Cyrulnik. – L'école est la première épreuve de séparation d'avec la mère. Quand les liens se sont mal tissés entre elle et son enfant, c'est pour ce dernier une souffrance que d'affronter la première épreuve de socialisation. Reste aussi l'institution elle-même, surinvestie par les parents, et qui est un monde anxiogène: elle nourrit les élèves de connaissances et de diplômes, mais leur signale en même temps, implicitement, qu'ils n'en feront pas grand-chose. Cela me fait penser aux soldats de l'Otan, qui développent le plus d'angoisses traumatiques: ils voient venir la catastrophe, mais ne peuvent rien faire. Voir venir une catastrophe rend anxieux, ne pas pouvoir agir rend malade.


N. O. – Que peut-on faire dans une société qui tutorise mal ses enfants?
B. Cyrulnik. – Il faut inventer des manières de favoriser l'attachement entre eux et leur entourage. La femme d'aujourd'hui met au monde son premier enfant à près de 30 ans en moyenne, vit plus souvent une grossesse médicalisée, avec des tiers au milieu. Elle est plus harcelée que ses aînées et n'a pas toujours vu comment on élevait un enfant. Mais quand la famille n'existe plus, on peut essayer de la recréer. C'est le cas au Brésil et en Amérique latine. Aidés par des psychiatres et des éducateurs de rue, des adultes et des enfants sans lien du sang se regroupent en familles non biologiques, en se répartissant la place et la fonction de chacun: c'est toi le père et toi la fille. Intégrés dans ces groupes, les voyous, souvent, quittent leur bande et s'apaisent.

Propos recueillis par Anne Fohr


Le Nouvel Observateur Nº1998 SEMAINE DU JEUDI 20 Février 2003



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Published by Angélique - dans Psychologie & cie
9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 20:21

La prise en charge des phobies scolaires progresse

Aude Sérè
28/10/2008

Le refus maladif de prendre le chemin de l'école est de plus en plus reconnu.

Depuis l'entrée de son fils Joey en maternelle, Isabelle vit un véritable parcours du combattant. D'abord des larmes, puis de véritables peurs panique avant d'aller à l'école, sans parler des insomnies. D'absences répétées en retours ratés, les années de primaire du jeune ­garçon, scolarisé dans un petit village de l'Yonne, se sont transformées en enfer. «En CM2, cela s'est corsé, il avait de grosses insomnies, un manque total d'appétit ; nous avons décidé de le scolariser à domicile», explique-t-elle. Aujourd'hui, en 4e, Joey suit des cours par correspondance. «C'est un soulagement», note sa mère. Comme lui, des centaines d'enfants sont atteints de ce que l'on a coutume d'appeler la phobie scolaire.

Psychologues praticiennes à l'hôpital Robert-Debré, Marie- France Le Heuzey et Marie-Christine Mouren viennent de consacrer un ouvrage * à cette pathologie qui commence à être prise en compte. «La phobie scolaire atteint 1 % à 5 % des enfants scolarisés», estiment-elles. Tableau classique : de véritables attaques de panique lors du départ à l'école. «L'enfant est débordé par une angoisse incontrôlable : il crie, s'agrippe, exprime des signes physiques tels douleurs abdominales, céphalées, pâleurs, palpitations, tremblement, menaces de fugue, décrivent-elles. Les symptômes cessent dès que l'enfant est autorisé à rester chez lui.» Des mécanismes qui peuvent s'installer pendant des années et bouleverser une vie de famille. Avec parfois l'accord des médecins, dépassés par le phénomène et le désarroi des familles.


Des causes multiples

Romain, 16 ans, vient de retourner au lycée après deux ans d'absence, parce qu'«il avait peur du regard des autres». Le voilà à nouveau à la maison. «J'ai laissé tomber la semaine dernière, c'était trop dur, les profs me faisaient des remarques», lâche-t-il. À l'origine de ces crises, ces psychologues évoquent des anxiétés fortes de la séparation ou des événements traumatiques ayant généré un stress. Et recommandent une grande attention. Enfin, une trop forte exigence de l'entourage peut mener au refus scolaire. C'est le cas de Grégoire pour qui tout s'est bloqué il y a deux ans alors qu'il était en 5e. «J'avais trop de pression, j'ai commencé à sécher, puis j'ai enchaîné les crises d'angoisse et de mutisme», explique-t-il.

Face au désarroi des enfants et des familles, les réponses se mettent peu à peu en place. À l'hôpital Robert-Debré, où des jeunes sont hospitalisés dans l'unité de pédopsychiatrie, une équipe de trois enseignants travaille à une réinsertion dans le cadre scolaire. «Il faut une prise en charge précoce du phénomène et ne pas laisser s'installer le refus, souligne Marie-France Le Heuzey. Si on peut éviter une scolarisation via le Cned à la maison, c'est mieux, car le risque est de s'installer dans un certain confort en se coupant de l'institution.» Ensuite, le retour à l'école est envisagé. «Ces enfants ont parfois un désir d'école, mais le retour doit être progressif», souligne Thierry Gelinote, instituteur spécialisé à Robert-Debré, qui admet qu'il y a parfois des échecs.

À la Maison de Solenn, à Paris, les ados sont suivis pour ces pathologies. D'autres initiatives de réinsertion ont vu le jour, à l'initiative de la Fondation Santé des étudiants de France. À Rennes, l'annexe du lycée Chateaubriand, située dans une clinique aux abords de l'établissement, propose des classes projets en petits groupes sur des durées de sept semaines, avec un programme adapté, mais sans référence à aucun niveau ni à aucun programme. Intervention, recherche en bibliothèque, projet d'orientation mené avec les enseignants qui se termine par une réinsertion dans un lycée classique. L'expérience peut être prolongée par des classes à très petits effectifs. À Grenoble, à l'unité de soins études de l'académie de Grenoble, des classes-passerelles sont organisées en lien avec le collège Stendhal et le lycée Champollion.

* «Phobie scolaire», Dr Marie-France Le Heuzey et Pr Marie-Christine Mouren, Ed. JLyon

http://www.lefigaro.fr/

J'ai toujours été phobique scolaire, mais jamais réellement diagnostiquée. Et puis passé 18 ans, les médecins ils s'en contrefichent de votre phobie scolaire. Il faut prendre sur soi, point barre.

A part que ce n'est pas si facile.

A part par que sans aide je ne parviens pas à être performante dans mes études. Peu de personne arrive à comprendre le mal qui me ronge. L'angoisse du dimanche soir. La terreur que provoque le fait d'aller en cours. J'ai pris sur moi un maximum mais je n'y arrive plus. Ma mère ne comprend rien. La médecine s'en fout, je suis pas assez timbrée ou assez maigrichonne pour les intéresser. Alors on me laisse sombrer, et on trouve toujours un moyen pour me culpabiliser.

Et moi j'en ai marre. J'ai promis juré craché à ma mère que demain j'irais en cours. Mais je ne peux pas. Non je ne peux pas. Un mensonge une fois de plus, mais elle ne veut rien entendre.

Ne se souvient-elle pas de mes années maternelles où je pleurais chaque fois qu'elle m'a déposé à l'école?

Je supporte de moins en moins les tortures psychiques qui me rongent et j'ai l'impression de crier à l'aide dans le vide...





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Published by Angélique - dans Revue de presse
6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:28

6h30, heure où le radioréveil résonne. J'ai dû dormir deux ou trois heures de la nuit, en m'endormant avec une chanson triste passant en boucle sur mon Ipod.

Se lever. Trouver quoi mettre. On a beau me dire jolie et mince, moi je ne me perçois pas comme ça. A la limite, je veux bien croire le  « jolie » mais psychologiquement je suis tout sauf mince.

La couleur de mes habits et de mon maquillage va avec mon moral : NOIRE.

Je me sens à fleur de peau. Les larmes ne sont pas loin. Je déteste cette faiblesse.

Le rendez-vous avec la CPE me terrorise. J'ai beau avoir manqué à cause de ma rechute dans la dépression je me sens coupable. La culpabilité me tuera. Hier je me disais que si ça se passait mal j'éclaterais en sanglots pour calmer le jeu...n'empêche que je n'aime pas jouer les manipulatrices, ce n'est pas mon genre.

J'arrive au lycée avec ma mère. J'ai beau être majeure et vaccinée, en ce moment je suis incapable de me débrouiller pour certaines choses...heureusement parfois ma mère est là pour me relever un peu. L'établissement pullule de lycéens (normal...) je me sens oppressée, mon cœur palpite, les larmes sont au bord de mes yeux. Non c'est tout simplement impossible que je reprenne les cours.

Attente de la CPE à la vie scolaire. Elle nous reçoit dans son bureau. Elle est douce et gentille. Je n'ose pas bronchée, quasiment recroquevillée sur une chaise. Ma mère explique le topo, le courrier recommandé reçu à la maison, son coup de téléphone. La CPE commence à me parler...et moi j'éclate en sanglots pour de vrai...parce que je suis épuisée. Epuisée de me forcer à aller de l'avant alors que mon état ne s'améliore pas, je suis seulement une bonne actrice. Durant un moment j'avais un emploi du temps overbooké pour ne pas penser, pour m'occuper...Mais ça n'a duré qu'un temps. Je suis au bord de l'épuisement, mon esprit est brouillon et cela je le vois par ma chambre que je ne parviens plus à tenir en ordre. La CPE est compréhensive. Elle m'explique que le plus important c'est ma santé, que le reste passe après et qu'il est essentiel que je résolve mes conflits et mes douleurs intérieures pour pouvoir avancer ensuite. Je crois qu'en 8 ans personne ne me l'avait encore dit. Et les seules fois où j'ai pris le courage à deux mains pour me faire suivre, soigner voire hospitaliser je me suis fait méchamment rebouter. Jamais assez maigre pour une anorexique, et une dépression chronique sévère sans la moindre tentative de suicide ça n'a pas d'importance pour la médecine

C'est grave pour être pris au sérieux il faut atteindre vraiment à sa vie.

Après une heure d'entretien et de pleurs, la CPE voit que je serais incapable de tenir en cours. Elle me dit de profiter de ma journée pour décrocher un rdv avec un psy ou au CMP. Et puis je dois rédiger une lettre pour expliquer ma longue absence, histoire d'avoir une justification dans mon dossier.

Elle me demande si je suis encore motivée par les cours. Je réponds qu'en ce moment je suis perdue. Que je ne sais plus de quoi j'ai envie. Et là bien sûr ma mère l'ouvre, et n'hésite pas à dire que ça ne m'empêche pas de faire la fête et de sortir. C'est quoi exactement le problème de ma mère, elle ne comprend pas que je sors pour me sortir les idées, pour m'aérer, pour oublier. Bêtement je lui rétorque que je sors pour boire et oublier. Maintenant en plus d'anorexique à moitié boulimique et dépressive, je passe pour la pocharde du coin. Certes quand je sors, je bois, certainement trop, mais je ne sors pas si souvent. Et non je n'ai pas envie de devenir alcoolique et dépendante de l'alcool. C'est bon si je veux oublier je double ma dose de médocs et ça va.

Le plus grand problème dans ma vie, c'est que ma mère me fait du mal dans ses remarques. Je ne sais pas si elle s'en rend compte. Mais malgré ses défauts, je l'aime. Certes maintenant j'arrive à vivre sans elle, chose que je n'arrivais pas avant. Maintenant j'adore être seule à la maison, vivre à mon rythme, vivre ma vie à moi sans qu'elle ne me dise quoi faire ou ne pas faire.

Ca fait des années qu'on me répète que tout ira mieux quand je serais amoureuse. A part que mon premier amour n'a pas voulu de moi...et j'ai mis un an et demi pour le digérer. J'ai peur de réouvrir mon cœur à quelqu'un. J'ai peur qu'une fois de plus on me piétine le cœur.

C'est quand même compliqué la vie....

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Published by Angélique - dans Carnet de route
5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 12:25

Des lustres que je n'ai pas pris le temps d'écrire un post...un peu plus de deux mois.

J'ai toujours ce besoin de me couper du monde des TCA, pas parce que je vais mieux au contraire. En ce moment je vogue entre restriction et compulsion. Et bien entendu quand je compulse trop j'ai cette envie de me foutre en l'air et surtout je n'arrive plus à sortir de chez moi tellement j'ai honte de ce corps qui ne me semble plus le mieux.

Je n'ai pas pris tant de poids que ça, juste assez pour me détester et ne plus rentrer dans une partie de mes habits. Reste que je le vis plus que mal, et je n'ai qu'une envie reperdre ses kilos qui me donnent la nausée.

Manque de chance pour moi, je suis dans une spirale de poisse depuis septembre. Mon copain m'a finalement quitté au bout de 3 semaines par msn comme un sale con, soit disant que je n'étais pas la femme de sa vie. Enfin quand maintenant je lis son blog, je suis contente de ne plus être avec, c'est un connard de première.

Reste que ça m'a bien tiré vers le bas cette rupture.

Niveau des cours c'est la catastrophe. Ca ne me plait vraiment plus. Je n'ai même plus envie de bosser dans le social...j'ai déjà assez de problème à moi toute seule. Je n'ai pas pu terminer mon stage en septembre. J'ai juste envie de tout envoyer valser.

Et puis la dépression s'incruste à nouveau : résultat je n'arrive plus à aller en cours. J'ai manqué une semaine complète avant les vacances. Demain c'est la rentrée et je ne me sens vraiment pas capable d'y retourner, psychologiquement j'ai vraiment laissé tomber.

Bon malgré tout j'ai de bons moments...quelques sorties avec une de mes meilleures potes où l'on boit trop pour oublier...mais au moins durant ces quelques heures on rigole bien.

Cependant je rencontre une incompréhension totale de ma mère face à ma rechute dans la dépression. Comme argument de réconfort elle sait seulement me dire que la vie est merdique. Merci maman je l'avais remarqué mais il me faudrait quelque chose de concret histoire de ne plus avoir envie d'avaler mes boites d'anxio ou de sauter par ma fenêtre.

Et bien sûr dans le contexte économique il y a le problème de l'argent...

C'est joyeux la vie en ce moment...

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Published by Angélique - dans Carnet de route
5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 10:48
Voilà le mail que j'ai eu ce matin:

report d'abus sur le blog : eixerona
Bonjour,
un visiteur de votre blog eixerona vient de signaler un contenu litigieux sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

email : julia******@hotmail.com
desciption : http://eixerona.over-blog.com/categorie-1148770.html Ce site conseille les jeunes filles à se faire vomir à jeûner etc...
raisons : Il y a un risque mortel et des conseils et astuces pour mourir à petits feux

Dans le cas où cette plainte serait fondée, veuillez modifier voire retirer les textes, images et fichiers incriminés. Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.

 

Y a des personnes qui franchement ne savent pas lire correctement et ont de la merde dans les yeux!!!!

Edit: la demoiselle a lu plus longuement mon blog et s'est excusée. Merci

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Published by Angélique - dans Des choses et d'autres
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 15:56

Deux mois que je n’ai pas écrit sur ce blog. Un besoin de me couper du monde des troubles alimentaires. Un besoin de penser le moins possible à l’anorexie et à la boulimie. Un besoin de vivre autre chose.

J’ai mis en caisse tous les livres de ma bibliothèque traitant des troubles du comportement alimentaire. J’ai mis en caisse tous mes journaux intimes. Non je ne voulais plus voir ces mots : anorexie et boulimie. J’ai jeté les cassettes vidéo où j’avais enregistré des reportages sur les TCA ou des téléfilms.

Mon poids est stable. Je me suis remise plus ou moins au sport. J’ai quelques compulsions de temps à autre. Et je ne me pèse toujours pas.

En juillet pour mes jobs d’été j’ai dû faire deux visites médicales. A chaque fois j’ai refusé de connaître mon poids.  L’un des médecins m’a demandé pourquoi, je lui ai répondu qu’on pouvait très bien vivre sans connaître son poids. Ne se voir que par les chiffres de la balance c’est un mal de notre société contemporaine.

Ca fait des lustres que je n’ai pas mis mes doigts au fond de la gorge. J’ai eu quelques dérapages au niveau des laxatifs…personne n’est parfait.

Mes jobs d’été n’ont pas été des plus passionnants, mais ça m’a fait une bonne rentrée d’argent. Un mois et demi à bosser. J’ai pu me faire des plaisirs comme dévaliser les magasins de fringues, me faire des sorties sympa, m’acheter la wii et un disque dur externe. Malheureusement pour moi début août mon ordinateur a rendu l’âme. Et hop 700 euros qui s’envolent d’un coup. Tant pis.

Au niveau des amours il y a eu du changement. L’amitié améliorée que j’entretenais avec lui est terminée. Ca aura duré cinq mois, ça m’a fait un mal de chien parce que je l’aimais à la folie comme je n’avais jamais aimé personne. Je l’aimais trop je pense. Je ne le voyais qu’une fois par mois (et encore).  La dernière fois que je l’ai vu c’était début août à une fête que j’avais organisé chez moi, où je lui avais dit d’inviter ses potes. Une fiesta du tonnerre. Puis 22 jours de silence de sa part jusqu’à mon anniversaire où il a daigné m’envoyé un texto pour me souhaiter un bon anniv.

Mi août j’ai rencontré mon nouveau chéri par l’intermédiaire d’un blog. Vive la blogosphère. Je me sens bien avec lui, je me sens aimée et protégée. Et comme il habite sur Paris, les week-ends je quitte Nancy pour la capitale. Ca me fait le plus grand bien de changer d’air, de partir loin de la maison et de la famille. Ca me fait du bien de construire quelque chose ailleurs.  Et en plus sexuellement parlant je m’éclate...Ça c’est une grande avancée pour une anorexique qui rejetait le sexe il n’y a pas encore tellement de temps.

Demain c’est la rentrée des classes.  Je suis à l’agonie. Je suis paralysée par le stress. Non ma phobie scolaire elle ne daigne pas passer. Je n’ai pas fait mes rapports de stage. Je bloque. Savoir qu’à la fin de l’année j’ai un examen ça me bloque encore plus. On a beau me dire « encore un an et c’est fini », en attendant il faut que je la tienne cette foutue année, et je suis malade avant de l’avoir commencé…alors qu’est ce qu’il va se passer durant les moins d’hiver où le moral prend les voiles ?

 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 11:19

Voilà quelques semaines que je n’ai pas écrit un billet. Je suis dans une phase où la malade se réinvite à mon insu. Trop de pensées liées à la nourriture. Une envie intense de maigrir. Une envie de légèreté et de sentir à nouveau mes os. Bref gros conflit intérieur.

Je suppose que tout cela doit être lié à mon état moral du moment par forcément folichon, et aussi à la fatigue car pour oublier finalement je suis toujours sur les quatre chemins.

Mon stage en Institut Médico Educatif a pris fin. C’était génial même si psychologiquement c’était dur d’être confrontée à de grosses défiances mentales. Des fois je me voyais dans certains comportements de ses adolescents. Beaucoup sont angoissés, beaucoup ont du mal à exprimer leurs sentiments.

J’ai de la chance de pouvoir libérer mes angoisses par l’écrit, pouvoir mettre des mots dessus. Même si ça ne résout rien, ça libère malgré tout d’un poids.

La cantine de l’IME était une véritable catastrophe. J’ai eu le droit à la semaine pomme de terre. Parfois j’ai fini par ne plus prendre de plat principal. A quoi bon si c’est pour le mettre à la poubelle. Il y avait des menus régimes mais je ne pouvais pas en profiter. C’est frustrant d’avoir faim, de voir des brocolis et de ne pas pouvoir en avoir. D’être confrontée à l’incompréhension du cuisinier. D’avoir un refus de me donner des légumes. Les repas étaient trop souvent pénibles, les larmes aux bords des yeux. J’ai essayé pourtant de faire des efforts, de manger et j’ai fini par aller vomir dans les toilettes de mon lieu de stage. Rien de glorieux. Bref j’avais mes pommes dans mon sac pour être certaine de pouvoir manger le midi.

Foutue maladie…

Sinon je m’investis maintenant dans le comité des fêtes de ma ville. Ca me plait bien. C’est intéressant. J’y fais bonne impression il paraît. Si les gens savaient pourtant comment c’est compliqué pour moi d’être confrontée aux autres. Ne pas savoir comment agir. Essayer de cacher mes craintes.

Qu’est ce que j’aimerais que la machine à réfléchir tombe en panne.

Mais dans l’ensemble on va dire que ça va bien. J’ai des amis. Des activités qui me plaisent. LUI (oui toujours le même, et ça reste compliqué…mais bon lol)

Je commence mon job d’été mardi.

Voilà pour les dernières nouvelles.

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route