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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 19:05
Je me sens bien.
Je me sens apaisée.
Je me sens heureuse

Pourtant rien n'a changé depuis ces derniers jours.

Ce sentiment, cette sensation de plénitude ça fait du bien.
On aimerait que le temps s'arrête.


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Published by Angélique - dans Carnet de route
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 13:15

« La pensée ne commence qu'avec le doute ».  Roger Martin du Gard  (Correspondance avec André Gide)


Ca expliquerait pourquoi j’ai tendance à trop penser. Parce que j’ai toujours des foutus doutes qui me tracassent.

Déjà je doute de moi et de mes capacités. Ce qui fait que souvent j’ai peur de rater ce que j’entreprends, et ça me fait tellement psychoter que je finis malencontreusement par me saborder plus ou moins. Comment éviter l’échec ? Par l’évitement…

Je doute des autres. Sont-ils vraiment sincères ? Il y a tellement de gens qui jouent un double jeu. Il y a tellement de gens qui nous manipulent pour arriver à leur fin. On se demande alors si la personne en face de nous est vraiment intéressée par ce qu’on peut dire, ce qu’on peut faire.

Si on parvient à ne plus douter, on penserait moins. Enfin on ne penserait juste à ce qui est nécessaire. On ne se poserait pas moult questions existentielles inutiles ?


« Qui pense peu se trompe beaucoup. »  Léonard de Vinci


Je pense beaucoup trop à mon goût à tel point que ça me fatigue et me donne des insomnies. J’aimerais pouvoir appuyer sur un bouton stop ou pause, histoire de pouvoir respirer.

Je pense trop et j’ai peur de me tromper.

Me tromper sur mes envies

Me tromper en amour

Me tromper dans mes projets

Me tromper dans mes rêves

 

J’ai peur de me tromper tout court. Alors je pense. Et quand je pense je doute.

Waouh il semblerait que j’ai découvert un nouveau cercle vicieux de mon système de pensée.


« Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux ! » Eugène Ionesco


La peur provoque l’angoisse. L’angoisse amplifie la peur.

Peur de décevoir.

Peur de se tromper

Peur de ne pas être à la hauteur

Peur du temps qui passe trop vite

Peur de ne pas trouver de sens à l’existence

Peur de finir seule

Peur de jamais réussir à résoudre mes problématiques personnelles


 

Pour soulager la peur, il existe l’évitement. L’évitement est cependant un échec. Il atteint l’estime de soi. Il détruit l’estime de soi. L’évitement n’est qu’un processus de défense et de protection. L’évitement produit l’échec. L’échec provoque la culpabilité et la honte.

 

Tout est lié. Tout est connecté.

 

Comment on pense moins pour ne plus douter ? Mais cependant comment on pense juste ce qu’il faut pour ne se tromper ? Comment fait-on pour ne plus avoir peur ? Comment peut-on fendre un cercle vicieux ?

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Published by Angélique - dans Mes écrits
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 13:08

Mon dernier post était triste à souhait, mais fallait que ça sorte. Je n’arrive pas à dire tout ça à ma psychiatre. Elle est gentille. Mais non je parviens à mieux m’exprimer par écrit. Je crois aussi qu’une partie de moi pense qu’on ne guérit pas à raconter ses problèmes. L’anorexie comme la dépression, je pense que c’est un dysfonctionnement physiologique du cerveau, et ce n’est pas du blabla qui va faire qu’on va aller mieux.

Des fois nos cellules s’affolent, et hop ça provoque un cancer. Pourquoi le cerveau ne pourrait pas merder aussi après tout. Merci par les IRM on voit bien qu’un cerveau déprimé ne fonctionne pas comme un cerveau normal.

Depuis octobre ma généraliste m’a augmenté mes AD . On voit le résultat. Bref j’ai décidé de les arrêter puisqu’ils ne sont pas efficaces. Comme l’effexor est super méchant au niveau du manque je commence par diviser la dose par deux. D’ailleurs je ne conseille pas cet AD, parce que vous oubliez un ou deux jours de la prendre et vous petez les plombs.

Je me demande toujours si je vais vraiment de la dépression ou si ça ne serait pas plutôt une forme de troubles bipolaires. Ce qui expliquerait pourquoi l’été je suis plutôt euphorique et l’hiver désespérée.

Cette semaine j’ai profité des deux rdv avec ma psy pour aller au ciné. Ca fait du bien. Mais bon c’est comme tout, ça taxe quoi.  Heureusement j’ai eu une place gratuite.

Y a des jours où le moral est un peu meilleur, c'est-à-dire que je n’ai pas cette envie de mourir. Pourquoi d’un seul coup un léger mieux aucune idée.

J’ai peur. De la vie. Du changement. Du temps qui passe. De me tromper. De tout.


 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 18:52

Y a des jours où je ne crois plus du tout en la vie. C’est régulier ces derniers à vrai dire. Ca me fait peur, parce que dans ces moments là j’ai réellement envie de mourir. J’ai déjà eu des idées noires mais pas comme celles-là.

Le truc c’est que je vois plus du tout l’utilité de la vie. Depuis que je suis en âge d’avoir des raisonnements abstraits le but de l’existence m’a toujours intrigué.

J’ai survécu longtemps pour ma mère.

 Après j’ai été amoureuse d’une manière tellement forte que je me suis qu’il était là le sens de la vie. L’amour.  Mais lui il s’en foutait de moi. Je l’ai su en octobre, quand on s’est vu. C’est peut-être pour ça que le lendemain je m’effondrai en sanglots. Parce que je savais pertinemment  que ma seule raison de vivre venait de s’évaporer.

Les études malgré des efforts pour lutter contre les angoisses et la phobie scolaire c’est une catastrophe. Trois parcours d’enseignement supérieur non terminés. C’est vrai que j’ai fait du pifomètre ne savant pas ce que je voulais faire. Ca n’aide pas pour trouver de la motivation.

J’ai 25 ans et je n’ai rien. Juste un bac et un peu plus de 8 ans d’anorexie et de dépression.

Non je ne crois pas au miracle de la guérison. J’y ai mis toute ma volonté, si j’avais du guérir je le serais déjà.  Je fais par du 1/3 qui doit vivre avec, du 1/3 qui devra se coltiner ses saloperies jusqu’à la fin de ses jours.

Ce que je ne supporte plus c’est la morale et les reproches. Les médecins qui semblent toujours douter parce que je ne suis pas une anorexique maigrissime , parce que je ne suis pas une dépressive qui fait des tentatives de suicide. Non ils me prennent pour une simulatrice, pour une fille qui se complait dans des pseudos maladies.

C’est vrai que ma vie est magnifique. Je ne sors quasiment jamais. Je vis encore chez ma mère. Je suis en pause dans mes études et actuellement il n’y a pas de boulot. Ma mère me traite de fainéante parce que je ne fais quasiment rien de mes journées.

Je ne suis bonne à rien. A rien du tout. Même pas pour avoir un poids critique, même pas pour me tuer.

Ce soir à la gare je regardais les gens. Je me demandais ce qui les faisait avancer, ce qui leur donnaient la motivation de vivre.

Je suis fatiguée. Je suis déprimée. Je redeviens une vraie cinglée avec la nourriture.

Pourquoi je n’ai pas le droit d’être heureuse ? Qu’est ce que j’ai fait de mal pour avoir ses saloperies de maladies que les gens snobent, et que la médecine ne sait pas vraiment soigner ??

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Published by Angélique - dans Carnet de route
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 03:06

Je suis épuisée depuis le mois de septembre, sans raisons apparentes. J’avais un poids tout à faire correct que je détestais.

La rentrée scolaire est arrivée. Je me suis accrochée comme je pouvais. Mais je n’y suis pas parvenue. Trop de stress. Trop de pression. Une ambiance exécrable. La dépression qui refait surface. Les jours passent, l’espoir disparaît petit à petit. La vie n’est plus aucun sens. Je suis rongée par un stress sans objet. Personne ne comprend. Tout le monde me dit de m’accrocher. Et moi j’ai envie de mourir. Je suis trop grosse, c’est aussi la dépression de trop.

Personne ne semble comprendre qu’à 25 ans on ne puisse plus avoir la moindre envie de vivre. Je voulais me suicider le jour de mon anniversaire. Une relation éphémère m’a permis d’abandonner ce plan morbide, et de me redonner de quoi respirer un peu.

Depuis que j’ai abandonné à nouveau mes études. Tout le monde me dit que j’aurais pu m’accrocher et tenir jusqu’à mai pour avoir mon bac +2. Personne n’a compris que ça me tuait à petit feu. Personne n’a compris que malgré tout cet échec je le vivais mal et me sentais honteuse. Ma mère m’a fait un chantage monstre. Le lycée m’a forcé à signer ma convocation pour l’épreuve de BTS alors que je leur ai dit que je n’en pouvais plus.

Pourquoi les gens sont incapables de comprendre qu’on peut ne plus avoir envie de vivre à 25 ans. Plus rien ne me retient. Je suis l’amie bouche trou qu’on oublie d’inviter à nouvel an. Je suis l’amie bouche trop à laquelle on pense quand on a besoin d’un coup de mains.

Ma mère a fini par comprendre que je ne retournerai pas en cours. Maintenant elle me harcèle pour trouver un boulot. Pourtant j’ai tenté de lui expliquer maintes fois que j’avais besoin de quelques mois pour apprendre à prendre soin de moi, pour avancer dans ma thérapie.

Comment avoir un boulot quand je ne fais de dormir parce que je suis fatiguée. Je n’ai même plus la force de faire de sport. Je mets des heures à me décider pour choisir entre regarder un film ou lire un livre.

Vendredi avant d’aller à mon rdv chez ma psy, je suis allée au Monoprix avec pour idée d’acheter des lames. J’ai envie de me couper, je fais sortir cette douleur intérieure. D’être apaisée en voyant le sang couler. D’avoir une preuve concrète que je vais mal.

En ce moment j’ai vraiment envie de mourir parce que je n’ai plus le moindre espoir dans la vie. Je ne parviens plus à avoir rien que 5 minutes de bonheur. Je pleure, beaucoup et souvent. Je pleure cachée.

L’unique chose qui pendant quelques minutes me réconforte c’est de voir réapparaitre mes os parce que je recommence à contrôle mon alimentation d’une main de fer. Maigrir pour oublier. Maigrir pour mourir ?

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 22:58

Les parents ne sont pas coupables.

Psychologies : que doivent savoir les parents d’anorexiques ?

Xavier Pommereau : Qu’ils ne sont pas coupables. L’anorexie n’est pas le résultat d’une mauvaise éducation ou d’un échec parental. Dans cette maladie, il n’y a pas de responsables, seulement des victimes.

P : Pourquoi les menaces ou les supplications restent-elles sans effets ?

X.P : Parce que les relations d’affection qui unissent enfants et parents sont bien trop complexes. Le mental  anorexique pousse l’adolescent à la manipulation, ce qui risque de briser les liens familiaux. Ceux qui pensent qu’ils vaincront la maladie à force de promesses et d’arrangements se trompent, et ne font que retarder le moment de la prise en charge par les médecins.

P : Quand et qui consulter ?

X.P : Dès qu’ils soupçonnent une anorexie, les parents doivent passer le relais aux spécialistes, démissionner de leur rôle nourriciers. Selon l’état physique de l’ado, le médecin mettra en place différentes stratégies hospitalisations, consultation psychiatrique, psychothérapie ?

Propos Recueillis par M.D

Xavier Pommereau est responsable du centre Abadie, le pôle aquitain de l’adolescent, à Bordeaux. Il est notamment l’autre avec Jean-Philippe de Tornac du Mystère de l’anorexie (Albin Michel, 2007)

Psychologie magazine n°281, janvier 2009                                                                                                                     

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Published by Angélique - dans Idées fausses et préjugés
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 02:10

Je reste sans voix. Ca faisait des mois que je n'avais pas tapé le mot pro-ana dans Google. Je reste sur les fesses. Si la majorité des hébergeurs blogs font leur boulot en supprimant ces sites qui prétendent de ne pas être dangereux, la plateforme blog4ever ne le fait pas. Faudra que je regarde si la loi sur l'incitation à l'anorexie a été votée, et si oui si le décret a été publié. Et je suis prête à écrire une lettre au ministère de la santé pour qu'il botte le cul à blog4ever, et pourtant pas faire une pétition ?  Parce que merde à cause des TCA ça fait 10 ans que je survis. Je n'ai jamais voulu devenir anorexique, les gens ne calent déjà rien à l'anorexie et il faut que des gamines sans cervelle en parlent comme un mode de vie.


Je veux bien comprendre que lorsqu'on est malade et qu'on n'arrive pas à guérir, on finit par trouver une certaine stabilité avec la maladie. MAIS CE N'EST PAS UN MODE DE VIE, NI UN CHOIX.  Alors bien sûr les demoiselles hypocritement disent qu'il ne faut pas suivre leur exemple mais proposent des défis de perte de poids. Ensuite elles nous disent qu'elles souffrent de TCA et que c'est pour ça qu'elles sont pro-anorexiques. Non mais je rêve là.  Entre vivre avec la maladie et lui vouer un culte à en faire un blog, il y a une nette différence.  On trouve des sections où l'on rend hommage aux filles qui sont mortes de leurs TCA, c'est d'un morbide.  Quelques lignes plus loin elles prétendent qu'elles sont pro-ana parce qu'elles ne parviennent pas à guérir. Dans ce cas on est seulement malade de TCA et non pro-ana.


Y a des trucs qui font rire aussi comme dans la chambre d'une pro-ana il faut des choses sur Hello Kitty. Non mais lol là. Après on nous dit que malgré tout même si on est pro-ana il faut être raisonnable hors c'est en un argument en total contraction avec le fait qu'elles se disent malades. On le sait toute que dans l'anorexie il n'y a pas de raisonnable.


A ces filles je ne leur souhaite qu'une chose de crever. J'en ai marre qu'elles fassent du tord aux vraies malades qui se battent depuis des années et ne parviennent pas à aller mieux.  Et puis ce qu'elles oublient de préciser sur leurs putains de blogs débiles c'est que dans l'anorexie il n'y a pas de poids idéal, seulement le plus bas possible qui à en mourir. Elles ne précisent pas que chaque journée est une lutte perpétuelle face à la nourriture, et qu'au bout de quelques temps de frustration on tombe dans le schéma inverse de la restriction : les compulsions. Elles oublient aussi de dire la dépression qui est couplée avec l'anorexie, et comment ça peut gâcher une vie. Elles oublient de préciser quand lorsqu'on a un poids trop bas, la moindre activité physique est épuisante, qu'on peut mourir de la grimpe et que la libido est inexistante.


Ces filles j'ai envie de leur foutre des baffes. On est des milliers de malade à survivre à cause de cette putain d'anorexie, cette maladie nous gâche la vie : destruction de la cellule familiale, perte des amis, la difficulté à suivre des études correctement.


L'anorexie est une maladie handicapante. A cause d'elle je n'arrive pas à terminer mes études supérieures.  A cause d'elle je n'arrive pas à faire de projets sur le long terme, je vis au jour le jour. A cause d'elle j'ai déjà 8 ans de ma vie gâchée.


Je n'ai qu'un mot à dire à ces filles qui se disent pro-ana vous êtes stupides et sans cervelles, vous êtes pathétiques en osant affirmer qu'une malade est un mode de vie. C'est comme si un cancéreux ou un sidaïque se réjouissaient d'avoir ces maladies.  


Un dernier mot à dire, si vous aviez la jugeote d'interroger les hommes autour de vous, ils vont diront qu'ils aiment les femmes avec des courbes et pas avec des os qui pointent de toute part.


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Published by Angélique - dans Pro-anorexie
12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:34

Chose promise, chose due. Voilà donc quelques nouvelles.


En ce mois de janvier 2009, je dirais que le moral est un petit peu moins pire que ces derniers mois.


Vous allez me dire mais qu'est-ce qui c'est passé ces derniers mois ? Eh bien avec l'arrivée de l'automne et de l'hiver, je suis passée en mode dépression. La dernière fois que j'ai mis mes pieds en cours était le 13 octobre 2008. Je ne pouvais plus aller en cours, je n'en avais plus la force morale et puis le domaine du social finalement ne me correspond pas : voir des gens en difficulté ça me mine plus qu'autre chose. L'ambiance de la classe n'était pas géniale, deux clans, des garces qui critiquent dans le dos, une tension palpable. Le fait que le BTS se déroule en lycée n'a pas aidé non plus, l'ambiance lycée à 25 ans ça gave. Bref j'ai tout plaqué...une fois de plus


Ma mère m'a fait un chantage monstre pour que je reprenne les cours, me disant que je n'avais qu'à m'accrocher quelques mois. Enfin j'ai eu le même discours de la part de tout le monde autour de moi. Comme si la culpabilité de rater mes études n'étaient pas suffisantes.


Le 26 octobre je me suis totalement écroulée. Je faisais du bénévolat aux repas des ainés de ma ville, et  j'ai fini par éclater en sanglots sans la moindre raison.

Passage la semaine suivante chez le médecin avec doublage de l'AD.


Depuis le 18 novembre, j'ai repris une thérapie. Je vois ma psychiatre deux fois par semaine. Je m'entends plutôt bien avec elle. Les consultations sont totalement remboursées.  Je ne sais pas si ça m'aide réellement. Ma psy me déculpabilise notamment au niveau des études. Elle m'a dit également qu'il fallait que je m'occupe de moi.

J'ai des moments où vraiment  je ne ressens plus que du désespoir. J'ai alors envie d'aller me racheter des lames...mais pour le moment je tiens bon.


Les fêtes n'ont pas été tellement stressantes. J'avais 39 de fièvre à Noël donc l'envie de manger n'était pas là. Nouvel an j'étais toute seule. J'ai été malade durant les 15 jours des vacances et je m'en remets seulement peu à peu. Je reste pas mal épuisée au grand damne de ma mère qui ne cesse de me répéter que je ne fais rien de mes journées. En attendant, elle aussi a eu une bronchite et elle vient d'avoir aujourd'hui du prolongement au niveau arrêt de travail.


A l'heure actuelle je me sens perdue. Il me manque un but manifeste pour avancer dans la vie. J'aimerais obtenir quand même un diplôme dans une branche qui me plait. J'aimerais ne plus avoir l'impression de gâcher ma vie.

Mais les maux sont plus fort que tout : dépression, phobies diverses, TCA...

D'ailleurs en ce moment l'anorexie refait des siennes, et c'est malheureusement à mon plus grand plaisir. Je suis plus que ravie de revoir mon corps fondre peu à peu, de revoir quelques os par ci par là, de manger le moins possible.


Niveau des amours pour ceux qui me suivent depuis longtemps...j'ai revu M de temps en temps ces trois derniers mois. Et puis il m'a fait une remarque désagréable  que je n'ai pas appréciée. Je le boude depuis le 14 décembre et surtout je n'ai plus envie de vivre quelque chose avec lui. C'est le seul point positif, je ne suis plus amoureuse de lui, je peux passer à autre chose.


En tout cas, plus le temps passe plus je remarque que la médecine et les gens ne se rendent pas compte comme l'anorexie ou la boulimie sont des vraies handicaps dans la vie. Et toute la volonté du monde ne fait pas qu'on s'en sort.

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Published by Angélique - dans Carnet de route
11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 16:41

J'avoue que je commence à en avoir ras le bol de lire, d'entendre que souvent l'anorexie débute par un régime. Je ne suis pas d'accord.


Si on commence un régime c'est parce que l'anorexie est déjà là. C'est le mal être qu'elle procure qui fait qu'on se dit qu'avec quelques kilos en moins on se sentira mieux.


En 2000, l'aménorrhée c'est pointée au moins trois ou quatre mois avant une perte de poids. Elle était la preuve de mon mal-être intérieur. Et ce n'est pas parce que je voulais un corps d'enfant que quelques mois plus tard j'ai décidé de faire un régime. Je pensais sincèrement qu'avec un kilo en moins je serais plus heureusement. Après il y a ce plaisir à perdre du poids. De maitriser enfin quelque chose dans sa vie. Mais si je regardais régulièrement l'apparition de mes os dans le miroir, j'ai vite laissé tomber la balance.  Au début de mon anorexie, je n'étais pas du tout accro aux chiffres de la balance qui baisser.


Avec mon régime j'ai changé mon alimentation du tout au tout, et sans m'en rendre compte j'ai supprimé de plus en plus d'aliments et j'ai mangé de moins en moins. Mais pendant cette période je n'étais vraiment pas consciente de mes actes.


C'est lorsqu'on m'a secoué en me disant que j'étais anorexique que je suis devenue accro à la balance, que chaque repas est devenu un enfer, que j'ai été terrorisée de grossir, que je me suis épuisée au sport...

Je regrette cette période du déni où je me sentais bien. Maintenant je vis perpétuellement terrorisée par la nourriture, par la peur de faire une compulsion alimentaire, je déteste mon corps que je trouve toujours trop quelque chose.  Je suis frustrée de ne pas pouvoir manger ce que j'aime.


C'est bien beau, on m'a sorti fin 2000 début 2001 du déni. Depuis je vis dans un enfer. La médecine s'en fout. Tant que je ne suis pas sur le point de clamser à cause d'un poids trop bas, tant pis si je déprime tant que je ne me suicide pas ou que je ne fais pas de TS c'est que je tiens encore à ma maudite vie.


A cause de ma dépression et de mes TCA, je rate mes études supérieures et tout le monde s'en fout. On me dit de prendre sur moi, encore et toujours. Comme si c'était si simple. Personne ne se rend compte comment ça me fait mal d'aller d'échecs en échecs, de croire de moins en moins en la vie. Mon médecin me demande même si je ne me complais pas dans mes soucis de santé. C'est un enculé de première. Qui a envie de rater sa vie, de ne pas parvenir à réaliser ses rêves ?


J'ai perdu le peu de confiance que j'avais en moi. J'ai perdu le peu d'espoir que j'avais dans la vie.

J'ai arrêté une fois de plus mes études, parce que moralement je ne tenais plus. Chaque jour on me le reproche. On me dit que j'aurais du m'accrocher. Ils ne comprennent pas, ne veulent pas comprendre que je ne pouvais plus. Ils ne comprennent pas que j'ai honte par-dessus tout de cet abandon que j'en fais des cauchemars la nuit. Je pensais trouver ma voix dans le social mais travailler avec des gens en difficulté alors que moi-même j'en bave ce n'est pas compatible.


Ce qui me fait le plus mal c'est que j'ai la capacité intellectuelle pour faire de brillantes études mais j'en suis incapable à cause de ma santé. Et je m'en veux. Je culpabilise. J'ai peur de l'avenir. J'ai 25 ans et je fais du sur place quasiment depuis mes 18 ans.


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Published by Angélique - dans Mes écrits
9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 00:01
La top model britannique a reconnu s’être fait peur à un certain moment de sa vie tant elle se trouvait «maigrichonne»...

Des silhouettes fines, trop fines… Dénoncer la chétivité des mannequins a été la dernière tendance estivale de la mode britannique. Et Kate Moss a apporté sa voix fluette au concert de critiques.

Dans un entretien au magazine américain Interview à paraître, Kate Moss revient sur sa carrière et explique son quotidien de top. «Je n’ai pas mangé pendant un bon bout de temps. Ce n’était pas mon intention. Vous allez sur une séance photo où il n’y a que de la mauvaise nourriture, vous prenez l’avion et la bouffe est si terrible que vous ne pouvez pas en manger le moindre morceau. Vous allez sur un défilé, et il n’y a pas la moindre nourriture… Je me rappelle m’être observée debout dans ma salle de bains et… j’étais tellement maigre ! Je n’ai jamais été anorexique pourtant…. Je me souviens avoir pensé : je ne veux plus être cette maigrichonne.»

Anorexie, boulimie et laxatifs

Cette sortie de Kate Moss fait écho aux dires du mannequin Karen Elson dans le Vogue britannique du mois d’août. Elle a confié qu’elle «ne mangeait pas, était boulimique, et prenait des laxatifs» : «Je me rappelle d’une réflexion lors d’une collaboration à Paris d’un styliste qui m’a dit : «Est-ce que vous n’avez pas mangé trop de croissants, Karen?» Elle dénonce une industrie «dangereuse et qui peut potentiellement blesser les filles mentalement et physiquement.»

La mode britannique a entamé une réflexion profonde sur ce sujet, une commission d’enquête sur la santé des mannequins a été créée l’an passé pour améliorer le bien-être des top pendant la semaine de la mode à Londres. Elle semble prête à accepter des certificats de santé pour les mannequins avant les défilés, un médecin les autorisant «à travailler». Une initiative rejetée catégoriquement par New York, Milan et Paris.

Mathieu Grégoire 20 min, 28 aout 2008
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Published by Angélique - dans Célébrités et TCA