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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 21:22

Pour un gain total de 12,5 kg par exemple, voici les kilos qui vont droit à la croissance de votre bébé : 

  • Fœtus : 3,4 kg 
  • Placenta : 0,8 kg 
  • Liquide amniotique : 1 kg 
  • Utérus (augmentation du volume) : 1 kg 
  • Seins (préparation à l’allaitement) : 0,5 kg 
  • Sang (augmentation de la quantité pour un transport efficace des éléments nutritifs et de l’oxygène) : 2 kg 
  • Eau et réserves lipidiques maternelles (pour fournir de l’énergie pendant et après la grossesse) : 3,8 kg 

 

J'essaie de me rassurer...

 

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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 17:52

J'ai lu ce dossier il y a déjà un certain temps sur Rue 89. Il est fort intéressant, et nous montre que le light est avant tout une histoire de marketing...idéal dans une société qui psychote sur les kilos en trop!

 

Pour lire le dossier c'est ICI

 

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 17:38

Le rapport annuel de la mission de lutte contre les sectes met en garde contre les dangers de certaines pratiques alimentaires.

 

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Encore une nouvelle qui pourrait ne pas donner une bonne image de l'écologie ou de ses dérives extrémistes. Pour la première fois, le rapport annuel de la Miviludes, la mission de lutte contre les sectes, consacre un chapitre à la nutrition, pointant les risques de certaines pratiques issues de la mouvance « New Age ». Quels régimes peuvent affaiblir l'individu au point de les faire entrer dans des sectes ?

La mission gouvernementale nous prévient d'emblée qu'« il ne s'agit pas de lutter contre tout ce qui est naturel » mais que « le jeûne, assorti d'un dénigrement systématique de la médecine traditionnelle, s'il pousse à abandonner tous les traitements, peut être dangereux ».

 

Quand on regarde le rapport en détail, rien n'y préconise explicitement l'interdiction d'une ou plusieurs des techniques listées (de manière quasi exhaustive).

Les méthodes citées ne datent pas d'hier : du mouvement zen et son régime macrobiotique aux cures « détox », qui connaissent un succès grandissant, la liste est longue.

« La promotion des régimes restrictifs et du jeûne alimentaire dans la mouvance des thérapies non conventionnelles est préoccupante », écrit la mission, sans préciser lesquels.

Le cas le plus grave évoqué est celui du« mouvement du Graal » : une jeune mère de famille était décédée en 1997 après 21 jours d'un jeûne purificateur censé la soigner de son cancer du sein.

 

En France, une « chasse aux sorcières »

La Fédération « Jeûne et randonnée » redoute les amalgames et se dit prête à poursuivre tout propos diffamatoire. Sa présidente, Agnès Leclerc, nous explique :

« On s'adresse à des gens en bonne santé qui veulent faire une cure de bien-être et de remise en forme. Notre jeûne -de six jours en général- n'est ni thérapeutique ni curatif, on propose jus de fruits, tisanes et bouillons, le tout encadré par des guides de randonnée agréés et qui respectent une charte anti-sectaire.

Il n'y a qu'en France que l'on voit une telle chasse aux sorcières. La méthode Buchinger que nous suivons est très reconnue en Allemagne, où des séjours en clinique sont remboursés par la Sécurité sociale. »

 

La Miviludes ou les associations comme le Centre contre les manipulations mentales reçoivent parfois des signalements étranges, comme « une amie soigne son cancer avec du sang d'âne ». Mais le plus souvent, ce sont des cas isolés et les principales victimes ignorent longtemps qu'elles sont manipulées, d'autant qu'elles ont honte, se sentent responsables. Et les plaintes sont rares.

Françoise Chalmeau, conseillère santé à la Mission, remarque :

« La montée du danger va avec une prise de conscience de la malbouffe et la multiplication des messages sur l'alimentation et la santé.

Parfois -mais pas toujours- des thérapies non conventionnelles aboutissent à une emprise, une manipulation mentale, une rupture familiale, des exigences exorbitantes d'argent, des troubles à l'ordre public, des campagnes acharnées contre la médecine traditionnelle, des propositions d'un monde nouveau à caractère spirituel. »

 

Quand on lui demande de cibler précisément les régimes incriminés, elle cite en vrac :

  • la kinésiologie : méthode de thérapie holistique inspirée par la médecine chinoise ;
  • l'instinctothérapie : théorie de l'alimentation fondée sur les lois de l'évolution qui exclut la cuisson, les céréales, les produits laitiers… ;
  • le végétarisme, s'il conduit à des « régimes déséquilibrés et carencés, affaiblissent individus et préparent à manipulation » ;
  • la privation alimentaire devient dangereuse lorsqu'elle est utilisée comme moyen de prendre le pouvoir psychologiquement sur une personne ;
  • tout végétalien ou adepte du régime macrobiotique n'est pas sectaire, mais toute promesse de guérison miraculeuse doit éveiller le soupçon.

Un régime pour l'autisme à 750 euros

Le médecin spécialiste en nutrition Jean-Michel Cohen, remarque pour sa part que les dérives concernant le jeûne sont des cas isolés :

« Des gens qui se prétendent guérisseurs, s'autoproclament de titres reconnus par aucune institution comme kinésiologue, iridologue, naturopathe… se décorent d'une espèce de blouse en prétendant améliorer le bien-être. »

 

Dans son cabinet, il a vu de tout, des patients suivant des régimes pour soigner la maladie d'Alzheimer ou la schizophrénie :

« Je me souviens d'une femme qui a acheté 750 euros un régime pour l'autisme de son enfant. »

 

Cet adepte médiatique de la médecine traditionnelle voit dans les techniques détox « un caractère spirituel, une sorte de purification par le vide. Et quand, derrière les techniques alimentaires, se profile un corpus idéologique, ça dérive. »

L'effet pervers des « cinq fruits et légumes par jour »

C'est pour les cancers que les dérives sont les plus fréquentes, les malades étant prêts à croire au miracle pour se tirer d'affaire.

Ancienne chef de service à l'institut Gustave Roussy, Françoise May-Levin, cancérologue, a vu « beaucoup de malades qui suivaient des régimes de cinglés (au raisin, aux racines…) ou qui jeûnaient. » Elle ajoute :

« Neuf fois sur dix, les malades vont chercher une solution alimentaire en plus de la chimiothérapie, car l'alimentation est un peu vue comme de la magie, la médecine doit sembler trop logique. »

 

Pour elle comme pour d'autres, le matraquage du Programme national nutrition santé sur les « cinq fruits et légumes par jour » aurait eu des effets pervers. Et de rappeler avec bon sens qu'une « des grandes vertus de l'alimentation, c'est le plaisir ». On le supprime, et toutes les dérives sont possibles.

Par Sophie Verney-Caillat Rue89

http://www.rue89.com/planete89/2010/04/10/jeune-cures-detox-ces-regimes-alternatifs-au-gout-de-secte-146840

 

 

 

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 11:11

Au milieu de la nuit, je me promène sur Internet. Ca fait des mois années que je ne lis plus les blogs concernant les TCA. Je reste atterrée parce que je vois. Est-ce que ces filles font le concours du blog le plus pathétique en essayant de gagner des points par des photos d’elles avec une sonde dans le nez ou maigrissime ? Quelle est donc cette nouvelle mode malsaine ?

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Parler des ses TCA, c’est bénéfique. Mais ne parler que de cela à longueur de journée et fréquenter uniquement des cercles de malades ça finit par être réellement néfaste et du coup ça n’a pas l’effet escompter.

C’est vrai qu’au début on est contente de voir qu’on n’est pas là seule à souffrir, la seule à ne pas parvenir à guérir, la seule à ne pas avoir trop envie de guérir parce que malgré tout l’anorexie ça nous apporte quelque chose qu’on a pas envie de perdre…

Je suis peut-être dure. J’ai pondu moi-même à une époque des textes pathétiques, mais je n’avais pas cette impression de m’apitoyer sur mon sort, je n’avais pas cette envie de m’enfoncer pour qu’on me plaigne…J’essayais d’analyser mon comportement. Et surtout j’assumais.

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Qu’on ne se rende pas compte de son comportement au début des TCA c’est normal, c’est le déni. Mais au bout d’un certain temps, on sait ce que l’on fait. On sait que si on maigrit trop il y a de fortes chances de finir en hospitalisation, on sait que si on continue de vomir le potassium baisse de façon dangereuse. Je sais que ces comportements ne sont pas simples à combattre, mais à moment donné il faut se prendre en main un minimum. Personne ne pourra faire les efforts à notre place. Oui c’est un chemin semé d’embûche. On avance, on recule, mais la vie c’est ça.

Ces derniers temps, on me dit souvent que j’ai fait un bon bout de chemin. Mais pour parcourir ce chemin j’ai arrêté pendant un temps d’écrire sur la maladie, parce que la vie ne se résume pas à cela et au bout de quelques années on ne fait que se répéter. Ensuite j’ai stoppé mes lectures de livres , de blogs, de forum sur les troubles alimentaires, parce que si on ne reste que dans le contexte des TCA on ne peut pas s’en sortir.

Et surtout j’ai cessé de me peser ! D’après mon expérience c’est le seul moyen de lâcher prise et de plus vivre par rapport à un chiffre.

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Oui on se demande toutes comment s’en sortir.

Eh bien s’en sortir ce n’est pas remanger normalement, ce n’est pas ne plus penser comme une anorexique…de toute manière à ces niveaux là, au bout de nombreuses années de TCA , il restera des stigmates.

Guérir c’est quoi ? C’est accepter le monde extérieur. C’est faire des activités et rencontrer des gens qui n’ont rien à faire avec les troubles alimentaires. C’est arrêter de regarder son nombril pour regarder dehors.  C’est trouver des passe-temps, des passions qui nous font oublier nos démons intérieurs.

Ce n’est pas pour rien que je suis férue des séries US et UK, car quand je suis devant je ne pense plus (et en plus j’améliore mon anglais).

Je vais mieux parce que j’ai arrêté de vivre pour les TCA dans un monde de TCA. Et franchement il n’y a regretté, il n’y a que du plus. Parce qu’on est persuadée que les TCA nous apportent quelque chose mais chose, mais c’est une fausse impression.

M’être réouverte sur le monde extérieur m’a fait le plus grand bien. Je me suis poussée au cul pas mal de fois. Je reste malgré tout une casanière de première mais de ne plus évoluer dans les sphères des TCA je ne pense presque plus aux TCA (sauf dans certains contextes bien entendu).

 

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Published by Eixerona - dans Mes écrits
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 23:38

Dur dur de supporter les kilos de la grossesse. Il y a des jours où je me sens comme une vraie baleine, ce qui fait que me sens plus « grosse » que je ne le suis.

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Je m’alimente de façon équilibrée. Je fais peu d’écart. Les crises de compulsions ont disparu.

Mais voilà le corps emmagasine malgré tout et mon bidon commence à pointer.

Maintenant ça se voit que je suis enceinte. Dans un sens ça me rassure, car j’étais traumatisée par l’idée que les gens pensent que j’avais juste grossi. Oui il y a un mode de pensée qui persiste malgré tout…

J’ai peur de l’après grossesse. Je crains de ne pas parvenir à retrouver ma taille de guêpe. Je crains également d’arriver trop bien à maigrir et que cela dégénère méchamment. Je sais qu’au fond de moins retrouver mon poids plume d’il y a quelques années ne pas déplairez pas. 

 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 22:30

Ma formation est officiellement terminée depuis lundi 12h.

J’ai eu mon examen.

 Je suis officiellement Secrétaire Assistante.

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Mais bon le marché de l’emploi est déprimant, il n’y a presque pas de postes (même pour faire des boulots de « merde ») et les quelques offres ce sont soit des contrats spécifiques où je ne rentre pas dans les critères, soit des CDD de plusieurs mois donc avec mon bidou je ne peux pas postuler puisque j’accouche dans la période du dit CDD.

Ma gynécologue est une des premières personnes sensées en me disant de chercher du travail une fois que bébé sera là.

Enfin malgré tout je me suis inscrite dans les agences d’Intérim et je regarde les annonces sur Pôle emploi.

En attendant je vais en profiter pour me remettre à mon permis, il faudrait que je l’obtienne avant septembre. Que ce soit terminé une bonne fois pour toute et que je sois une maman indépendante au  niveau des déplacements.

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Donc à partir de mardi prochain, retour aux cours de code et ce week-end potassage du livre de code histoire de me remémorer les conneries sur lesquelles ils adorent nous poser des questions.

Hop hop j’avance, j’avance !

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Published by Angélique - dans Carnet de route
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 20:53
La semaine dernière je suis allée passer une échographie pour savoir le sexe de ma petite crevette.
Il s'avère que c'est une petite fille. Mes voeux ont été exaucés.


 

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Published by Angélique - dans Carnet de route
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 20:44

Hush_Hush_by_colorrrs.jpgThis is the end. Oui c’est enfin la fin. La fin de cette fichue formation entreprise notamment pour mon épanouissement personnel (comme la majorité des autres filles de la formation d’ailleurs) et également pour m’ouvrir le marché de l’emploi (ouais mais en 2010 y a plus de taf…quelle blague !)

 Résultat des courses une pétasse nous aura fait chier toute l’année avec sa grande gueule et ses délations constantes. On pourrait penser que vers 30 ans la connerie s’attenue, que nenni ! Outre le fait qu’il fallait qu’on soit toujours de son avis à elle, n’est ce pas !

Allez va te faire voir ma vieille quand on demande à haute et intelligible voix ce qu’est un pamphlet, il vaut mieux fermer sa grande bouche et de consulter le dictionnaire plutôt que de montrer tes limites de culture G.

Enfin si elle s’était arrêtée à vouloir avoir toujours raison. Non, elle affabulait des histoires qu’elle allait conter à notre très chère formatrice. Genre une de mes amies reniflait souvent, et bien l’autre pétasse est allée raconter à la formatrice que ma copine sniffait de la coke dans les toilettes. Franchement ça ne me serait jamais venu à l’idée d’imaginer une chose pareille. L’autre pétasse ne doit pas avoir un passé tout blanc. Sinon dernièrement, une autre fille de la promotion a tourné de l’œil durant un examen. Résultat : les pompiers sont venus et toussa. Et bien notre chère pétasse a prétendu que c’était du cinéma.

On notera quand même que notre chère pétasse à tricher à deux examens…Tout le monde est au courant et la formatrice ne fait rien…Waouh du grand art !

Après rien ne m’étonne, vu comment notre formatrice s’est comportée durant 10 mois. Jamais là lorsqu’on avait besoin elle. Elle donnait toujours les informations et les explications à trois personnes, les autres pouvaient aller paitre. Ou bien elle nous fournissait des informations contradictoires d’un jour à l’autre. Elle faisait des traitements de faveur, aimait descendre les gens rien que pour se faire plaisir et n’hésitait pas à aller fouiller sur nos ordinateurs, voire fouiller nos boîtes mail ou notre page facebook si on n’avait eu le malheur d’oublier de se déconnecter.
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Non décidément les ambiances 100% filles je déteste au plus au point.

Heureusement j’ai fait la connaissance de sympathiques personnes dans notre mini promo de 13 avec lesquelles je garderais contacts. Les autres, elles iront au diable.

Enfin voilà encore vendredi matin et lundi matin, et ce sera terminé !

Je suis parvenue à aller passer mes examens. Chose que je n’avais pas fait depuis des lustres, même ma mère n’y croyait plus. Rien que d’y aller, c’est une victoire.

Bref demain j’ai le résultat. J’aurais pu le savoir ce soir mais dans ce cas il fallait téléphoner à notre formatrice adorée. Lorsqu’elle m’a dit ça cet aprem, je lui ai répondu du tac au tac que j’attendrais demain. Elle a joué sa peau de vache toute l’année avec moi, et bien je la ferais chier jusqu’au bout.

C’est vacances prolongées à partir de mardi, à moins de trouver miraculeusement du travail…

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Published by Angélique - dans Carnet de route
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:11
photo_1264953058557-1-1.jpgContrairement à une idée encore trop souvent admise, on guérit l'anorexie, mais au prix d'un combat acharné et prolongé, parfois émaillé de rechutes, soulignent des spécialistes à l'occasion d'une journée professionnelle sur les troubles du comportement alimentaire (TCA).


"C'est important de dire qu'on peut en sortir. Il n'y a aucune fatalité à rester anorexique toute sa vie, même au bout de 10 ans", assure le pédopsychiatre Philippe Jeammet, président d'honneur du réseau TCA Ile-de-France qui organisait cette journée vendredi à l'hôpital Sainte-Anne à Paris. "Mais c'est une vraie bagarre", ajoute-t-il.

Anorexie mentale et boulimie sont des maladies qui évoluent sur plusieurs années, avec de "vraies guérisons", même s'il peut y avoir des rechutes, souligne Nathalie Godart, pédopsychiatre à l'Institut mutualiste Montsouris.

Les deux-tiers des patients anorexiques sont considérés comme guéris à 5 ans. Pour la boulimie, le taux de guérison est estimé à 70% à 7 ans, précise-t-elle.

"Plus précoce est la prise en charge, meilleur est le pronostic", avec des complications limitées et une maladie moins longue, selon le Dr Godart.

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Encore faut-il que le trouble soit diagnostiqué et correctement pris en charge, à la fois dans ses aspects physiques, psychologiques, mais aussi familiaux et sociaux.

"La moitié des patients souffrant de troubles du comportement alimentaire n'accèdent jamais à des soins", relève Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l'hôpital Raymond-Poincaré (Garches) et président du réseau TCA Ile-de-France.

"Les TCA se caractérisent par un déni des troubles et un relatif refus de soins", ajoute-t-il. Le système de santé peut être lui aussi dans le refus.

"La boulimie ne se voit pas", glisse Renaud de Tournemire, pédiatre à l'hôpital de Poissy.

Pas facile non plus de penser à une anorexie en face d'une fillette de 8 ans, intellectuellement très brillante, qui dépérit. Ces formes très précoces existent pourtant, indique Catherine Doyen, pédopsychiatre à l'hôpital Robert-Debré, et conduisent à une rapide dégradation de l'état de santé.

Le Dr de Tournemire cite l'exemple d'une adolescente de 13 ans, dont l'anorexie a été diagnostiquée par un endocrinologue, consulté sur les conseils d'un pédiatre lui-même alerté par un retard de croissance. Suivie ensuite par un psychiatre, "trouvé par les parents dans les pages jaunes", sans concertation avec d'autres médecins, elle a été hospitalisée en urgence, pesant 25 kilos.

Chez les adultes, le trouble est parfois découvert avec 20 ou 30 ans de retard, à l'occasion d'une consultation pour un tout autre motif : fracture, ostéoporose, ou, pour nombre de jeunes femmes, une demande de procréation médicalement assistée.

85470224-copie-1.jpgSans être une menace vitale, des formes chroniques peuvent gâcher la vie, souligne le Pr Jeammet. Elles se traduisent par un "hypercontrôle", des rituels alimentaires astreignants, une obsession des calories.

1,5% des femmes et 0,16% des hommes souffriraient d'anorexie mentale, selon le Pr Melchior. L'anorexie mentale concernerait 1% des adolescents, la boulimie 3%. Selon des estimations, entre 20 et 30% des adolescents seraient touchés par des troubles mineurs du comportement alimentaire.

Créé sous l'égide de la Fondation de France, le réseau TCA Ile-de-France (www.reseautca.idf.org) veut faciliter l'accès aux soins. Il s'inscrit dans un ensemble de réseaux régionaux, par le biais de l'Association française pour le développement des approches spécialisées dans les TCA ((www.anorexieboulimie-afdas.fr).

Source AFP
modifié le 02/02/2010
 

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Published by Angélique - dans Anorexie
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 15:54

Changer une partie de leur corps ou de leur visage si elles le pouvaient, elles sont 87% à en rêver. Parmi les parties du corps qu'elles souhaiteraient changer, le ventre arrive en première position (64%). Suivent les cuisses (50%), les fesses (38%) et les seins (37%). Selon un sondage Top Santé/Harris Interactive publié ce samedi 13 mars.

 

Néanmoins, le sondage révèle des envies différentes en fonction de l'âge.

Ainsi, 63% des jeunes femmes de 15-24 ans préfèreraient refaire leurs cuisses, contre 69% des femmes âgées de 50 ans et plus qui opteraient plutôt pour le ventre. Plus les femmes sont jeunes, plus elles se sentent à l'aise avec leur corps. Ainsi, 67 % des femmes de 25 à 34 ans se sentent belles, contre 59 % des femmes de 35 à 49 ans et 55% des femmes de 50 ans et plus.

 

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Près des trois quarts ont peur des interventions esthétiques

Concernant les pratiques esthétiques, 74% des femmes estiment que c'est « à la mode » et 61% pensent que cela fait partie de l'évolution de la société. Néanmoins, 71% des personnes interrogées ont peur des interventions esthétiques, notamment les jeunes femmes de 15 à 24 ans (81%).

Pour les femmes, les complications médicales sont le premier frein aux interventions de type « transformation » (53%). Suivent le prix (52 %) et le fait de « ne pas vouloir contrarier la nature » (44%). Néanmoins, 45% des femmes envisagent tout de même de recourir à des interventions de type « anti-âge » ou « transformation ».

Enfin, les femmes n'ont aucun problème à l'idée que les hommes puissent recourir à des méthodes esthétiques. Ainsi, 73% d'entre elles trouvent normal que les hommes aient envie de changer leur apparence. En revanche, 94% des femmes trouvent choquant le fait que les mineures puissent avoir accès à la chirurgie esthétique.

Ce sondage a été réalisé en ligne par Harris Interactive pour le magazine Top Santé, entre le 1er et le 8 février 2010, auprès d'un échantillon de 1000 femmes représentatives de la population française âgées de 15 ans et plus.

Source:http://www.leparisien.fr/laparisienne/beaute/changer-d-apparence-87-des-femmes-en-revent-13-03-2010-847509.


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Ce qui est dommage dans cet article, c'est qu'on ne s'intéresse pas au pourquoi les femmes aimeraient changer une partie de leurs corps. On se doute bien que c'est le résultat de notre société qui se voue au culte de la minceur (maigreur??) et de la jeunesse.

Reste que le résultat est édifiant...peu de femmes semblent en réelle harmonie avec elles-mêmes, ce qui est bien dommage. 
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Published by Angélique - dans Revue de presse