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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 01:47

J’ai passé ma seconde échographique vendredi dernier. Me voilà déjà à 22 semaines de grossesse, plus de la moitié du chemin d’accompli. Bébé est en pleine forme. J’ai eu la confirmation que c’est bien une petite fille.

 Elle fait déjà 550g et elle déteste quand on l’embête. En sentant l’appareil de l’échographie sur mon ventre, elle a exprimé son mécontentement en donnant un grand coup de poing. C’est déjà une véritable chipie. Pour le moment, elle a encore la tête en haut et les pieds en bas. D’ailleurs ses petits pieds je les sens souvent, heureusement maintenant elle devient un peu plus douce lorsqu’elle bouge ce qui fait que ça devient agréable de la sentir gigoter.

Sinon je commence à m’habituer à mon bidon qui grossit petit à petit. Cependant je crois que je vais pester les prochains mois car je trouve qu’il est déjà encombrant et ce n’est pas fini.

Mauvaise nouvelle par contre, ma TSH fait à nouveau des siennes. Donc le traitement a été revu, mais en attendant je suis épuisée pour un rien et j’espère que ça ne va pas influencer ma prise de poids, il manquerait plus que ça.

Et ce sont surtout des rdv supplémentaires à la maternité à la clé. Aller quasiment toutes les semaines à la maternité, ça devient quand même lassant, surtout que je n’aime pas les hôpitaux d’une manière générale.  D’ailleurs ça me désespère de savoir que pour un accouchement qui se passe à merveille on nous retient 5 jours à la maternité. Quelle horreur…

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Et le ventre s'arrondit doucement

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 20:24

Reportage sur Tara Lynn, un mannequin grande taille qui a fait la une de plusieurs magazines féminins, dont elle.

La vidéo est disponible pour 69 jours, et c'est le chapitre 3.


http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/l-emission-du-02-avril-2010-5837099.html

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Published by Eixerona - dans Vidéos
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 19:40

Tara rayonne


C’est bête à dire, mais elle rayonne, et ça n’est pas quelque chose de si fréquent chez une top. La top en jette, la top en impose, la top est gracieuse, ravissante ou fatale, mais rarement elle irradie à la façon de Tara. En fait, le secret de cette fille, c’est qu’elle baigne dans le bonheur. A Seattle, sa ville natale, elle a un boyfriend fou amoureux, avec qui elle a ouvert l’été dernier un restaurant latino appelé « Meza », qui sert « des tapas vénézuéliennes et une sangria délicieuse ». Tara est qui elle est, mange ce qu’elle veut manger. C’est beau !

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Tara se déshabille sans la moindre pudeur

Tara se déshabille sans la moindre pudeur et balade maintenant sa bouille rieuse et son large derrière en tanga couleur chair à travers le studio, aussi à l’aise que dans sa salle de bains. Elle regarde les premières photos de la séance affichées sur un mur par l’assistant du photographe – qui jubile, tellement Tara est une joie de fille à prendre en photo.On sait toutes ce que c’est de se voir en photo, avec ses imperfections, on déteste ça, on est dure avec soi, mais Tara pose son long doigt bronzé sur celle où elle est nue et s’exclame : « I love this one ! » avec une voix de petite fille qui dit : « J’adore le Nutella ! »

Ah, si seulement les femmes complexées par leurs rondeurs avaient la chance de se retrouver à la place de Tara, sublimée par l’oeil d’un photographe et le talent d’une styliste, star d’une série de mode, choisie pour ses formes, célébrée pour ce qu’elle est. Contrairement à ce que ses joues rebondies pourraient laisser croire, Tara a 27 ans, mais ne fait ce métier que depuis deux ans.

Avant ça, elle a galéré. Aux Etats-Unis, elle a fait des dizaines de petits jobs, serveuse de fast-food, épicière, ouvrière agricole, secrétaire, pour économiser et venir en France, où elle a passé deux ans à Strasbourg, puis un an à Chantilly, en tant que jeune fille au pair, avant de reprendre ses études à Seattle. Elle s’exprime dans un français joliment teinté d’accent américain. « Lorsque j’étais à Chantilly, un soir, Mathilde, la petite fille que je gardais, est rentrée de classe en disant innocemment : “Tara, les enfants à l’école, ils ont dit que t’es grosse. Mais je t’aime quand même.” Je lui ai dit que je l’aimais aussi, et j’ai essayé de ne pas pleurer, raconte Tara. Dès le lendemain, je me suis mise à faire du jogging une heure et demie par jour. J’ai perdu 30 kilos en deux ans, au prix d’efforts nutritionnels insensés. J’avais toujours faim. Des courbatures en permanence. J’allais mal. Je me suis détendue, j’ai repris 10 kilos, je me suis sentie de nouveau heureuse et je suis rentrée à l’agence de mannequins Ford NYC. Je me sens bien dans ma peau aujourd’hui, mais ce n’est pas seulement grâce à mon métier. Je crois que j’ai surtout repris le contrôle de ma santé et accepté l’idée que ma silhouette n’était pas conforme à l’image de la perfection qu’on nous bombarde en permanence. »

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Tara a aussi oublié d’être bête

Tara a aussi oublié d’être bête. Diplômée d’un mastère en linguistique,la jeune femme s’amuse de la nouvelle folie qui s’empare de la planète mode, soudain décidée à célébrer les rondes après une décennie de culte de la maigreur. Adulée pour son minois enchanteur et sa facilité désarmante à porter des pièces de créateur, elle a participé au désormais mythique shooting « Curves Ahead » du magazine new-yorkais « V », photographiée par Sølve Sundsbø. « Je crois que j’ai du succès aujourd’hui parce que, contrairement à d’autres mannequins, j’essaie de réfléchir en posant et de comprendre ce qu’on veut de moi ! »

 Elle se mord la langue, l’air coupable. Son rapport à la mode est aussi détendu que son rapport à l’objectif de l’appareil photo. « Si j’avais eu un portefeuille plus fourni et des hanches moins larges, j’aurais pu devenir une fashion victim, constate-t-elle en haussant les épaules. Mais, comme cela a toujours été difficile pour moi de trouver des vêtements qui m’aillent, j’ai tendance à choisir des pièces durables, intemporelles. J’aime surtout les robes, à porter avec des talons le soir et des bottes plates le jour. » Son adresse préférée ? Zizzi, un site de shopping en ligne danois (www.zizzi.dk) pour lequel elle a posé.


Le shooting reprend. Tara, sublimement drapée dans une robe rouge Lanvin, s’appuie en riant contre la botte de foin apportée au studio pour la séance. « Pas trop serré ! » lui crie l’assistant. « Pas trop serré ou pas trop sérieux ? » demande Tara avec son délicieux accent de jeune fille au pair, en écarquillant les yeux avec innocence, avant d’éclater de rire, consciente de sa bourde. Fondante, décidément fondante.

Source:http://www.elle.fr/elle/Mode/Dossiers-mode/La-top-qui-donne-envie-d-etre-ronde/Tara-rayonne/(gid)/1200043

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 18:28

Crystal Renn, qui c'est celle-là?

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Depuis quelques mois, la mode plébiscite enfin les rondes. Le succès de Crystal Renn, mannequin "grande taille" au visage de madone, en est la preuve.

D'où vient-elle?

Crystal Renn est née en 1986 à Miami. Elle a grandi dans le Mississippi, élevée par sa grand-mère. A 14 ans, la pom-pom girl est repérée par un chasseur de tête. Il lui promet la gloire si elle réussit à réduire drastiquement son tour de hanches. La belle plante s'exécute, et plonge dans la spirale infernale de l'anorexie. Le calvaire qu'elle s'inflige dure trois ans.

Un jour, alors que son corps s'avère encore désespérément trop lourd pour certains contrats, son agent lui suggère de se positionner sur le créneau des mannequins grande taille. C'est la libération. Elle prend 32 kg, mais loin de faire fuir les marques, cette sensualité retrouvée dope sa carrière. En 2006, elle défile pour Jean Paul Gaultier et pose pour Dolce & Gabbana. L'année suivante, Mango en fait l'une de ses égéries.

 

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Crystal pendant sa période d'anorexie

 

Qu'est ce qu'elle fait?

En septembre 2009, elle publie son autobiographie, Hungry, dans laquelle elle raconte ses années marquées par les troubles alimentaires. Porté par les reproches récurrents faits à un monde de la mode avide de maigreur, le livre déclenche un sacré ramdam.

En janvier 2010, Crystal Renn défraie de nouveau la chronique dans un numéro spécial de V Magazine mettant en valeur la variété des tailles. Shootée par Terry Richardson, la top tout en courbes y apparaît nettement plus à son avantage que sa collègue maigrelette. Depuis, les parutions s'enchainent (Glamour US de février, Vanity Fair italien de mars). En février, elle défile également pour le créateur anglais Mark Fast.

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A quoi la reconnaît-on?

Avec son visage éclatant, ses formes pleines et son regard conquérant, difficile de confondre Crystal Renn avec un autre mannequin. A 23 ans, elle affiche une féminité épanouie qui plaît autant aux filles qu'à la gent masculine. Mesdemoiselles, faites le test auprès des hommes de votre entourage: le plus souvent indifférents au corps de Kate Moss, ils montreront probablement un intérêt nettement plus marqué pour l'Américain

 

A suivre?

Sans l'ombre d'un doute. A l'aise dans sa taille 44, Crystal Renn nous prouve qu'il y a une vie après les régimes. Alors que l'on sort de longues années de règne de mannequins affamés sur les podiums, les derniers défilés des créateurs (Prada et Louis Vuitton en tête) prônent d'ailleurs un retour aux silhouettes en sablier. Ouf, on respire!

 

Où la trouver?

Toutes ses photos sont consultables sur le forum de The Fashion Spot, qui lui consacre un fil de discussion. Vogue Paris dresse par ailleurs un portrait d'elle dans son numéro de mai, photos avant/après à l'appui. La journaliste la décrit comme une ambitieuse businesswoman qui caresse l'idée de lancer sa ligne de vêtements. D'ici là, attendez-vous à voir Crystal Renn de plus en plus souvent en couverture des magazines.

 

Source: http://www.lexpress.fr/styles/mode-beaute/mode/crystal-renn-qui-c-est-celle-la_886355.html

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Published by Eixerona - dans Célébrités et TCA
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 01:51

Je reprends peu à peu mon rythme de croisière. Me coucher tard et me lever tard. Y a pas à dire, la nuit c’est là que je me sens le mieux, et puis autant en profiter tant que je peux parce que lorsque bébé sera là, tout sera chamboulé.  Et puis lorsque je reprendrais une activité professionnelle, il  faudra bien me coucher de bonne heure pour me lever tôt le matin.

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La fatigue est un peu moins grande, mais reste encore bien présente bien que je me repose quasiment tout le temps.  Ca me rend souvent ronchon, car j’aime faire les choses vite et bien, et lorsque vider le lave-vaisselle ou faire à manger devient un calvaire parce que je me traîne ça m’énerve au plus au point. Mais bon on fait avec, y a pas le choix.

J’ai enfin pu reprendre une activité sportive. J’aurais préféré la piscine, mais des jeunes cons ont eu la mauvaise idée de la faire flamber à moitié en février…du coup elle est fermée et impossible de savoir quand elle va rouvrir… En attendant, je me suis remise tranquillement au mini stepper devant mes séries et quand le soleil décide de briller, je vais me balader une bonne heure avec le chien.  Le retour du soleil est bien agréable.

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Le moins du moment est que j’ai toujours faim. D’après ce que j’ai pu lire, c’est un problème récurrent chez la femme enceinte. En plus j’ai des envies de sucré, ce n’est pas ce qu’on fait de mieux (Quoique des envies de fromage ça ne serait pas mieux). Pourquoi je ne peux pas avoir envie de pommes comme avant. Non les pommes, ça me dégoûte toujours plus ou moins, comme le café, la salade verte passe moyen…Des fois il y a de quoi s’arracher les cheveux.

En plus vendredi j’ai un rendez-vous avec la sage-femme. Ce n’est plus elle qui me suit pendant la grossesse, puisque je préfère garder pour mes visites mensuelles la gynécologue qui est plus compréhensive via à via des TCA et qui ne souhaite pas m’ennuyer à fliquer mon alimentation. Mais voilà il reste ce rdv avec cette stupide sage-femme. Normalement c’est pour discuter de l’arrivée de bébé, de la préparation à l’accouchement et toussa, mais je sens bien qu’elle va m’en rajouter une couche avec mon alimentation. Mais là je crois que si elle ose aborder le sujet, je claque la porte. Je trouve que c’est une honte de fliquer les femmes enceintes et de les culpabiliser sur leur alimentation. En tant que femmes, et dans une société qui a pour culte l’extrême minceur et la jeunesse, on est déjà toujours en train de faire attention à ce qu’on peut avaler. S’il y a bien une période où l’on peut se faire plaisir, c’est pendant la grossesse. Bon je ne dis pas non plus qu’il faut manger pour deux et s’empiffrer, il ne faut pas tomber dans les extrêmes. Mais on peu t bien nous laisser un peu de leste. Je suis choquée lorsque je lis sur les forums de grossesses que les gynécologues osent « engueuler » leur s patientes parce qu’elles prennent trop de poids. Après ça ne m’étonne pas, notre société porte en horreur les « gros » et a tellement peur de l’obésité, qu’elle préfère s’en prendre aux femmes enceintes…

 

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Sinon bébé semble en forme. Elle bouge souvent. Notamment le soir. Si on entend souvent que sentir bouger est une chose agréable comme des petites bulles ou des vagues, ce n’est pas mon cas. La petite le soir adore me maltraiter le bas du ventre, ce qui fait que je recommence les insomnies parce que j’ai mal. Non porter la vie n’est pas toujours merveilleux…

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 16:12

Mince, jeune et occidentale : telle est la femme idéale vantée par la majorité des publicités. Face à une pression croissante, quelques campagnes jouent timidement la carte de la différence.

 

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Halte aux clones ! » titrait sans état d'âme « Le Nouvel Observateur » à la mi-janvier, dénonçant la déferlante de « lèvres pneumatiques, pommettes gonflées et seins siliconés ». Comme dans les années 1970 sous la pression des féministes, ou dans les années 1990 avec la levée du tabou sur l'anorexie, la publicité est à nouveau accusée d'imposer un modèle de beauté féminine univoque et aliénant.

Un modèle reposant sur trois critères majeurs : « La jeunesse, la minceur et l'origine occidentale, énumère le philosophe et sociologue Gilles Lipovetsky. On parle beaucoup du succès de mannequins blacks comme Naomi Campbell, mais la révolution est ténue : il s'agit de beautés aux traits fins, caucasiens. Vous ne verrez aucun nez épaté, aucun visage épais. Alors que, paradoxalement, "l'épais", jugé traditionnellement laid dans nos sociétés, revient en force chez les Occidentales avec les injections dans les lèvres et les seins siliconés. »

Un modèle, surtout, d'autant plus difficile à atteindre que les visuels publicitaires, savamment retravaillés via des logiciels tels que Photoshop, imposent aux femmes un idéal impossible à atteindre : des pommettes hautes, des lèvres charnues, une poitrine voluptueuse et une taille de guêpe, associées aux longues jambes de pouliche et au « baby face » des top-modèles de 15 ans. Un exemple de ces excès : dans la dernière campagne anti-âge de Dior, l'actrice Sharon Stone, cinquante-deux ans, est à peine reconnaissable.

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Pression croissante

« La publicité a une responsabilité dans cette pression croissante, mais elle ne crée pas, à elle seule, les normes esthétiques, juge le psychanalyste Serge Hefez, spécialiste entre autres de l'anorexie.  En revanche, elle reflète assez bien une société de plus en plus individualiste, où l'estime de soi est liée au travail permanent que l'on livre pour s'accomplir, se dépasser. Avant, on se définissait par rapport à ses appartenances sociales… A présent, l'estime de soi dépend de ce que l'on est parvenu à faire de sa vie, psychiquement, socialement, relationnellement, amoureusement. L'étau se resserre. »

Gilles Lipovetsky est encore plus brutal : « Les femmes sont soumises en permanence à un double discours.  D'un côté, les médias et la publicité leur ordonnent : "sois toi-même ", c'est-à-dire demandent une individualité, une singularité. De l'autre, ils leur intiment d'être conformes à un modèle extrêmement strict et impératif, bref, d'être dans un contrôle permanent d'elles-mêmes. La beauté est devenue canonique, indiscutable, et les modèles sont intériorisés dans le cadre de ce qui est devenu aujourd'hui un véritable terrorisme mondial, une dictature de 7 à 77 ans.  Plutôt que sur le libéralisme, la toute-puissance de la pensée unique s'exerce sur les normes de la beauté. »

Et les femmes s'inclinent : étrange caste masochiste, elles avaient applaudi à deux mains la campagne Dove (Unilever), signée Ogilvy, qui dès 2003 avait le cran de présenter des filles naturelles, spontanées et imparfaites… mais elles continuent en parallèle à acheter en masse les produits L'Oréal, vantés par des icônes marmoréennes et inaccessibles.  Tandis que insensiblement, Dove est revenu à des campagnes plus classiques. Qu'on se le dise : au royaume de la beauté, la schizophrénie est reine.

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Minorités un peu plus visibles

Désespérant ? Pas tout à fait : des verrous sautent, des tabous s'écroulent. Mais pas à pas.  Dans les années 1980 et 1990, en sublimant en publicité des beautés noires (Grace Jones) ou maghrébines (Farida, premier mannequin beur), le directeur artistique Jean-Paul Goude faisait figure de provocateur. Aujourd'hui, un frémissement se fait sentir : « Entre 2005 et 2008, le taux de diversité est passé de 3 % à 7 % dans les campagnes publicitaires », se félicite Jean-Pierre Teyssier, président de l'ARPP (Association de régulation professionnelle de la publicité), qui regroupe publicitaires, annonceurs et médias. Même s'il relève que « le taux de diversité est beaucoup plus important en télévision et dans les campagnes faisant figurer des groupes d'individus que dans la presse magazine, où les annonceurs sont frileux lorsqu'il s'agit de mettre en scène une personne unique vantant un produit de grande consommation. Le fait, alors, qu'elle soit noire ou asiatique rend l'identification de la consommatrice beaucoup plus difficile ».

Même avancée en demi-teinte pour les seniors.  Il y a une dizaine d'années, l'agence BETC-RSCG avait tenté de réitérer le succès de son spot des « bébés nageurs » Evian avec une brochette de seniors radieux. Bouderie des consommateurs. Dix ans plus tard, les actrices Jane Fonda (soixante-treize ans) et Andie McDowell (bientôt cinquante-deux ans) vantent les mérites des crèmes anti-âge de L'Oréal. Il est vrai qu'elles sont encore belles, ont un nom, parfois même une légende.  Une porte s'est ouverte, mais le temps n'est certainement pas venu où une quinquagénaire anonyme sera sollicitée…

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Les clientes sont moins dupes

Surtout, le regard de la consommatrice se fait plus perçant, plus aigu : disposant elle-même d'un appareil photo numérique, elle identifie désormais les trucages. Repère les faux-semblants. Et, lorsque l'annonceur est pris la main dans le sac, l'affaire fait du raffut.  L'Oréal se mord encore les doigts d'avoir ajouté, dans sa campagne de pub britannique, des faux cils à son égérie Penelope Cruz pour vanter un mascara « super-allongeant ». L'Advertising Standards Authority (ASA) a demandé illico le retrait du visuel incriminé. « Les choses avancent, mais c'est lent », reconnaît Jean-Pierre Teyssier, qui reprend l'éternel questionnement : « Est-ce le rôle de la pub de faire avancer la société ? A cela, les annonceurs nous répondent régulièrement : "Ce n'est pas notre boulot." Et c'est vrai que la publicité a plutôt pour fonction de refléter la société que de la faire progresser. Il faut donc veiller à ce que les campagnes évoluent à un rythme équivalent. Ni trop lentement ni trop vite. Comme le disait Lénine : "On peut être un pas devant les masses mais pas deux." »

 

VÉRONIQUE RICHEBOIS, Les Echos
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Published by Eixerona - dans Revue de presse
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 23:05

La médisance me semble parfois une caractéristique typiquement féminine.

Et c’est notamment pour ça que peu à peu, je me détache peu à peu  de pas mal de personnes atteintes de TCA car elles n’hésitent pas à un instant à vous dénigrer pour se rassurer elles-mêmes sur leur propre condition et leur ligne.

Parce que, par devant, elles sont adorables, vous font des compliments et tout. Mais par derrière, c’est tout le contraire. Elles scrutent vos photos pour voir si vous avez pris 100g. Et après, elles vont disserter de leur découverte avec leurs copines.

Elles n’hésitent de dire à vos amies que si vous rentrez dans du 34/36 de grossesse, c’est parce que vous allez dans des magasins qui taillent gros. Mais bien sûr…Du 36 reste du 36, et si j’allais chez Pimkie ou enseigne du genre, je rentrerais encore dedans, sauf le ventre bien entendu…puisque je suis enceinte !

Oui ici une personne précise est visée car j’en ai ras le bol qu’elle soit hypocrite. Je la considérais comme une amie, mais finalement il semble que je sois juste pour elle un élément de comparaison et qu’il faut mieux que je prenne du gras pour la réconforter par rapport à ses névroses alimentaires. Après ça ne m’étonnerait pas quelle soit la seule, parce que franchement les TCA entrainent un nombre incalculable de comportements malsains et débiles.

Moi je n’ai pas de temps à perdre avec des personnes qui ont de telles considérations. Je ne juge pas, je ne choisie pas mes amies par la taille de leur pantalon ou leur poids…

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:24

Le phénomène est récent mais le monde gronde sur le culte des corps photoshopés. C’est vrai on a en a ras le bol de voir bourrelets, rides et cellulites toujours lissés par l’informatique. Résultat que la nana est 20 ans ou 50 ans, elle a la même face et le même corps.

Même les starlettes de Hollywood se lassent du règne de la photo parfaite.

C’est le cas de notre chère Britney Spears. Elle sait qu’elle n’est pas parfaite mais malgré tout elle est fière de son corps.

 Britney a participé à des photos en maillot de bain pour la marque Candies mais elle a voulu qu’on montre également les photos avant retouche.  Et pour ça je crois qu’on peut lui dire bravo pour son initiative parce que franchement moi ça me fait du bien de voir une femme normale. J’en ai plus que ras le bol d’être entouré de modèles féminins irréels.

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C'est fou comme photoshop fait maigrir pour de faux!

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Published by Eixerona - dans Célébrités et TCA
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 12:33

Par Maïté Turonnet (L'Express Styles), publié le 26/03/2010 à 09:53 - mis à jour le 26/03/2010 à 09:53

 

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Elle a de tout temps influencé les canons de la beauté et le désir d'être en bonne santé : l'historien Georges Vigarello, dont le livreLes Métamorphoses du gras vient de sortir, explique comment.

A la lecture de votre ouvrage, on découvre que la minceur est, depuis toujours, liée à la santé?

Dès le Moyen Age, la frugalité est une considérée comme une vertu. Elle s'oppose aux débordements du gros, soupçonné d'avidité et de balourdise. En 1092, Berthe, reine de France, est répudiée par Philippe Ier à cause de son "extrême grosseur". Dans le récit courtois Aucassin et Nicolette, l'héroïne est décrite comme ayant une taille si fine "qu'en vos deus mains la peussiés enclorre". Les critères sont définitivement posés au début du XIIIe siècle: la femme doit avoir la ceinture étroite et la chair tendre, "onctueuse", preuve de sa bonne santé, signe de sa délicatesse.

Pourtant, les femmes nues de Rubens sont plutôt grasses...

Il s'agit d'un goût personnel du peintre. Il explore les corps plantureux avec fascination, mais lui-même ne boit pas, mange peu et a fait inscrire sur le mur de sa maison d'Anvers l'injonction romaine Mens sana in corpore sano[Un esprit sain dans un corps sain].

 

Comment fait-on alors pour ne pas grossir, ou pour maigrir?

Une "diète maigre"... On sait en effet depuis toujours qu'alimentation et poids sont corrélés. Au XVe siècle, le traité de Luigi Cornaro Une exhortation à une vie sobre et régulière pour atteindre un grand âge délivre moult conseils de modération. Ni trop boire ni trop manger, peser ses aliments, ne consommer que des viandes "légères", du vinaigre ou du citron astringents - donc amaigrissants - voire de la craie pulvérisée. On fait des purges laxatives, les médecins pratiquent des saignées censées alléger... Au XVIIIe, les soupers fins s'organisent autour des légumes, des fruits et des volailles, Les interdits s'installent.

Quid de l'exercice physique?

Marcher, monter à cheval, pratiquer des mouvements de toute sorte sont des gestes sains encouragés par les praticiens. Il faut toutefois attendre les années 1850 pour que la gymnastique soit théorisée (en Prusse et en Suède) dans une pratique militante, couplée aux bains froids et au naturisme. L'acmé de cette volonté hygiéniste étant sans doute Les Dieux du stade, le film de Leni Riefenstahl réalisé lors des Jeux olympiques de 1936 à Berlin.

Et si ça ne marche pas?

Les femmes se soumettent à divers supplices: à partir du XVIe siècle, l'étranglement de la taille et de l'estomac se généralise via sangles, lacets et lames de fer. Le métal contraint les chairs. Cette violence ne prend fin que vers 1900, lorsque, confrontées au monde du travail dans lequel elles entrent, les femmes elles-mêmes réclament la suppression du corset, jugé incompatible avec leurs nouvelles tâches. Paul Poiret, le couturier qui, le premier, a dessiné la ligne en I d'un corps élancé et sans taille, n'a rien inventé.

 

Régimes, coercitions, recettes miracles: toutes choses encore d'actualité. Notre vision du corps parfait a-t-elle vraiment évolué?

Oui, radicalement. Le changement s'opère juste après la Première Guerre mondiale, les femmes ayant pris conscience qu'elles ne dépendaient plus de leurs hommes, partis au front. La distanciation d'avec le modèle maternel, que, faute de partenaire, elles n'assurent plus, démode les contours mammaires et la largeur des hanches. Les journaux diffusent l'image d'une garçonne sportive aux formes longilignes. Maigrir devient un devoir ou, pis, une obligation.

On n'en sortira donc jamais?

Il semble que, depuis peu, quelques prémices laissent espérer plus de liberté. Les individus revendiquent de plus en plus fort le "droit à la différence". On voit des associations de grosses personnes réclamer leur part de beauté pour que cesse enfin la discrimination dont elles s'estiment, à juste titre, victimes. Les mannequins décharnés inquiètent plus qu'elles ne séduisent. Les nutritionnistes, confrontés à l'échec patent des régimes hypocaloriques, commencent à dire que ce qui compte, plus que la ligne, c'est le "être bien dans sa peau"... Non, rien n'est joué!

 

http://www.lexpress.fr/styles/mode-beaute/beaute/la-minceur-n-est-pas-une-invention-moderne_858131.html

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 21:33

On dit toujours que la grossesse et son gros bidon sont un vrai bonheur.

Si ça l’est pour certain, moi je ne suis pas d’accord. Je suis heureuse d’être dans quelques mois maman, mais franchement si je pouvais zapper l’étape grossesse je le ferais…

 

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Je prie pour avoir un petit bébé et un petit bidon parce que lorsque je vois le ventre énorme de certaines femmes enceintes ça me panique. Non je ne veux pas être une baleine presque à exploser...

Hier je faisais un peu de shopping chez Kiabi.

Oui trouver des beaux vêtements de grossesse c’est le branle bas de combat. Déjà on n’en trouve pas dans tous les magasins. Par exemple à Nancy centre à part H&M et Natalys (mais là je ne vous cause pas des tarifs !) y a rien...

Même dans les magasins où il y a un rayon de vêtements de maternité, j’ai l’impression qu’ils se donnent la main au niveau de la laideur des fringues. Des motifs fleuris et vieillots, des coupes de mamies... Ce qui me surprend parce qu’on nous dit partout qu’il faut profiter de sa grossesse pour mettre en valeur ses rondeurs et notamment sa généreuse poitrine. Oui à part que les décolletés ça ne court pas les rues.

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Au niveau des jeans, je n’ai pas à me plaindre. J’ai trouvé de magnifiques slims sur le site de Vertbaudet, et je nage dans leur 36. Ce qui finalement me rassurer à moitié sur mes kilos.

Mais pour les hauts/débardeurs/gilets/pulls , tout est long, sans formes. Pour parvenir à m’habiller un peu prêt comme je veux je dois courir dans les différentes enseignes où il y a des vêtements de grossesse en priant pour qu’il reste du 36. Et puis la majorité des débardeurs ou tee shirt peuvent me servir de robe…désespérant.

Voilà d’ailleurs une chose illogique. Je sais que pas mal de femmes s’habillent en 36 normalement, même si ce n’est pas une majorité. Et il y a très peu de taille 36 en rayon. Mais bon ça me donne pas envie de grossir pour autant et mettre du 38.

Bon je vois que j’ai fait une belle digression...

Donc lorsque j'étais chez Kiabi, pas mal de femmes enceintes étaient présentes…et certaines avaient un ventre à faire peur. Plus qu’énorme. On avait l’impression qu’elles allaient exploser d’un jour à l’autre. Non j'espère que mon ventre sera bien proportionné lol.

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Published by Eixerona - dans Carnet de route