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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 09:46

Sans-titre.jpgEn compagnie du docteur Gérard Apfeldorfer, psychiatre spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire, Elisabeth Martichoux ouvre le débat sur l'image du corps et le culte de la minceur prôné par les médias et la mode.

Au sommaire :

- Culte de la minceur, les garçons aussi
Grégory et Thomas sont deux hommes soucieux de leur image. Si Grégory prend soin de son apparence grâce au sport, Thomas, lui, a sombré dans l'anorexie.
- La mode est-elle trop mince ?
Alors que la taille moyenne des vêtements des Françaises est le 40, la mode utilise des mannequins minces et vend une image du corps irréaliste.

 

DIFFUSIONS

LA CHAÎNE PARLEMENTAIRE MARDI 15 JUIN 2010 DE 21H35 À 22H00 (25')

Rediffusions :
Jeudi 17 juin 2010 : LA CHAÎNE PARLEMENTAIRE 13h30
Dimanche 20 juin 2010 : LA CHAÎNE PARLEMENTAIRE 07h30
Dimanche 20 juin 2010 : LA CHAÎNE PARLEMENTAIRE 22h00
Mardi 22 juin 2010 : LA CHAÎNE PARLEMENTAIRE 01h00
Mardi 22 juin 2010 : LA CHAÎNE PARLEMENTAIRE 09h30

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Published by Eixerona - dans Emissions télé - reportages - films
14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 12:29

07/06/2010 Le figaro.fr

Un travail physique et psychologique permet aux anorexiques de retrouver leurs repères et réacquérir la notion de volume.

 

«Nous voyons arriver des patientes anesthésiées sur le plan émotionnel et mais aussi sur le plan physique.» Les ateliers mis en place par l'équipe de kinésithérapie de Béatrice Després, dans le service du Dr  Pommereau, visent donc à aider les anorexiques à reprendre contact avec leur corps et leurs émotions. Chaque atelier repose sur des exercices conçus grâce à l'expérience acquise en particulier depuis l'ouverture de l'unité pour troubles des conduites alimentaires (UTCA) du Centre Abadie, à Bordeaux.

Dans le premier atelier, consacré à la motricité, les jeunes filles - Béatrice Després ne voit qu'un garçon par an - font des exercices très simples, semblables à ceux que font les enfants atteints de retard du développement. «Il leur faut retrouver une motricité spontanée car elles sont tellement dans le contrôle qu'elles ne savent plus faire des gestes aussi simple qu'enjamber une barre, souligne-t-elle. Les exercices permettent également de retrouver la représentation de leur corps dans un espace donné. Elles se voient comme démesurément grosses ou perdent la notion de volume. Elles ne pensent pas, par exemple, à se mettre de profil pour passer entre deux voitures, elles font toujours le tour.»

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Un deuxième atelier, que les patientes appellent «musculation», leur permet d'accompagner la reprise de poids et de renforcer leur fonction cardio-respiratoire. «Elles prennent ainsi le temps de s'habituer à leur nouveau poids et c'est l'occasion d'aborder, tout en confiance, leur hyperactivité qui peut provoquer des déchirures musculaires ou des tendinites car les anorexiques ne connaissent ni douleur ni fatigue», ajoute Béatrice Després.

Les adolescentes anorexiques ont également beaucoup de mal avec le toucher, qu'elles peuvent apprivoiser dans l'atelier de relaxation. «C'est un sujet compliqué. Le massage entre dans la logique de destruction qui consiste à s'infliger des choses désagréables. Il faut donc être très prudent au début et utiliser un intermédiaire comme une balle pour éviter le contact de peau à peau», note-t-elle.

Atelier de relaxation

Béatrice Després a également mis au point, avec son équipe, un atelier d'expression corporelle qui permet aux jeunes filles, par le biais d'un enchaînement de mouvements conçu en groupe, de raconter une histoire en lien avec ce qu'elles vivent à l'extérieur. «Ce travail se fait en lien avec la psychologue et vise à leur faire prendre conscience que le corps parle et peut exprimer beaucoup de choses.» Un autre atelier se fait en lien avec le reste de l'équipe soignante : la morpho-pictographie. «À partir de silhouettes et de représentations symboliques de l'art primitif, en particulier de la préhistoire, nous les aidons à reprendre contact avec leurs cinq sens et avec leur féminité.»

Béatrice Després se repose sur l'ensemble de l'équipe de l'unité pour ses ateliers. «Le travail physique que nous faisons avec les jeunes filles peut être assez dur pour elles sur le plan émotionnel et il est essentiel de savoir que le reste de l'équipe saura comment réagir.» Les kinésithérapeutes en ville se sentent ainsi parfois très isolés face à des patientes anorexiques, surtout s'ils sont loin d'une équipe spécialisée, encore trop peu nombreuses en France.

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:48

lafilleinvisible.jpgA la télévision, on ne compte plus les reportages consacrés à l'anorexie, maladie qui touche en majorité les adolescentes et les jeunes femmes. Alors qu'on croyait tout savoir sur le sujet, Emilie Villeneuve et Julie Rocheleau l'abordent différemment, grâce à un support original, la bande dessinée. Dans La fille invisible, elles racontent une histoire toute simple, émouvante, qui reste imprimée longtemps dans la mémoire.

 

La BD commence par la rencontre entre une journaliste et un médecin spécialisé dans les "troubles du comportement alimentaire". Celui-ci décrit en détails à son interlocutrice les symptômes de l'anorexie, et la manière dont on la soigne aujourd'hui. En parallèle de cet entretien, on suit une année scolaire avec une lycéenne, Flavie. Quelques mois qui correspondent à une descente aux enfers pour l'adolescente. Elle se déteste ("Je suis un désastre naturel ambulant"), rêve d'être une autre... Un régime, voilà la solution à tous ses problèmes. Le temps des grandes vacances, elle perd beaucoup de poids. A la rentrée, ses copines la qualifient d' "ana".  Ça veut dire quoi, ça ? 

Flavie a de la chance, car ses parents remarquent son mal-être et l'emmènent rapidement chez un médecin. Elle est donc très entourée, même si le chemin vers la guérison est long et douloureux. A la lecture, les événements semblent s'enchaîner très vite, alors que le récit dure une année entière. De toute façon, pas besoin de dizaines de pages pour rendre sensible la souffrance de Flavie : les dessins de Julie Rocheleau atteignent parfaitement cet objectif. Visages dissimulés, silhouettes anguleuses, pièces plongées dans l'ombre: tout cela crée une fragilité autour de Flavie. Du début à la fin, on perçoit les choses par son regard trouble et incertain, en alternance avec le discours informatif du médecin.

Pour cet album, la scénariste Emilie Villeneuve a collaboré avec un spécialiste des troubles alimentaires. On y trouve donc des termes médicaux, des tournures parfois un peu lourdes mais qui ont le mérite d'illustrer et de compléter la dimension émotive de l'histoire de Flavie. Si la BD s'achève sur une note optimiste, elle reste réaliste et crédible jusqu'au bout. Pas de happy ending, plutôt une envie de vivre qui se reconstruit, pas à pas

Source: http://livres.ados.fr/emilie-villeneuve/livres/La-fille-invisible/-la-fille-invisible-l-anorexie-en-bd.html

 

 

 

 

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Published by Eixerona - dans Bibliothèque
13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:21

L’autre sage femme a bien réussi son coup.

 Je me sentais mieux dans mon corps, je mangeais un peu près normalement et quasiment sans culpabilité.

Voilà une semaine que je me reprends la tête avec la nourriture grâce aux belles réflexions de la dame.  Non je ne m’affame pas mais j’attends avec impatience la fin de la grossesse pour ça. En attendant il ne se passe pas une minute sans que je culpabilise dès que j’avale quelque chose.

La culpabilité me pèse et me rend triste. Alors je suis d’humeur morose depuis une bonne semaine... GENIAL.

Ca envahit même mes rêves où je me retrouve à dévorer des gâteaux (même pas bons).

Peu importe que ce soit des rêves ou la réalité, je culpabilise…

Ca m’énerve !

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 20:46

Aujourd’hui malgré la moiteur ambiante, j’ai donc dû aller une fois de plus à la maternité pour faire une échographie intermédiaire pour vérifier la croissance de bébé.

Si vous vous me suivez régulièrement, vous savez que la sage femme qui me suit est une vraie mégère plutôt incompétente et qu’elle s’est mise dans la tête que la croissance du bébé n’était pas satisfaisante. J’ai d’ailleurs trouvé ça tout à fait bizarre car à ma seconde écho bébé était pile dans la « normalité », et on se doute qu’avec mon 1,55 m je ne vais pas pondre un mastodonte.

Comme d’habitude, j’ai poireauté à la maternité…pour changer…Mon rendez-vous était à 15h, mais je ne suis passée qu’à 15h30. Et encore ¾ d’heure d’attente pour récupérer les résultats… Bref je suis ressortie à 16h43 plus que stressée et dégoulinante car là haut la clim n’existe pas…

Résultats : bébé est parfaite. Elle va bien. La tête en bas (la sage femme m’avait prétexté le contraire quand même, alors que moi je le savais qu’elle avait la tête en bas parce que ses petits petons je les sens depuis mal de temps en haut de mon ventre et plus en bas !).  Sa croissance est harmonieuse. Ca ne sera pas un énorme bébé. Ca je m’en doutais déjà. Ma mère a eu des petits bébés, ma sœur (qui est bien plus grande que moi) n’a pas eu un bébé énorme non plus, donc je suis la lignée quoi.

C’est vrai qu’à la maternité, leurs échos sont magnifiques. J’ai pu voir le visage de ma petite puce et j’étais toute émue. Mais bon je suis quand même fâchée de mettre déplacer pour rien. Quand il chaud, on est mieux chez soi  au frais plutôt que de supporter la chaleur des transports en commun et des bâtiments surchauffés de la mat.

Enfin voilà l’autre sage-femme avait affabulé.

 Après rien de m’étonne de sa part, même pour le magnésium elle n’est pas foutue de prescrire la bonne dose. Ma gynécologue me fait prendre 4 cachets contre 2 pour la sage-femme. 

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Echo du jour. Bébé suce sa main. 

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:03

Les filles « plus size », comme on les appelle aux USA, n’ont pas dit leur dernier mot. Après les mannequins rondes, les blogueuses XXL font parler d’elles. Rencontre.

« Trop belle, cette marinière ! Et ce pantalon treillis, il est fait pour moi ! » C’est ce qui se passe en général dans le cerveau d’une fille plongée dans un magazine de mode. Une fille qui fait un taille standard. Sakina, Stéphanie et Charlotte, elles aussi, s’extasient, mais savent que trouver cette marinière va être une vraie galère. Pas facile de suivre les tendances quand on fait du 50. Pourtant, leur garde-robe n’a rien à envier à une modeuse format 38. Ces blogueuses se sont donné une mission : montrer qu’on peut être fashion et « plus size ».

Big Beauty, Young Fat and Fabulous, Fat Girls Like Nice Clothes Too…Autant de noms de blogs en forme de manifestes qui témoignent d’un mouvement de font sur le Web. En Australie, en Europe et aux Etats-Unis, elles sont des dizaines à se proclamer grosses et fières de l’être. Photos de leurs looks préférés et échanges de bons plans comme dans les autres blogs, chez les fat-shionistas.

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Shopping XXL, le défi

Robes bustier, jeans slim et stilettos en pagaille, quand on fouille dans les valises apportées par les blogueuses Charlotte, Stéphanie et Sakina pour notre séance photo, on n’imagine pas les difficultés qu’elles ont rencontrées pour se constituer un style branché. « Trouver des vêtements cool en 50, c’est mission impossible confie Sakina. » Rebutées par les lignes « grandes tailles » souvent ringardes, malmenées par des vendeurs méprisants, sous-représentées dans les magazines, des dizaines de filles XXL à travers le monde prennent leur revanche grâce au Web. « J’ai lancé mon blog parce que je voulais montrer que les rondes ont le droit d’aimer la mode et d’acheter autre chose que des robes T-shirt informes », explique Sakina, du blog Sacksindthecity. « Les marques traditionnelles ne dépassent pas le 44, constate l’Américaine Gabi Gregg (Young Fat and Fabulous). On trouve juste des corners grandes tailles au fond des magasins. Parfois, je finis au rayon homme. » Une réalité qui ne colle plus avec l’aspiration grandissante des filles fortes à être bien lookées. Encouragées par des stars comme Lily Allen, Crystal Renn ou Beth Ditto, elles ne veulent plus être laissées sur la touche. «  La France est en retard sur les tailles XXL, explique Stéphanie alias Big Beauty. Chez H&M, on trouve du oversized, chez Zara c’est difficile. Du coup, j’achète en ligne car les marques anglais vont jusqu’au 50-52. » Dorothy Perkins a ainsi sauvé plus d’une fat-shionista. « J’ai enfin mis la main sur un T-shirt en lin en 46 chez Asos Curve », jubile Sakina. Malgré les échanges de bons plans, les galères continuent. « Les filles doivent réfléchir avant d’acheter sur le Net, conseille Lilli de Frocks & Frou Frou. Si la pièce ne va pas, il faut la renvoyer et repayer des frais. » Alors, pour leurs lectrices, les blogueuses jouent à fond leur rôle de testeuses-défricheuses : «  Je file les codes promo que je trouve sur le Web, explique Sakina. Et certaines filles attendant de voir comment une fringue tombe sur moi avant de l’acheter.

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Coaching en ligne.

En plus de partager leurs trouvailles shopping, les blogueuses sont aussi là pour conseiller des filles en manques de repères. Quelle coupe pour quelle morphologie, quelle longueur de jupe pour quelle taille de jambes… « Le problème des filles rondes, c’est qu’elles veulent paraître plus minces, constate Lilli. C’est un piège ; aucun vêtement ne fait maigrir. Il faut oser les coupes moulantes, les rayures horizontales, les décolletés plutôt que de tout cacher. Le camouflage, c’est la meilleure façon d’avoir l’air énorme. » Sakina l’a bien compris, d’ailleurs c’est en jean slim, s’habitude réservé aux fines, qu’elle se sent le mieux. Mais derrière des débats –slim ou baggy- en apparence futiles, ces blogs posent des questions sérieuses. «  Pour nous, être à la mode, c’est presque un acte politique, explique Gabi. La société nous rend invisibles. Pour une marque, proposer la taille 50, c’est la honte ? alors quand je m’habille de façon provocante, je fais bouger les choses. » Kylanita qui se réclame du mouvement US Size Acceptance, est une militante déguisée en modeuse. Même si sur son blog, elle garde un ton volontairement léger, elle n’oublie pas que la corpulence est la première cause de discrimination à l’embauche, avant la race et le sexe. « Je tiens à utiliser le terme « fat » (gros en français), explique aussi Gabi dans une vidéo de son blog. Ce mot descriptif à l’origine, est devenu synonyme de paresse, de négligence. Je fais attention à moi, je suis dynamique, et pourtant je pèse 95 kg. A bon entendeur.

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La résistance prend forme

Mais loin de d’apitoyer sur leur sort et leur corps, nos fat-shionistas sentent que les choses bougent. Avec un nombre croissant de blogs et près de 140 000 connexions par mois pour certains, une communauté de filles rondes prend forme. L’indifférence de rigueur se fissure, les mannequins « plus size » se font remarquer, les marques mode s’interrogent sur ce marché potentiel. En France, Big Beauty vient de lancer une collection pour La Redoute en taille 62. Elle est aussi consultante pour la marque Devernois. Le Vogue Italien vient d’inaugurer son site Vogue Curvy, dédié aux femmes rondes. Une initiative de la rédactrice en chef Franca Sozzani : « Les mannequins pâles et décharnés semblent moins attirants et même démodés, écrit-elle sur son blog. […] Le temps est venu de considérer à nouveau les femmes comme des êtres de chair et non plus comme des aliens à mille lieues de la réalité et du désir des hommes. » Sakina et Gabi sont d’ailleurs devenues des blogueuses pour le site. Et elles ne comptent pas s’arrêter là : « J’organise en juillet une conférence Young Fat and Fabulous à New-York, raconte Gabi. J’ai invité une dizaine de fat blogueuses pour découvrir les labels US, rencontrer des créateurs et, bien sûr, faire du shopping ! ». Tout un programme.

www.youngfatandfabulous.com

www.sacksinthecity.blogspot.com

http://frocksandfroufrou.blogspot.com

www.leblogdeBigBeauty.com

http://kylanita.canalblog.com

http://fatshionable.com

Source: Glamour n°75, Juin 2010

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 20:54

Je déteste toujours autant voir la sage-femme.

Elle persiste dans son trip que les fruits pendant la grossesse font grossir comme les autres sucres. Je veux bien être d’accord sur le fait que si on se goinfre de fruits, on peut grossir mais ce n’est pas un ou deux fruits dans la journée qui vont affolés la balance. Si un fruit fait autant grossir qu’une pâtisserie dans ce cas disons amen aux pâtisseries !

Enfin comme si je ne culpabilisais pas assez dès que j’avale quelque chose.

Et puis elle insiste bien sur le fait que ma prise de poids est dans la normale. Mais m’a répété au moins 5 fois qu’il fallait que je fasse attention si je ne voulais pas me sentir serrée dans mes habits. Mais TA GUEULE.

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C’est bon, comme si tout n’était pas assez compliqué dans ma petite tête.

Non le poids pris n’est pas la conséquence de mes biscuits du matin ou des quelques fruits que je peux grignoter mais plutôt aux quelques crises de compulsions que j’ai pu subir.  Celles qui me tuent psychologiquement.

Et puis y a aussi mes problèmes de thyroïde qui font grossir. Pourtant elle a lu devant moi mon dossier.

Sérieux, j’avais des envies de meurtre.

Je ne lui demande pas grand-chose, juste d’arrêter de me harceler avec la nourriture. J’y pense suffisamment comme ça.

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Enfin, je crois qu’elle est coconne sur tous les sujets. Elle m’a  demandé si j’avais déménagé dans mon nouvel appart. Euh mais de quoi parle-t-elle là ? Comme si je pouvais prendre un appartement avec les 3 sous que je touche et vivre décemment.  Surtout qu’il n’a jamais été prévu pour le moment que je déménage tant que je n’aurais pas un taf pour tout financer.

L’entretien avec la sage-femme a duré une heure et quart. Je suis ressortie éreintée, contrariée et sur les nerfs.

Je dois me coltiner fin juin un atelier sur la vie pratique autour de bébé. Ok si certaines femmes ont besoin de ce genre d’atelier pour se rassurer, ce n’est pas mon cas.

Jeudi je retourne de nouveau à la maternité pour une échographie de contrôle car bébé serait légèrement en dessous des courbes. Après mon petit gabarit, je ne vois pas comment je pourrais avoir un gros bébé dans mon utérus. Enfin moi d’après ce que j’ai pu lire, je n’ai pas un gros bébé mais il est dans la normale. La sage-femme a encore une fois dû s’emmêler les pattes dans le nombre de semaines de grossesse.

Enfin on verra, moi je ne m’inquiète pas.   

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 21:13

Bon alors qu’est-ce qui s’est passé depuis le 19 mai ?

Le bidon grossit de jour en jour. Maintenant c’est flagrant on voit que je suis enceinte. J’avoue je préfère, car je ne m’imagine plus dans ma tête que les gens pensent en me voyant  « Oh elle a grossi ». C’est sûr j’ai grossi, mais pour la bonne cause.

Je me fais comme je peux à ma nouvelle silhouette, mais souvent j’ai remarqué que j’oubliais tout simplement que j’étais enceinte et lorsque je crois un miroir ou une vitrine, je ne me reconnais pas immédiatement.

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Sinon j’évite toujours de connaître mon poids même si le méchant endocrino n’a pas tenu sa langue vendredi. Rien de catastrophique, le poids évolue normalement mais bon quand on a des TCA, les chiffres du poids restent un véritable couperet.

Je tiens bon pour bien me nourrir mais je n’ai qu’une hâte d’être en septembre. C’est bête mais y a des trucs stupides qui me manquent comme sauter un repas et sentir la faim au ventre, et surtout y résister. C’est là que je vois que tout est loin d’être réglé dans ma relation vis-à-vis de la nourriture.

Sinon je passe ma vie à la maternité entre l’endocrinologue pour la thyroïde, la psy, la gynécologue, la sage-femme. C’est gonflant.  Pas facile de trouver le bon dosage de médicaments pour stabiliser la thyroïde, heureusement maintenant mon taux de TSH est moins haut, donc je ne suis plus épuisée. C’est déjà ça de gagner.

L’endocrino m’a appris plein de choses en tout cas. Qu’en plus de jouer sur le poids et la fatigue, une thyroïde mal réglé cause des insomnies, de la constipation, des ongles cassants, une peau sèche, des cheveux secs et cassants.

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Lors de ma dernière prise de sang, la femme qui  me pompait  mon sang me disait qu’être enceinte c’est du boulot. C’est tout à fait vrai. Encore je n’ai pas à me plaindre parce qu’actuellement je n’ai pas d’activité professionnelle, mais ça doit être chaud quand on bosse de casser tous ses rendez-vous à la maternité, plus d’une doit être obligée de poser des rtt ou des jours de congés.

Niveau moral, y a des jours avec et des jours sans. Comme tout le monde quoi.  Je profite au maximum de mon temps libre puisqu’après tout sera chamboulé avec l’arrivée de bébé. C’est plus difficile d’aller au cinéma avec un nourrisson, n’est-ce pas.  

Niveau vie de famille, je suis à nouveau célibataire depuis quelques mois. Je tiens juste à le signaler. Ca n’allait plus avec  lui. Y a rien de plus à dire. Je ne suis pas la première ni la dernière dans cette situation. Ca ne me gêne pas et ça ne me fait pas peur, c’est le principal.

Voilà donc les derniers news !

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 17:44

Les TCA ne sont guères apaisées avec la grossesse.

Moins de compulsions, mais il y a encore. Et elles sont deux fois plus culpabilisantes parce que difficile de compenser par une tonne de sport ou de la restriction pure et dure.

Je crois qu’il n’y a de pire au monde que la culpabilité. Elle nous abat, nous écrase, nous submerge…

Il y a des jours où j’ai simplement juste envie d’arrêter de manger parce que je n’en peux plus.

 Je subis difficilement les changements de mon corps. Ce nouveau corps je ne l’aime pas. Je n’ai qu’une hâte retrouver celui d’avant. Et je crois que je serais prête à tout pour le ravoir à nouveau.

Je ferais l’effort de tenir le coup les 4 prochains mois par je ne suis pas toute seule dans mon corps, mais après ce sera autre chose.

Une nouvelle guerre se prépare et pas la meilleure.

Et finalement après des années de réflexion, j’en suis toujours au même point. Toujours cette envie, ce besoin de contrôle du poids, de la nourriture sans savoir exactement pourquoi. Ce besoin de maigreur et de légèreté alors que paradoxalement je ne trouve pas ça beau, que je n’ai jamais trouvé ça beau.

TCA maladies étranges et contradictoires. 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 18:51

L’évaluation de la fertilité des femmes avec des antécédents de TCA varie en fonction du nombre d’années de prise en charge et du moment de l’évaluation. Après 4 à 5 ans, on retrouve des taux de grossesse d’environ 20 % et de 50 % pour les femmes mariées ; ces taux se situent entre 41 % et 68 % après 10 ans de suivi. Cependant, si l’on différence ces femmes en fonction de leur statut marital, les taux de  grossesse comme d’infertilité chez ces femmes sont similaires à ceux retrouvés dans la population générale.

Ces résultats conduisent à deux remarques :

  • D’une part, le fait de parvenir à nouer une relation amoureuse satisfaisante apparait comme un bon indice d’une meilleure adaptation socio-affective et concerne sans doute des patientes moins en difficulté, ou ayant pu s’accommode en partie de la problématique sous-jacente aux troubles des conduites alimentaires.
  • D’autre part, ces résultats suggèrent que les troubles du comportement alimentaire ont d’autant moins de conséquences sur la fertilité qu’ils sont bien pris en charge, et en particulier quand ils ont abordé les questions de la féminité et du désir d’enfant.

Le cas de patientes anorexiques mentales et enceintes est de plus en plus fréquent :

  • Certaines patientes dont l’anorexie est toujours très symptomatique ont maintenant recours aux différentes techniques de procréation médicalement assistée pour envisager une grossesse.
  • Les règles peuvent réapparaitre, le plus souvent après une période suffisamment longue lorsque le poids est normalisé et les carences alimentaires corrigées, chez les femmes ayant des antécédents d’anorexie mentale.

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La période de la grossesse chez ses femmes est cependant à surveiller étroitement, car il existe un risque d’aggravation ou de rechute du trouble alimentaire pendant la grossesse. La grossesse provoque des modifications majeures et rapides du schéma corporel, semblables par certains aspects au bouleversement physiologique et psychologique de la puberté et susceptibles de réactiver certains problèmes personnels chez ces femmes, notamment autour de l’image du corps et de la relation à l’alimentation. La prise de poids rapide pendant la grossesse serait susceptible de réactiver les fantasmes de perte de contrôle, « d’expansion sans fin » à la moindre prise alimentaire souvent évoqués par les patientes anorexiques. Par ailleurs, l’accès à la maternité (re)pose de manière aiguë la question de l’autonomie/dépendance, des relations aux images parentales.

Les études naturalistes sur cette population d’anorexiques mettent également en évidence une élévation significative du risque de dépression après l’accouchement, par rapport au risque dans la population générale ;

Bien que les études de cas suggèrent un risque accru de complications au moment de l’accouchement et pour l’enfant (malformations du fœtus, mort in utéro, naissance avant terme…), les études menées sur des populations de femmes plus importantes vont plutôt dans le sens des grossesses se déroulent normalement et sans complications majeures. La donnée la plus constante serait celle de petit poids de naissance de l’enfant pour la durée de la grossesse, différence non retrouvée à 3 mois de vie, donc réversible ? Ces petits poids de naissance seraient fortement liés à la prise de poids de la mère au cours de la grossesse. Cet élément incite à la prise en charge de ces femmes afin de les identifier précocement et d’accompagner les nécessaires modifications de leur comportement alimentaire pendant la grossesse :

  • accompagnement diététique
  • explications concernant la croissance du fœtus et l’impact d’une malnutrition de la mère pendant la grossesse,
  • repères concernant les modifications de la physiologie et de la morphologie maternelle pendant la grossesse.

De ce fait, certains travaux mettent l’accent sur l’augmentation de fréquences des complications gynéco-obstétricales :

  • majoration ou reprise de vomissements pendant la grossesse,
  • difficulté à suivre une alimentation normalement équilibrée, en quantité et en qualité,
  • prise pondérale nettement insuffisante, qui aboutira à une majoration de l’amaigrissement visible après l’accouchement.

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Après la naissance, les jeunes mères anorexiques rencontrent souvent des difficultés qui se concentrent au moment des repas :

  • difficultés dans la mise en place de l’allaitement si celui-ci est souhaité,
  • hésitations incessantes quant à la durée des repas, leur composition tant sur le plan qualitatif que sur celui des quantités à proposer, inquiétude pathologique de la mère sur ce que le bébé ou le jeune enfant va manger en dehors de son contrôle (crèche, cantine, goûter d’anniversaire, séjour chez les grands parents…), adaptation quasi scientifique des rations alimentaires pour que son enfant en fonction de son activité physique programmée pour la journée sans tenir compte des envies, demandes et besoins réels de son enfants…
  • restrictions modérée ou plus sévère des quantités pouvant aller jusqu’à entraîner une courbe de poids inférieure à la normale, ou au contraire, forcing alimentaire, consignes strictes demandées au jeune enfant de « tout finir » (attitudes qui peuvent conduire pour l’enfant à une absence d’acquisition des sensations de satiété physiologiques), absence au domicile des aliments jugés « inutiles » par la mère, tels que le chocolat, les biscuits secs, préoccupations excessives quant au poids et globalement à l’aspect physique de son enfant…
  • plus finement, impossibilité au cours ou autour des repas et de l’alimentation pour ces mères anorexiques de mettre en place convivialité, plaisir, échanges réciproques et chaleureux et caractère ludique de ces moments partagés, absence de souplesse, de flexibilité, d’adaptation aux signaux émis par le bébé pendant les repas.

Enfin en dehors de toute situation liées directement ou indirectement à l’alimentation, des perturbations plus globales de la relation mère-enfants peuvent être observées :

  • contrôle excessif et intrusivité de la mère vis-à-vis de son enfant,
  • rigidité de la relation et manque de spontanéité
  • difficulté à accepter son autonomisation croissante, à canaliser ses émotions négatives et à le rassurer…

Le suivi de ces patientes anorexiques ou ayant des antécédents d’anorexie doit dont être particulièrement rapproché pendant la grossesse et après l’accouchement, tant sur le plan psychique que somatique et obstétrical, afin de repérer précocement toute difficulté ou souffrance, et de proposer une prise en charge adaptée à chaque patiente (soutien, mis en place ou reprise d’une psychothérapie, prescription d’antidépresseurs si nécessaire, suivi diététique personnalisé…)

La préexistence d’une relation de confiance solidement établie entre la patiente et son thérapeute permet souvent de franchir cette étape clé de la vie dans de bonnes conditions en évitant les principales difficultés mentionnées plus haut.


Extrait de  "L’anorexie mentale : Déni et réalités"

 

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Published by Eixerona - dans TCA & Grossesse