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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 21:15

Il faut beau, il fait chaud. Je supporte toujours bien la chaleur, je la bénis même car grâce à elle je n’ai plus envie de manger du chocolat ou des carambars.  Je me fais plaisir avec les fruits, en évitant les trop sucrés quand même (La sage-femme s’arracherait les cheveux si elle savait. Elle qui m’avait dit d’augmenter les féculents et de supprimer quasiment les fruits…). Je n’ai plus de glace dans le congélateur pour éviter les tentations (on ne sait jamais). Je profite de mes balades en ville pour manger une boule de glace si j’en ai envie de temps en temps. Il ne faut pas oublier de se faire plaisir et ne pas engendrer la frustration, sinon ça peut mal tourner.

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Reste qu’on arrive à me dire « fais attention à tes kilos surtout en fin de grossesse », et là j’ai envie de leur hurler que ça fait dix ans que j’ai des troubles alimentaires et que j’en ai ras le bol qu’on me parle toujours de mon poids.

Il semblerait que le poids est la seule chose qui existe de nos jours, c’est flippant. Ca obnubile les médecins et les gens, et on vous regarde comme une extraterrestre si on ne connait pas son poids.  Mais à quoi ça sert d’être un chiffre ? De pouvoir se comparer aux autres ? De se sentir trop grosse ou de faire fantasmer les autres parce qu’on est un poids plume ?

Notre société est sacrément malade et hypocrite. On nous répète qu’il faut qu’on soit bien dans notre peau, mais on nous emmerde toujours avec nos kilos. Et si on se sentait bien comme on est, même avec un poids qui ne renterait pas dans la normale, n’est-ce pas l’important d’arriver à une harmonie entre le corps et l’esprit ?

Mais non nous vivons dans une société hygiéniste, il faut un bon poids pour être en bonne santé, il faut bien manger, il faut faire du sport, ne pas s’exposer au soleil, éviter de boire ou de fumer…Et si on nous laissait un peu vivre  au lieu de nous materner. Ah oui c’est vrai c’est parce qu’on coûte de l’argent. Quand on ne parle pas d’une personne en kilos, on parle d’elle sur combien elle coûte à la société, si ce n’est pas déprimant…

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Bon revenons à nos moutons. Donc pour le moment tout va bien malgré des petites baisses de moral, et mon angoisse de voir apparaitre de nouvelles vergetures. Bébé commence à prendre de la place, c’est ça qui va être le plus horrible les deux prochains mois : l’expansion de mon bidon.  Mon ventre s’alourdit, bébé n’a pas toujours une position confortable pour moi…avoir envie de pipi dès que je suis debout c’est plutôt moyen ou bien les petits petons qui appuient sur mes côtes ce n’est pas ce que je préfère.Ca commence à être intéressant de voir bébé bouger. Le ventre se déforme, c’est impressionnant. A 7 mois de grossesse, c’est souvent réveillé je trouve un bébé.

La semaine prochaine va  être chargée entre rdv chez l’anesthésiste et ma dernière échographie. Deux visites à la maternité qui ne m’enchantent guère surtout qu’il y fait plus que chaud (On se demande à quoi servent les précautions et prévention canicule si dans les hôpitaux on cuit…). Le point positif reste que j’ai un peu moins de rdv ce mois ci vu que j’ai arrivé à semer la sage-femme, et la psychiatre je ne la vois pas avant août (Faut dire que je n’ai pas grand-chose à dire à cette dernière, elle devient lassante à me demander d’imaginer ma vie après la naissance de bébé, moi je dis qu’on verra en temps voulu, vivre dans le futur c’est s’angoisser pour rien). 


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Published by Eixerona - dans Carnet de route
8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 22:03

Ca fait quelques jours que le moral n’est pas au top. Pourtant je fais tout pour tenter de me changer les idées : balader le chien, lire, aller au ciné, faire un peu de shopping…mais rien n’y fait vraiment.

Je ne vois plus grand monde et ça me pèse. C’est le problème des relations amoureuses qui se terminent, y a toujours des pertes, et moi j’ai perdu la vie sociale que je m’étais construite doucement depuis quelques années…Et il semblerait qu’avoir le ventre rond n’aide pas…enfin être enceinte ce n’est pas faire une croix sur sa vie…

Découverte du soir, malgré une hydratation intense depuis le début de la grossesse, des vergetures pointent leur nez. Il parait qu’on ne peut rien y faire. On peut juste limiter les dégâts, mais voilà c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase… J’ai beau lire partout que les vergetures concernent une femme sur deux durant la grossesse, ça fait chier. Celles de l’adolescence qui se sont un peu atténuées me suffisent.   

Bon faire un tour sur les forums internet sur la question rassure, y a une pelleté de femmes qui subissent ces foutus vergetures…minces, maigre, potelée…Mais voilà même si on sait qu’on est pas la seule dans ce cas, ça ne remonte pas le moral.

Je n’aurais plus qu’à mettre de l’argent de côté pour les atténuer à l’aide de traitement spéciaux.  En attendant je vais continuer d’hydrater, d’hydrater et d’hydrater…

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 19:37

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Et mon bidon commence à prendre de la place.

Bon cette position assise amplifie encore plus l'impression d'un bidon énorme.

Assise normalement ou debout il est moins imposant...Heureusement...sinon je ne pourrais pu atteindre mes pieds. Mais bon, il commence tout de même à être un poil encombrant, et c'est souvent que je n'y pense pas alors je me cogne ou je reste coincée...

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 19:58

Hier lors d’une manifestation organisée par ma ville, j’ai rencontré pas mal de connaissances que je n’avais pas vu depuis quelques mois. Elles ont toutes été unanimes pour me dire que j’étais encore toute mince. Et pourtant je ne leur ai pas demandé de statuer sur ma silhouette. En tout cas ça fait plaisir.

Même si je suis surprise. Certes je rentre toujours dans mon 36 de grossesse, mais moi je les vois nettement mes kilos supplémentaires. Bon il est vrai que mon œil n’est pas le meilleur juge.

Dans l’ensemble tout va bien à part une relation plus qu’ambiguë avec mon alimentation. Je m’habitue à mon ventre et à la petite puce qui bouge dedans. Mais j’ai parfois cette impression d’avoir un « alien » dans mon bidon. C’est très bizarre d’avoir un être qui prend vie dans son corps lorsqu’on n’est pas en harmonie avec soi-même. Mais ça n’empêche en rien d’aimer le futur petit bébé.  

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Je supporte plutôt bien la chaleur. De toute manière l’été c’est MA saison, j’adore quand il fait chaud. Certes le soir j’ai les pieds un peu gonflés mais finalement pas plus que l’année dernière lorsque je passais mes journées dans l’étuve qu’était ma salle de formation.

Je dois dire que j’adore les gens qui me prévoient déjà un été horrible avec ma grosse bosse. Déjà je trouve que ce n’est pas utile de me décourager à l’avance. Ensuite personne ne sait comment sera l’été, finalement les deux prochains seront peut-être moches. De plus vu que c’est ma première grossesse, je n’ai pas d’élément de comparaison sur « comment  c’est bien d’être enceinte en hiver ». Enfin je n’ai pas le choix de passer mon été avec mon gros bidou.

Y a des gens qui adorent nous démoraliser quand même. Je me souviens de cette amie qui m’avait dit « tu vas voir à partir de 5 mois de grossesse on a des fuites urinaires ». Ben si elle a été dans le cas là, ma vessie se porte très bien. Aucunes fuites. Je vais seulement plus souvent aux toilettes car bébé à la fâcheuse tendance à appuyer dessus par moment.

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Sinon je prépare doucement mais surement l’arrivée de bébé. Ce matin j’ai profité des soldes pour continuer à m’équiper. Bien entendu je ne suis pas allée faire un bain de foule, j’ai commandé par Internet, c’est moins fatiguant et puis voir des nanas en venir aux mains pour un article soldés ce n’est pas mon truc. Enfin comme à chaque période de soldes, je vois que pas grand-chose n’est en solde finalement, sur les vêtements de bébé y a des affaires intéressantes mais sur le matériel de puériculture bof bof quoi. 

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 19:51

Bon cet article sort du domaine des troubles alimentaires, je le mets vraiment pour l'anecdote. Le pire c'est que je suis persuadée qu'il y a des personnes qui en lisant l'article ont dû se dire/diront...waouh la chance...

 

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Source: http://www.20min.ch/ro/news/insolite/story/Lizzie--la-femme-la-plus-maigre-du-monde-22019143

Une Américaine doit manger tous les quarts d’heure pour ne pas perdre de forces. A 21 ans, elle pèse 25 kilos et a 0% de graisse, mais elle n’est pas anorexique.

«Je mange toutes les 15, 20 minutes, pour essayer de garder mon niveau d’énergie assez haut. Je me pèse tous les jours et si je remarque que j’ai pris un demi kilo, je saute de joie», raconte Lizzie Velasquez, une Américaine de 21 ans qui pèse 25 kilos et a 0% de graisse. «Je mange de petites portions de chips, des bonbons, du chocolat, des pizzas, du poulet, des gâteau, de la glace, etc… toute la journée.»

Malgré ses 25 kilos, l’étudiante de la ville d’Austin au Texas, n’est pas anorexique. Une infection l’empêche de prendre du poids même avec ses 60 repas quotidiens. Elle vient d’ailleurs d’écrire un livre sur sa vie et est également l’actrice principale d’un documentaire diffusé dernièrement sur la télévision américaine.

Née prématurée de quatre semaines, Lizzie pesait moins d’un kilo quand elle est venue au monde. Les médecins avaient été surpris de la voir en vie. «Ils nous ont dit qu’ils ne savaient pas comment elle avait fait pour survivre», témoigne Rita, la maman de la jeune femme. «Nous utilisions les habits des poupées, puisque les autres étaient trop grands. Les docteurs nous avaient également dit qu’elle n’aurait jamais réussi à parler, marcher, ou avoir une vie normale.»

Mais les spécialistes se sont trompés. Actuellement âgée de 21 ans, Lizzie parle, marche et vit une existence presque normale. Pour les médecins, des organes sains et des dents en bonne santé seraient le secret de sa longévité.

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Published by Eixerona - dans Des choses et d'autres
26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 14:05

C’est triste je culpabilise à nouveau énormément sur la nourriture. J’ai beau essayé de passer au dessus des paroles de la folle de sage-femme ça ne marche pas…

Harcelée une anorexique qui va mieux au sujet de la nourriture, et elle se noie à nouveau petit à petit.

Ce n’est pas pour rien que j’avais expressément à la maternité de me laisser en paix avec la nourriture, je me doutais du résultat si on me fliquait…

Mais non bien sûr ! Voyons ils savent mieux que nous, ce sont des professionnels. Mouais à part qu’en France j’ai remarqué que la médecine est la plupart du temps incapable et inapte avec les troubles alimentaires…

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Et maintenant qu’ils ont foutu la merde, c’est moi qui dois revivre à nouveau avec mes démons.

J’ai peur de ne pas assez manger. J’ai peur de trop manger. J’ai peur de grossir. J’ai des envies alimentaires et je les évite au maximum, ce qui me panique car ça peut finir en méchante compulsion.

Je fantasme déjà sur ma non alimentation d’après accouchement. C’est du beau quoi.

Finalement j’aurais du me taire à la Maternité. Ne pas dire que j’avais des troubles alimentaires. Enfin ça aurait été difficile vu que je ne veux pas savoir mon poids.

Mais voilà tout ça me dégoûte, des années à mettre des stratégies en place pour essayer de vivre sans que mes troubles alimentaires m’envahissent et ils ont tous annihilés en quelques mois.

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Ce midi j’ai fini par manger cette glace qui me faisait tant envie depuis une bonne semaine. Maintenant je m’en veux comme pas possible mais je sais qu’à force de me priver je risquais de me jeter sur n’importe quoi en grosse quantité. Donc vaut mieux une seule glace, non ?

Après il faut parvenir à s’arrêter à une. Ne pas laisser le côté compulsif gagner. Parce que ça signifierait encore plus de culpabilité et au moins une semaine de grosse déprime.

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 11:15

L'anorexie masculine existe-t-elle? «Oui, mais elle est beaucoup plus rare que l'anorexie féminine», répond le Dr Jean Wilkins, professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et responsable de la clinique des troubles de la conduite alimentaire de la section de médecine de l'adolescence du CHU Sainte-Justine. «Sur quelque 150 nouveaux cas qu'on traite annuellement ici, seulement 3 patients sont des garçons. Mais la maladie s'exprime de la même manière», ajoute le médecin.

Habituellement, il s'écoule de trois à six mois avant que les parents convainquent leur enfant de les accompagner chez le médecin. «C'est aussi le temps qu'il faut à l'adolescent pour atteindre le poids qui deviendra son poids minimal», signale le Dr Wilkins. Les répercussions physiologiques, physiques et psychiques qui se manifestent, il les mesure, à ce moment-là, par les signes vitaux et par le degré d'épuisement physique et psychique affiché par l'adolescente ou l'adolescent. «Outre l'aménorrhée et l'hyposexualisation, le corps réagit à une insuffisance d'apports caloriques en modifiant la circulation périphérique afin de privilégier “l'alimentation du cœur et du cerveau”, le tout se traduisant par une baisse de la tension artérielle, une diminution du rythme cardiaque, une froideur des téguments, une acrocyanose...» Le rythme cardiaque descend jusqu'à 50 battements à la minute, voire 30 ou 40 la nuit. «À ce stade, nous préférons hospitaliser les jeunes, indique le Dr Wilkins. On doit les surveiller, puisque le risque d'un arrêt cardiaque est présent.»

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Les médecins soupçonnent une anorexie mentale en présence des quatre A: adolescence, aménorrhée (arrêt des menstruations), amaigrissement et alimentation restrictive. Comment cela touche-t-il différemment les garçons? «Chez les deux sexes, le comportement anorexique s'installe à la suite de cette rencontre entre un individu vulnérable et la sensation particulière que lui procure le contrôle restrictif de son alimentation, explique le Dr Wilkins. Le tout survient généralement à l'adolescence. On peut y voir une similitude avec la toxicomanie, qui nait de la rencontre entre un individu fragile et un produit toxique. D'où la considération d'inclure le trouble alimentaire dans la catégorie des troubles de la dépendance. Cette conduite alimentaire restrictive qui produit un effet intoxicant devient une drogue permise et légale!»

Des recherches récentes sur la façon dont le cerveau de personnes anorexiques se modifie pendant la maladie appuient les propos du Dr Wilkins. La maladie affecterait le circuit cérébral de la récompense, qui associe le plaisir au fait de manger, de boire et d'avoir des rapports sexuels. Or, ces modifications entraineraient une incapacité plus générale à éprouver des plaisirs simples (ce qui arrive dans les cas de dépendance aux drogues). 

Homosexuels, les garçons anorexiques?

En 30 ans de carrière, le Dr Wilkins a vu passer de nombreux patients dans son cabinet. Des cas lourds d'enfants âgés de 12 à 18 ans avec des problèmes de drogue et de sexualité ou qui ont fait des tentatives de suicide. «C'est seulement au début des années 80 que l'on a commencé à recevoir les jeunes filles aux prises avec des troubles du comportement alimentaire; les deux formes les plus graves sont l'anorexie mentale et la boulimie nerveuse.» Au début, il traitait des adolescentes issues de milieux nantis, des élèves «modèles» qui ont toujours été ce que les autres voulaient qu'elles soient. De nos jours, la maladie frappe toutes les couches de la société, y compris les garçons, affirme le pédiatre.

Selon certains cliniciens, l'homosexualité pourrait favoriser l'anorexie. Les statistiques sont très variables, mais les hommes homosexuels seraient plus enclins à se référer aux canons de beauté masculins. «Souvent les parents s'inquiètent de l'orientation sexuelle de leur fils anorexique parce que celui-ci ne semble pas “intéressé” par les filles, souligne le Dr Wilkins. C'est normal. L'anorexie s'accompagne d'une baisse de la libido consécutive à une régression sur le plan hormonal. Ces adolescents ne sont pas pour autant homosexuels. Tout finit par se replacer avec le temps et ils retrouvent leur orientation sexuelle première.»

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D'après le Dr Wilkins, le refus de nourriture témoigne d'une impasse dans le processus de développement propre à la période de l'adolescence. Hypersensibilité, figure parentale absente ou étouffante et blessures d'enfance ou toutes récentes font souvent partie des composantes de ce mal. «C'est une maladie complexe et difficile à traiter, avoue le Dr Wilkins. Les adolescentes et adolescents qui en sont atteints nient leur problème. L'anorexie est pour eux un refuge où ils se cachent un temps pour combler leur vide intérieur. Le contrôle qu'ils exercent sur leur faim et sur leur poids devient ainsi une victoire personnelle et sur leur entourage. C'est une façon de s'affirmer, une identité transitoire nécessaire.» Dans de telles conditions, les amener à consulter un médecin représente un tour de force.

L'abaissement récent de l'âge des anorexiques complique encore davantage la problématique. «Nous accueillons aujourd'hui des enfants qui souffrent d'anorexie mentale avant que leur puberté se soit développée, mentionne le Dr Wilkins. Pour ces fillettes, le refus de vieillir, d'avoir des formes, de devenir une femme est manifeste. Elles sont tenaces dans leur maladie et donnent peu d'accès à leur souffrance, qu'elles ne reconnaissent pas toujours, du moins pas dans l'immédiat.»

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Si le Dr Wilkins s'inquiète tant, c'est que l'anorexie chez les jeunes enfants, garçons et filles, interrompt leur croissance en évolution. «À l'âge prépubère, il y a normalement un durcissement des os, un renforcement du cœur et une augmentation de la masse du cerveau pour se préparer à la croissance accélérée du corps qu'engendrera bientôt l'adolescence, dit-il. Tout ce processus étant freiné, il y a des risques de séquelles sur leur développement et leur santé. Plus les jeunes souffrent tôt d'anorexie, plus le risque est grand que la maladie persiste longtemps.»

Autre point inquiétant: «L'anorexie mentale et la boulimie nerveuse ont une durée qui souvent dépasse l'adolescence et déborde sur l'âge adulte, ce qui cause une morbidité parfois lourde et compliquée, fait observer le Dr Wilkins. Ceux qui continueront dans l'anorexie après leur adolescence sont plus susceptibles d'être atteints d'un trouble psychiatrique additionnel, que ce soit une personnalité limite, un trouble du caractère ou une dépression. Le transfert de ces patients dans un milieu adulte de soins est indispensable mais pas évident. Là, ils peuvent plus facilement refuser l'aide proposée et ils tombent alors dans l'errance.»

Dominique Nancy

Source: http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20100607-lanorexie-au-masculin-plus-rare-mais-aussi-dangereuse.html

 

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Published by Eixerona - dans Anorexie au masculin
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 19:23

07/06/2010 Le Figaro.fr

Psychothérapie, kinésithérapie… Le traitement doit viser tous les aspects de la maladie.

 

C'est , selon les psychiatres, la première cause de mortalité en psychiatrie. Les troubles du comportement alimentaire, anorexie et boulimie, font des ravages chez les adolescents, mais aussi chez les adultes, qui représentent la moitié des cas. Face à cette pathologie complexe qu'est l'anorexie, parents et médecins sont bien souvent désemparés. La prise en charge est trop tardive et loin d'être optimaleL, soulignent les spécialistes, mais elle devrait bientôt s'améliorer, grâce à plusieurs initiatives.

L'Institut mutualiste Montsouris (Paris) dirige ainsi une large étude multicentrique qui permettra d'apprécier les bénéfices de l'hospitalisation, nécessaire dans les cas les plus sévères d'anorexie. De son côté, la Haute autorité de santé (HAS), saisie par le gouvernement et l'Afdas-TCA *, publiera, avant la fin de l'été, des recommandations pour sa prise en charge. Le texte, très attendu par les professionnels de santé, n'est pas encore validé, mais la HAS a accepté de partager avec Le Figaro ses pistes de réflexion.

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La prise en charge de l'anorexie étant d'autant plus efficace que le trouble est détecté précocement, ces recommandations devraient permettre aux professionnels en contact avec des adolescents de mieux repérer les premiers signes révélateurs de cette pathologie. En France, comme dans tous les pays occidentaux, de 0,5 à 2 % des adolescents sont touchés par ces troubles du comportement alimentaire, et principalement les jeunes filles, qui représentent 90 % des cas.

Le début des troubles peut être insidieux. Avec la puberté, une adolescente voit son corps se modifier et des rondeurs apparaître. «Elle grossit un peu et, un jour, son frère ou son père le lui fait remarquer. L'adolescente s'inquiète, interroge ses copines à l'école, qui confirment, car les filles ne sont pas tendres entre elles, raconte le Pr Bruno Falissard. Responsable d'une unité de recherche Inserm au service de pédopsychiatrie de l'hôpital Paul-Brousse, à Villejuif. C'est le début classique de l'histoire de l'anorexie.»

Pour certaines adolescentes, dont le profil psychologique s'oriente autour du contrôle, c'est une situation insupportable. Elles doivent se maîtriser, se mettent au régime et se laissent entraîner par l'excitation que peut provoquer la privation de nourriture. Du coup, elles se contrôlent et maigrissent. De leur point de vue, tout va donc pour le mieux.

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L'anorexie est ainsi une pathologie bien à part, car la patiente ne se plaint pas, elle ne veut pas guérir. Elle peut dissimuler longtemps sa maladie et, une fois celle-ci diagnostiquée, refuser les soins. Les signes sont pourtant clairs : les anorexiques veulent maigrir, se trouvent trop grosses alors qu'elles ne le sont pas et ont peur de prendre du poids.

Les parents doivent donc être attentifs dès que leur enfant a un comportement inhabituel au moment des repas et qui, bien que mince ou maigre, insiste sur le fait qu'il est gros. «Les parents sont souvent les premiers à voir les changements, car les médecins examinent en effet de moins en moins leurs patients, surtout ces jeunes filles réticentes», insiste le Pr Falissard.

Lorsque l'anorexie est dépistée très tôt, quelques interventions simples sur le fonctionnement de la famille suffisent en général à débloquer la situation.

Dans les cas les plus graves, lorsque l'anorexie est installée depuis plus longtemps, les patientes doivent être hospitalisées. Certaines sont dans un état dramatique, avec une perte de poids qui peut atteindre 50 %. «À ce stade, il ne suffit pas de les regonfler physiquement, ce qui est fait le plus souvent dans les unités non spécialisées, regrette le Dr Xavier Pommereau, directeur de l'unité médico-psychologique de l'adolescent au centre Abadie de Bordeaux. Il est indispensable de pouvoir les prendre en charge sur tous les axes. Les équipes pluridisciplinaires obtiennent les meilleurs résultats, surtout si elles peuvent suivre les patientes pendant une durée suffisante.»

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La HAS s'est intéressée à un grand nombre de ces questions, avec une vingtaine d'experts ainsi qu'un groupe de patients. «Le repérage plus précoce de la maladie, les premiers soins en ville, l'articulation avec l'hôpital et entre les différentes professions qui peuvent être amenées à intervenir, la prise en compte de l'entourage sont autant de pistes que nous avons explorées », précise Emmanuel Nouyrigat, chef de projet au service des bonnes pratiques professionnelles. Ces recommandations n'ont pas valeur d'obligation, mais les équipes médicales espèrent qu'elles leur donneront un argument de poids pour obtenir les moyens nécessaires à une prise en charge efficace.

Parallèlement, l'étude multicentrique que vient de lancer l'Institut mutualiste Montsouris sous la responsabilité du Dr Nathalie Godart, va évaluer la prise en charge hospitalière par la mesure de l'efficacité des soins et la recherche de facteurs prédictifs de l'évolution. L'enquête, qui devrait durer trois ans et demi, inclura 330 patients de 8 à 65 ans. «Ce travail vise à faire la preuve des bénéfices d'une hospitalisation parfois longue, et, en cette période de restrictions budgétaires, il est important d'avoir des arguments», souligne le Dr Godart.

* Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire, qui regroupe 67 équipes soignantes.

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 16:00

VENDREDI 18 JUIN 2010 DE 22H53 À 1H20 (147')


C'est quoi l'amour ?

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Thèmes de l'émission : Anorexie, obésité : peut-on en sortir un jour ?

Au sommaire :

Carole et Nadine sont des amies d'enfance. Toutes les 2 en surpoids elles se sont fait opérer le même jour d'une sleeve. Elles ont perdu respectivement 31 et 27 kilos. Elles se soutiennent au quotidien et se sentent mieux dans leur corps

A 28 ans, 
Virginie est en obésité morbide. Elle a pris 40 kilos en quelques mois. Son poids la gène dans tous les gestes du quotidien et surtout dans sa relation avec son fils et son mari. Aujourd'hui, Virginie veut à tout prix perdre ses kilos en trop. Elle doit revoir toute son alimentation

Il y a un an 
Peggy pesait encore 160 kilos. Grâce à une opération de l'estomac elle a perdu 80 kilos. Aujourd'hui, elle apprivoise peu à peu sa nouvelle image

Johanne a toujours été obèse. Depuis l'enfance son poids est un véritable complexe. Suite à une opération elle vient de perdre 26 kilos en 6 mois mais la jeune femme ne voit pas son corps changer et n'arrive pas à prendre soin d'elle

A 35 ans, 
Gaëlle est anorexique depuis 20 ans. Obsédée par l'envie de guérir, elle se bat contre elle-même pour prendre de précieux grammes qui lui permettront enfin de s'accepter
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Published by Eixerona - dans Emissions télé - reportages - films
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 22:26

Je suis  déjà tombée sur le web sur des sites malsains concernant l’anorexie.

Généralement les sites les plus  trash concernant les TCA sont plutôt les américains. Il semblerait que les francophones soient moins stupides. Quoique il y a pas mal de forum privés aussi, là je ne sais pas jusqu’où peut aller l’inconscience des gens.

Enfin, je me promenais sur la toile aujourd’hui et je suis tombée sur un site  des plus morbides, « le cimetière d’ana » qui répertorie les décès de personnes anorexiques. J’ai trouvé ça vraiment glauque.  C’est présenté comme un lieu de recueillement, mais en lisant les commentaires, on a juste envie de retourner un aller-retour à ces filles qui clament « Mourir dans l'anorexie, c'est mourir dans la perfection. Quitte à mourir jeune, je serais heureuse si c'est grâce à Ana ! » ou « Je serais plus qu'heureuse de mourir dans la perfection ».

Si ce site pouvait avoir un bon fond au premier abord (enfin personnellement je ne trouve pas…c’est plutôt sordide), vu que la personne qui l’a crée de s’en occupe pas, il y a des dérives.

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Published by Eixerona - dans Pro-anorexie