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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 15:26

Il y a quelques jours, une lectrice m’a contacté par mail pour me parler de la clinique Stella qui a inauguré le 22 juin dernier sa spécialité TCA.

Elle m’a également assuré pour avoir été hospitalisé là-bas que le staff est très au soin et très impliqué, et traite de manière humaine les malades de TCA (ce n’est malheureusement pas le cas partout) ce qui est essentiel pour aller mieux.

 

Voici le lien du site internet de la clinique http://www.oc-sante.fr/etablissement/presentation-204.html

 

CLINIQUE STELLA

Château de Vérargues

34 400 VERARGUES

04 99 63 63 63

 

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Published by Eixerona - dans Besoin d'aide
4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 15:07

Il n'est pas toujours simple de trouver de l'aider, trop souvent les médecins ne savent pas diriger les patients de TCA vers les bons spécialistes.

 

Voici le lien du réseau d'association GARD- LANGUEDOC ROUSSILON - BOUCHE DU RHONE - PYRENEEs ORIENTALES

 

http://www.sudtca.fr/


 

Le lien du blog du Président de l'association


 http://www.nicolassahuc.fr/

 

 

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Published by Eixerona - dans Besoin d'aide
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 10:35

Heureusement tout cela est du passé à présent 

 

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 13:01

Par curiosité, j'ai réouvert mes cahiers des années passées où je notais mes pensées les plus secrètes, les plus sombres, les plus marquées par la maladie.


Il y a des choses justes, de la souffrance et aussi une imprégnation horrible de la maladie...les articles de magazines sur les régimes, les calories...les photos de mannequins et starlettes maigres.


Aujourd'hui j'ai vraiment vu le chemin que j'ai parcouru. Et une chose est certaine, il est hors de question de laisser encore l'anorexie dictée ma vie. 


J'ai toujours ce besoin de faire du sport tous les jours, de contrôler mon alimentation et ma ligne. Mais il est absolument hors de question que je retombe dans la folie de la maladie à courir après un poids invraisemblable, à me priver de manger, à jeûner etc...

 

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Extraits de 2006

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 14:38

Il y a tout juste une semaine, j’exprimais mon indignation et mon mécontentement envers les émissions grand public sur les troubles du comportement alimentaire.


Voici l’article en question http://eixerona.over-blog.com/article-emissions-tele-et-tca-77508469.html


Hier soir, j’avais dans ma boite mail une enième demande pour participer à « un film documentaire de 52 minutes sur les TCA » sur W9. J’avais déjà dit non la semaine dernière à W9 mais ils reviennent à la charge. Le titre du mail était « votre blog m’intéresse », ouais ben elle n’a pas dû le lire mon blog…

 

Bonjour Eixerona,

Journaliste pour la chaîne de télévision  W9, je prépare actuellement un film documentaire de 52 minutes sur les TCA (troubles du comportement alimentaire).  Ce film a pour but de montrer qu’aujourd’hui en France, on peut être atteint de TCA, mais que l’on peut en sortir, grâce notamment au remarquable travail des associations, relais des pouvoirs publics, ainsi que celui des blogeuses.

Nous souhaitons donc, d’une part faire connaître au grand public la réalité de ces maladies, sans voyeurisme ni effet spectaculaire, et d’autre part faire connaître les thérapies existantes. Pour ce faire, nous pensons suivre  le parcours de personnes souffrant de ces troubles et engagés dans une thérapie.

Nous sommes donc à la recherche de thérapeutes et de personnes souffrantes qui accepteraient d’apporter leur témoignage.

Je suis à votre entière disposition pour toute demande d’informations complémentaires. Je suis joignable au  01 ou au 06

Je vous remercie de l’attention que vous portez à ma demande.  Sachez que je suis très sensible à la cause que vous défendez ainsi qu’ à votre dévouement.

J’espère à très vite.

Bien cordialement.

 

Le plus amusant était quand même ce midi en mettant un extrait du fameux mail sur Facebook, je me suis rendue compte avec mes amies FB que nous avions un peu près toutes reçues le même mail. Si ce n’est pas prendre des gens pour des CONS.


Je trouve ça inadmissible d’harceler des malades que ce soit par Facebook ou par leur blog pour obtenir un témoignage.


Par ailleurs le grand public ne comprendra jamais la réalité des TCA, il faut le vivre pour comprendre et encore. Et soyons réaliste, ce n’est pas en 52 minutes que l’on peut expliquer l’anorexie et la boulimie.


Les émissions télévisées ont au contraire l’effet inverse sur le grand public, je le sais pour avoir eu des retours plus que négatifs.


De plus si je vais mieux aujourd’hui ce n’est pas grâce à la médecine, à une thérapie ou aux pouvoirs publics, je le dois seulement à moi-même.


L’offre de soin en France est insuffisante pour traiter les TCA, si vous n’avez pas un poids qui vous met en danger de mort, vous pouvez rêver pour avoir de l’aide. On vous encouragera toute fois à entamer une thérapie, et le psy vous demandera de payer de votre poche les séances pour soit que vous vous impliquez dans la thérapie. Ce qui est plus que bizarre car l’argent n’a jamais soigné une maladie, non ?


Et je le répète, pour le moment on tâtonne pour soigner les TCA.


J’aimerais qu’on arrête de montrer les malades de TCA comme des bêtes de foire. En ce moment on voit un spot publicitaire sur des malades du cancer qui disent « je suis une personne, pas un cancer ». Les malades de TCA sont des personnes aussi et nous aimerions être respectés en tant que tel.


Enfin pour conclure la guérison ne se trouvent pas dans les émissions TV, dans les films, dans les livres ou dans les témoignages. La guérison (ou du moins aller mieux) est un processus long et  difficile, différent pour chacun. Les témoignages de personnes allant mieux permettent uniquement aux malades de garder l’espoir un jour de s’extirper de ces foutues maladies.

 

Et franchement si un jour je devais participer à une émission TV (je dis bien si), ça serait pour une émission du genre "Envoyé Spécial", c'est à dire une émission sérieuse qui n'est pas là pour faire des records d'audience et satisfaire la curiosité malsaine des gens.

Et pour complèter mon article lisez ce post http://anastomopathologique.blog4ever.com/blog/lire-article-500063-2468713-les_nouvelles_femmes_a_barbe_.html

 

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Published by Eixerona - dans Mes écrits
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 19:14

L'Association Médicale Américaine s'inquiète de l'impact de l'utilisation de Photoshop dans la publicité sur les enfants et les ados.

L'organisation médicale américaine (AMA) a mis en garde les marques de vêtements qui avaient la main trop lourde avec Photoshop. Elle annonce la mise en place d'une nouvelle politique contre le truquage des photos mais hélas rien de bien concret. En effet, les retouches mènent parfois à des images totalement irréalistes du corps humain. Taille et bras ultra-fins, jambes démesurément longues, poitrine volumineuse finissent par complexer les plus jeunes en pleine quête d'identification.  

L'organisation affirme même que ces standards véhiculés dans les médias provoqueraient des troubles de la perception de l'image de soi comme la boulimie et l'anorexie. 

Plusieurs griffes ayant utilisé excessivement Photoshop ont défrayé la chronique ces dernières années. Victoria's Secret (et son mannequin tellement retouché qu'il en perdait un bras), Ann Taylor mais aussi Ralph Lauren et son top à la silhouette improbable de Barbie.  

 

SOURCE http://www.lexpress.fr/styles/minute-mode/photoshop-peut-nuire-gravement-a-la-sante-des-fashionistas_1007164.html

 

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 19:04

Un grand nombre d’enfants se feraient vomir dans le but de perdre du poids.

 

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On apprend dans le Journal of Clinical Nursing que plusieurs enfants d’à peine 10 ans présentent des signes de troubles alimentaires futurs. Selon une étude taïwanaise ayant porté sur près de 16 000 enfants et adolescents, se faire vomir est assez fréquent chez les plus jeunes.

 

En effet, pas moins de 16 % des enfants âgés de 10 à 12 ans ont avoué se faire vomir dans le but de perdre du poids, contre 15 % chez les 13 à 15 ans. Le taux semble en fait diminuer au fil des ans: seulement 8 % des 16 à 18 ans, dans le cadre de cette étude, se faisaient vomir.


La différence était aussi notable entre les garçons et les filles, car ces dernières se faisaient vomir dans 16 % des cas au total, contre 10 % chez les garçons.


Ce comportement est précurseur de troubles alimentaires comme l’anorexie et la boulimie. Vu le nombre de jeunes enfants s’y adonnant, la prévention s’impose afin de contrer ces futurs problèmes psychologiques.


Selon les chercheurs, ce réflexe de vomissement pourrait être prévenu en s’assurant que l’enfant déjeune chaque matin, qu’il dort suffisamment, qu’il mange le moins possible de grignotines à base de friture en soirée et qu’il passe moins de temps devant un ordinateur.

 

SOURCE http://fr.canoe.ca/artdevivre/bienetre/article1/2011/06/16/18292681-bum.html


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Published by Eixerona - dans TCA chez les enfants
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 12:58

SOURCE http://www.francesoir.fr/actualite/sante/anorexie-faute-soins-ma-fille-anorexique-est-morte-113703.html

 

En entrant à l’hôpital, Aurélie, 19 ans, espérait guérir de l’anorexie dont elle souffrait depuis deux ans. Un espoir brisé. Faute de soins, la jeune fille est décédée en une semaine.

Erreur de diagnostic, soins inadaptés voire inexistants, transfert dans une clinique non médicalisée… Les négligences dont a été victime Aurélie P., 19 ans, lui ont coûté la vie. L’hôpital public de Melun et la clinique privée du Pays-de-Seine ont été reconnus responsables, au début de l’année, du décès de leur jeune patiente. Le premier a été condamné par le tribunal administratif de Melun à verser 3.000 € aux parents de la jeune fille. La seconde, jugée par le tribunal de grande instance de Fontainebleau, a été condamnée à verser en tant que préjudice moral 15.000 € à chacun des parents et 10.000 € au frère de la victime. Une première. Aujourd’hui, le délai de l’appel étant dépassé, Pascale, sa maman, a accepté de se confier. Un témoignage bouleversant.

Un « état de famine »

27 janvier 2005. Aurélie, accompagnée de sa mère, se présente aux urgences médicales de l’hôpital de Melun. Elle se souvient : « Aurélie est venue de son plein gré. Elle avait prévenu ses amis de son hospitalisation. Elle voulait s’en sortir. Elle a accepté la perfusion qui pourtant lui faisait très peur. Je me souviens avoir téléphoné à Romain, son petit frère, en lui disant : “Ne t’inquiète plus pour Lilie, tu peux aller t’amuser, ta sœur est en sécurité.” Je la confiais à des professionnels qui allaient l’aider. »

L’état de santé d’Aurélie est alors critique. Le rapport du médecin urgentiste qui la reçoit l’atteste : « Anorexie majeure, auscultation impossible […]. » Pourtant, dès son arrivée, aucune pesée ne sera jamais effectuée. Par la suite, aucun protocole de soins ne sera clairement défini. Faute de place, la jeune fille sera ballottée de services en services. « Un soir, j’ai vu ma fille seule dans le réfectoire de l’hôpital en train de nettoyer avec frénésie toutes les tables. Personne ne s’en souciait, s’insurge Pascale. A la maison, quand Aurélie était en pleine crise d’angoisse, elle pouvait frotter ainsi la table de la salle à manger pendant vingt-cinq minutes si je n’y mettais pas un terme. Je l’ai immédiatement signalé aux soignants qui m’ont rétorqué : “Ne vous inquiétez pas, tout va bien !” J’ai fait confiance aux médecins… » Le jour de son décès, une semaine plus tard, Aurélie ne pesait plus que 30 kg pour 1,64 m (IMC de 11,3 indiquant un état de famine).

« Elle se voyait toujours trop grosse »

Depuis 2003, Pascale se bat seule contre l’anorexie qui aliène chaque jour en peu plus sa fille. Tout a commencé par un banal régime. Aurélie est en classe de seconde. Comme beaucoup de jeunes adolescentes, sensibles au diktat de la minceur, la lycéenne se trouve un peu ronde. « Elle voulait simplement perdre quelques kilos, explique sa maman, mais elle est tombée dans l’excès. Très vite, j’ai vu qu’elle ne s’alimentait pas normalement. Elle tenait à préparer elle-même ses repas. Elle faisait bouillir la viande pendant des heures. Tous les arguments pour lui faire entendre raison, toutes les disputes restaient vaines. Elle se voyait toujours trop grosse. » 
La bachelière brillante et appréciée de tous commence à s’isoler. Les amis se font rares. Sa famille, désemparée, consulte médecins et psychothérapeutes, sans succès. « Moins elle mangeait, plus je me sentais impuissante, soupire Pascale. Elle au contraire, plus elle maigrissait, plus elle était euphorique. L’ambiance à la maison est devenue difficile… »

« Le drame aurait pu être évité »

Ce jour-là, Aurélie est transférée à la clinique privée du Pays-de-Seine, un établissement psychiatrique non médicalisé. Bien qu’elle vienne de passer six jours à l’hôpital de Melun, la jeune femme arrive dans un état d’extrême fatigue. Son poids est alors de 30,4 kg pour 1,64 m. « Les médecins n’ont pas pris en compte la gravité du cas d’Aurélie, explique Me Rémi-Pierre Drai, l’avocat de la famille. Aurélie a quitté l’hôpital sans avoir vu de docteurs, sans examen médical, ni prise de sang. Le médecin qui l’a accueillie lors de son entrée dans l’établissement privé note pourtant dans son rapport : “Anorexie mentale sévère. Limite comme indication pour notre structure.” Ils avaient conscience du risque vital encouru par Aurélie lors de ce transfert. Le drame aurait dû être évité ! »

A peine arrivée à la clinique, les incidents s’enchaînent inexorablement. Quelques heures après son transfert, Aurélie est trouvée inconsciente au pied de son lit. Aucune mesure de surveillance ne sera prise. Peu de temps après le dîner, elle régurgite sa boisson. Les infirmières en avertissent le médecin qui note l’incident dans son rapport, sans plus de mesures. Quelques minutes après, Aurélie est en détresse respiratoire. La jeune fille fait un arrêt cardiaque. Les mesures de réanimation seront sans succès.

Reconnus responsables de la mort d’Aurélie, l’hôpital de Melun et la clinique du Pays-de-Seine n’ont pas fait appel de la décision. « Cette condamnation prouve bien que ce n’est pas la maladie qui a tué ma fille de 19 ans, c’est la négligence, s’insurge Pascale. Ils ont volé la vie de ma Lilie. »

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 12:53

 

FRANCE-SOIR Peut-on faire une erreur de diagnostic sur une anorexique qui se présente aux urgences ?
MARCEL RUFO Ça me semble difficile. Quand une jeune fille pèse 30 kg et n’a pas de cancer, il n’y a pas d’autre option. Le problème est ailleurs : paradoxalement, les cas extrêmes d’anorexie suscitent un rejet de la part de beaucoup de médecins.

 

F.-S. Pourquoi ?
M. R. L’anorexie est le seul cas ou le patient aime sa maladie. Les jeunes filles, souvent, ne veulent pas se soigner et sont capables de toutes les manipulations pour tromper les médecins. Dans n’importe quelle autre maladie, le patient collabore. Trop souvent, les anorexiques sont considérées comme responsables de ce qui leur arrive. Comme si elles avaient choisi de ne plus manger. Hélas, la maladie est plus forte qu’elles. Il ne faut pas leur en vouloir de leurs stratégies d’évitement, qui font partie intégrante des troubles de l’alimentation.

 

F.-S. Quelles sont-elles, ces stratégies ?
M. R. Elles cachent les aliments, font semblant de manger, parlent beaucoup de nourriture pour tromper leurs interlocuteurs. Elles promettent, manipulent… Le mécanisme fonctionne malgré elles. Et lorsque la manipulation échoue, elles s’effondrent. Tant qu’elles manipulent, elles sont vivantes. A l’hôpital, par exemple, au moment de la pesée, certaines boivent deux ou trois litres d’eau pour augmenter temporairement leur poids. Il faut penser à surveiller le ballonnement de leur ventre. Avec l’anorexie, il faut être extrêmement vigilant à tout. Et, surtout, il faut soigner la maladie, mais ne pas attaquer l’anorexique.

 

F.-S. Aurélie est morte d’un arrêt cardiaque. Est-ce une cause fréquente de décès chez ces patientes ?
M. R. Les décès représentent entre 5 et 22 % des anorexiques. Les autres guérissent, même si 40 % d’entre elles rechutent avant de guérir totalement. Plusieurs causes médicales sont responsables des décès, comme un affaiblissement de la résistance de l’organisme aux infections pulmonaires par exemple. Les troubles cardiaques interviennent souvent lorsque les jeunes filles se font vomir. Le cœur est un muscle, qui peut donc maigrir et rétrécir. De plus, ces patientes manquent de potassium, qui alimente le moteur électrique cardiaque. Le rythme cardiaque se ralentit. Les vomissements forcent alors sur un cœur épuisé.

 

F.-S. Que devrait faire un service d’urgence non spécialisé lorsqu’il voit arriver une jeune fille autour de 30 kg ? Certains les transfèrent immédiatement en psychiatrie…
M. R. Dans ces cas-là, l’urgence est médicale avant d’être psychologique. Et c’est un psy qui vous le dit ! La seule chose à faire est de les envoyer en réanimation, de leur poser une sonde pour les alimenter et de surveiller leurs paramètres organiques. Mais cela implique de les accueillir sans peur, et avec bienveillance. Ensuite, quand elles ont repris 3 kg, on peut les transférer dans une unité spécialisée qui offre une prise en charge globale, tant sur le plan psychologique, qu’endocrinologique. Elles auront alors la force psychologique pour l’affronter.

 

F.-S. Vous voulez dire que le fait de se sentir mieux physiquement suffit à leur donner envie de guérir ?
M. R. Vous n’imaginez pas à quel point 3 kg peuvent agir comme un antidépresseur !

 

F.-S. Ce qui est arrivé à Aurélie vous semble-t-il exceptionnel ?
M. R. Heureusement, ça l’est. Mais cette histoire est emblématique de la nécessité de se trouver à proximité d’un bon service de réanimation quand tous les paramètres organiques d’une anorexique s’effondrent. En réalité, l’hôpital devrait proposer un minimum de sept à huit lits affectés à cette maladie dans chaque région. Or ce n’est pas le cas.

 

Une prise en charge souvent déficiente

Négligence ou manque de formation ? De nombreux hôpitaux ne prennent pas suffisamment en compte les symptômes spécifiques de cette maladie parfois mortelle.
Léa, 16 ans, est hospitalisée quatorze jours dans un service de médecine générale à la demande de son médecin traitant, alors qu’elle n’avale plus rien depuis des semaines. Sur son premier plateau-repas : des œufs mayonnaise. Une infirmière l’oblige à manger. La jeune fille se fera vomir quotidiennement et quittera l’établissement plus déterminée que jamais à se priver de nourriture.
Que dire de Céline, 14 ans, 38 kg pour 1,64 m, qui s’entend dire, lors d’une consultation spécialisée : « Vous n’êtes pas assez atteinte pour qu’on vous garde »… Elle en ressort comme si on lui avait lancé un défi : maigrir plus pour être prise au sérieux.
Et Caroline, 17 ans, hospitalisée en… néonatalogie, au milieu de nouveau-nés à problèmes. « Les infirmières se montraient plus préoccupées par les bébés que par les adolescentes », raconte sa maman.
Sylvie, une autre mère désemparée, fait le récit de son arrivée aux urgences psychiatriques, avec sa fille de 33 kg : « Il n’y avait pas de lit disponible, on nous a juste renvoyées à la maison après cinq heures d’attente. »
Enfin, Luce, 18 ans, a fait une tentative de suicide avec la provision d’antidépresseurs et d’anxiolytiques confiée par… l’hôpital

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:43

Un petit article intéressant sur les addictions. 

 

On parle de "malades de l’émotion", les accros sans substances, dépendants au web, aux jeux, au sport, aux pratiques sexuelles, au travail. Le sommes nous tous ?

Scotché à son ordinateur portable, Sébastien, 17 ans, ne sort plus de chez lui, et passe ses nuits à jouer sur Internet. Carine, 31 ans est cocaïnomane, elle ne sort plus en soirée sans sa ligne. Évelyne, 42 ans, est alcoolique, son mari l’a quittée, elle a ensuite perdu son travail mais continue de boire.

 

Tous les trois addicts, leur vie est centrée autour de leur drogue. L’addiction ne se limite pas à l’utilisation des produits psychoactifs comme l’alcool, le tabac, la cocaïne ou encore le cannabis, l’héroine... Elle inclut pléthore de dépendances sans substance telles la dépendance aux web, aux jeux, aux sports, aux pratiques sexuelles, au travail. Il y a aussi la dépendance affective où les relations amoureuses ou amicales sont exclusives, étouffantes et destructrices, la boulimie, l’anorexie, les conduites à risque, les achats compulsifs, les conduites poly-addictives…

 

Comment définir si nous sommes véritablement addicts ? Pour les spécialistes, l’addiction implique un comportement répétitif, impératif et contraignant que l’on ne peut faire cesser malgré des tentatives répétées. Étymologiquement, l’addiction est le "don de son corps en gage d’une dette non payée" comme une sorte d’autopunition. Du latin "ad dictus" qualifie celui qui "est dit à", c’est-à-dire l’esclave et reconnaissons que l’addiction entraîne une perte de liberté. D’ailleurs, au Moyen Age, une personne était considérée comme "addictée" par le tribunal lorsque, étant redevable d’une dette, elle ne pouvait la payer avec de l’argent mais devait s’en acquitter par le travail. L’objet de l’addiction devient obsédant avec des conséquences sociales, familiales, professionnelles et sanitaires souvent importantes. La dégradation progressive à tous ces niveaux conduit à une vie problématique diminuée de liberté.

 

Parmi les conduites addictives, on constate une augmentation de l’alcoolisme chez les jeunes qui s’amusent au "binge drinking" (ou "hyperalcoolisation", rapide en général) ou encore banalisent la cocaïne. Sa consommation augmente et entre désormais dans différents milieux et se voit plus largement distribuée auprès des jeunes. Dans la catégorie des produits illicites, le cannabis est de loin la substance la plus consommée.

 

Les différentes dépendances évoluent en fonction de l’époque et des sociétés. Elles peuvent se déplacer d’un objet à un autre pour une même personne.

 

Nous sommes tous dépendants parce que nous éprouvons tous des émotions. D’ailleurs le point commun à tous les dépendants est l’hypersensibilité. On parle de "malades de l’émotion". Ensuite, il existe différents degrés de gravité du comportement addictif. le Docteur William Lowenstein, spécialiste des addictions considère que “la dépendance s’installe dès que l’on ne peut plus se passer de l’objet ou de la substance choisie, sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques”.

 

L’addiction souligne une relation de dépendance aliénante qui se traduit par une envie constante et irrésistible que le sujet ne peut endiguer malgré sa volonté. L’addiction suppose ainsi un comportement excessif que le sujet ne maîtrise pas toujours. Il lui est parfois impossible de résister au passage à l’acte, de garder le contrôle. L’acte compulsif permet alors de baisser la tension et d’apporter du plaisir un laps de temps. Malgré la volonté de stopper ou même de diminuer, l’appétit affamé prend le pouvoir. Ensuite, la nécessité d’augmenter la fréquence et l’intensité de l’acte s’impose au sujet pour ressentir un apaisement.

 

Les addictions sont généralement associées à d’autres troubles du comportement comme l’irritabilité, ou la difficulté à supporter la frustration. L’impossibilité de réaliser l’acte voulu peut entrainer une grande anxiété. C’est cette souffrance qui pousse le sujet à consulter un psychologue ou un médecin spécialisé dans les addictions pour aller à la racine du problème et l’endiguer. Le scénario de l’addiction se joue généralement en trois étapes : Plaisir, Désir puis Dépendance.

 

En premier lieu, il y a l’usage simple et curieux, la quête d’une expérience nouvelle et agréable, la recherche du plaisir ou encore la transgression d’un interdit. Puis viennent l’abus et l’usage nocif par lesquels on jouit encore des effets positifs malgré les premiers méfaits qui apparaissent : c’est l’étape du Désir. Au dernier stade apparaît la Dépendence, installée lorsqu’on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques et psychiques.

 

Il est vrai que nous ne sommes pas tous égaux face aux addictions. Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres. Comme dans tout mécanisme psychologique complexe, se mêlent une dimension biologique et une dimension liée à nos histoires personnelles.

 

L’expression de cette vulnérabilité dépend bien sûr de l’interaction avec le milieu (stress particulier). Les sujets ayant eu des difficultés pendant l’enfance ont tendance à rechercher un objet qui va les rassurer et donc à développer une addiction (pour un produit, un comportement ou encore une personne). Ceux qui cherchent les sensations fortes, les révoltés, les rebelles sont aussi plus vulnérables aux addictions.

 

L'addiction est un processus. Il y a un cheminement progressif vers la dépendance, tout comme il y a un cheminement progressif vers la liberté de s'abstenir et de trouver du bien-être autrement avec une aide associée.

 

Si vous souhaitez mettre un terme à votre addiction, la première question à vous poser est de vous demander à quoi vous sert cette addiction. La psychothérapie se révélera être une aide remarquable pour vous accompagner dans votre cheminement psychique. La Sophrologie quant à elle est une aide à rompre physiquement avec la mémoire comportementale qui a été engendrée par la dépendance. La dépendance est une maladie authentique du cerveau et comme l’addiction nous guette tous… apprenons à identifier les mécanismes et l’engrenage pour ne pas tomber dans ses nombreux pièges !

 

SOURCE http://leplus.nouvelobs.com/contribution/137949;addict-attitude-sommes-nous-tous-accros.html

 

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