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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 15:50

skins-us-saison-1-creee-par-bryan-elsley-avec-britne-oldfor.jpgSOURCE http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-alcoolorexie-ebrieacuteteacute-et-anorexie-le-cocktail-mortel_6600_lirelasuite.htm#lirelasuite

 

La consommation excessive d'alcool est en augmentation chez les adolescents, allant jusqu’au binge drinking. La prévalence des troubles alimentaires et de l’anorexie est également plus élevée chez les jeunes. Quand on réunit ces 2 troubles, cela donne une nouvelle déviance sanitaire, que ces auteurs appellent Drinkorexie (Drunkorexia).  Cette étude de l'Université du Missouri montre en effet que lorsque les étudiants combinent ces deux habitudes malsaines, leurs santé à long terme en et gravement affectée. "Drunkorexia", dorénavant est donc le nom donné, dans les medias du moins, à l’association de troubles de l'alimentation et d’une consommation excessive d'alcool.


 

Victoria Osborne, professeur de santé publique à l’Université du Missouri, a examiné la relation entre la consommation excessive d'alcool et les troubles de l'alimentation, dont la restriction calorique et les vomissements volontaires dans l’anorexie. Son étude a été présentée en juin dernier à la Conférence de la Research Society on Alcoholism.


Principale motivation, boire beaucoup mais sans prendre  de poids: La chercheuse constate que 16% des jeunes interrogés déclarent « limiter les calories » pour en garder en réserve… pour boire…beaucoup. Les femmes sont 3 fois plus nombreuses à s’engager dans cette démarche que les hommes. La « drunkorexia» c’est vouloir prévenir un gain de poids, être le plus rapidement possible en état d’ébriété et économiser l'argent de l'alimentation pour acheter de l'alcool.


La  «drunkorexia» peut avoir de dangereuses conséquences cognitives, comportementales et physiques, augmente le risque de développer des troubles alimentaires plus graves ou de long terme ou des problèmes de dépendance. Entre autres, la  «drunkorexia» provoque à court et à long terme des difficultés de concentration, dans les études et la prise de décisions.


Un risque social: Risque de violence, de comportements sexuels à risque, d’intoxication à l'alcool, de toxicomanie et de maladies chroniques plus tard dans la vie. Victoria Osborne précise ici que les femmes sont plus à risque de problèmes de santé parce qu’elles métabolisent l'alcool différemment des hommes.


«Il est important que les jeunes comprennent bien les risques de ce comportement. Nous mettons en place des efforts de prévention contre le binge drinking, mais la plupart des jeunes ne sont pas conscients des conséquences sanitaires à long terme des troubles de l'alimentation combinés (ou pas) avec l’alcool ».

 

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Published by Eixerona - dans Autres TCA
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 09:52

Fin septembre, j’ai reçu un email de Claire (lectrice qui me suit maintenant depuis années) pour me faire part de la sortir du, livre Le ventre vide le froid autour aux éditons Eyrolles auquel elle a participé.


En lisant le communiqué de presse associé au livre, et le bref résumé de Claire, j’ai eu très envie de découvrir ce livre qui sortait des sentiers battus.


Voici le bref résumé de Claire : nous sommes 5, d'âges et de parcours totalement différents, qui avons vécu avec l'anorexie et/ou la boulimie à nos côtés. Nous nous sommes connues sur Internet (forums et blogs). Nous avons, il y a 3 ans, eu un désir de mettre en mots notre quotidien, lassées de ne lire que des témoignages de filles qui semblaient tous pareils, bâtis sur le même schéma. Dans cet ouvrage, nous avons pris le parti de la liberté, raconter sans concessions ni faux semblants, ce pourquoi nous avons un moment ou un autre été obligées de s'attacher à ce symptôme - qui est pour moi un morceau visible de l'iceberg et pas une maladie - pour essayer de "survivre" à notre histoire et notre passé plus ou moins chaotique.

 

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La force de ce livre est son concept : 5 jeunes femmes d’âge et parcours totalement différents racontent leur enfer des TCA, ce qui permet en un seul ouvrage de montrer d’une part la complexité de la maladie, mais de montrer également qu’il n’y a pas une anorexie, mais des anorexies. Même si les symptômes et les grands traits de la maladie se rejoignent souvent, chaque anorexie est différente ainsi que ses facteurs de déclenchements.


« Le ventre vide, le froid autour […] est né de la volonté de dire la complexité des TCA, leur diversité, de dépasser les clichés qui découlent du visible. »


Cet ouvrage rend bien compte de la difficulté de guérir car l’anorexie a un moment donné se retrouve être notre cocoon protection bien que destructeur. Comme le dit Aurore : « l’anorexie a été mon point d’ancrage, mon retrait du monde, plus que vital. Mon mécanisme de défense en milieu hostile. »


Ce livre insiste bien aussi sur le fait que la guérison n’est en aucun cas une histoire de poids, c’est retrouver un certain équilibre, une paix intérieure, mais aussi retrouver une estime et un amour de soi.


Malgré leurs différences on remarque des similitudes à chaque histoire notamment cette hypersensibilité qui fait qu’à un moment donné on ne veut plus rien ressentir car ça fait trop mal. Il y a aussi toutes ses violences qui détruisent à petit feu (viol, maltraitance verbale, maltraitance physique…) et cette envie de crier notre souffrance au monde entier par l’intermédiaire de notre corps parce que souvent les mots manquent, parce ce qu’on se sent de trop…


J’ai noté aussi la difficulté à se faire aider, en France les traitements des TCA restent souvent barbares à mon goût avec souvent à la clé des hospitalisations gavages en isolations qui détruisent plus qu’elles ne guérissent mais aussi ce gavage aux médicaments. Trouver de l’aide reste trop souvent un parcours du combattant.


Ce livre mon bien que le chemin de la guérison est semé d’embûche, que même lorsque l’on va mieux l’anorexie reste dans un petit coin de notre être prête à nous sauter dessus à la moindre faiblesse. « Cette saloperie contrôle tout. Elle revient à la charge au moindre signe de faiblesse […] On ne guérit pas vraiment mais on apprend à vivre avec, on fait en sorte de manger, de vivre plus saintement. »


Cet ouvrage illustre également l’impuissance de l’entourage face à cette folle maladie qu’est l’anorexie.


Je me suis retrouvée un peu dans chacun des récits, mais celui d’Anne-Laure est celui qui m’a le plus touché tout simplement parce que nos histoires malgré de nombreuses différences se ressemblent.


Et pour terminer, je vous propose une mini interview de Claire.

 

Claire j'aimerai savoir comment tu vas maintenant, où tu en es dans la maladie ?

Actuellement je travaille et suis beaucoup plus sereine qu’avant même si parfois, il m’arrive encore d’en souffrir. Disons que ça ne m'handicape moins, notamment au niveau de ma vie sociale, je peux éviter de refuser systématiquement toutes les invitations à déjeuner. Ensuite, je me laisse un peu plus « tranquille ».

Concernant Lucie, Véronique, Anne-Laure et Aurore, de la même façon, je peux dire que nous avons évolué, nous sommes à des points différents parce que nos histoires et parcours sont différents et par la façon dont nous vivons les choses.

Ce qui m’a permis d’être plus sereine aujourd’hui, tient à un long travail sur mon histoire (en clinique mais aussi avec un médecin spécialisé qui me suit depuis une dizaine d’années) et par la force des choses, une filière d’études plus épanouissantes que la première et enfin mon boulot. Avec la présence d’ami(e)s très proches qui ont toujours été là aussi et qui jamais ne m’ont jugée, qui m’ont pardonnée les lapins multiples que je posais et les crises d’angoisse que je pouvais avoir. Je n’ai eu que très peu de gens pour me soutenir mais celles et ceux qui sont restés savent que finalement ce qu’ils subissaient, je le subissais parfois à la puissance 10.

Je me suis un peu éloignée de ta question de départ. Donc je ne suis pas guérie, je ne crois pas à la guérison, je crois à une certaine acceptation de soi dès lors que le quotidien devient moins lourd et moins difficile à gérer. Je vais mieux en tout cas.


Est-ce qu'écrire ton histoire a été thérapeutique et t'a aidé?

Ecrire mon histoire a été thérapeutique oui. Je ne voyais pas de psy entre deux hospitalisations et j’avais un besoin quasi vital de parler. Sauf que je n’ai jamais su trop parler, je suis quelqu’un qui ne savait pas aligner trois mots sans bégayer d’angoisse. L’écrire a du coup été pour moi une façon de parler.  J’ai « trié » ma vie pour pouvoir l’écrire. Un palliatif pour comprendre les choses que j’avais déjà appréhendées au cours de ma première « longue » hospitalisation (dix mois quand même …… c’est long ;-) ). J’ai eu besoin à un moment de poser les choses pour les digérer. Mais ce qui est valable pour moi ne l’est pas forcément pour les autres. Ça m’a aidé, c’est sûr. Après est-ce que ça remplace un psychiatre ou psychanalyste ou une aide extérieure ? Non, parce qu'on reste en vase clos. Travailler sur mon texte pendant quelques mois ne m’a pas empêchée de refaire un long séjour en clinique par la suite.


Comment est né ce livre? 

Ce livre est le fruit d’une rencontre, de plusieurs rencontres. Nous fréquentions un forum d'entraide qui a fermé depuis (l’échappée belle) et qui nous a permis de rencontrer d’autres filles qui souffraient et qui avaient décidé de combattre la dictature des TCAs. Un forum sur lequel nous nous encouragions, laissions de petits défis pour la journée, qui pouvaient aller du simple fait de sortir de chez soi une demi-heure pour marcher à se rassurer sur nos dérapages en passant par le « pourquoi on avait aimé tel film ou tel livre ». Nous étions libres d’écrire ou de ne pas écrire mais derrière il y avait la volonté d’être écoutée, conseillée et en retour de pouvoir le faire. Nous avions noué grâce à ce forum des amitiés solides qui ne tournaient pas uniquement autour des TCAs.

Mais à l’origine, il y a Lucie qui a écrit un article sur son blog fin aout 2008 (blog également disparu). Anne-Laure et moi qui la lisions avions lu son message et lui avons dit que nous étions partantes. Une première rencontre dans un café nous a permis de définir de quelle façon nous allions réunir tous nos textes et qui pourrait être intéressé. Après une intense discussion nous nous sommes lancées et avons envoyé des mails à celles qui étaient concernées par les TCAs et que nous connaissions soit de visu soit par le biais de forums ou d’hospitalisations communes. Et nous avons avancé. D’abord à neuf puis à 8 et enfin à cinq.

Et pendant tout ce temps là, des aller-retours entre nous pour nous organiser, savoir qui allait relire quel texte, de quelle façon allions les agencer avant de les présenter à des maisons d’édition. Beaucoup de travail mais extrêmement intéressant, sur les relations humaines et sur comment garder la liberté que nous nous étions fixé au tout départ : liberté de ton mais aussi liberté de contenu.

 

Et pour terminer cet article, je tiens à dire un grand merci à Claire.


 

 

 

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Published by Eixerona - dans Bibliothèque
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 21:49

Guérir ou du moins avancer, c’est passer à autre chose. C’est accepter que nous ne sommes pas l’anorexie, que ne nous résumons pas à l’anorexie. Oui elle est là, c’est une maladie qui nous torture et nous fait mal, mais elle n’est pas nous. Ce n’est pas nous.


Je crois que le plus grand des problèmes est là, du moment que l’anorexie est là on vit anorexie. On mange (ou ne mange pas) anorexie, on lit anorexie, on regarde anorexie, on dort anorexie, on bouge anorexie. Elle est au centre de nos vies et finalement la seule chose de nos vies. D’où la peur souvent de guérir, mais que va-t-on faire sans l’anorexie ? Notre vie va être bien vide (bien entendu c’est seulement un des aspects il y a bien la peur de contrôle du poids, de la nourriture…), et avec la maladie on a perdu nos loisirs, nos hobbies voire on est jamais parvenue à en avoir.


Mon tout premier pas vers le mieux a été je crois le jour où j’ai jeté à la poubelle toutes les k7 vidéos sur lesquelles j’avais pu enregistrer les émissions et films sur les TCA. Puis ça a été la mise en caisse de la cinquantaine de livre sur le sujet. J’en avais marre de l’anorexie. Marre que ma vie se résume à la maladie. Que je me résume à la maladie. Il devait quand même y avoir autre chose.

 

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J’ai fini aussi par ne plus trainer sur les forums puis les blogs, parce qu’à force il y a un effet pervers qui nous empêche d’avancer. Et puis je ne supportais plus non plus la souffrance des autres, la mienne me suffisait amplement. Il fallait que je me protège.


J’ai commencé à chercher des activités, des hobbies qui me plairaient loin de cette foutue anorexie. Je me suis investie dans la vie politique locale, pas forcément par conviction mais c’était un moyen comme un autre de voir du monde, de sortir et d’avoir un autre but dans la vie. C’est par ce biais que j’ai rencontré l’homme de ma vie qui m’a fait découvrir les séries en vost. Ce mec m’a bien fait tourner en bourrique pendant 3 ans, être folle amoureuse n’a rien arrangé mais je peux lui dire merci pour ça, parce que les séries m’ont souvent aidé à tenir le coup (et puis il a toujours été le seul à savoir m’encourager pour avancer même si je ne lui ai jamais vraiment parlé de mes démons, il a toujours eu ce pouvoir de me donner des ailes, peut-être parce qu’en étant amoureuse je me sentais enfin vivre, je ne sais pas..) Oui je sais dit comme ça c’est ultra bizarre, mais quand parfois j’avais des idées noires je tenais le coup car je voulais connaitre la suite de mes séries favorites. On tient comme on peut hein. J’ai fini aussi par trainer sur les forums de séries (depuis 2009) et parler d’autre chose que l’anorexie, ça fait du bien. J’ai eu aussi ma période photo, maintenant la photo m’intéresse nettement moins sauf si c’est pour photographier ma jolie fille. Et donc dernièrement je me suis remis de plus belle à la pâtisserie. Bon j’avoue je fais encore « mon » anorexique à cuisiner pour les autres (à mon grand désespoir je manque de cobaye), je goûte quand même ce que je fais mais pas trop non plus c’est plus une histoire que j’ai peur de ne pas savoir m’arrêter et donc de compulser. Souvent je m’engueule dans mes essais pâtisseries parce que je suis rarement satisfaite du résultat, toujours ce besoin de performance, de perfection, de maitrise et d’estime de soi bancale. Mais je me soigne, je sais que je suis toujours trop dure avec moi-même.

 

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Je me suis essayée aussi à un peu de bénévolat entre 2008/2010 mais je me suis vite ravisée, car y a des guerres de pouvoir pas possible dans les associations et en plus les gens sont souvent désagréables avec les bénévoles. Bref quand on commence à faire quelque chose à contre cœur, il vaut mieux arrêter. Je ne garde pas un très bon souvenir de tout ça, et j’ai des envies de meurtre (enfin façon de parler) quand je croise au détour d’une rue ces cons.


C’est souvent qu’on dit aux malades de TCA, mais va faire du bénévolat ça va te faire du bien. Je trouve ça totalement absurde (sauf si on en a vraiment envie), je ne vois pas en quoi ça aide. Allez donner un coup de main à la soupe populaire pour voir que des gens crever la dalle alors que nous on n’arrive pas à manger, qu’on se laisse mourir de faim? Ça c’est encore les idées chocs des bien-pensants pour nous culpabiliser d’être malade.


Je pense juste qu’il faut juste trouver une passion qui nous détourne des TCA, quelque chose qui botte les fesses aux TCA pour les envoyer loin de leur pied d’estal de notre vie. C’est ça le plus dur, arriver à vivre pour autre que les TCA.

 

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Mais c’est possible. Petit à petit mon monde n’a plus tourné autour de l’anorexie. C’est l’anorexie qui tourne autour de mon monde.


J’avoue que mon petit chou m’aide beaucoup pour ça, car grâce à elle je n’ai vraiment pas envie de replonger dans cet enfer, parce que maintenant le vide qu’il y avait jusqu’alors, rempli pendant de nombreuses années par les TCA est rempli maintenant de l’amour de mon bébé.


Et quand mon petit chou me fait un gros câlin, le reste n’a vraiment plus d’importance et je me sens vivante à 1000%.

 

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Published by Eixerona - dans Guérir
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 16:13

J'ai découvert les Golden blogs awards, alors je me suis pourquoi pas. C'est un moyen comme un autre de promouvoir mon blog.

Si vous voulez voter, n'hésitez pas!

 

http://www.golden-blog-awards.fr/blogs/anorexie-boulimie-bienvenue-dans-la-bouche-de-l-enfer.html

 

 

 

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Published by Eixerona - dans Des choses et d'autres
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:18

Je suis dit qu’il serait intéressant d’aborder le sujet de comment Internet m’a aidé dans la maladie, tout en montrant ses limites.


Ce sujet occupera une série de billets car le sujet est vaste.


La première fois que j’ai tapé le mot anorexie dans un moteur de recherche c’était en 2002. Je ne sais plus exactement pourquoi j’ai décidé un jour de faire cette recherche. Peut-être pour essayer de comprendre ce mal qui me rongeait, peut-être pour essayer de trouver la solution pour guérir.


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C’était ma première année de fac, je ne m’y plaisais guère. J’avais perdu mes amis et je voyais que rarement ma meilleure amie. Mon moral en avait pris un sacré coup, et je replongeais autant dans l’anorexie que dans la dépression. Et je n’avais personne pour en parler.


C’est à ce moment-là que j’ai découvert les forums sur les TCA. J’ai commencé par lire les messages des membres et d’un seul coup je me suis sentie moins seule. D’autres personnes étaient comme moi, je n’étais plus seule. J’ai fini par oser poster mon premier message, puis un millier d’autres.


Ces personnes comprenaient ma souffrance, je comprenais la leur. Même si ça ne nous guérit pas, ça soulage. J’ai pu enfin oser dire ce que j’avais sur le cœur, parler de cette impuissance face à l’anorexie, parler des paradoxes de la maladie, parler de ce que les autres ne comprenaient pas…


Ne plus se sentir seule face à sa souffrance, être soutenue, ça aide et ça réconforte.

 

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Malheureusement je me suis vite heurtée à l’incompréhension de ma mère qui en fouinant sur l’historique Internet à découvert mon « refuge ». C’était l’époque où à la maison un seul ordinateur était connecté à Internet et par conséquent on le partageait. Ma mère n’a pas compris pour je passais des heures sur le forum. Elle ne voyait qu’une chose que j’allais délaisser mes études. C’est vrai que l’année là j’ai arrêté au bout de quelques mois la fac, mais c’était à cause de la maladie, pas à cause d’Internet ou du forum.


J’ai eu des longues discussions avec elle pour lui expliquer en quoi le forum m’aidait, me boostait, me donnait de l’espoir et me donnait envie de guérir. Elle a compris, m’a laissé tranquille et moi j’ai appris à effacer l’historique de l’ordinateur.


Je dirais que j’ai passé trois bonnes années sur les forums, de 2002 à 2005. J’en ai connu plusieurs. Le premier fût boulimie.com, puis un plus petit d’une amie et j’ai terminé sur Enfine. Les forums m’ont aidé à avancer, et je m’y suis fait des amies, de bonnes amies.


Mais les forums ont leurs limites. Ce que je vais dire ne va peut-être pas plaire mais c’est la réalité.  Sur certains forums on peut croiser des filles guéries et fières de l’être. Elles finissent par être assez agressives avec les filles qui ne guérissent pas. On le sait toute pourtant que la guérison n’est pas une chose facile, qu’elle est longue et compliquée. Se faire réprimander, entendre des « bouge-toi les fesses », non ça n’aide pas.

 

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Je me suis rendue compte moi-même qu’en allant mieux on était moins tolérante vis-à-vis des malades mais bon, ce n’est pas une raison pour jouer les pétasses et parler aux malades avec un sentiment de supériorité. Je crois qu’on se sent déjà assez mal lorsqu’on est au fin fond de l’anorexie, que l’on ne parvient pas à aller mieux malgré nos efforts. On n’a franchement pas besoin de se prendre en pleine figure des critiques supplémentaires.


Le coup de grâce qui a fait que j’ai quitté le dernier forum où je trainais c’est la création de mon blog. Les guéries et fières de l’être m’ont alors cataloguées comme pro-anorexique car je racontais la maladie sans concession. Bref ce jour-là j’ai décidé de quitter ce forum. (Vous pouvez lire cet article d’ailleurs http://eixerona.over-blog.com/article-11867055.html), et du coup j’ai été curieuse vis-à-vis de ce qu’était  les pro-ana.


J’ai trainé un peu sur les forums dit « pro-ana » histoire de voir ce que c’était, ces forums regroupent des malades de TCA qui ne parviennent pas à guérir, sur celui que j’ai fréquenté je n’ai jamais vu quelque chose de malsain, il n’y avait pas de concours pour perdre du poids ou des trucs du genre, c’était essentiellement un endroit pour parler sans concessions de la maladie, sans jugement. Finalement on cherchait à survivre comme on pouvait face à l’anorexie. D’ailleurs beaucoup de membres ont fini par aller mieux, mais aussi par devenir maman. Après il est sûr que je ne peux pas généraliser sur tous ces types de forum. Ce qui m’a toujours le plus choquer ce sont les blogs dit pro ana, surtout quand ils sont tenus par des filles en pleine santé qui finalement pensent et jugent que l’anorexie est juste un moyen de maigrir.


J’ai fini par créer mon propre forum histoire d’avoir un espace d’expression libre et serein qui a fini par disparaitre un beau jour parce qu’il fallait passer à autre chose.


Dans le prochain billet, j’évoquerai les blogs.

 

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Published by Eixerona - dans Mes écrits
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 10:47

 

LE PLUS. Dans le monde de la mode, la maigreur est la norme. Mais en dépit de campagnes choc pour alerter l'opinion, les marques continuent de véhiculer une image déformée de la beauté féminine. Cela choque-t-il encore vraiment ?

 

SOURCE :http://leplus.nouvelobs.com/contribution/200348;fashion-week-la-maigreur-des-filles-ne-choque-meme-plus.html

 

12 février 2007. Lors de la 55ème édition de la Pasarela Cibeles, un des plus grands rendez-vous de la mode espagnole, l'Espagne devient le premier pays à interdire de défilés les mannequins dont l'indice de masse corporelle est trop bas. On assiste à une première. Les mannequins sont pesés par des médecins. Choc : la veille des défilés on refuse publiquement à cinq mannequins "trop maigres" le droit de défiler.

 

24 Septembre 2007. Une campagne publicitaire choc menée par Oliviero Toscani contre l'anorexie, a pour objectif la sensibilisation et l’alerte quant à cette maladie si complexe – du moins, c'est ce qu'on a prétendu.

 

Le mannequin Isabelle Caro, atteinte depuis des années d’anorexie, joue un rôle primordial en apportant des témoignages poignants sincères. La campagne  fait son effet : reprise dans les médias, elle suscite des débats et permet la vulgarisation des différentes composantes de la maladie.

5 février 2011. Zara dévoile sa campagne printemps/été 2011. Quelques mois passent… Les morts de l’anorexie ne font plus vraiment effet sur le grand public. Par habitude, peut être, de voir des femmes si minces qu'elles ne ressemblent même plus à des femmes.

 

Le personnage androgyne devient l’égérie d’une saison.

 

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 Collection printemps-été 2011 - Zara cc

 

5 octobre 2011. Fashion week à Paris. On se presse, on court, on galope pour ne rater aucun défilé. Les lieux changent, de plus en plus originaux, beaux, magiques, pour séduire ou faire rêver les journalistes fashion. Les tapis rouges embrassent les foulées des fashionistas de toutes origines.

 

Elles se ressemblent toutes. Elles sont belles. Elles sont splendides et merveilleuses.

 

Leur maigreur ne choque plus. Elle fait partie intégrante des caractéristiques occidentales de la beauté féminine, transmises mais surtout inventées et imposées par les médias, les campagnes et les acteurs de ce monde. Un monde qui ne reflète en rien la réalité des femmes et de leurs beautés.

 

Tant que ces dictateurs du monde de la mode auront l’emprise sur les images que nous percevons, les combats et luttes qui ont mené les femmes anorexiques à la mort n’auront aucun sens.

 

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Sur cette photo Julia Frakes "It girl" chouchoute de la mode et des créateurs.

Mais non la maigreur n'est pas à la mode, mais non on se fait des idées...

 

 

J'aime cet article qui dit la vérité, la réalité. Reste la dernière phrase maladroite, mais après ce n'est pas faux, on nous répète que pour guérir il faut prendre des kilos alors que la maigreur est la norme féminine en vigueur....Mais ce dicktat fait du mal à une grande majorité des femmes, et maintenant même les hommes commencent à le subir.

 

Ce qui me choque ce sont certains commentaires de l'article

 

"Au lieu de brâmer contre une centaine de filles qui se privent de nourriture, vous feriez de vous inquiéter des deux milliards d'hommes, de femmes et d'enfants qui s'empiffrent de sucre, sel, viandes et saloperies diverses. Votre indignation est aberrante, cette maladie étant statistiquement rarissime. Inutile donc de sortir les clairons. Il y a des batailles médicales autrement plus dramatiques"

Donc si on part du même principe il ne faut pas non plus s'intéresser aux maladies orphelines qui ne concernent que peu de monde?

 

"Le coup de clairon contre les mannequins rachitiques n'a aucun sens. Il concerne probablement, à vue de nez, 0,0001 de la population mondiale. Les vrais maigres, ceux qui crèvent de faim faute de pouvoir se nourrir, sont en zones de guerre ou survivent en territoires ravagés par la sécheresse. Eux voudraient bien pouvoir remplir leur frigidaire, mais ils n'en ont pas, ni rien."

Personnellement, je pense qu'on peut mener plusieurs batailles en même temps. Mais j'ai remarqué que dès qu'on aborde l'anorexie, les gens aiment vous dire "mais tu as pensé aux millions de gens qui meurent de faim?". Outre le fait que l'anorexie est une maladie, est-ce que si je mange résoudra la famine dans la corne de l'Afrique? Non.

 

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Published by Eixerona - dans Revue de presse
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 19:23

Les anorexiques sont connues pour être des freak contrôle. Tout contrôler donne cette impression que l’on peut tout maitriser surtout notre vie qui semble nous échapper.


J’ai cette fâcheuse tendance à vouloir tout faire, tout contrôler, pour que tout soit parfait. Oui parce que si le linge n’est pas étendu comme moi je l’étends, c’est « une catastrophe ». Bien entendu je consciente de l’absurdité de la chose.


Tout contrôler rassure. Tout contrôler calme nos angoisses.


Alors quand d’un seul coup le contrôle de l’alimentation nous échappe, c’est un véritable tsunami qui s’abat sur nous.


Pendant longtemps je me suis punie de mes pertes de contrôles alimentaires. Je continuais à me gaver jusqu’à la nausée. Puisque je n’étais pas capable de me limiter, de me contrôler, je devais me punir.


Maintenant ça mieux. Cette histoire de punition est de l’histoire ancienne. Bien sûr j’ai toujours cette tendance à contrôler l’alimentation, mais nettement moins et un écart n’est plus synonyme de catastrophe et de punition.


Ca m’arrive d’avoir des fringales, des compulsions e  je déteste ça, mais je les accepte. Avant je me battais corps et âme pour les éviter, sans grand succès le plus souvent. J’obtenais l’inverse, et au bout du compte je doublais voire triplais ce que j’avais envie de manger à la base.


Hier soir j’avais faim. Mais vraiment faim. Ca m’énervait car j’avais envie de manger de bonnes choses sucrées…La faim je la supporte nettement moins bien maintenant, probablement parce que je sais qu’elle est dangereuse et à cette tendance à provoquer des compulsions et des crises.


Alors j’ai fini par céder, tant pis s’il était minuit et hors de question de grignoter une pomme ou un yaourt. Du fromage, quelques barres de céréales. Pas forcément l’idéal mais tant pis. L’important c’est que je suis parvenue à m’arrêter. J’ai eu cette sensation d’être rassasié et réconfortée par ces aliments régressifs. Je ne m’en suis pas trop voulu. Je sais que j’en avais besoin. Donc j’ai accepté.


La culpabilité fût légère. J’ai mangé plus léger aujourd’hui pour rattraper le coup.


J’ai appris à refaire confiance à mon corps et à mon organisme. Il gère plutôt bien. Non on ne prend pas un kilo pour un petit excès au milieu de la nuit, ça c’est une légende urbaine. Si on a une alimentation diversifiée et équilibrée, les petits écarts et les petits plaisirs s’ils ne sont pas quotidiens seront absorbés et non stockés.


Il faut arrêter de croire que le corps stocke comme ça. Il fait des réserves uniquement si on lui donne très régulièrement des excès de calories. Alors il faut arrêter de stresser, de culpabiliser, il faut apprendre à refaire confiance à son corps et à soi même.

 

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 10:45

J'ai remarqué une chose avec les années c'est que plus les célébrités connaissent du succès plus elles maigrissent.

 

En ce moment on ne cesse de parler de Alexa Chung dont le statut de it girl évolue en mannequin et animatrice TV.

 

Je suis tombée par hasard sur des photos de son évolution vestimentaire et son changement de silhouette flagrant. Si elle n'était déja pas épaisse en 2004 en 2011 elle est maigre (Et d'ailleurs se cache souvent sous ses fringues). Et qu'on me dise pas qu'elle a perdu ses bourlets de l'adolescence en route, en 2004 la demoiselle avait 24 ans.

 

Ce qui m'énerve le plus ce sont les médias et les magazines qui lui vouent un culte. Non mais va falloir arrêter de s'extasier devant la maigreur même si certaines personnes disent que c'est dans l'air du temps car on est à une époque où tout est fin et fuselé.

 

Par ailleurs on accuse et blame toujours les pro ana de promouvoir la maigreur. Attention je ne les soutiens pas! Mais c'est paradoxal, on leur dit à elles que c'est mal mais on ne dit quasiment rien à la société qui met la minceur/maigreur sur un pieds d'estal.

 

Après j'ai bien compris les raisonnements de la société: vaut mieux être maigre et anorexique ou mince en se privant de nourriture que obèse...

 

A propos d'Alexa Chung j'ai trouvé un article sur Grazia http://www.grazia.fr/people/News-people/Alexa-Chung-se-moque-de-sa-maigreur-et-cree-la-polemique-30205 et pour une fois un magazine féminin est bien d'accord qu'on ne doit pas porter en dérision l'anorexie. Waouh!

 

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2004

 

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2011. C'est difficile de trouver une photo où l'on voit ses bras et ses épaules.

 

 

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Published by Eixerona - dans Célébrités et TCA
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 21:09

Septembre se la jouant été indien, j’en ai profité pour sortir et profiter de ce doux soleil qui va bientôt me manquer l’hiver arrivé.


J’ai passé un excellent après-midi en voyant ma fille s’éclatait sur les jeux : sa première fois de toboggan, sa première fois dans une énorme piscine à balles (on en a une à la maison mais avec 100 balles, elle fait pâle figure !).


Si on m’avait dit il y a deux ans, qu’à l’heure actuelle je serais heureuse dans ma vie, épanouie, presque bien dans ma peau et que mes TCA seraient minoritaires, je ne l’aurais pas cru.


Pendant longtemps j’ai été persuadée que je serais déprimée toute ma vie, que ma vie tournerait pour toujours autour de l’anorexie. Je croyais qu’aller mieux était un mythe. Comme quoi.


Mais tout ça ne s’est pas fait en un jour, c’est un combat long et difficile semé d’embuches, mais ce n’est pas impossible. 

 

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Published by Eixerona - dans Carnet de route
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 20:05

Comme promis voici le dossier, je le scanne pour que tout le monde puisse le lire car malheureusement tout le monde ne peut pas mettre 2,50 euros juste pour un dossier de 8 pages. 

Et comme je disais précédemment même si l'article est pas trop mal fichu, je suis quand même déçue.

Bonne lecture!


 

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Published by Eixerona - dans Mon blog dans la presse et sur le Web