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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
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Published by eixerona - dans Célébrités et TCA
21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
- boire 1.5 l d'eau quand la faim se fait ressentir. Préférez les eaux riches en magnésium qui coupent d'avantage la faim.

- Ne pas hésiter à programmer des encas légers (pomme, galette de riz, yaourt 0%...) 2 fois dans la journée ou avant un diner pour ne pas craquer.

- Prendre une pomme ou un coupe faim avant de se rendre à un diner.

- manger d'abord les aliments riches en fibres pour atteindre plus rapidement le stade de satiété (soupe, salade...)

- se méfier de l'alcool qui desinhibe et de ce fait pousse à consommer plus.

- La pomme ainsi que les fruits et légumes riches en fibres (pêche, fraise, céléri, carotte...) sont d'excellents coupe faim naturels. Avec en plus un verre d'eau la pectine du fruit gonfle dans l'estomac et procure immédiatement une sensation de satiété.
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Published by eixerona - dans Nutrition
21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
Le resto... sans les kilos !

Déjeuners avec des collègues, repas d'affaires, dîners entre amis? Quand on mène une vie active, difficile de résister aux tentations qu'offrent les petits restos. Pour mener quand même à bien votre projet minceur, inspirez-vous de nos suggestions
" Si vos activités vous imposent de déjeuner à l'extérieur, l'essentiel est de vous faire plaisir tout en restant raisonnable".
Pour retrouver la ligne, il vaut mieux renoncer aux restaurants. Encore faut-il le pouvoir... Difficile d'éviter la brasserie du coin quand notre entreprise n'a pas de cantine, ou de se priver d'une sortie entre amis. " Si vous souhaitez mener un régime à long terme, évitez les projets trop rigides", avertit le Dr Jacques Fricker

Les bon réflexes
Un écart n'est pas dramatique. Ne sautez pas le repas suivant, mais mangez moins
Une soupe et une tranche de jambon, un filet de poisson et des épinards, ou simplement des fruits et des yaourts suffiront... En revanche, après un déjeuner léger (carpaccio et salade, par exemple), offrez-vous une banane ou un yaourt au goûter, pour tenir jusqu'au dîner. Les conseils:
•Evitez les apéritifs alcoolisés et les amuse-gueules. Pour patienter, commandez une eau gazeuse, un jus de tomates ou un citron pressé. Si votre entourage insiste, acceptez une coupe de champagne ou un verre du vin qui accompagnera votre repas.
•Favorisez les plats riches en protéines (viandes, poissons, oeufs). Mais contrôlez les graisses et les sucres. A la place de la charcuterie, optez pour une tranche de saumon fumé (sans blinis ni crème) ou des huîtres. Dégustez une salade avec des miettes de foie gras, plutôt que deux tranches avec leurs toasts, une salade de la mer plutôt qu'une quiche au saumon.
•Préférez les légumes. Ils rassasient pour un faible apport calorique. Vous pouvez les associer à des féculents, mais des pommes vapeur plutôt que des frites, du riz blanc plutôt que du riz cantonais, des pâtes au basilic plutôt qu'à la crème.
•Renoncez au fromage. Ou prenez-le avec une salade. Au dessert, privilégiez les fruits : salade de fruits avec sorbet, fromage blanc au coulis de framboises et tarte aux fraises. Et pourquoi ne pas vous contenter du carré de chocolat servi avec le café, qui vous laissera une sensation sucrée, sans vous apporter trop de calories ?
•Mangez à votre faim, pas davantage. Ne finissez pas votre assiette si elle est copieuse. Et prenez un plat unique, y compris au restaurant d'entreprise.
A chaque restaurant son menu type à la carte !

Des astuces et des réflexes à prendre en fonction du restaurant...de quoi apprendre à lire entre les lignes !

Au restaurant italien
Les pizzas les plus simples (margarita, napolitaine, quatre saisons) sont les moins grasses. Evitez les garnitures au chorizo, merguez, lardons, ainsi que les pizzas en chausson, riches en pâte. N'ajoutez pas d'huile pimentée. Si votre plat comporte peu de légumes, accompagnez-le d'aubergines grillées, d'une salade de roquette ou de tomates (sans mozzarella), simplement assaisonnée d'un filet de vinaigre balsamique.
Ce dernier, très peu acide, se passe aisément d'huile. Si vous préférez les pâtes, oubliez les carbonara ou les lasagnes, riches en crème, au profit des bolognaises. Mieux encore, commandez des pâtes aux légumes que vous parsèmerez d'une pincée de parmesan. Terminez par une salade de fruits ou par une boule de sorbet.

A la crêperie
Les crêpes de sarrasin et de froment constituent un plat relativement équilibré, sauf bien sûr lorsqu'elles sont trop garnies de fromage, de lard et de crème. Limitez-vous à une crêpe salée, suivie d'une sucrée. La première doit comporter une seule source de protéines animales (jambon, oeuf, gruyère, saumon...) et si possible un peu de légumes ! Sinon, commandez une salade à côté.
Choisissez une seconde crêpe au sucre, au citron, à la compote ou flambée, mais évitez la glace, le chocolat et la chantilly. Attention au cidre, que l'on a tendance à boire sans retenue. Pour le plaisir, contentez-vous d'une seule bolée et étanchez votre soif avec de l'eau.

Au restaurant oriental
Evitez les entrées, souvent très grasses. Le couscous, en revanche, constitue un repas équilibré puisqu'il contient des protéines, des légumes et des féculents. Préférez cependant le poulet ou une brochette aux merguez ou à la viande de mouton. Mettez plus de légumes que de semoule dans votre assiette, mais ne les arrosez pas de sauce si elle est grasse. Et délaissez le pain. Au dessert, s'il vous reste " de la place ", ne succombez pas aux pâtisseries, certes délicieuses, mais redoutables pour la ligne ! Une salade d'oranges, une boule de sorbet ou simplement un thé à la menthe ponctueront votre repas d'une note sucrée.

Au restaurant japonais
Le grand avantage de cette cuisine peu grasse est sa richesse en protéines (brochettes de viande et de poisson, sushis...). Son inconvénient : le manque de légumes, à moins que la carte ne propose des soupes ou quelques salades de chou. Si vous choisissez des sushis, sachez qu'ils sont accompagnés de riz : il est donc inutile d'en rajouter.
Au cours de votre repas, buvez du thé ou de l'eau, plutôt que du vin. La carte des desserts est souvent limitée, mais vous pouvez demander un fruit frais ou une boule de sorbet.

Au restaurant chinois
La cuisine asiatique est à la mode, mais attention : elle peut être grasse. Choisissez des plats à la vapeur ou grillés plutôt que frits : des rouleaux de printemps plutôt que des nems, par exemple. Le mieux est de vous contenter d'un plat riche en protéines (poulet à l'ananas, boeuf au gingembre, crevettes ou poisson sauté...).
Ces plats sont souvent servis avec un bol de riz blanc, mais demandez s'il est possible d'ajouter un peu de légumes. Vous pouvez vous limiter à une salade de chou, soja et champignons noirs, avec des bouchées vapeur, mais dans ce cas ne prenez pas de riz. Au dessert, découvrez les fruits exotiques.

Si vous dejeunez sur le pouce ?

A la sandwicherie
Si vous devez vous contenter d'un casse-croûte, un sandwich vaut mieux qu'un croque-monsieur ou qu'un hot-dog. Préférez toutefois le pain complet au pain blanc. Et si votre sandwich est confectionné dans une demi-baguette, ne le terminez pas nécessairement.
Si possible, remplacez la mayonnaise et le beurre par du fromage blanc, riche en calcium. Ne prenez qu'une seule source de protéines (jambon, poulet, thon au naturel, oeuf dur ou fromage). Quelques rondelles de tomates, cornichons et feuilles de salade vous obligeront à mâcher un peu plus longtemps. Ajoutez quelques crudités : carottes râpées, poireau vinaigrette, salade de concombre ou tomates-cerises au naturel.

Au fast-food
Pauvres en fibres, vitamines et minéraux, mais très gras, les repas du fast-food ne sont pas vraiment compatibles avec un régime amincissant. Mais une petite entorse de temps en temps ne nuira pas à votre ligne. Optez, par exemple, pour une ou deux salades, selon leur taille, au naturel ou bien arrosées de vinaigrette légère. Terminez par une salade de fruits ou un yaourt. Vous pouvez également choisir le hamburger le plus simple et l'accompagner de crudités. Si vous craquez vraiment pour les frites, prenez la plus petite portion et complétez-la d'une salade sans sauce. Dans tous les cas, bannissez sodas et glaces.
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Published by eixerona - dans Nutrition
21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
Petit déjeuner:

- mc morning sucré 598.3 cal
- mc morning salé 471.3 cal
- le brunch 829.3 cal
- pancakes (2) 143 cal
- sirop d'érable 81 cal
- pain muffin 134 cal
- confiture de fraise 73 cal

Hamburgers:

- big mac 492 cal
- royal deluxe 573 cal
- royal bacon 532 cal
- royal cheese 519 cal
- hamburger 257 cal
- cheesburger 304 cal
- mac chicken 445 cal
- filet o fish 399 cal
- croque mac do 257 cal
- chicken Mc nuggets: 4 unités 157 cal
6 unités 234 cal
9 unités 352 cal

Salades:

- salade chicken taboulé au poulet grillé 382 cal
- salade chicken taboulé au poulet croustillant 478 cal
- salade chicken caesar au pouet grillé avec croutons 275 cal
- salade chicken caesar au poulet croustillant avec croutons 372 cal
- petite salade 11 cal

Accompagnements:

- petite frite (75g) 223 cal
- moyenne frite (106g) 316 cal
- grande frite (157g) 468 cal
- deluxe potatoes moyenne (112g) 233 cal
- deluxe potatoes grande (160g) 333 cal

Sauces:

- sauce pour salade taboulé 80 cal
- sauce pour salade caesar 56 cal
- sauce au vinaigre de balsamique 32 cal
- ketchup 11 cal
- moutarde 7 cal
- sauce pommes frites 19 cal
- sauce deluxe potatoes 89 cal

Desserts:

- fruits et Yogurt 127 cal
- sundae caramel 343 cal
- sundae chocolat 344 cal
- sundae fraise 276 cal
- fruits à croquer 46 cal
- milkshake vanille 380 cal
- milkshake fraise 410 cal
- yaourt danone et fruit recette crémeuse 134 cal
- mc flurry crunch amande 327 cal
- mc flurry m&m's 356 cal
- mc flurry dam 362 cal
- cone glacé 130 cal
- petit yoco à boire 67 cal
- pom'potes pommes fraises 91 cal
- muffin chocolat 350 cal
- mc crispy chocolat au lait 233 cal
- mandise 347 cal

Boissons:

- minute maide 20 cl 93.3 cal
- tropicana multi vitamine 20 cl 90 cal
- coca cola 25 cl 110 cal
- coca cola light 25 cl 0 cal
- orangina 25 cl 100 cal
- sprite 25 cl 101.3 cal
- minute maid fresh mix lemon lime 25 cl 42.5 cal
- lipton ice tea peche 25 cl 67.5 cal

- minute maid 30 cl 140 cal
- evian 33 cl 0 cal
- vittel saveur fraise 33 cl 71 cal
- badoit rouge 33 cl 0 cal

- coca cola 40 cl 176 cal
- coca cola light 40 cl 0 cal
- minute maid fresh mix lemon lime 40 cl 68 cal
- lipton ice tea peche 40 cl 108 cal
- orangina 40 cl 160 cal
- sprite 40 cl 162 cal

- coca cola 50 cl 220 cal
- coca cola light 50 cl 0 cal
- orangina 50 cl 200 cal
- sprite 50 cl 203 cal
- minute maid fresh mix lemon lime 50 cl 85 cal
- lipton ice tea peche 50 cl 135 cal

- cafe Jacques Vabre expresso 5.1 cal
- cafe filtre carte noire 8.6 cal
- thé tetley 0 cal

- chocolat chaud 112 cal
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Published by eixerona - dans Nutrition
21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
-> Eviter de mâcher du chewing-gum car il stimule l'appétit et peut créer des gazs et des ballonements.

-> Avoir une activité physique régulière: marcher plutôt que prendre la voiture, prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur.

-> coupe faim naturel: manger une pomme avec un grand verre d'eau. La pectine contenue dans la peau de la pomme gonflera de 50 fois son volume et donnera une sensation de satiété.

-> Ne pas manger trop salé car le sel renforce la sensation de faim.

-> Boire au minimun 1.5 litres d'eau par jour de préfèrence en dehors des repas.

-> Avoir toujours des légumes et des fruits à chez soi

-> Pendant que l'on mange on dépense des calories!! Le métabolisme de base s'élève de 20 à 30% pendant une à trois heures après le repas.

-> lorsqu'on ingère 100 calories sous forme de proteine, le corps depense 30 calories pour les digerer.
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Published by eixerona - dans Nutrition
21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
->Préparez un plateau de crudités avec des bâtonnets de carottes et de céleri branche, du chou-fleur cru, des lanières de poivrons, des tomates-cerises, des champignons crus, radis, etc...
On peut consommer ces crudités nature ou à la " croque au sel " ou encore trempées dans une sauce soja ou une sauce à base de fromage blanc, moutarde et fines herbes.

-> Mangez du fromage blanc 0%: 3 cuillerées à soupe de fromage blanc suffisent souvent à calmer une petite fringale, à manger nature ou avec un peu d'édulcorant.

->le réflexe du verre d'eau ou d'une boisson rafraîchissante sans sucres et sans alcool comme l'eau citronnée, le thé glacé, le café frappé
- ou de sodas "light",
- ou d'une boisson chaude sans sucre ou édulcorée
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Published by eixerona - dans Nutrition
21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
SOS blogueuses en détresse
LEMONDE.FR 28.07.05



Egarés dans les limbes de près de 2 400 000 Skyblogs, les secrets les plus tendres comme les plus tourmentés se perdent dans un dédale de liens hypertextes. Pas de fil d'Ariane ni de Minotaure, mais un labyrinthe de confidences, de vies racontées, de douleurs et d'amours mises à nu. Tout est révélé à celui qui prend la peine de s'y perdre un peu.

ournaux personnels, recueils de poésies se déclinent par milliers sur la blogosphère Skyrock. L'intimité n'existe pas sur le Réseau des réseaux. Les blogs sont les pères d'une nouvelle notion, l'"extimité".

Ils sont tenus presque exclusivement par des adolescentes, qui y livrent au monde leurs premières amours, entières, quelquefois impudiques. Les maux du cœur sont un lancinant leitmotiv qui occupe des milliers de pages de poésie. Chagrins et rêves romantiques sont déclinés sans discontinuer, généralement accompagnés d'une iconographie sirupeuse, de préférence rose. "Bienvenue Dans Mon Monde...

Voici un Blog Rempli de poemes Amours, Suicides, Tristesses, Larmes, Peine..." présente Shelli avant de poursuivre sa prose :

"Tu resteras dans mon cœur,
Jusqu'à ce que je meurs,
Je t'aimerai à jamais,

Tu es mon premier amour,
Et tu resteras toujours mon numéro un,
Et pour moi tu seras toujours,
Cette personne de très spécial."


"JE ME DÉVOILE"


Si les premiers émois sont un sujet récurrent, beaucoup d'adolescentes dépassent l'expression de leur vague à l'âme et s'exposent avec profondeur. "Je sais que je me dévoile, raconte Nanou, Rennaise de 14 ans, je raconte beaucoup de moi, des choses très personnelles à des gens que je ne connais pas. Au début je n'écrivais que pour moi. Puis des gens ont déposé des 'coms' [commentaires]. Certains sont des amis aujourd'hui, de Paris, de Bordeaux ou d'Espagne... ".

Les internautes de passage sont des étrangers dont la distance géographique et sociale garantit un hermétisme parfait entre le Réseau numérique et "les gens de la vraie vie" raconte Lynda, 16 ans, lycéenne dans le 93. (http://friends-du-net.skyblog.com/)

"Je suis bi" écrit encore Nanou sur son Skyblog. "Je sors avec une fille depuis quelque temps mais vu que c'est pas très bien vu par notre cher société et notamment par certaines personnes de mon entourage alors pour l'instant je préfère n'en parler à personne".

Ses mots apparaissent pourtant en jaune fluo et en italiques, accessibles à tous, mais noyés dans la multitude. "Il y a peu de chances que quelqu'un de ma famille ou de mon collège tombe dessus", analyse-t-elle.

D'autres, boulimiques ou anorexiques, comme Marion (http://anamia-mort.skyblog.com/2.html), racontent leur expérience pour mettre un terme à une expérience douloureuse. "C'est là sur mon blog que j'exorcise mes peines pour les laisser derrière moi", témoigne Twilight (http://toucher-terre.skyblog.com/3.html).

Le blog n'est pas seulement une tribune. C'est également un champ d'expérimentations virtuelles où sont abandonnés pêle-mêle questions et vague à l'âme, dans l'attente qu'un internaute de passage, sensible au sujet abordé, amorce un processus de socialisation. Quelquefois, un appel au secours jeté dans un océan numérique.

En janvier dernier, Clémence, 14 ans, adolescente du Nord-Pas-de-Calais, racontait son mal de vivre sur son blog. Le 25, elle disparaissait avec son amie Noémie, 14 ans. Un peu plus tard le corps sans vie de Noémie était retrouvé à Sangatte. Clémence est portée disparue.


DÉSESPÉRANCE URBAINE
"Je me suis couper jusqu'a t'en que je voiye se liquid si rouge et si pur je me suis acoter sur le mur

j'ai pleurer les yeux fermer mon soufle diminuait ma respiration sachevait

c'était fini je me suis débaraser de ma vie"

A travers ses vers publiés sur son Skyblog, "Vampiredeath" projette son suicide. (http://vampiredeath.skyblog.com/)

C'est sous le pseudo de "Suicide22" qu'une autre adolescente prie la communauté des blogueurs de lui donner un peu d'attention : "Je me pose tout un tas de questions sur la vie et la mort. Des jours je veux mourir pour en finir une fois pour toute et des fois je me dis heureusement que je l'ai pas fait, mais aprés je veux mourir. pouvez-vous m'aider? "

Miroir d'une désespérance urbaine, les journaux "extimes" des skyblogueuses ne renvoient pas toujours l'image d'un âge tendre ou fleur bleue. Leurs mots, leurs images sont le reflet de leurs souffrances.

"il puait l'alcool, le shit, mélanger au café l'odeur était horible, jai essayer de partir, jai essayer avant de voir sa main droite, il tenait un couteau c'est a ce moment la que j'ai comrpi que ce que je redoutait le plus allait se produire!! que je le veuille ou non.. ca allait ariver!!!!!". En onze posts, L., 16 ans, raconte le viol qu'elle a subi en janvier 2005. "Je ne cherche pas à ce qu'on me plaigne. Je voudrais juste faire comprendre combien c'est douloureux", explique-t-elle aujourd'hui. Ni ses parents, ni ses professeurs ne se doutent de sa détresse. Seules quelques anonymes skyblogueuses partagent sa peine. (http://mon-viol.skyblog.com/2.html)

D'autres témoignages abondent sur les Skyblogs. Ils sont l'expression des drames, petits et grands, d'une génération d'adolescentes, qui a trouvé dans le Réseau des réseaux une mer où lancer ses SOS.


Eric Nunès
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Published by eixerona - dans Revue de presse
21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
Nouvel Observateur Hebdo N° 2098 - 20/1/2005
uj
Elle se vit dans la solitude et la clandestinité

anorexie : Le nouveau mal du siècle?

Boulimie ou anorexie, les TCA - troubles du comportement alimentaire - font d'autant plus peur qu'ils restent aussi incompréhensibles que difficiles à soigner. Pourtant, les thérapies au cas par cas et le partage des expériences ont fait leurs preuves



anorexie : Le nouveau mal du siècle?Elle n'en parle jamais. Même pas à celles dont l'état lui rappelle son propre voyage au bout de l'enfer. Ariane est chirurgienne dans un grand hôpital régional, mariée et mère de trois enfants. Qui irait penser que cette jeune femme déterminée a passé des mois entre la vie et la mort? C'était il y a quinze ans. Ariane était mourante, le foie, les reins et le coeur atteints. Mourante de faim. «Quand cela arrive, raconte-t-elle lentement, on ne s'en rend pas compte. On sait ce qu'on fait, mais on n'est pas capable de faire autrement. Moi, à 17 ans, j'étais une fille brillante qui faisait tout dans les règles de l'art. Un été, j'ai entamé un petit régime pour être parfaite à une fête de famille. J'ai vite atteint le poids idéal mais la balance est alors devenue une obsession. Je me voyais maigrir, j'en étais fière. J'arrivais à résister à la tarte du soir, je mettais du 36, et mes parents étaient malheureux à mon sujet: je triomphais de mon combat! Peu à peu coupée du monde, je suis entrée dans un monde à part.»
«Après le bac, on m'a hospitalisée dans un service pour adolescents de ma région. A 25 kilos, j'ai fait un arrêt cardiaque, on m'a mise en réanimation. Je suis restée là-bas seize mois, enfermée dans une chambre, sans rien d'autre que mes plateaux-repas, et les cours de la fac qu'on me faisait passer. J'ai réussi ma première année de fac. Pour mes 20 ans, j'ai arraché, contre la promesse de prendre du poids, un voyage en Grèce. J'y ai rencontré mon futur mari. J'ai tenu ma promesse et retrouvé une pêche d'enfer.» Pourtant, Ariane n'était pas encore au bout de sa peine. «Ma dernière période a été la pire, poursuit-elle. Je suis tombée dans la boulimie. Ça, c'est horrible, je ne peux pas le raconter. Vomir toutes les deux heures, on ne s'en vante pas. La souffrance physique est terrible, le sentiment de dégradation aussi. Mon mari et mes parents devenaient fous, et moi aussi. Fallait que j'arrête, je n'en pouvais plus. Dix ans, ça suffisait. J'avais payé ce que je devais. J'ai décidé d'avoir une vie normale et de ressembler à tout le monde.»
La jeune femme voit aujourd'hui passer des anorexiques en état limite dans son service de néphrologie. Mais elle ne leur dit jamais un mot de sa propre histoire. «Cela m'est propre et privé, c'est du passé, le sujet est éteint, martèle-t-elle. Surtout, qu'on ne me reconnaisse pas.»
Toutes comme Ariane. Des clandestines, planquées quelque part. Au rayon des maladies du siècle, l'anorexie et la boulimie font recette à la télé, dans les magazines féminins et en librairie. Confessions de malades, récits de parents en deuil, recueils de conseils, essais et autres méthodes, pas de saison désormais sans sa nouveauté sur les TCA, les troubles du comportement alimentaire. Ce mois-ci encore, trois nouveaux livres sont consacrés à ce sujet (voir encadré). Pourtant dans la vraie vie, c'est encore du top secret. Anorexiques et boulimiques s'enferment le plus souvent dans leur solitude, et cela arrange peut-être tout le monde. «Car ces maladies fascinent, explique le professeur Philippe Jeammet, chef de file des psychiatres d'adolescents. L'idée que quelqu'un peut se détruire par la nourriture est terrible.»
Dans les lycées, des filles très maigres glissent discrètement un coussin sous leurs fesses pour atténuer les brûlures des escarres. Des profs vacillantes, que leurs collègues tiennent à distance pendant des années, rasent les murs. Dans les temples de la fringue, des minettes diaphanes, accrochées au bras de maman, éclatent en sanglots devant la glace: elles ne «voient» que des «bourrelets», et les vendeuses restent médusées. A la maison, des femmes se font vomir, souvent à l'insu de tous. «Moi, ça fait vingt-cinq ans, dit Marie. Ni mari, ni enfants, ni amis, ni parents ne s'en doutent.» Dans les entreprises, des femmes trop minces ou pas du tout font rituellement de longs passages aux toilettes à la fin des repas, sans que personne ne moufte. Parfois on chuchote: «Tu crois pas que...?»
Pourtant dès qu'elles le peuvent, pour sortir de leur solitude, elles parlent, ces clandestines. Mais entre elles. Leitmotiv: «On se reconnaît entre nous.» A les lire sur les forums d'internet, elle miment une société secrète. Elles «éjectent le touriste» pour se confier à huis clos. Devant ces filles et femmes de tous âges, ces «Neige d'été», «Crystal», «Lila plume», «Fyne», «Sh@dow», on peut prendre peur. Sensibilité à fleur de peau, égarées dans des souffrances qui durent souvent depuis des années, aux prises avec des pulsions de mort, triviales et poètes, lucides et aveugles, elles se libèrent et veulent se porter secours. Leurs aveux racontent d'étranges choses, pas toujours audibles pour les bien-mangeants. Allez comprendre pourquoi une fille de 20 ans peut mettre une heure pour avaler une cuillère de riz! Comment une autre ne parvient pas à manger sans sa mère ni une assiette identique au gramme près devant elle. Très calées sur leurs maladies, elles échangent leurs savoirs et leurs expériences. Les boulimiques se muent en pécheresses: «J'ai fait une CBV [crise de boulimie vomisseuse] au pain aux noix. J'ai recrisé trois fois. J'ai honte.» Les ados «anos» épluchent tout: «Je bois 10 litres d'eau et de Coca light par jour? Est-ce que je fais de la potomanie?» «Tu régurgites et tu remâches plus d'une heure? C'est une nouvelle maladie, le mérissisme.»
A chacune son état de guerre. Les novices, à l'énergie folle, quêtent et dispensent des conseils pour continuer la conquête sur elles-mêmes: «L'assiette sombre permet mieux de camoufler la nourriture» ou «Les cheveux coupés et les bras levés, on peut "perdre" juqu'à 230 grammes». Du fond de leur lit d'hôpital, les filles au bout du rouleau sermonnent ces innocentes. Elles leur balancent l'effondrement futur, le froid permanent, la lente destruction de soi, organe par organe, jusqu'au duvet noir sur la peau, avec la mort qui rôde. Elles traquent aussi les maudites, militantes de l'anorexie, qui jouent les tentatrices en citant les adresses internet de la «communauté ano», née outre-Atlantique. Là-bas, de nombreux sites célèbrent une «ano way of life» à coups de slogans sulfureux. «Je suis une de leurs proies», avoue une gamine qui crie au secours. Restent celles qui s'estiment guéries et qui offrent leur site, leurs conseils ou leur livre: «Ecoutez-moi!»
L'obsession de la «bouffe» n'est pas tout. Les maux qui l'accompagnent sont aussi envahissants. Peurs, phobies, agressions contre soi, dépression ont envahi la vie. Quel «cirque» que d'ouvrir les portes du métro avec les manches, lavées dès qu'on arrive à la maison. Quelle angoisse, ce corps «hippopotame» que personne ne doit toucher, «pas même mes enfants». Quelle «connerie», ces «deux marques sur le visage, à force de me frapper»... On dirait des folles, mais elles savent qu'il s'agit d'autre chose.
Devant ces maladies spectaculaires, rien de plus facile que de prendre peur. De faire peur. Mais rien de plus difficile aussi que d'y voir clair. Ce n'est pas faute de tentatives. Voilà un bon siècle qu'on a mis un nom sur cette pathologie très ancienne. Trente ans au plus qu'elles intéressent le corps médical. Vingt ans à peine que se dessine une prise en charge véritable. Qu'en sait-on au total? Peu de chose, malgré la glose ambiante et les clichés assénés en boucle sur «l'idéal de légèreté», «le refus de la féminité», et autres «émotions négatives». Peu de certitudes, mais des controverses sur ces sacs de noeuds où il est difficile de démêler les apparences et la réalité, les symptômes et les racines du mal. Faut-il parler de «maladies», de «symptômes» ou de «troubles»? Faut-il associer boulimie et anorexie? Comment bascule-t-on dans un état qu'on ne peut plus contrôler? Quels sont les facteurs de risques? Ces maladies sont-elles psychiatriques ou pas seulement? Le culte de la maigreur est-il décisif? Autant de questions sans réponse unanime sur ce qui conduit une fille à se noyer dans la nourriture ou à se consumer dans le jeûne.
Logique que d'un médecin à un autre les soins fluctuent étrangement parfois. On trouve de tout sur ce marché de l'angoisse. Il est des nutritionnistes qui ne prescrivent que des régimes alimentaires, une hérésie aujourd'hui. Quelques dogmatiques restent accrochés à «leur» méthode, ou à quelques certitudes du style: «Vivre une histoire d'amour, être mère et nourrir, ça guérit.» «Nous avons des Zorro des anos, commente le patron d'un grand service. J'en connais un qui prescrit de mettre la pulpeuse Ava Gardner sous le nez des malades. C'est censé les tirer d'affaire!» On rencontre aussi, hélas, des thérapeutes douteux, boutiquiers, demi-gourous, vrais escrocs. Rares sont les médecins qui ne citent pas les trois ou quatre mêmes noms, actifs depuis des années. Dans la liste, une psychologue «somathérapeute» qui ne dédaignerait pas de recruter parmi les patients de ses «ateliers» thérapeutiques des recrues pour son «temple».
Pourtant, l'heure est d'abord à la modestie. Inouï, ce sont les médecins les plus chevronnés qui le disent. «Ces maladies mettent à mal la toute-puissance médicale, lance le docteur Christine Foulon, psychiatre de l'hôpital Sainte-Anne à Paris. Plus j'en vois, plus j'ai la modestie raplatie. On n'a pas le mode d'emploi.» Même son de cloche chez le professeur Philippe Jeammet: «C'est encore en grande partie une énigme. Nous n'avons que des approches imparfaites d'une réalité qui nous échappe.» Chez ces deux grands patrons, comme chez la plupart de leurs confrères hospitaliers, l'heure est à l'alliance autour d'une alchimie de soins diversifiés. Dans le doute, ils s'échangent parfois des malades! Les racines de ces pathologies s'avérant multiples, ils s'attachent tous à soigner chacun au cas par cas, de toutes les manières possibles. Loin de toute médecine miracle.
Tout est bon pour essayer de trouver un biais afin «d'amener un patient à renoncer à son entreprise de destruction de lui-même». La nourriture, quand il n'y a pas d'urgence, n'est pas forcément au centre de la prise en charge, au profit de la détente et de l'apprentissage du plaisir. Chaque malade, souvent doté d'une sorte de nounou, le «référent», est pris en charge par des nutritionnistes, diététiciens, psychothérapeutes, art-thérapeutes, avec lesquels il partage les repas. L'heure n'est plus à l'isolement des décennies passées, mais à la coupure provisoire avec la famille, quand cela semble s'imposer. Les parents sont requis dans le traitement et incités à participer à des groupes de parole. Mais ce beau modèle n'est pas facile à incarner: malades, parents et soignants ne se situent pas toujours dans l'alliance. C'est souvent une rebelle que l'on hospitalise. Une réfractaire menacée dans son entreprise et décidée à lutter par tous les moyens contre ses oppresseurs liberticides, qui la «coffrent» dans une «taule», et lui assignent des «contrats de poids» à atteindre. Intolérable pour ces intolérantes.
Comment ne pas voir pourtant que ces maladies ne ressortissent pas du destin individuel? Quand les médecins pataugent sur les soins, les observateurs de la société ont peut-être quelque chose à dire sur les causes. Ils peuvent remarquer qu'à Berlin s'est ouvert ce mois-ci le premier restaurant pour anorexiques et boulimiques. Qu'on voit surgir aujourd'hui des «vomisseurs», qui font du vidage d'estomac une ascèse. Les TCA renverraient alors aux folies de nos sociétés? «Dans un univers placentaire où il ne manque rien, répond le docteur Vincent Dodin, psychiatre lillois, l'individu nourri de tout n'a plus besoin de rien, il n'est jamais dans la frustration ni le manque. Seul l'anorexique n'y trouve pas son compte. Pour exister, il veut du rien.»

Anne Fohr
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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00

Article extrait du journal le monde

La révolte des anorexiques impénitentes, en quête de reconnaissance 24/10/00

SALUT tout le monde, je m'appelle Impératrice Anorexia, j'ai dix-neuf ans, j'habite New York. » Pour illustrer cette phrase de bienvenue, la photo d'une jeune fille belle et mince : « Moi, quand j'étais grosse. » A l'époque, Impératrice Anorexia pesait 57 kg pour 1,71 m. Depuis, elle a changé. Elle a atteint sans difficulté son premier objectif, 48 kg. Pour descendre à 39 kg, elle a dû lutter, mais la souffrance ne lui fait pas peur.

Désormais, son rêve est de rentrer dans un blue-jeans taille double-zéro-jambes-longues. Sur son site « Anorexique et fière de l'être », elle affiche des photos montrant les différents stades de sa métamorphose. Aujourd'hui Impératrice est une fille très maigre, mais encore jolie : « C'est tout à fait insuffisant, j'ai beaucoup de progrès à faire. » A titre d'exemple, elle montre des images de femmes totalement décharnées, avec en légende : « Soyez vous-mêmes, n'ayez pas honte. » A l'intention de celles qui souhaitent l'imiter, elle publie toute une gamme de conseils et d'astuces pour combattre la faim et continuer à maigrir coûte que coûte.

Pourtant, Impératrice Anorexia sait qu'elle est malade. Elle l'explique sans détours et ne cherche pas à faire croire qu'elle est heureuse. Simplement, elle a compris qu'elle est incurable et veut simplement qu'on la laisse tranquille. Son site est d'abord une révolte contre les pressions incessantes, contre la surveillance de son entourage, contre les thérapies interminables et inutiles : « Au fond, je m'aime comme je suis. »

Anorexia n'est pas seule dans sa rébellion. Elle a créé un club virtuel (webring) avec une vingtaine d'autres jeunes femmes possédant leurs propres sites « pro-anorexie ». Les plus radicales vont jusqu'à organiser des concours de perte de poids, avec remises de prix à la fin de chaque mois : « Je crois à l'amour libre et au contrôle de soi. L'anorexie vous permet de garder le contrôle de votre corps... En avant vers une vie de jeûne », proclame Fist-of-Rage (poing rageur). D'autres, plus ambiguës, reconnaissent leur fragilité psychologique et leurs contradictions. Presque toutes ont affiché des photos de top modèles filiformes auxquelles elles rêvent de ressembler, mais elles publient aussi leurs journaux intimes, francs, lucides et parfois déchirants. Elles y expliquent leur culpabilité irrationnelle face à la nourriture, le refus de leur corps de femme, leur rêve insensé de rester des fillettes, mais surtout leur immense lassitude de ne jamais être acceptées pour ce qu'elles sont, des « anorexiques à vie ».

YVES EUDES

 

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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
American Beauty : Quand les médias conditionnent

Il y a quelques années, principalement aux USA, ont commencé à apparaitre les sites pro-ana. Comprenez: pro-anorexique.

Le principe est simple : rassembler via le net des jeunes filles souffrant de troubles du comportement alimentaire. Mais quand le rassemblement devient une communauté privée et isolée, qu'est ce que cela donne ?

Et bien tout simplement une école de conduite morale, l'entraide se transformant en règle de vie, et discussions tournant très vite aux astuces pour maigrir de plus en plus, et de plus en plus vite ...

L'apologie de l'anorexie, l'érigeant en véritable ART DE VIVRE et poussant le vice jusqu'à choisir l'anorexie comme mode de vie et non comme une maladie, agrémentant tout cela avec des photos de stars hollywoodiennes; voilà ce qui a fait la réussite des sites pro-ana.

Un seul mot d'ordre avec seulement quelques mois d'existence : « Skinny Wannabe », traduisez « Je veux devenir squelettique ». Rien de plus à ajouter, si ce n'est la ferveur des jeunes américaines qui s'accroît de plus en plus dans ce combat obsessionnel.

Car si l'obsession s'accroît, on ne trouvera au final qu'un seul coupable : les médias.
« Pro-ana n'est pas le problème ; c'est la tendance actuelle qui l'est » ( Heather, 20 ans ) .

Et la tendance dit : « La maigreur est la seule qui soit belle ». Télévision, magasine de mode, publicité : tout incite à la maigreur. Les médias conditionnent une image irréelle de la femme parfaite, aux bras décharnés et joues creusées. Les stars deviennent symbole de réussite et donc de modèle, elles influencent et tiennent lieu d'exemples concrets à la motivation des jeunes filles.

Parmi elles, on retrouvera en vrac Kate Moss, Fiona Apple, Calista Flockart, Jodie Kidd, Gisele Bundchen ...

Et pas moins d'un million de jeunes adolescentes qui fréquentent et développent ces sites y trouvent leurs comptes. Créatrice du site web « Ana for life », Alexandra ( 42kg pour 1m60 ) nous livre son journal intime rempli de termes familiers à cette culture comme «Thinspiration* », «Thinobsession* ». Certaines livreront des astuces et des recettes ( « Tricks and Tips » ) pour perdre toujours plus de poids : consommer du céleri ou du thé vert, des « safe foods* », les seuls autorisés puisqu'elle clame haut et fort que « food is evil » (la nourriture est diabolique ).

D'autres mettront en place un véritable art de vivre, un guide de bonne manière à feuilleter en toute occasion.

Une contre attaque à l'invasion des sites "pro-ana" pourtant été trouvée depuis la fin 2003 : la création d'une campagne anti pro-ana, bannissant purement et simplement les portails thématiques ainsi que la majorité des pages personnelles.

Selon l'ANAD (National Association of Anorexia Nervosa and Associated Disorders), 7 millions de femmes et un million d'hommes souffrent d'anorexie aux Etats-Unis.

Plus de mille Américaines en meurent chaque année...

Et c'est dans cette optique que Yahoo et AOL ont banni de leurs moteurs de recherche les liens vers ces portails.

Mais cette censure ne fait elle pas que de renforcer l'isolement et la détérmination ?

La censure n'a pas changé les esprits, elle n'a fait que les mettre de coté et les cacher, les laissant à leur triste sort. Les communautés pro-ana se font désormais en privé, via liste de discutions avec accès restreint et port d'un bracelet pour se reconnaître entre pro-anorexique.

Et pendant ce temps là, les médias eux, martèlent les esprits jusqu'à les conditionner, resserrant l'étau un peu plus chaque jour autour de la "Beauté" américaine, celle qui a déjà rendu malade plusieurs millions d'adolescents.

En toute logique, n'aurait il pas fallu commencer par le début et rompre avec cet idéal mortifère de minceur obligatoire que les médias prônent en permanence ?

En toute logique..



Lilith





* Thinspiration : Inspiration de minceur

* Thinobsession : Obsession de la minceur

* Safe Food : Nourriture sans risques



source: http://www.pulpeclub.com/news/?fuseaction=view_news&news=151&PHPSESSID=454443b7ff0d15f5f8a1f8dcc3355883
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