Présentation

Je me prénomme Angélique. 

J'ai 26 ans. 

J'habite dans la banlieue de Nancy. 

Depuis mes 16 ans je souffre d'anorexie mentale. 

Je vogue entre anorexie restrictive et anorexie compulsive. 

J'ai tenté de nombreuses fois de guérir sans y parvenir, pourtant la volonté était là...  

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique. 

 

Avis aux journalistes: je ne souhaite pas témoigner à la télé. MERCI

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

Citation

 

 Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

Antigone Jean Anouilh

"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort

Boulimie

Samedi 22 octobre 2005
La boulimie

Elle concerne 1,1% des filles et 0,2% des garçons entre 12 et 20 ans. La maladie n'est donc pas une exclusivité féminine. Elle peut s'accompagner aussi bien d'un excès que d'une insuffisance pondérale.

Les principaux critères diagnostiques de boulimie sont (DSM IV) :


-Survenue récurrente de crises de boulimie :
*absorption en une période de temps limité, par exemple moins de 2 heures, d'une quantité de nourriture largement supérieure à celle que la plupart des personnes absorberait en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances.
*sentiment d'une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple sentiment de ne pas pouvoir s'arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l'on mange ou la quantité que l'on mange).
- Comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids, tels que vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, de diurétiques, de lavements ou d'autres médicaments, jeûne, exercices physiques excessifs (jogging, gymnastique).
- les crises de boulimie et les comportements compensatoires inappropriés surviennent, en moyenne, au moins 2 fois par semaine pendant 3 mois.
- L'estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.
- le trouble ne survient pas exclusivement pendant des épisodes d'anorexie mentale.


En fait boulimie et anorexie mentale sont liées. Elles naissent d'une même problématique s'exprimant différemment selon les individus. Ces deux troubles comportementaux, souvent associés ou alternatifs, sont classés parmi les troubles dit "addictifs" (voir article).

Les troubles anorexiques ou boulimiques se remarquent surtout à la puberté. A minima, ils touchent pratiquement toutes les adolescentes sans pour autant avoir une valeur pathologique.
C'est l'intensité, l'aspect prolongé du comportement, et les troubles associés qui font évoquer le diagnostic.Ainsi, les symptômes anxio-dépressifs sont plus fréquents que chez les autres adolescents, de même ils sont plus sujets à des troubles fonctionnels (douleurs du dos, de l'abdomen, maux de tête). Chez la jeune femme, l'absence de menstruation (règles) est quasi constante.

Le poids n'est pas forcément excessif, parfois il est même inférieur à la normale, en raison des périodes de jeûne, des vomissements provoqués et des laxatifs (surtout chez la fille).
Cependant les quantités de nourriture absorbées en cas d'accès de boulimie peuvent être considérables (3500 à 15000 calories par jour) et de préférence des aliments habituellement interdits pour « garder la ligne » (pâtisserie, chocolat, frites, charcuterie, etc) ; parfois ils seront mangés sans préparation (crus, froids voire congelés).
Ces accès seront cachés à l'entourage car empreints d'un fort sentiment de culpabilité.
Par eixerona
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Dimanche 23 octobre 2005
Crise de boulimie

« On parle de crise de boulimie du fait du déclenchement brutal du comportement, de son caractère impérieux et de son déroulement ininterrompu jusqu'au malaise physique ou aux vomissements. La crise survient indépendamment des repas, souvent en fin d'après-midi, faisant suite à la tension de la journée et des études. Elle peut être consécutive à une contrariété et répond souvent à un sentiment de solitude que la patiente aggrave en s'isolant pour manger en cachette et en demeurant seule après la crise, à cause du dégoût d'elle-même qu'elle éprouve. [...]

La crise elle-même se déroule de façon quasi ritualisée pour chaque patiente. Là où l'anorexique recherche les aliments à plus faible valeur calorique possible, la boulimique les choisit en fonction de leur richesse calorique et de leur caractère bourratif. [...]

Durant celle-ci, on peut ainsi avaler rapidement et sans répit : deux baguettes de pain, 500g de beurre, un ou deux paquets de pâtes, dix croissants, une plaquette de chocolat...L'ingestion de tous ces aliments s'accompagne parfois de plaisir, surtout chez les boulimiques qui ne vomissent pas, mais le caractère d'urgence, le besoin d'engloutir prennent le plus souvent le pas sur la recherche de goût et de plaisir, et les aliments sont davantage avalés que mâchés, et encore moins dégustés. La fin de la crise est souvent suivie d'un état de torpeur, de flottement interne, voire de dépersonnalisation, avec des douleurs physiques violentes, abdominales en particulier, et un sentiment de honte, de dégoûts et de remords. [...] La peur de grossir est omniprésente et donne lieu à des stratégies de contrôle de poids. La plus courante est le vomissement provoqué, mais il y a aussi l'usage de laxatifs, de diurétiques et de coupe faim, souvent consommés de façon très abusive. [...] Chez les jeunes filles qui ont traversé une période d'anorexie pure, l'hyperactivité et la pratique intensive de sport servent également à garder un poids normal.

La fréquence des crises peut aller de une à deux par semaine à plus de quinze par jour. »


Anorexie/boulimie : Les paradoxes de l'adolescence de Philippe Jeammet
Par eixerona
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Mercredi 26 octobre 2005

La boulimie, une toxicomanie qui s'ignore


Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie

« Cette pathologie n'est en rien un caprice d'enfants gâtés »

 



le monde Article paru dans l'édition du 30.01.00


Au terme de votre étude, vous concluez à l'existence de liens étroits entre certaines formes mineures de la boulimie et certains dérèglements, beaucoup moins graves, des comportements alimentaires. S'agit-il là d'une donnée nouvelle ? - Oui. Certains cliniciens avaient sans doute déjà pu observer ce phénomène. La classification officielle des pathologies mentales a eu jusqu'à présent tendance à ne retenir que des définitions très strictes fondées sur des critères de gravité certaine. Nous montrons effectivement qu'il n'existe pas de rupture entre les diverses expressions de la maladie et que l'on peut passer d'une boulimie "subclinique" à une boulimie sévère. Il faut aussi compter avec une autre entité pathologique, l'hyperphagie boulimique (ou binge eating disorder), tout aussi préoccupante. Nous montrons aussi que tous ces cas correspondent à des situations de souffrance, à des déséquilibres psychologiques parfois très importants. Avant cette étude nous n'imaginions pas l'association de la boulimie à des traits dépressifs et anxieux. Les conclusions objectives auxquelles nous sommes parvenus vont être prises en compte par les spécialistes chargés de la rédaction des prochaines définitions internationales de cette pathologie. - Quels sont les liens pouvant exister entre l'anorexie et la boulimie ? Sont-elles les deux variantes d'une même pathologie ? - Il s'agit, pour nous, d'une question centrale. Nous estimons qu'il s'agit dans les deux cas de la même problématique psychologique ou psychiatrique. Il n'y a pas d'anorexique qui n'ait la hantise de devenir boulimique et plus d'une personne anorexique sur deux va, à un moment où à un autre, souffrir d'un épisode de boulimie. A l'inverse nous observons que plus d'un tiers des boulimiques n'ont jamais souffert d'anorexie et que très peu d'entre eux évoluent vers cette pathologie. Il s'agit, dans tous les cas, d'un ensemble psychopathologique qui renvoit à une même problématique, celle de la dépendance, de l'addiction ; problématique que l'on retrouve dans l'acoolisme ou la toxicomanie. - Pensez-vous apporter la preuve scientifique que la boulimie doit être dorénavant perçue et traitée comme une maladie de la dépendance ? - C'est notre conclusion. Elle sera peut-être contestée mais nous avons des éléments solides pour défendre cette hypothèse. Menée sur 1 200 personnes, une autre étude sur ce thème est en cours à partir, là aussi, d'un réseau Inserm. Elle vise à comparer au plan psychologique les conduites de dépendance - toxicomanie, alcoolisme, troubles alimentaires - et à analyser ce qu'il y a de commun dans toutes ces conduites. - La boulimie est-elle une pathologie spécifique des pays industrialisés ? - Oui. Plus précisément, c'est une pathologie des sociétés libérales, ces sociétés qui se caractérisent notamment par des processus de promotion sociale et dans lesquelles on est constamment "mis en appétit" de choses matérielles, de nourriture, de stimulants extérieurs, de sensations fortes. - Quels conseils thérapeutiques peut-on donner aux personnes souffrant de boulimie ou à leurs proches ? - Il n'existe pas un traitement unique de la boulimie et il est important de pouvoir jouer entre différentes possibilités. Si l'on proposait une thérapeutique totalitaire, univoque, beaucoup des malades la refuseraient. Il faut donc profiter de la complémentarité des approches, qui peuvent soit être compréhensives des difficultés du patient de type plus ou moins psychanalytique, soit être de nature comportementaliste. L'une des grandes caractéristiques de la prise en charge des patientes boulimiques est la fréquence des relations thérapeutiques. Tout se passe comme s'il y avait une analogie entre le comportement pathologique et le comportement relationnel : les patientes se jettent sur une relation comme sur la nourriture et la vomissent aussitôt. C'est pourquoi elles font une grande consommation de thérapeutes de tous ordres. On pourrait d'autre part imaginer tirer des bénéfices d'une réduction de la période de plusieurs années entre l'apparition des premiers troubles et la première demande d'une aide médicale. » En fait, il semble que l'on ne puisse pas faire l'économie d'une certaine durée, la boulimie pouvant être regardée comme un comportement visant à faire réagir le monde des adultes mais aussi, comme d'autres dépendances, comme une autothérapie que l'on ne cherchera à abandonner qu'après avoir jugé que l'on paie trop cher le bénéfice recherché. Et le boulimique paye très cher, en termes de dévalorisation de soi, de souffrance psychique, de solitude, de misère affective ou de tentatives de suicide. Cette pathologie n'est en rien l'expression d'un caprice d'enfant gâté. »

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-YVES NAU
Par eixerona
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Vendredi 28 octobre 2005

 

 

Crise de boulimie kezako??



La boulimie est l'une des évolutions les plus redoutées par les personnes souffrant d'anorexie.

De fait:

1) la boulimie conduit presque toujours à une prise de poids (d'où les comportements de purge tels que vomissements, laxatifs ou du sport à outrance)

2) elle est le symbole même de la perte de contrôle contre laquelle il faut tellement se prémunir.

3) elle conduit à manger des aliments totalement "interdits", en général et induit une profonde culpabilité et un mal être intense.

Par eixerona
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Dimanche 30 octobre 2005
Par eixerona
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Vendredi 10 février 2006

 

 

Dedans/dehors : soi et les autres.

De la culpabilité à la clandestinité 

Il est honteux de manger en public. En tout vas c’est ce que pensent la plupart des personnes qui se cachent pour le faire. Notamment quand la nourriture sort d’un cadre bien codifié et reconnu. Il faut prendre garde au lieu, à l’heure et à la quantité consommée.

[…]

La crise est un moment profondément narcissique où le mangeur vit un instant en vase clos, suspendu entre l’autodestruction et l’onanisme. La crise ne souffre pas d’autre regard que le sien. Et encore, ce regard est chargé d’une telle culpabilité qu’il se mêle aux discours normatifs de l’enfance et tend à s’oublier lui-même.

[…]

En boulimie manger n’est pas un plaisir, c’est une nécessité.

 

 

La dépendance 

 

1)      la relation à la nourriture

Les compulsions alimentaires se produisent de préférence en des lieux, à des heures ou des périodes de la vie où cette relation au monde devient floue. Notamment chaque fois que nous transformons plus ou moins consciemment notre identité sociale (quand nous avons le sentiment de ne pas être totalement « vrais »), et chaque fois que nous changeons de position face aux autres (lorsqu’une activité où nous avions le sentiment d’exister s’achève). Nous craquons plus facilement le soir, après une journée de travail ou en fin de semaine, pendant les périodes de vacances ou de chômage. Il existe un jeu de va-et-vient entre la nourriture et note état social.

[…]

A force de manger du vide, il faut d’énormes quantités pour se remplir.

 

 

2)      les choix alimentaires

Les mangeurs compulsifs sont des mangeurs divisés. Ce déchirement est ressenti comme deux états autonomes du moi : l’un veut mincir et l’autre résiste en poussant le premier à manger. Mais ces deux êtres vivent réellement sur des planètes différentes, dotées d’une culture, d’une vie sociale, de comportements et surtout de styles alimentaires distincts.

[…]

Sur la période régime, nous ne mangeons que certaines substances à connotation « pure », sur la planète « bonne chère », nous engloutissons avidement tout ce qui est gras et (ou) sucré. Sans comprendre ni pourquoi ni comment, nous passons sans mélange d’une disposition à l’autre. Nous pouvons nous lever le matin fermement décidés à nous reprendre en main, mais au cours de la journée, souvent le soir ou l’après-midi, cette autre part de nous ressort et nous possède. Parfois le rythme de cette alternance est plus lent et nous nous prolongeons pour un temps la course folle après la sainte perfection avant de revenir déconfits à notre première condition.

Le chois des aliments que nous faisons dans l’un ou l’autre monde trahit et renforce notre cassure.

[…]

Lorsque nous sommes en phases « boulimique », il est nécessaire, pour que nous ayons le sentiment d’avoir mangé, soit que nous nous sentions pleins à craquer, soit que le goût des aliments se fasse particulièrement intense et durable. La température, la consistance, la forme, la couleur et l’odeur des aliments exaltent ou inhibent nos possibilités d’appréciation.

 

 

3)      les aliments déclencheurs

Il existe des aliments déclencheurs. Dès que nous y goûtons, il se produit un enchaînement inexorable qui nous conduit à une perte de contrôle plous ou moins importante.

[…]

Si nous commençons « mal » la journée, il nous est pratiquement impossible de réfréner nos intempérances le soir.

[…]

Pour chacun des aliments déclencheurs, il existe une quantité minimale qui provoque la perte de contrôle, c’est ce que j’appellerai la dose de déclenchement. Cette quantité est variable d’un individu à l’autre, et pour une même personne, elle peut passer, suivant les aliments de quelques miettes à quelques bouchées. En dessous de cette dose tout se passe comme si ça ne comptait pas.

 

 

4)      les aliments inhibiteurs

Il existe également des aliments inhibiteurs dont la fonction passe souvent inaperçue. Si par exemple recevant des amis à dîner, et après avoir copieusement mangé, nous terminons par un gâteau au chocolat, nous sommes parfaitement capables de finir les restes après leur départ ou de faire un tour au réfrigérateur avant de nous coucher. En revanche, si nous clôturons ce même repas par une pomme, il est possible que nos capacités de contrôler s’en trouvent renforcées et que nous allions au lit sans rien grignoter d’autre. La pomme aura joué le rôle d’aliment inhibiteur.

Comme il existe une dose de déclenchement, il existe également une dose d’inhibition en dessous de laquelle ces aliments ne sont pas efficaces. S’il  nous venait à l’idée de croquer deux tomates après une tablette de chocolat, il y a de fortes chances pour que nous maîtrisions mieux la suite des événements. Mais généralement nous ne sommes pas alors en « phase tomate ».

Les raisons de ce pouvoir qu’exercent sur nous les aliments, ou plutôt le pouvoir que nous leur conférons, semblent être liées à la fois à des activités cognitives –« au point où j’en suis, je continue. Puisque je suis un incapable, autant l’être complètement, etc. »-, à la conscience de manger et à la valeur symbolique que nous attribuons à ces aliments. Ils modifient pour un temps notre position face au monde. Les nourritures qui viennent du dehors entrent en nous et nous donnent le sentiment de combler un vide. Nous devenons un peu ce que nous mangeons : pureté, impureté, avilissement et apaisement intimement mêlés.

 

5)      les aliments neutres

Les aliments neutres n’ont aucun pouvoir. Ce sont parfois certains fruits comme les mangues, ou encore des plats où sont associés « pur » et « impur » : des tomates avec de la mozzarella, de l’origan et un filet d’huile d’olive, etc.

Les aliments neutres sont les cousins pauvres de la famille, ils ne sont pas nombreux. Il suffit parfois que nous mettions 20 g de fromage râpé sur d’innocentes endives au jambon dégraissé pour les faire changer de statut et les affubler d’un pouvoir déclenchant.

 

Extrait du livre La faim en soi

Par eixerona
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Dimanche 12 mars 2006

 

 

Facteurs prédisposant à la boulimie


Les facteurs prédisposant à la boulimie sont sensiblement les mêmes que ceux pour l’anorexie. Cependant, il y a environ 30% des personnes souffrant de la boulimie qui ont vécu des situations d’agressions à caractère sexuel.

Caractéristiques psychologiques de la personne boulimique :

  • Changement d’humeur (dépression, tristesse, culpabilité)

  • Insatisfaction de l’image corporelle, dévalorisation

  • Autocritique sévère

  • Insécurité, anxiété

  • Besoin d’être approuvée par les autres pour se sentir bien

  • Manque d’autonomie

  • Estime de soi majoritairement influencée par le poids ou l’apparence corporelle

  • Perfectionnisme accru

  • Isolement

  • Pensées suicidaires

  • Impulsivité

  • Sentiment d’impuissance face à l’existence

  • Recherche de contrôle

  • Quête de minceur

  • Peur de devenir obèse si elle reprend une alimentation normale
Par eixerona
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Samedi 8 avril 2006

Esquivée une crise de boulimie

Avec un peu de pratique, il vous sera possible d’éviter complètement certaines crises. La stratégie consiste à mettre en place, dès que la crise s’annonce, une activité agréable ou prenante et facilement réalisable. Cette activité aura comme principe de vous amener à faire un effort de concentration propice à vous distraire de votre envie de manger. Si vous parvenez à échapper assez vite à l’impulsion, elle pourra diminuer, voire disparaître […]

Constituez une liste d’activités alternatives possibles en observant pendant plusieurs jours ce qui vous occupe le mieux. Vous aurez bientôt un choix varié dans lequel vous pourrez puiser une idée, le moment venue. Lorsque la situation devient critique, il est quasiment impossible de garder une lucidité telle que vous parveniez à trouver une activité alternative, c’est pourquoi il est très utile de garder cette liste à portée de main. […]

Exemple de liste : 

A la maison :

v      Prendre un bain ou une douche

v      téléphoner à un(e) ami(e)

v      Téléphoner à ma sœur pour prendre de ses nouvelles

v      Me préparer un café ou une tasse de thé et la boire au salon

v      Regarder mes albums photos

v      Reprendre la lecture de mon livre

v      Ecrire une lettre à quelqu’un

v      Me laver les cheveux, me faire un masque

v      Etc.…

Dehors :

v      Partir pour une marche un peu rapide

v      Faire une demi-heure de jogging

v      Aller à la piscine

v      Proposer une sortie à une amie : ciné, shopping…

v      Faire un tour à vélo

v     Etc.…

En toutes circonstances :

v      Réfléchir au planning des prochains jours

v      Chercher un endroit pour les prochaines vacances 

 v   Faire des exercices de relaxation

v      Ecrire dans mon journal intime

v      Etc.…

Extrait de faire face à l’anorexie Docteur Alain Perroud

 

 

Par eixerona
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Mercredi 26 avril 2006

 

Vomir : ça fait perdre des calories?

Oui, si on a l’esprit tordu, en raisonnant qu’une partie de la nourriture n’est pas absorbée... La réponse la plus exacte devrait cependant être ¨non¨, car les vomissements ne parviennent pas à nettoyer l’estomac de toutes les calories. Et c’est pour cela que la répétition de crise de gloutonnerie ou les excès alimentaires suivis de vomissements peuvent conduire en fait à une augmentation du poids.

http://www.ampq.org/ipages/10.htm

 

Par eixerona
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Mercredi 26 avril 2006

 

Et les laxatifs?

L’emploi de laxatifs est une méthode totalement inefficace de prévenir l’absorption de calories. La raison en est fort simple: ils agissent au niveau du côlon, après que les calories aient été bien absor-bées dans l’intestin grêle.

La croyance que les laxatifs ont un "bon effet" provient du fait qu’initialement ils causent une perte d’eau de l’organisme, laquelle se traduit par un abais-sement rapide du poids. Mais l’organisme, pour contrecarrer la manoeuvre, réagit immédiatement en em-pêchant l’eau de l’organisme d’être évacué et, à la fin, on se retrouve avec un poids plus élevé qu’avant la prise de laxatifs.

Pire encore, les laxatifs à doses élevées peuvent entraîner la mort.

http://www.ampq.org/ipages/10.htm

Par eixerona
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