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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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La boulimie, trop souvent inaperçue mais tout aussi grave que l’anorexie
Si le diagnostic de l’anorexie mentale peut être facilité par l’apparence physique des jeunes filles, il n’en va pas de même pour la boulimie. En effet, même si des conduites boulimiques sont parfois diagnostiquées chez des patientes obèses ou ayant une surcharge pondérale modérée, dans le très grande majorité des cas, les patientes gardent un poids normal, et même un peu en dessous de la norme, qui n’a toutefois rien d’alarmant. Moins spectaculaire que l’anorexie, moins inquiétante pour l’entourage, la boulimie est longtemps passée inaperçues, d’autant que les patientes se refusaient à consulter par honte. […]
On parvient cependant à reconnaître une boulimique au gonflement inflammatoires des glandes salivaires (parotidite) sous la mâchoire inférieure, à ses dents striées à cause de l’acidité du liquide gastrique qu’elle vomit, ou aux brûlures du bout des doigts qu’elle enfonce dans la bouche pour provoquer le vomissement. Elle présente souvent des brûlures d’estomac et l’examen médical révèle des ulcères de l’œsophage.
On peut considérer qu’il n’est pas de conduite boulimique sans une instabilité de l’humer et une vulnérabilité à la dépression : toute patiente boulimique est confrontée à un moment ou à un autre de son évolution à un état dépressif dont l’ampleur et la durée sont très variables.
Autres symptômes fréquents : une anxiété chronique, des épisodes d’angoisse aiguë, une grande sensibilité à la séparation, une intolérance à la solitude en même temps qu’une tendance à l’isolement et au repli sur soi, qui vont de pair avec une sociabilité superficielle ; une susceptibilité à fleur de peau, des tendances sensitives, voire franchement persécutrices.
Philippe Jeammet, Anorexie Boulimie : Les Paradoxes de l’adolescence.

Conduites alimentaires déviantes
L’hyperphagie consiste à manger en grande quantité, y compris à table, en réponse à une sensation de faim décuplée et insatiable.
Le grignotage se caractérise par la consommation répétitive, toute la journée, sans faim, ni envie, de petites quantités de nourriture souvent agréable (sucrerie, chocolat, petits gâteaux salés ou sucrés).
La compulsion alimentaire consiste à ingérer de la nourriture en peu de fois, de façon brutale et impulsive, pour céder à une envie irrépressible d’aliments salés ou sucrés, souvent les mêmes, source de plaisir (sucreries, chocolat, charcuterie, fromage). Il s’agit d’un comportement déviant le plus fréquemment observé, posant un problème de diagnostique avec la boulimie.
Les conduites boulimiques se caractérisent pour leur part par la consommation également brutale de nourriture mais dont les quantités sont bien supérieures, parfois énormes, menant au trop plein gastrique. Il n’y a plus de notion d’envie ni de plaisir, les aliments n’étant pas consommés pour leur goût, ni leur attrait. La fin de la crise est souvent ponctuée de vomissements.
Le diagnostic de frénésie alimentaire s’adresse à des patients présentant de tels comportements explosifs envers la nourriture mais sans comportements compensateurs (vomissements, usage de laxatifs ou de diurétiques, pratique intense de sport) ni préoccupation concernant le poids, les formes ou l’allure corporelles. Ces moments de déviances alimentaires passagères témoignent le plus souvent de difficultés existentielles ou émotionnelles. Conflit, doute, frustration, contrariété, déception, ou angoisse représentent autant d’expériences individuelles susceptibles de s’accompagner de crises boulimiques ne s’organisant pas en authentique syndrome pathologique. Les conduites de grignotages sont tout à fait classique en période prémenstruelle, ainsi qu’au cours de certains épisodes dépressifs majeurs particulièrement marqués par l’impulsivité.

Et les laxatifs?
L’emploi de laxatifs est une méthode totalement inefficace de prévenir l’absorption de calories. La raison en est fort simple: ils agissent au niveau du côlon, après que les calories aient été bien absor-bées dans l’intestin grêle.
La croyance que les laxatifs ont un "bon effet" provient du fait qu’initialement ils causent une perte d’eau de l’organisme, laquelle se traduit par un abais-sement rapide du poids. Mais l’organisme, pour contrecarrer la manoeuvre, réagit immédiatement en em-pêchant l’eau de l’organisme d’être évacué et, à la fin, on se retrouve avec un poids plus élevé qu’avant la prise de laxatifs.
Pire encore, les laxatifs à doses élevées peuvent entraîner la mort.
Vomir : ça fait perdre des calories?
Oui, si on a l’esprit tordu, en raisonnant qu’une partie de la nourriture n’est pas absorbée... La réponse la plus exacte devrait cependant être ¨non¨, car les vomissements ne parviennent pas à nettoyer l’estomac de toutes les calories. Et c’est pour cela que la répétition de crise de gloutonnerie ou les excès alimentaires suivis de vomissements peuvent conduire en fait à une augmentation du poids.
http://www.ampq.org/ipages/10.htm
