Présentation

Je me prénomme Angélique. 

J'ai 24 ans. 

J'habite dans la banlieue de Nancy. 

Depuis mes 16 ans je souffre d'anorexie mentale. 

Je vogue entre anorexie restrictive et anorexie compulsive. 

J'ai tenté de nombreuses fois de guérir sans y parvenir, pourtant la volonté était là...  

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique. 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

Citation

 

 Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

Antigone Jean Anouilh

"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort

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Dimanche 11 novembre 2007

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L'anorexie et la boulimie sont simplement une lubie de jeunes filles qui veulent ressembler aux mannequins et vedettes

Faux

Effectivement, l'anorexie et la boulimie sont des troubles de l'alimentation. Il s'agit de maladies mentales complexes qui peuvent être traitées. En outre, ces maladies affectent également les hommes et l'âge moyen des personnes atteintes est de 28 ans.

L'anorexie et la boulimie n'affectent que les jeunes filles de race blanche et de classe socioéconomique élevée

Faux

Les troubles de l'alimentation atteignent les gens de tous âges, des hommes, des femmes, des adolescents, des adultes, des personnes de toutes les classes économiques et de différents groupes ethniques. L'anorexie frappe 1 homme sur 400 et 5 femmes sur 400. On note que les troubles de l'alimentation affectent plus fréquemment les adultes que les adolescents. On observe également une augmentation chez les jeunes de moins de 12 ans, incluant les garçons, ainsi que chez les femmes âgées de plus de 30 ans.

L'anorexie peut être en partie causée par les gènes

Vrai

L’anorexie peut être en partie déterminée par les gènes. Une étude auprès de 31 000 jumeaux suédois a démontré que 56 % du risque provenait du bagage génétique à la naissance. Par exemple, il semble avoir une zone sur le chromosome 1 qui différencie les personnes anorexiques des personnes non atteintes. La perturbation de ce gène serait liée à un type de personnalité caractérisé par des tendances compulsifs ou anxieuses. Ces personnes sont susceptibles à la dépression et réagissent émotionnellement Il s’agit ainsi d’un facteur de risque pour l’anorexie.

 

On reconnaît qu'une personne est atteinte d'un trouble de alimentation lorsqu'elle est extrêmement maigre

Faux

En effet, chaque individu souffrant d'un trouble alimentaire réagit différemment. On peut toutefois s'inquiéter lorsqu'une personne démontre une relation anormale avec la nourriture, lorsqu'elle perd du poids, devient anxieuse, dépressive, introvertie et fuyante.

 

Une personne impulsive est plus à risque de souffrir de boulimie

Vrai

le comportement boulimique peut être lié à un trait de personnalité : l’impulsivité. Il y a dans ce trait de personnalité un fondement biologique, l’impulsivité serait liée, par exemple, aux altérations dans le fonctionnement de la sérotonine (une des « neurotransmetteurs », ou chimiques qui transmet les signales dans le cerveau. Les perturbations dans l`activité de la sérotonine peuvent rendre une personne susceptible à l’impulsivité, les fluctuations de l’humeur, et les problèmes de satiété—donc, des épisodes boulimiques. Les personnes impulsives sont alors plus sensibles à devenir boulimique mais cette caractéristique n’est pas liée directement à la maladie.

http://www.lanorexiesesoigne.com/
Samedi 24 février 2007

Les préjugés réducteurs, Carole Raté, l’une des rares spécialistes de l’anorexie boulimie à Québec, les a tous entendus. Elle en a soupé. «Même si on ne vivait pas sous le joug de la minceur, l’anorexie sévirait, affirme la psychiatre du CHUQ. Cette pression joue un rôle, évidemment, mais ce n’est pas la cause. De l’anorexie, il y en avait au XVIe siècle. Vous savez quoi? Un chercheur a même prouvé que plusieurs saintes qui passaient pour des ascètes étaient en fait des anorexiques!» La science parle d’une combinaison, d’un enchevêtrement de facteurs. À la base, il y aurait des tempéraments «à risques», des terreaux propices; des filles trop sensibles au jugement des autres, avec une estime d’elles-mêmes en chute libre, qui ont de la difficulté à faire leur place, à s’affirmer. Pour être sûres et certaines d’être aimées, elles veulent être conformes à ce qu’on attend d’elles, «Or maintenant, dans nos sociétés occidentales, on envoie le message qu’une vraie femme doit être belle et svelte, mais aussi ultraperformante», explique Carole Raté. La compétitivité galvanise l’anorexie, c’est prouvé. Des études ont comparé deux écoles, l’une très compétitive, l’autre moins; dans la première, on a repéré nettement plus de cas d’anorexie. Le milieu familial? Bien sûr, ça compte. En général, les filles viennent de milieux éduqués, aisés, où la réussite est importante. Bref, la personnalité + la société + l’influence familiale, constituent ce système dans lequel ces filles se sentent écrasées, dépassées. En faisant des régimes, en matant leur corps, elles ont enfin le contrôle total sur quelque chose. Et le dérapage commence... Le problème psychologique devient aussi biologique. L’anorexie s’installe, et «s’auto entretient»: plus elles jeûnent, plus elles ont peur de manger. Alors quand j’entends «c’est un entêtement de petites filles riches» ou «elles n’ont qu’à manger», ça me fait bondir. Elles n’ont pas le choix d’être ainsi. Et c’est grave. […]

 

 

Danielle Stanton
Source: La Gazette des femmes, Vol.18 No.6.

 

 

Dimanche 28 janvier 2007

 

Je n’aime les formulations du genre « comment je suis devenue anorexique ». Ce genre d’expression laisse sous entendre un choix de la personne. Or l’anorexie est une maladie, on ne la choisit pas, on ne jette pas son dévolue sur elle.

 

On ne décide pas d’avoir un rhume ou un cancer. C’est pareil pour  l’anorexie. On ne choisit jamais d’être malade.

 

Ca devient lassant de résumer l’anorexie à l’envie d’être mince comme un top model (Euphémisme). L’anorexie existait avant la mode des squelettes ambulant et des magazines féminins. Au temps de la mode des femmes bien en chair l’anorexie existait déjà.

 

Je n’ai jamais voulu ressembler à un mannequin cadavérique, je n’ai jamais voulu m’affamer.

 

Et pourtant un beau jour je me suis retrouvée avec 10 kilos en moins sans avoir compris où ils étaient passés.

 

L’anorexie, elle vous fait un lavage de cerveau. Du moment que vous réalisez que quelque cloche il est dur de faire marche arrière. La vision de notre corps est totalement déformée, si vous vous sentiez un peu enrobée auparavant maintenant vous être maigre mais vous avez l’impression d’être obèse. Si avant vous mangiez quelques carrés de chocolat par plaisir, maintenant vous avez l’impression de prendre 5 kilos en en mangeant rien qu’une miette.

 

C’est certain que la mode actuelle de la maigreur n’aide en rien dans les troubles alimentaires. Mais à la base c’est un énorme mal-être qui déclenche l’anorexie. Moi ce qui me gêne le plus finalement  avec la mode de maigreur attitude, c’est que j’ai encore plus peur de grossir. Et comment tenter de remanger alors qu’on voit le mot régime partout.

 

Une autre expression que je déteste : « on s’en sort grâce à la volonté ». Quelle bêtise cette phrase ! J’avais une volonté d’acier pour guérir et remanger ! Eh bien malheureusement ce n’est pas suffisant. Pour guérir il faut comprendre comment on est tombée malade et résoudre nos conflits intérieurs. Si on ne se focalise que sur la nourriture et le fait de manger, on ne peut pas guérir. Il faut d’abord guérir le psychique ce qui est une chose plus que difficile.

 

Cependant je tiens à terminer par un petit coup de gueule contre le monde de la mode. En ce moment avec la semaine des défilés à Paris on ne cesse de nous parler du problème de la maigreur. Ce qui me dégoûte le plus c’est que les créateurs et mêmes certains mannequins sont hypocrites prétendants qui n’y a pas d’anorexiques dans les défilés et que la maigreur des mannequins est naturelle. C’est quand même étrange, l’année dernière deux mannequins sont mortes d’anorexie mentale.  Je crois que le pire c’est lorsque j’ai entendu certaines femmes venant assister aux défilés disant que les habits sont plus mis en valeur sur des filles maigrichonnes.

Lundi 9 octobre 2006

Je suis verte de rage face à la méchanceté et l’agressivité gratuite des gens.

 

Il fallait sans douter qu’il y aurait des répercussions négatives suite à un reportage sur l’anorexie militante. A la base, c’était une bonne idée de dénoncer que certaines filles considèrent l’anorexie comme un régime et décident d’en faire leur mode de vie. Cependant une fois de plus ce sont les ‘vraies’ malades qui extériorisent leur souffrance via les blogs qui s’en prennent plein la gueule.

 

Depuis l’ouverture de mes blogs je ne sais pas combien j’ai pu recevoir de mail me disant « aide moi à devenir anorexique »…Il va de soi que je ne donne pas de trucs et astuces pour devenir anorexique !

 

 Personnellement je me passerais bien de mon enfer quotidien…Et une fois de plus on va me dire « va consulter »…comme si je n’avais pas essayé…Actuellement l’anorexie reste un des mystères de la médecine. Certains psychiatres commencent seulement à mieux cerner cette maladie…Mais bon l’anorexie reste mentale…ce n’est pas quelques heures de thérapie ou un médicament qui va faire qu’on va aller mieux.

 

On critique notre société qui expose la minceur comme un idéal. C’est vrai qu’elle a sa part de responsabilité, mais au 18 ème siècle la mode était aux rondes et pourtant on notait déjà des cas d’anorexie.

 

Sincèrement j’aimerais guérir…mais ma phobie de grossir est tellement grande que je fais du sur place et je ne parviens pas à la dépasser malgré mes efforts de rationalisation…

 

Et j’ai ce problème aussi que l’anorexie est un espèce de canalisateur de mes multiples angoisses…Malgré ce canalisateur béquille je suis déjà mal…alors je n’imagine pas sans.

 

Bon on pourrait imaginer que l’anorexie guérit tout rentrerait dans l’ordre…Mais l’anorexie c’est l’arbre qui cache la forêt…

 

Je ne rêve que d’une chose pouvoir profiter de la vie et la voir belle, mais malgré mes efforts mon mal-être reprend toujours le dessus.

 

Six ans que je suis dans cette fichue maladie sans en voir le bout…et les seules fois où j’ai demandé de l’aide on m’a envoyé balader…et après on ose venir me dire que je me complais de cette maladie…pathétique…

 

C’est certain que je finis par me répéter dans mon blog, et alors ? J’ai besoin de hurler mes souffrances intérieures et mes pensées, si ça ne plait pas aux gens qu’ils passent leur chemin.

Jeudi 27 octobre 2005

 

Un petit article, très bref, seulement pour rappeller à mes lecteurs et mes lectrices que je n'ai jamais voulu sombrer dans l'anorexie, que je n'ai jamais désiré être anorexique.

Avant d'être malade je trouvais bizarre qu'on puisse se passer de nourriture pour être maigre. D'ailleurs je ne comprennais même pas pourquoi les filles de ma classes qui étaient super mince étaient au régime!

Ana je ne l'ai donc jamais désiré, elle s'est invitée toute seule.
Ana est une maladie. Je l'appelle Ana parce que je deteste utiliser le mot Anorexie pour moi même...à chaque fois ça me fait des frissons dans tout le corps. Je n'aime pas ce mot anorexie, parce que je sais que j'en souffre...oui ça fait bien longtemps que j'ai quitté le déni du début de la maladie.

Quand ma mère, quand la médécine m'a dit que j'étais anorexique, j'ai bien ri, pour moi tout allait bien malgré mes 40 kg, mes pleurs incessants, ma tristesse, mes cheveux qui tombaient, et le froid qui m'envahissait.

Oui j'ai décidé de vivre avec Ana, ou plutôt de vivre tout coeur en me débrouillant avec elle. J'ai arrêté mes études pendant deux ans pour guérir, mais ça n'a pas marché. Donc j'ai décidé d'avancer et comme on dit qui vivra verra.

Peut etre que je joue avec le feu, et alors? C'est ma vie. Je n'oblige personne à me suivre. Je n'oblige personne à me lire.

En tout cas en me qualifiant de pro-anorexique, cela revient à dire que tous les témoignages et tous les livres traitant de la question sont de la pro-anorexie également étant donné les détails: vomissements, laxatifs, satisfaction de la perte de poids...
Mais est ce que vous considerez le livre Piégée comme pro ana, car il contient plutôt des moments très crus...

En tout cas je pense que certain devrait relire la définition de la tolérance dans le dictionnaire, et ouvrir ainsi un peu leur esprit.

 

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