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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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L’image corporelle
Chez beaucoup d’adolescentes, la mode longiligne et unisexe fait des ravages et l’objectif de minceur, voire de maigreur, tourne à l’obsession.
D’après une enquête nationale réalisée auprès d’adolescents de 11 à 18 ans, 30% des filles s’estiment trop grosses (contre 11% des garçons), 43% disent lutter pour maintenir ou retrouver le poids qu’elles considèrent comme optimal et 15% suivent « souvent » un régime.
Ces pratiques risquent de perturber la puberté, période où il est normal de grandir, de grossir et de changer de morphologie. En 5 ans, une jeune fille va prendre en moyenne 24 centimètres et 21 kilos. Ces modifications physiques associées à l’apparition des règles, l’irruption de la sexualité et des difficultés relationnelles avec leur corps et avec les autres entretiennent les préoccupations corporelles et pondérales des adolescentes.
Les adolescentes en quête d’identité sont soumis à deux types de discours : familial et médiatique. Le premier devrait être rassurant ; pourtant dans certains cas, l’implication de la mère dans la restriction alimentaire peut être forte, elle met parfois « la pression » sur sa fille ou elle, elle-même, en restriction cognitive permanente. Elle peut aussi « conditionner » sa fille par des consommations, quasi exclusives, de produits allégés et ainsi lui transmettre une image faussée d’un comportement « normal », alors qu’il est restrictif !
L’obsession de certaines adolescentes à vouloir atteindre « l’idéal » corporel social peut ainsi entraîner des troubles du comportement alimentaires et des effets néfastes sur la santé, d’autant plus que ces stratégies de contrôle alimentaire débutent aujourd’hui de plus en plus précocement.
Extrait de L’alimentation des adolescents, CERIN
