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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 17:41

Finalement les contractions se sont déclenchées naturellement mardi au petit matin. Après avoir été au moins une fois par heure aux toilettes pour des pseudos envie de pipi, à 5h30 du matin impossible de me rendormir  il y avait ses douleurs qui me tiraillaient le bas du ventre.

Contractions ou pas contractions ? Pendant toute la fin de ma grossesse, j’avais cette crainte de les rater, mais finalement c’est strictement impossible de les manquer. Ca fait mal au début comme les règles.

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Ma gynécologue m’avait bien dit de partir pour la maternité si je perdais les eaux ou si mes contractions étaient espacées de 5 minutes. Manque de chance pour moi, mes contractions du début à la fin auront été espacées de ces fameuses 5 minutes.

Après une toilette rapide, avoir réveillée ma mère et bouclée les bagages, direction la maternité.

Bon après tout, je devais y aller le 14 de toute manière. Je serais seulement arrivée une petite heure plus tôt.

Je crois que la journée de mon accouchement  a été la plus longue journée de ma vie. Si les contractions se sont manifestées, le col de l’utérus lui était toujours bien fermé à mon arrivée à la maternité. Il n’a daigné commencer à s’ouvrir en début d’après midi. La journée ne fût pas de tout plaisir, mais bon y a pas le choix faut passer par là. C’est clair que je n’ai pas été chanceuse avec un travail qui a duré une bonne vingtaine d’heure. Oui la petite s’est faite largement désirée.

J’ai enfin eu ma péridurale à 21h30. Grand moment de soulagement. J’étais épuisée de ma journée. Et ne plus avoir de douleurs fût une bénédiction.  Sainte péridurale.

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Une fois que la péridurale a fait effet, l’accouchement est devenu quasiment un plaisir. Après une longue journée de douleur, j’ai enfin pu me reposer un peu avant l’arrivée de ma puce. En plus l’équipe qui m’a accouché était adorable. J’ai même eu le droit à un homme sage-femme.

J’ai dû attendre 1h25 du matin pour que ma fille sorte enfin. J’avais lu que la péridurale pouvait priver des joies de la naissance mais vers la fin, j’avais interdiction d’appuyer à nouveau sur la pompe afin de sentir le bébé descendre et de pouvoir pousser. Sur le coup j’ai eu peur d’avoir à nouveau mal, mais non on sent juste le bébé passer sans la moindre douleur.

Après avoir poussé comme une pro dixit la sage-femme (comme quoi j’ai bien fait de sécher mes cours de préparation à l’accouchement), ma petite Juliette était enfin là.

Voir son bébé naître s’est ultra émouvant. Pendant 9 mois, il est là dans notre ventre. On l’a couvé, on s’est inquiétée mais il restait malgré tout abstrait. Et là d’un coup, on le voit et tout devient palpable. La tête, puis le corps apparait. L’équipe essuie le bébé et le pose sur vous. Et à ce moment précis la réalité s’impose et on se sent MAMAN. On est émue d’avoir fabriqué ce petit être humain. On est fière de soi.

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C’est vrai que si l’on zappe la partie non agréable de l’accouchement (ce qui précède la péridurale quoi), mettre au monde son bébé est l’un des plus beaux jours de la vie.

Les heures et les jours suivant ont été un peu moins drôle. Il y a d’abord cette fatigue accumulée qui s’est abattue sur moi, et la découverte de bébé. On a peur de mal faire, de faire les mauvais gestes, de ne pas parvenir à mettre en place l’allaitement…Et puis à la maternité on ne peut pas se reposer. C’est le défilé des soignants et non soignants dans votre chambre tout au long de la journée, c’est épuisant.

O tâtonne avec bébé, on n’a pas le choix. On regarde son bébé et on est fière de soi. On est un peu désemparée quand les pleurs de bébé ne se calment pas les premières nuits. On se remet en question alors qu’on ne devrait pas, puisque c’est tout à fait normal que bébé pleure les premières nuits, mais non à la maternité ils n’ont pas jugés bon de me le dire.

Une nuit sans dormir ou presque, on est à bout, remplie de doutes.

On parvient à dormir enfin quelques heures pendant la sieste de bébé et une accalmie de visites du personnel de la maternité. Et là tout va mieux. On se sent plus sûre. On prend de l’assurance, nos gestes deviennent plus sûrs. On est moins angoissée. On commence à connaitre son bébé et les doutes s’envolent peu à peu.

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Heureusement maintenant les séjours à la maternité sont courts. Au bout de 3 jours, on peut mettre les voiles. Quoiqu’ils m’auraient bien gardé plus, la psychiatre qui m’a suivi tout le long de ma grossesse aurait bien aimé que je reste presque une semaine…la folle. Je me sentais ultra mal à la maternité. J’avais plein de temps mais je ne pouvais rien faire avec les défilés des soignants et quand enfin ce défilé s’arrêtait fallait s’occuper de bébé.

Quand je suis sortie samedi ce fût un grand soulagement. Je suis rentrée chez moi sereine avec ma fille.

Depuis ma sortie de la maternité tout va bien. Le moral est bon et je prends le rythme avec bébé. L’allaitement se déroule bien, finalement ça ne me gêne pas d’avoir mon bébé qui tête mon sein (j’avais eu des doutes vu les relations ambigües avec mon corps). L’avantage avec l’allaitement c’est qu’on perd plus vite son bidon, l’utérus reprend plus rapidement sa place. Bon mon ventre n’est pas encore plat mais presque maintenant c’est plus qu’une histoire de remuscler les abdos (mais faut attendre…snirff)  Et sans m’être pesée, j’ai vu à l’œil que j’avais déjà largué des kilos sans faire vraiment d’efforts. Il parait d’ailleurs que l’allaitement est la seule période de la vie où l’on peut brûler naturellement la graisse des cuisses (enfin à condition de le faire quelques mois).  Perdre du poids n’est pas ma seule motivation pour allaiter, c’est meilleur pour le bébé et c’est surtout des économies de temps et d’argent : pas de biberons à laver, pas de lait à acheter.  Et bon c’est agréable d’avoir son bébé tout contre soi.

En tout cas tous les doutes que j’ai pu avoir vers la fin de ma grossesse ce sont envolés. Je me sens zen malgré la fatigue. Ma fille m’apporte ce petit truc en plus qui me manquait dans la vie.

Pour l'anecdote au début, ça m'a manqué de ne plus sentir mon bébé dans mon ventre, moi qui pestait toujours contre ce gros ventre...

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Published by Eixerona - dans Carnet de route