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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 21:49

Guérir ou du moins avancer, c’est passer à autre chose. C’est accepter que nous ne sommes pas l’anorexie, que ne nous résumons pas à l’anorexie. Oui elle est là, c’est une maladie qui nous torture et nous fait mal, mais elle n’est pas nous. Ce n’est pas nous.


Je crois que le plus grand des problèmes est là, du moment que l’anorexie est là on vit anorexie. On mange (ou ne mange pas) anorexie, on lit anorexie, on regarde anorexie, on dort anorexie, on bouge anorexie. Elle est au centre de nos vies et finalement la seule chose de nos vies. D’où la peur souvent de guérir, mais que va-t-on faire sans l’anorexie ? Notre vie va être bien vide (bien entendu c’est seulement un des aspects il y a bien la peur de contrôle du poids, de la nourriture…), et avec la maladie on a perdu nos loisirs, nos hobbies voire on est jamais parvenue à en avoir.


Mon tout premier pas vers le mieux a été je crois le jour où j’ai jeté à la poubelle toutes les k7 vidéos sur lesquelles j’avais pu enregistrer les émissions et films sur les TCA. Puis ça a été la mise en caisse de la cinquantaine de livre sur le sujet. J’en avais marre de l’anorexie. Marre que ma vie se résume à la maladie. Que je me résume à la maladie. Il devait quand même y avoir autre chose.

 

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J’ai fini aussi par ne plus trainer sur les forums puis les blogs, parce qu’à force il y a un effet pervers qui nous empêche d’avancer. Et puis je ne supportais plus non plus la souffrance des autres, la mienne me suffisait amplement. Il fallait que je me protège.


J’ai commencé à chercher des activités, des hobbies qui me plairaient loin de cette foutue anorexie. Je me suis investie dans la vie politique locale, pas forcément par conviction mais c’était un moyen comme un autre de voir du monde, de sortir et d’avoir un autre but dans la vie. C’est par ce biais que j’ai rencontré l’homme de ma vie qui m’a fait découvrir les séries en vost. Ce mec m’a bien fait tourner en bourrique pendant 3 ans, être folle amoureuse n’a rien arrangé mais je peux lui dire merci pour ça, parce que les séries m’ont souvent aidé à tenir le coup (et puis il a toujours été le seul à savoir m’encourager pour avancer même si je ne lui ai jamais vraiment parlé de mes démons, il a toujours eu ce pouvoir de me donner des ailes, peut-être parce qu’en étant amoureuse je me sentais enfin vivre, je ne sais pas..) Oui je sais dit comme ça c’est ultra bizarre, mais quand parfois j’avais des idées noires je tenais le coup car je voulais connaitre la suite de mes séries favorites. On tient comme on peut hein. J’ai fini aussi par trainer sur les forums de séries (depuis 2009) et parler d’autre chose que l’anorexie, ça fait du bien. J’ai eu aussi ma période photo, maintenant la photo m’intéresse nettement moins sauf si c’est pour photographier ma jolie fille. Et donc dernièrement je me suis remis de plus belle à la pâtisserie. Bon j’avoue je fais encore « mon » anorexique à cuisiner pour les autres (à mon grand désespoir je manque de cobaye), je goûte quand même ce que je fais mais pas trop non plus c’est plus une histoire que j’ai peur de ne pas savoir m’arrêter et donc de compulser. Souvent je m’engueule dans mes essais pâtisseries parce que je suis rarement satisfaite du résultat, toujours ce besoin de performance, de perfection, de maitrise et d’estime de soi bancale. Mais je me soigne, je sais que je suis toujours trop dure avec moi-même.

 

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Je me suis essayée aussi à un peu de bénévolat entre 2008/2010 mais je me suis vite ravisée, car y a des guerres de pouvoir pas possible dans les associations et en plus les gens sont souvent désagréables avec les bénévoles. Bref quand on commence à faire quelque chose à contre cœur, il vaut mieux arrêter. Je ne garde pas un très bon souvenir de tout ça, et j’ai des envies de meurtre (enfin façon de parler) quand je croise au détour d’une rue ces cons.


C’est souvent qu’on dit aux malades de TCA, mais va faire du bénévolat ça va te faire du bien. Je trouve ça totalement absurde (sauf si on en a vraiment envie), je ne vois pas en quoi ça aide. Allez donner un coup de main à la soupe populaire pour voir que des gens crever la dalle alors que nous on n’arrive pas à manger, qu’on se laisse mourir de faim? Ça c’est encore les idées chocs des bien-pensants pour nous culpabiliser d’être malade.


Je pense juste qu’il faut juste trouver une passion qui nous détourne des TCA, quelque chose qui botte les fesses aux TCA pour les envoyer loin de leur pied d’estal de notre vie. C’est ça le plus dur, arriver à vivre pour autre que les TCA.

 

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Mais c’est possible. Petit à petit mon monde n’a plus tourné autour de l’anorexie. C’est l’anorexie qui tourne autour de mon monde.


J’avoue que mon petit chou m’aide beaucoup pour ça, car grâce à elle je n’ai vraiment pas envie de replonger dans cet enfer, parce que maintenant le vide qu’il y avait jusqu’alors, rempli pendant de nombreuses années par les TCA est rempli maintenant de l’amour de mon bébé.


Et quand mon petit chou me fait un gros câlin, le reste n’a vraiment plus d’importance et je me sens vivante à 1000%.

 

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Published by Eixerona - dans Guérir