Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

Recherche

Citation

  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

Archives

°~°~° Bienvenue °~°~

un--55-.jpg

Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 22:43

Source: Le Point.fr

Par Anne Jeanblanc

 

En France, l'anorexie toucherait plus de 40 000 adolescents (des filles à 90 % ). C'est une maladie "mentale" grave, mortelle dans 20 % des cas, dont le diagnostic est souvent posé tardivement. C'est pourquoi la Haute Autorité de santé (HAS) vient d'émettre des recommandations à son sujet. Le but est de sensibiliser à la fois les professionnels de santé et les familles pour que les jeunes concernés soient rapidement pris en charge et pour leur éviter - ainsi qu'à leurs parents - un "parcours d'errance" très traumatisant.

"Nous avons constaté que les professionnels de santé manquaient de repères sur cette pathologie, que les soins étaient désorganisés, la prise en charge parfois inadaptée et la filière de soins mal identifiée", a expliqué à la presse le professeur Jean-Luc Vénisse, chef de service d'addictologie au CHU de Nantes, l'un des auteurs de ces recommandations. "Il y a une grande méconnaissance de l'anorexie par les professionnels de santé et par le grand public", a ajouté Christine Chiquet, la présidente de la Fédération nationale des associations sur les troubles du comportement alimentaire.

Pour permettre un repérage plus précoce et ciblé de l'anorexie, les recommandations en rappellent les signes évocateurs (un ralentissement de la croissance ou une absence de règles chez une adolescente) et proposent quelques questions simples à poser par le médecin généraliste pour repérer les personnes à risque (par exemple : "Vous inquiétez-vous d'avoir perdu le contrôle de ce que vous mangez ?" ou "Les autres vous trouvent-ils trop mince alors que vous pensez être trop grosse ?").

Dès qu'un cas d'anorexie est dépisté, les spécialistes insistent pour que la personne soit traitée "initialement en ambulatoire, sauf en cas d'urgence", alors que l'hospitalisation a été longtemps la solution privilégiée. Cette dernière pourra être décidée en fonction de l'évolution et de différents critères concernant l'état physique (perte de poids rapide, hypoglycémie...), psychiatrique (risque suicidaire, échec antérieur d'une prise en charge en ambulatoire...) et environnemental (problèmes familiaux).

Les spécialistes recommandent une prise en charge multidisciplinaire devant faire intervenir "au minimum un psychiatre, un pédopsychiatre ou un psychologue et un somaticien (médecin généraliste ou pédiatre)". Chaque fois que cela est possible, il faut établir une "alliance thérapeutique" avec le patient et sa famille. Il s'agit d'un véritable changement de comportement, car jusqu'à présent les parents étaient souvent écartés et un "rapport de force" était alors engagé entre les soignants et le patient. Ce choix est conforté par les résultats d'une étude américaine publiée dans les Archives of General Psychiatry.

Ses auteurs, James Lock de l'université de médecine de Stanford (Californie) et ses collègues, ont suivi 121 adolescents atteints d'anorexie mentale, non hospitalisés et bénéficiant de 24 séances d'une thérapie soit familiale soit individuelle. La première consistait à donner aux parents un rôle actif et positif dans l'aide à la restauration d'un poids correct chez l'adolescent anorexique. La thérapie individuelle était centrée sur le patient lui-même en ciblant notamment les troubles de l'estime de soi et les problèmes émotionnels.

À la fin du traitement, il y avait autant d'adolescents ayant retrouvé leur poids dans les deux groupes. Mais, à terme, la thérapie familiale s'est montrée supérieure à la prise en charge individuelle. Le taux de rémission complète à six mois a été de 40 % pour les patients en thérapie familiale contre 18 % en thérapie individuelle. À 12 mois, ces taux étaient respectivement de 49 et 23 %.

Enfin, pour compléter ses recommandations, la HAS a édité trois fiches explicatives sur le repérage de l'anorexie, les premiers soins spécialisés et la filière de prise en charge, ainsi que sur les critères d'hospitalisation à temps plein. Elles seront adressées à 100.000 médecins pour "attirer leur attention sur cette maladie". Et deux documents ont été rédigés, l'un à l'intention des familles et des patients sur la prise en charge de l'anorexie et l'autre, à l'intention des patients, sur le repérage des troubles du comportement alimentaire.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/anorexie-il-faut-agir-vite-et-en-famille-08-10-2010-1246680_57.php

Partager cet article

Repost 0
Published by Eixerona - dans Revue de presse