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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 12:58

SOURCE http://www.francesoir.fr/actualite/sante/anorexie-faute-soins-ma-fille-anorexique-est-morte-113703.html

 

En entrant à l’hôpital, Aurélie, 19 ans, espérait guérir de l’anorexie dont elle souffrait depuis deux ans. Un espoir brisé. Faute de soins, la jeune fille est décédée en une semaine.

Erreur de diagnostic, soins inadaptés voire inexistants, transfert dans une clinique non médicalisée… Les négligences dont a été victime Aurélie P., 19 ans, lui ont coûté la vie. L’hôpital public de Melun et la clinique privée du Pays-de-Seine ont été reconnus responsables, au début de l’année, du décès de leur jeune patiente. Le premier a été condamné par le tribunal administratif de Melun à verser 3.000 € aux parents de la jeune fille. La seconde, jugée par le tribunal de grande instance de Fontainebleau, a été condamnée à verser en tant que préjudice moral 15.000 € à chacun des parents et 10.000 € au frère de la victime. Une première. Aujourd’hui, le délai de l’appel étant dépassé, Pascale, sa maman, a accepté de se confier. Un témoignage bouleversant.

Un « état de famine »

27 janvier 2005. Aurélie, accompagnée de sa mère, se présente aux urgences médicales de l’hôpital de Melun. Elle se souvient : « Aurélie est venue de son plein gré. Elle avait prévenu ses amis de son hospitalisation. Elle voulait s’en sortir. Elle a accepté la perfusion qui pourtant lui faisait très peur. Je me souviens avoir téléphoné à Romain, son petit frère, en lui disant : “Ne t’inquiète plus pour Lilie, tu peux aller t’amuser, ta sœur est en sécurité.” Je la confiais à des professionnels qui allaient l’aider. »

L’état de santé d’Aurélie est alors critique. Le rapport du médecin urgentiste qui la reçoit l’atteste : « Anorexie majeure, auscultation impossible […]. » Pourtant, dès son arrivée, aucune pesée ne sera jamais effectuée. Par la suite, aucun protocole de soins ne sera clairement défini. Faute de place, la jeune fille sera ballottée de services en services. « Un soir, j’ai vu ma fille seule dans le réfectoire de l’hôpital en train de nettoyer avec frénésie toutes les tables. Personne ne s’en souciait, s’insurge Pascale. A la maison, quand Aurélie était en pleine crise d’angoisse, elle pouvait frotter ainsi la table de la salle à manger pendant vingt-cinq minutes si je n’y mettais pas un terme. Je l’ai immédiatement signalé aux soignants qui m’ont rétorqué : “Ne vous inquiétez pas, tout va bien !” J’ai fait confiance aux médecins… » Le jour de son décès, une semaine plus tard, Aurélie ne pesait plus que 30 kg pour 1,64 m (IMC de 11,3 indiquant un état de famine).

« Elle se voyait toujours trop grosse »

Depuis 2003, Pascale se bat seule contre l’anorexie qui aliène chaque jour en peu plus sa fille. Tout a commencé par un banal régime. Aurélie est en classe de seconde. Comme beaucoup de jeunes adolescentes, sensibles au diktat de la minceur, la lycéenne se trouve un peu ronde. « Elle voulait simplement perdre quelques kilos, explique sa maman, mais elle est tombée dans l’excès. Très vite, j’ai vu qu’elle ne s’alimentait pas normalement. Elle tenait à préparer elle-même ses repas. Elle faisait bouillir la viande pendant des heures. Tous les arguments pour lui faire entendre raison, toutes les disputes restaient vaines. Elle se voyait toujours trop grosse. » 
La bachelière brillante et appréciée de tous commence à s’isoler. Les amis se font rares. Sa famille, désemparée, consulte médecins et psychothérapeutes, sans succès. « Moins elle mangeait, plus je me sentais impuissante, soupire Pascale. Elle au contraire, plus elle maigrissait, plus elle était euphorique. L’ambiance à la maison est devenue difficile… »

« Le drame aurait pu être évité »

Ce jour-là, Aurélie est transférée à la clinique privée du Pays-de-Seine, un établissement psychiatrique non médicalisé. Bien qu’elle vienne de passer six jours à l’hôpital de Melun, la jeune femme arrive dans un état d’extrême fatigue. Son poids est alors de 30,4 kg pour 1,64 m. « Les médecins n’ont pas pris en compte la gravité du cas d’Aurélie, explique Me Rémi-Pierre Drai, l’avocat de la famille. Aurélie a quitté l’hôpital sans avoir vu de docteurs, sans examen médical, ni prise de sang. Le médecin qui l’a accueillie lors de son entrée dans l’établissement privé note pourtant dans son rapport : “Anorexie mentale sévère. Limite comme indication pour notre structure.” Ils avaient conscience du risque vital encouru par Aurélie lors de ce transfert. Le drame aurait dû être évité ! »

A peine arrivée à la clinique, les incidents s’enchaînent inexorablement. Quelques heures après son transfert, Aurélie est trouvée inconsciente au pied de son lit. Aucune mesure de surveillance ne sera prise. Peu de temps après le dîner, elle régurgite sa boisson. Les infirmières en avertissent le médecin qui note l’incident dans son rapport, sans plus de mesures. Quelques minutes après, Aurélie est en détresse respiratoire. La jeune fille fait un arrêt cardiaque. Les mesures de réanimation seront sans succès.

Reconnus responsables de la mort d’Aurélie, l’hôpital de Melun et la clinique du Pays-de-Seine n’ont pas fait appel de la décision. « Cette condamnation prouve bien que ce n’est pas la maladie qui a tué ma fille de 19 ans, c’est la négligence, s’insurge Pascale. Ils ont volé la vie de ma Lilie. »

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Published by Eixerona - dans Revue de presse