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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 17:42

MARIE-JOËLLE GROS,http://www.liberation.fr/

«L’anorexie mentale est une lutte contre la dépression.» Tel est le point de vue original défendu par Olivier Guilbaud, pédopsychiatre à l’Institut Montsouris, invité hier par l’Institut français pour la nutrition à débattre du lien entre santé mentale et variations de poids.

Cette pathologie essentiellement féminine (un homme dans un cas sur dix) reste rare (0,5 % de la population des adolescentes) mais pose «un problème de santé publique majeur» puisqu’elle peut conduire au suicide. L’anorexie mentale est aussi une énigme pour bon nombre de médecins, car aucun psychotrope ni traitement médicamenteux n’ont d’effet sur elle. On guérit malgré tout de cette maladie à la fois psychiatrique et somatique, si la prise en charge soigne et l’assiette et l’esprit. Pour les spécialistes, l’anorexie mentale est une «toxicomanie sans drogue», une addiction qui n’est pas liée à une substance mais à un comportement. Il y a une jouissance à contrôler et maîtriser ce corps qu’on assèche, à dominer «la faim douloureuse», recherchée comme une sensation forte.

 

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Addiction. L’anorexie est-elle une conséquence de la dépression ou l’inverse ? Tant que la patiente est prise dans son addiction, difficile de savoir si elle était dépressive avant, ou si l’anorexie l’a rendue dépressive à force de dénutrition et d’affaiblissement général de son organisme. Pour Olivier Guilbaud, il est très probable que les jeunes filles concernées ont été dans une forme de «dépressivité chronique»avant d’entamer un épisode anorexique. Ce sont «des personnalités fondamentalement anxieuses, souvent sujettes à la phobie sociale et qui multiplient les petits rituels et les obsessions», énumère le pédopsychiatre.Le risque de dépression sévère se manifeste lors du basculement vers la boulimie, l’autre pôle extrême. Entre anorexie et boulimie, il existe en effet des voies de passage qui peuvent se transformer en descente aux enfers. Reprendre du poids de manière incontrôlée précipite dans la dépression et conduit 10 % des anorexiques au suicide. Il existe deux pics d’âge critique : entre 12 et 14 ans et entre 16 et 18 ans.

Menstruation. A quoi décèle-t-on l’anorexie ? A la restriction alimentaire volontaire bien sûr, mais aussi à un amaigrissement de 15 % par rapport au poids usuel, ainsi qu’à une absence totale de menstruation pendant au moins trois cycles. «Pendant l’épisode anorexique, explique Olivier Guilbaud, les adolescentes font preuve d’hyperactivité physique (pour éprouver leur corps et le contraindre encore à maigrir) et intellectuelle (elles sont souvent en tête de classe).»Obsédées par leur image, elles focalisent sur leurs seins, leurs hanches ou leur ventre, qu’elles continuent à voir trop volumineux, même lorsqu’elles ont dangereusement fondu.

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Ces obsessions persisteront peut-être après la guérison. «Mais elles feront avec et ça ne sera plus pathologique», assure le pédopsychiatre. Le succès du traitement est cependant aléatoire, comme toujours en matière d’addiction. Les médecins estiment que le retour des règles signe la guérison.

 

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Published by Angélique - dans Revue de presse