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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:43

Un petit article intéressant sur les addictions. 

 

On parle de "malades de l’émotion", les accros sans substances, dépendants au web, aux jeux, au sport, aux pratiques sexuelles, au travail. Le sommes nous tous ?

Scotché à son ordinateur portable, Sébastien, 17 ans, ne sort plus de chez lui, et passe ses nuits à jouer sur Internet. Carine, 31 ans est cocaïnomane, elle ne sort plus en soirée sans sa ligne. Évelyne, 42 ans, est alcoolique, son mari l’a quittée, elle a ensuite perdu son travail mais continue de boire.

 

Tous les trois addicts, leur vie est centrée autour de leur drogue. L’addiction ne se limite pas à l’utilisation des produits psychoactifs comme l’alcool, le tabac, la cocaïne ou encore le cannabis, l’héroine... Elle inclut pléthore de dépendances sans substance telles la dépendance aux web, aux jeux, aux sports, aux pratiques sexuelles, au travail. Il y a aussi la dépendance affective où les relations amoureuses ou amicales sont exclusives, étouffantes et destructrices, la boulimie, l’anorexie, les conduites à risque, les achats compulsifs, les conduites poly-addictives…

 

Comment définir si nous sommes véritablement addicts ? Pour les spécialistes, l’addiction implique un comportement répétitif, impératif et contraignant que l’on ne peut faire cesser malgré des tentatives répétées. Étymologiquement, l’addiction est le "don de son corps en gage d’une dette non payée" comme une sorte d’autopunition. Du latin "ad dictus" qualifie celui qui "est dit à", c’est-à-dire l’esclave et reconnaissons que l’addiction entraîne une perte de liberté. D’ailleurs, au Moyen Age, une personne était considérée comme "addictée" par le tribunal lorsque, étant redevable d’une dette, elle ne pouvait la payer avec de l’argent mais devait s’en acquitter par le travail. L’objet de l’addiction devient obsédant avec des conséquences sociales, familiales, professionnelles et sanitaires souvent importantes. La dégradation progressive à tous ces niveaux conduit à une vie problématique diminuée de liberté.

 

Parmi les conduites addictives, on constate une augmentation de l’alcoolisme chez les jeunes qui s’amusent au "binge drinking" (ou "hyperalcoolisation", rapide en général) ou encore banalisent la cocaïne. Sa consommation augmente et entre désormais dans différents milieux et se voit plus largement distribuée auprès des jeunes. Dans la catégorie des produits illicites, le cannabis est de loin la substance la plus consommée.

 

Les différentes dépendances évoluent en fonction de l’époque et des sociétés. Elles peuvent se déplacer d’un objet à un autre pour une même personne.

 

Nous sommes tous dépendants parce que nous éprouvons tous des émotions. D’ailleurs le point commun à tous les dépendants est l’hypersensibilité. On parle de "malades de l’émotion". Ensuite, il existe différents degrés de gravité du comportement addictif. le Docteur William Lowenstein, spécialiste des addictions considère que “la dépendance s’installe dès que l’on ne peut plus se passer de l’objet ou de la substance choisie, sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques”.

 

L’addiction souligne une relation de dépendance aliénante qui se traduit par une envie constante et irrésistible que le sujet ne peut endiguer malgré sa volonté. L’addiction suppose ainsi un comportement excessif que le sujet ne maîtrise pas toujours. Il lui est parfois impossible de résister au passage à l’acte, de garder le contrôle. L’acte compulsif permet alors de baisser la tension et d’apporter du plaisir un laps de temps. Malgré la volonté de stopper ou même de diminuer, l’appétit affamé prend le pouvoir. Ensuite, la nécessité d’augmenter la fréquence et l’intensité de l’acte s’impose au sujet pour ressentir un apaisement.

 

Les addictions sont généralement associées à d’autres troubles du comportement comme l’irritabilité, ou la difficulté à supporter la frustration. L’impossibilité de réaliser l’acte voulu peut entrainer une grande anxiété. C’est cette souffrance qui pousse le sujet à consulter un psychologue ou un médecin spécialisé dans les addictions pour aller à la racine du problème et l’endiguer. Le scénario de l’addiction se joue généralement en trois étapes : Plaisir, Désir puis Dépendance.

 

En premier lieu, il y a l’usage simple et curieux, la quête d’une expérience nouvelle et agréable, la recherche du plaisir ou encore la transgression d’un interdit. Puis viennent l’abus et l’usage nocif par lesquels on jouit encore des effets positifs malgré les premiers méfaits qui apparaissent : c’est l’étape du Désir. Au dernier stade apparaît la Dépendence, installée lorsqu’on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques et psychiques.

 

Il est vrai que nous ne sommes pas tous égaux face aux addictions. Certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres. Comme dans tout mécanisme psychologique complexe, se mêlent une dimension biologique et une dimension liée à nos histoires personnelles.

 

L’expression de cette vulnérabilité dépend bien sûr de l’interaction avec le milieu (stress particulier). Les sujets ayant eu des difficultés pendant l’enfance ont tendance à rechercher un objet qui va les rassurer et donc à développer une addiction (pour un produit, un comportement ou encore une personne). Ceux qui cherchent les sensations fortes, les révoltés, les rebelles sont aussi plus vulnérables aux addictions.

 

L'addiction est un processus. Il y a un cheminement progressif vers la dépendance, tout comme il y a un cheminement progressif vers la liberté de s'abstenir et de trouver du bien-être autrement avec une aide associée.

 

Si vous souhaitez mettre un terme à votre addiction, la première question à vous poser est de vous demander à quoi vous sert cette addiction. La psychothérapie se révélera être une aide remarquable pour vous accompagner dans votre cheminement psychique. La Sophrologie quant à elle est une aide à rompre physiquement avec la mémoire comportementale qui a été engendrée par la dépendance. La dépendance est une maladie authentique du cerveau et comme l’addiction nous guette tous… apprenons à identifier les mécanismes et l’engrenage pour ne pas tomber dans ses nombreux pièges !

 

SOURCE http://leplus.nouvelobs.com/contribution/137949;addict-attitude-sommes-nous-tous-accros.html

 

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Published by Eixerona - dans Revue de presse