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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 19:40

Les préjugés réducteurs, Carole Raté, l’une des rares spécialistes de l’anorexie boulimie à Québec, les a tous entendus. Elle en a soupé. «Même si on ne vivait pas sous le joug de la minceur, l’anorexie sévirait, affirme la psychiatre du CHUQ. Cette pression joue un rôle, évidemment, mais ce n’est pas la cause. De l’anorexie, il y en avait au XVIe siècle. Vous savez quoi? Un chercheur a même prouvé que plusieurs saintes qui passaient pour des ascètes étaient en fait des anorexiques!» La science parle d’une combinaison, d’un enchevêtrement de facteurs. À la base, il y aurait des tempéraments «à risques», des terreaux propices; des filles trop sensibles au jugement des autres, avec une estime d’elles-mêmes en chute libre, qui ont de la difficulté à faire leur place, à s’affirmer. Pour être sûres et certaines d’être aimées, elles veulent être conformes à ce qu’on attend d’elles, «Or maintenant, dans nos sociétés occidentales, on envoie le message qu’une vraie femme doit être belle et svelte, mais aussi ultraperformante», explique Carole Raté. La compétitivité galvanise l’anorexie, c’est prouvé. Des études ont comparé deux écoles, l’une très compétitive, l’autre moins; dans la première, on a repéré nettement plus de cas d’anorexie. Le milieu familial? Bien sûr, ça compte. En général, les filles viennent de milieux éduqués, aisés, où la réussite est importante. Bref, la personnalité + la société + l’influence familiale, constituent ce système dans lequel ces filles se sentent écrasées, dépassées. En faisant des régimes, en matant leur corps, elles ont enfin le contrôle total sur quelque chose. Et le dérapage commence... Le problème psychologique devient aussi biologique. L’anorexie s’installe, et «s’auto entretient»: plus elles jeûnent, plus elles ont peur de manger. Alors quand j’entends «c’est un entêtement de petites filles riches» ou «elles n’ont qu’à manger», ça me fait bondir. Elles n’ont pas le choix d’être ainsi. Et c’est grave. […]

 

 

Danielle Stanton
Source: La Gazette des femmes, Vol.18 No.6.

 

 

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Published by Angélique - dans Idées fausses et préjugés