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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 13:18

La taille mannequin enflamme Londres

 

 

De notre correspondant à Londres RÉMI GODEAU.

 

 Publié le 15 février 2007

 

le figaro.fr

 

Alors que les défilés de mode battent leur plein à Londres, une polémique sur la taille ultrafine des mannequins, y compris ceux en plastique dans les vitrines, agite la capitale britannique.

 

 

 

UN IDÉAL de beauté ! Une aiguille piquée sur son col roulé noir à la hauteur du coeur, Kevin Arpino ne tarit pas d'éloges sur la créature photographiée à l'entrée du showroom, rue Beaumont, à Londres. Avec sa taille ultrafine (64 cm), ses hanches à la Egon Schiele (86 cm), son soupçon de poitrine (76 cm), elle fait un malheur. Un mètre quatre-vingts de pure magie et de gros bénéfices. « C'est un bon cheval, elle peut tout porter », plaisante le directeur artistique de Rootstein, fabriquant de mannequins haut de gamme depuis 1957. Vendu 1 200 euros l'unité, ce sosie du top-modèle anglais Erin O'Connor est en passe de devenir la coqueluche des vitrines des grands magasins londoniens. Que ses mensurations en fassent un être quasi surnaturel, Kevin Arpino s'en moque. Il se contente de coller à la dictature du moment. Rien de nouveau, jure-t-il : « Dans les années 1930, les femmes bandaient leur poitrine pour paraître plus plates ; dans les années 1940, les modèles se faisaient retirer des côtes pour affiner leur taille. » Au milieu de clichés en noir et blanc de Twiggy, de Susan Hampshire, de Joan Collins, de Yasmin Le Bon et autres Karen Mulder, Kevin Arpino explique que les stylistes ont toujours imposé leurs canons. Aujourd'hui, leur femme idéalisée se doit d'être jeune, grande et mince. Très mince. « C'est leur choix, les chaînes de distribution suivent », tranche-t-il, fatigué par tant d'hypocrisie. Rootstein se contente de répondre à la demande : ses figurines en plastique vont jusqu'à la taille 48, mais les neuf dixièmes du chiffre d'affaires se font sur les 36 et 38. Et Susan Ringwood en est malade. Présidente de l'Association des désordres alimentaires, elle s'étrangle : « Si ces mannequins étaient réels, ils seraient tous à l'hôpital ! » Avec d'autres experts du milieu de la santé, cette militante demande aux grands magasins d'arrêter de peupler leurs vitrines de sculptures aux formes aussi allongées qu'irréalistes. Une promotion larvée pour l'anorexie, estime-t-elle. « Vus de la rue, les vêtements paraissent fantastiques, mais une fois qu'on les essaie, c'est une catastrophe : il est difficile de ne pas en déduire que son corps est difforme », argumente-t-elle. Dans la rue, les Anglaises portent en moyenne du 44 et mesurent 1,63 mètre.

 

 

 

On est loin des standards édictés par les rois du style, au centre d'une polémique internationale ! En septembre, Madrid a osé une mise à l'index inédite. Au « Pasarela Cibeles », grand rendez-vous de la mode espagnole, cinq mannequins ont été interdites de podium. Motif : maigreur excessive. En novembre, la controverse enfle. La mode enregistre une nouvelle « fashion victim ». Au sens propre : un top brésilien décède d'anorexie. En janvier, nouvelle révolution ibérique : un accord est signé avec les géants du prêt-à-porter, Zara et Mango en tête. Les vêtements estampillés 46 seront sortis du ghetto des grandes tailles, les mannequins cachectiques, bannis des vitrines. La mesure a inspiré Susan Ringwood : « Si la mode ne fait pas l'anorexie, au moins participe-t-elle à créer un contexte. » Et, à défaut de s'attaquer aux très médiatisées top-modèles, autant commencer par combattre leur représentation, concède-t-elle. Une étude de la British Medical Association tend à lui donner raison. Elle confirme que, « inatteignable et biologiquement peu appropriée », la maigreur des modèles dont s'inspirent les fabriquants de mannequins en plastique « met la pression sur des femmes qui voient leur corps comme trop gros et trop lourd ». Bien sûr, l'anorexie ne date pas des défilés de mode. Le nombre d'anorexiques n'a pas bondi depuis la surexposition des tops squelettiques. Mais les cas de jeunes filles atteintes de troubles obsessionnels compulsifs et de syndromes dépressifs liés à leur physique inquiètent. 

 

 

 

 

Comme en septembre, la Semaine de la mode à Londres s'est ouverte sur la polémique. Opposés à l'interdiction des mannequins efflanqués, ses organisateurs ont conseillé de ne faire défiler que des modèles « en bonne santé » et âgés d'au moins 16 ans. Insuffisant pour désamorcer la bombe. Partisan d'une autorégulation, le ministre britannique de la Culture, Tessa Jowell, a estimé samedi dernier que les modèles devraient subir un contrôle médical. Et lundi, le député conservateur Peter Luff a menacé le secteur d'une enquête parlementaire. « La question est de savoir si l'on peut faire confiance à l'industrie pour agir en toute responsabilité, ou si le gouvernement doit intervenir pour s'assurer qu'elle se comporte correctement », a-t-il menacé dans l'Evening Standard. Sans surprise, Hilary Riva, la directrice du Conseil de la mode britannique, s'est dite très en colère. En colère contre le dénigrement d'individus, contre les brimades « outrageuses » envers les modèles. Poses suggestives chez Selfridges, rigides chez Marks & Spencer, décalées chez Laura Ashley. Sur Oxford Street, loin des flashs des podiums, les mannequins en plastique à taille mini-mini gardent le regard braqué sur les passantes. Et rien n'indique qu'ils sont en passe de déserter les grands magasins. Car Marks & Spencer lance, cette semaine, une grande campagne publicitaire avec la filiforme Erin O'Connor, sans faire de commentaires sur sa copie ER1. Chez John Lewis, Diane Shankie dit afficher un parti pris de réalisme : « Pas de clavicules ou de côtes saillantes, ni de visages anguleux. » Il n'empêche, le 36 est de rigueur. Chargée des vitrines de Selfridges, Sarah McCullough reconnaît aussi utiliser des tailles 36, tout en minimisant l'impact de ses mises en scène : « Bien sûr, notre objectif est de présenter nos vêtements sous les meilleurs avantages. Mais, franchement, les clientes ne se sont jamais plaintes. » Par satisfaction ou par résignation ?

 

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Published by Angélique - dans Revue de presse