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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 22:33

“Les mots de la faim”

Dans Face à l’anorexie. Le visible et l’invisible*, la psychanalyste Virginie Megglé aide à comprendre et à soigner un mal dont elle a elle-même souffert durant de longues années.

L’anorexie fait peur. Les regards se remplissent souvent d’effroi face à cette “figure de la mort”, selon l’expression de Virginie Megglé. La psychanalyste met en garde contre cette réaction de rejet qui ne peut qu’amplifier la souffrance ressentie par la personne anorexique.

En plein débat sur la maigreur des mannequins, taxés de mauvais exemples et pointés du doigt, les témoignages recueillis par Virginie Megglé permettent de dépasser une polémique par trop réductrice. “On peut se réjouir que le côté iconographique des filles porte-manteaux ne soit plus encensé mais ça ne changera rien”, selon la spécialiste.

Car “se focaliser sur la nourriture et le poids”, c’est le premier écueil à éviter. Contexte et modèles sociaux peuvent renforcer la souffrance mais ils n’en sont pas la cause. Mal de vivre, l’anorexie peut aussi être considérée comme un langage dont les codes s’enracinent aux sources de l’histoire familiale.

Se sentir de trop
Le refus de la nourriture, loin d’être un chantage exercé sur l’autre, renvoie à un dégoût de vivre manifesté par une personne qui, à un moment de sa vie, “s’est sentie de trop”, explique Virginie Megglé. Hypersensibilité, figure parentale absente ou au contraire étouffante, blessures d’enfance font souvent partie des composantes d’un mal qui se déclenche lors de passages importants : naissance, adolescence mais aussi vieillesse.

Si les garçons ne représentent que 10% des anorexiques, leur nombre tend à augmenter, relève Virginie Megglé. Elle-même raconte “être passée par toutes les étapes difficiles de l’anorexie, de l’âge de quinze ans jusqu’à la trentaine”. Elle a connu “l’horreur de l’hôpital, où on a voulu la forcer à manger en la coupant du monde”.

Aujourd’hui “maman d’une grande fille qui va bien”, Virginie Megglé souligne l’importance de trouver le bon thérapeute qui saura entendre “les mots de la faim”. Il faut surtout “beaucoup de bienveillance”, conclut la psychanalyste en guise de message adressé aux “bien-portants”. 

Claire Cousin Metro France Publié le 05-10-2006

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Published by Lyla - dans Revue de presse