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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:28

6h30, heure où le radioréveil résonne. J'ai dû dormir deux ou trois heures de la nuit, en m'endormant avec une chanson triste passant en boucle sur mon Ipod.

Se lever. Trouver quoi mettre. On a beau me dire jolie et mince, moi je ne me perçois pas comme ça. A la limite, je veux bien croire le  « jolie » mais psychologiquement je suis tout sauf mince.

La couleur de mes habits et de mon maquillage va avec mon moral : NOIRE.

Je me sens à fleur de peau. Les larmes ne sont pas loin. Je déteste cette faiblesse.

Le rendez-vous avec la CPE me terrorise. J'ai beau avoir manqué à cause de ma rechute dans la dépression je me sens coupable. La culpabilité me tuera. Hier je me disais que si ça se passait mal j'éclaterais en sanglots pour calmer le jeu...n'empêche que je n'aime pas jouer les manipulatrices, ce n'est pas mon genre.

J'arrive au lycée avec ma mère. J'ai beau être majeure et vaccinée, en ce moment je suis incapable de me débrouiller pour certaines choses...heureusement parfois ma mère est là pour me relever un peu. L'établissement pullule de lycéens (normal...) je me sens oppressée, mon cœur palpite, les larmes sont au bord de mes yeux. Non c'est tout simplement impossible que je reprenne les cours.

Attente de la CPE à la vie scolaire. Elle nous reçoit dans son bureau. Elle est douce et gentille. Je n'ose pas bronchée, quasiment recroquevillée sur une chaise. Ma mère explique le topo, le courrier recommandé reçu à la maison, son coup de téléphone. La CPE commence à me parler...et moi j'éclate en sanglots pour de vrai...parce que je suis épuisée. Epuisée de me forcer à aller de l'avant alors que mon état ne s'améliore pas, je suis seulement une bonne actrice. Durant un moment j'avais un emploi du temps overbooké pour ne pas penser, pour m'occuper...Mais ça n'a duré qu'un temps. Je suis au bord de l'épuisement, mon esprit est brouillon et cela je le vois par ma chambre que je ne parviens plus à tenir en ordre. La CPE est compréhensive. Elle m'explique que le plus important c'est ma santé, que le reste passe après et qu'il est essentiel que je résolve mes conflits et mes douleurs intérieures pour pouvoir avancer ensuite. Je crois qu'en 8 ans personne ne me l'avait encore dit. Et les seules fois où j'ai pris le courage à deux mains pour me faire suivre, soigner voire hospitaliser je me suis fait méchamment rebouter. Jamais assez maigre pour une anorexique, et une dépression chronique sévère sans la moindre tentative de suicide ça n'a pas d'importance pour la médecine

C'est grave pour être pris au sérieux il faut atteindre vraiment à sa vie.

Après une heure d'entretien et de pleurs, la CPE voit que je serais incapable de tenir en cours. Elle me dit de profiter de ma journée pour décrocher un rdv avec un psy ou au CMP. Et puis je dois rédiger une lettre pour expliquer ma longue absence, histoire d'avoir une justification dans mon dossier.

Elle me demande si je suis encore motivée par les cours. Je réponds qu'en ce moment je suis perdue. Que je ne sais plus de quoi j'ai envie. Et là bien sûr ma mère l'ouvre, et n'hésite pas à dire que ça ne m'empêche pas de faire la fête et de sortir. C'est quoi exactement le problème de ma mère, elle ne comprend pas que je sors pour me sortir les idées, pour m'aérer, pour oublier. Bêtement je lui rétorque que je sors pour boire et oublier. Maintenant en plus d'anorexique à moitié boulimique et dépressive, je passe pour la pocharde du coin. Certes quand je sors, je bois, certainement trop, mais je ne sors pas si souvent. Et non je n'ai pas envie de devenir alcoolique et dépendante de l'alcool. C'est bon si je veux oublier je double ma dose de médocs et ça va.

Le plus grand problème dans ma vie, c'est que ma mère me fait du mal dans ses remarques. Je ne sais pas si elle s'en rend compte. Mais malgré ses défauts, je l'aime. Certes maintenant j'arrive à vivre sans elle, chose que je n'arrivais pas avant. Maintenant j'adore être seule à la maison, vivre à mon rythme, vivre ma vie à moi sans qu'elle ne me dise quoi faire ou ne pas faire.

Ca fait des années qu'on me répète que tout ira mieux quand je serais amoureuse. A part que mon premier amour n'a pas voulu de moi...et j'ai mis un an et demi pour le digérer. J'ai peur de réouvrir mon cœur à quelqu'un. J'ai peur qu'une fois de plus on me piétine le cœur.

C'est quand même compliqué la vie....

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Published by Angélique - dans Carnet de route