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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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°~°~° Bienvenue °~°~

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 19:35

L’anxiété, c’est la faute de l’évolution

Les tendances anxieuses sont présentes chez tout être humain : être anxieux a probablement aidé nos ancêtres à survivre dans des conditions hostiles. Ceux qui n’étaient pas assez anxieux ont moins survécu et eu moins de descendants : le mécanisme de la sélection naturelle aurait ainsi favorisé les individus porteurs d’un minimum de capacités à ressentir de l’anxiété.

Connaissez-vous l’édifiante histoire du dodo de l’île Maurice ? Ce gros oiseau, encore appelé dronte, vivait dans l’océan Indien sur cette île qui n’avait jamais connu la présence humaine. Lorsque les premiers navigateurs y débarquèrent, au XVIII e siècle, ils découvrirent :

-          que le dodo avait un goût délicieux ;

-          qu’il ne savait pas voler, mais seulement courir, assez lentement d’ailleurs ;

-          qu’il n’avait absolument pas peur des humains.

En quelques années, le dodo disparut pour toujours de l’île, victime de son bon goût, et surtout de son manque de méfiance envers les humains. Si l’espèce des dodos avait été un plus anxieuse, peut-être pourrions-nous encore en rencontrer (et en déguster).

 

 

 

L’anxiété, c’est la faute des gènes.

Il existe probablement des tendances génétiques prédisposant à l’anxiété : les parents savent que certains de leurs enfants sont plus ou moins anxieux que leurs frères ou sœurs. Les généticiens ont eux aussi montré une part d’inné dans l’anxiété.

L'anxiété, c’est la faute de l’éducation.

Les facteurs éducatifs jouent, bien sûr, un rôle considérable : des parents se montrant eux-mêmes anxieux face à la vie quotidienne, à ce qui peut arriver à leur enfant, lui apprennent sans le vouloir à percevoir que le monde est dangereux et que se faire du souci permet d’anticiper les problèmes et de mieux y faire face.

L’anxiété, c’est la faute de la société.

 

Comme l’anxiété vient du sentiment de non maîtrise sur l’environnement, il est possible que nos sociétés contemporaines, quoique globalement moins dangereuses qu’autrefois, soient plus angoissantes car plus complexes (savoir mettre en marche un lecteur de DVD, se rendre chez des amis habitant en banlieue, se souvenir de ses codes de carte bleue ou de téléphone portable, etc.), et soumises à des changements imprévisibles et rapides.

L’anxiété, c’est la faute de la mort.

La peur de la mort (et indirectement de la maladie) est une constante de la psychologie des grands anxieux. Ceux-ci évitent souvent de regarder en face ce qui leur fait vraiment peur et se font du souci pour des petites choses pour détourner leur attention de la vraie grande angoisse : notre conscience d’être mortels…Le bruit de fond de l’anxiété généralisée appliquée aux petits tracas quotidiens, représenterait alors un « brouillage » de la musique, bien plus inquiétante, de l’échéance irrémédiable de la mort…D’où la boutade de Woody Allen : « Je ne cesse de me demander s’il existe une vie ultérieur, et s’il y en a une, peut-on m’y faire la monnaie de vingt dollars ? »

Anxiété normale et soucis normaux

 

 

Anxiété pathologique et soucis pathologiques

 

-          Vos soucis ne sont pas constants

-          Votre entourage comprend que vous vous fassiez du souci, car ce qui vous tracasse pourrait tracasser d’autres personnes.

-          Vos soucis ne vous perturbent pas trop physiquement

-          Vous arrivez à contrôler vos soucis et penser à autre chose, en faisant un effort, en vous distrayant, en partant en vacances, en week-end…

-          Votre anxiété vous stimule pour trouver des solutions, et vous motive à les mettre en pratique.

 

 

 

 

-          vos soucis sont constants : pas une journée sans que vous ne ressentiez la morsure de l’anxiété

-          Votre entourage trouve que vous vous faites trop de soucis et ne se tracasserait pas autant que vous dans la même situation

-          Vos soucis perturbent votre sommeil, votre appétit, votre sexualité…Vous ressentez de nombreux signes physiques de tension. Bref, votre anxiété vous rend malade…

-          Vos soucis sont incontrôlables ; vous ne pouvez pas mes chasser de votre esprit. Où que vous soyez, quoi que vous fassiez, ils reviennent à la charge.

-          Votre anxiété diminue votre capacité à trouver des solutions, et à les mettre en pratique : toute votre énergie et votre créativité sont « brûlées » par les ruminations anxieuses.

 

 

 

 

 

 

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Published by eixerona - dans Psychologie & cie