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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 14:51

   les personnalités anxieuses

Parfois, l’anxiété n’est plus seulement réactionnelle face à des difficultés quotidiennes, mais devient un trait de personnalité, une façon d’être : la personne a alors une vision du monde marquée par l’anxiété, prévoyant toujours le pire, de manière consciente ou non.

 

 Quelques traits caractéristiques des personnalités anxieuses :

-         ces personnes sont dans l’anticipation constance (« Que va-t-il se passer ensuite ? »)

 

-         elles ont tendance à toujours penser que le pire est probable ou du moins plausible (« S’il y avait un problème, si ça tournait mal ? »)

 

-         elles s’entourent alors du maximum de précautions possibles pour éviter les difficultés auxquelles elles ont songé (« Mieux vaut prendre ses précautions, on ne sait jamais »)

Pour toutes ces raisons, le moindre événement quotidien va devenir une affaire très compliquée. Prenons l’exemple, d’un pique-nique en famille. Dès qu’il a été décidé, l’anxieux commence à y penser même si c’est dans quinze jours, il en parle tout le temps : « A quelle heure on partira, qu’est-ce que vous voudrez manger, on ira où ? » La veille, des angoisses majeures l’assaillent : «  Fera-t-il beau ? Y aura-t-il des armées de fourmis rouges affamées dans l’herbe ? Des hordes de pique-niqueurs ne seront-elles pas arrivées dès l’aube pour prendre les meilleurs coins ? » Le tout sur fond de précautions multiples : étude attentive des bulletins météo, trousse de secours, sacs d’imperméables et de bottes, crème solaire, chapeaux, bombes insecticides, constitution d’un stock de nourriture considérable, etc. A tel point que l’entourage finit souvent par dire : « laisse tomber, on déjeune à la maison, comme d’habitude… »

Comment les anxieux voient-ils l’existence ?

Le regard de ces personnes reposes sur un double déséquilibre dans leur vision du monde. Ils perçoivent l’environnement comme étant plein de dangers potentiels. Dans leur vision, d’eux-mêmes et de leurs proches, ils se perçoivent vulnérables et fragiles.

 Qu’est-ce qui inquiète les anxieux ?

 

-         Tous les vrais problèmes, bien sûr, qu’on va amplifier : c’est par exemple la mauvaise note d’un enfant à l’école qui pousse le parent anxieux  l’imaginer chômeur à vie ou délinquant.  

-         Tous les événements incontrôlables ou imprévisibles : l’avenir (« est-ce que j’aurais toujours mon travail dans cinq ans ? »), la météo (« Fera-t-il beau ce week-end pour le barbecue ? »), une sortie chez des amis habitant au centre-ville (« Où va-t-on se garer ? »), une soirée au cinéma  (« Et s’il y avait une queue énorme ? Qu’est ce qu’on fait s’il ne reste plus que des places au premier rang ? Est-ce qu’une famille de géants ne va pas venir s’installer devant nous ? »).

-         Tout ce qui est flou ou incertain : « est-ce qu’on m’aime vraiment ? », « Est-ce que j’ai raison de croire que je suis en bonne santé ? », « cette sonneries de téléphone qui s’est arrêtée avant que j’aie le temps de décrocher, et si c’était mamie qui avait eu un malaise ? ».

 

Christophe André & Muzo, Petites angoisses et grosses phobies

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Published by eixerona - dans Psychologie & cie