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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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Je me suis sentie légèrement mieux du moment que je m’étais entendue avec mon inconscient pour fuir ma situation stressante, c'est-à-dire les cours. Bon après c’est parti de travers, j’ai eu le malheur d’aller à la cuisine et d’avaler je ne sais combien de beignets que j’avais eu la bonne idée de cuisiner pour faire plaisir à mon neveu, et puis comme je n’étais plus à ça prêt je me suis fait du poisson et du riz. Bon je sais que c’est pas si catastrophique ce que j’ai mangé, qu’un peu excès ne va pas me faire prendre 15 kilos, ça épuise seulement un peu plus mon organisme qui n’a pas l’habitude de prendre en compte de la nourriture grasse et sucrée. Bref le lendemain et la nuit ça donne une pseudo gueule de bois. Génial.
Mes rêves ou plutôt mes cauchemars ont révélé mon état d’esprit :
- -J’ai dû fuir une éruption volcanique comme je fuis les cours
- -J’ai joué à un jeu de hasard sur le compte de la française des jeux de ma mère, c'est-à-dire en langage inconscient « je déçois ma mère en n’allant pas en cours »
- - J’ai eu le droit à un ténia…vous savez le vers blanc qui se loge dans les intestins, et même dans les rêves l’anorexie est là puisque je me suis dit « chouette, je vais maigrir »
- - J’ai fait du camping aussi, la tente prenait la flotte, on se cachait, y avait aussi une fille insupportable que j’ai remise en place.
Vers huit heures moins le quart je reçois un sms de ma pote de cours me demandant si je me sentais prête pour la reprise. Je ne savais plus où me cacher. Non je ne suis pas prête. Non je ne peux pas venir….
En fin de matinée j’ai envoyé un texto à ma mère lui disant que je n’étais pas en cours. Que j’étais malade. Elle s’en doutait. En rentrant cet aprem j’ai eu le droit au couplet « Tu y vas demain ». Moi j’ai enchainé avec une phrase du genre « pas le peine de me le dire, je n’ai pas besoin de ça ». Elle l’a mal pris, préciser que ça ne changerait si elle me prenait dans ses bras, qu’elle ne peut rien faire. Je le sais qu’elle ne peut pas faire de miracle, mais qu’elle ne me parle pas des cours, c’est pas si dur.
Je le sais que je n’irais pas demain parce que je préfèrerais encore sauter par ma fenêtre. J’ai plus qu’à prendre un énième rendez-vous chez le médecin qui va me dire qu’elle ne peut rien faire. Que je dois voir un psy.
Et une fois de plus je m’en veux d’être une angoissée de la vie, de ne pas être capable d’aller naturellement en cours comme les autres.
J’en ai marre de passer des journées dignes d’un légume devant la télévision parce que je ne parviens à me concentrer sur strictement rien.
