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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 00:48

 

J’en suis de plus en plus certaine, l’anorexie ou la boulimie sont les moyens pour les grandes anxieuses à décompresser de nos ngoisses. En effet, sous on commence un petit régime parce qu’on est pas bien dans sa peau, on ressent beaucoup de pression de part et d’autre, et on pense qu’avec un kilo en moins ça ira mieux (ce n’est pas le cas pour toutes les anorexies). On perd son kilo rapidement, on est enfin fière de soi…parce que bien entendu la malade de TCA à un mésestime terrible d’elle-même pour une fois elle réussit quelque chose. Elle est fière d’elle, et les éléments anxiogènes autour d’elle s’évaporent comme par magie.

 

Maintenant que je vais un peu mieux, j’ai remarqué que lors d’un stress intense j’ai cette fichue envie de maigrir qui revient au galop. Parce que lorsque je suis occupée à modeler mon corps et à tenir d’une main de fer mon alimentaire, plus rien ne compte. A part que ça marche impeccablement lorsqu’on est uniquement dans le déni de l’anorexie.

Quand on se rend compte, quand on accepte d’être atteinte d’un trouble alimentaire, il y a ce stress face à la nourriture, la peur intense de reprendre du poids…et tout ce qui nous stressait avant revient au galop.

 

Le problème est aussi qu’une fois dans l’anorexie on ne parvient plus à se catégoriser autrement que par la maladie. Notre passé est devenu trouble, on ne s’en rappelle que quelques bribes. Le futur nous terrorise car synonyme de prise de poids et du lâcher prise de la nourriture.

 

Pendant longtemps je n’étais plus qu’Angélique l’anorexique. Impossible de me définir autrement. Impossible de me rappeler de mes passions, impossible de savoir ce que je voulais faire dans un futur proche. La seule chose importante était de perdre du poids pour ne plus me sentir grosse. Perdre du poids pour être fière de moi, parce que c’était le seul domaine où mes victoires me faisaient plaisir.

Mais avec du temps, de la souffrance, des efforts, des moments difficiles, je me reconstruis. Enfin plutôt je me construis car l’Angélique du passé n’existe plus et je ne veux plus être cette Angélique anorexique. Je veux vivre tout simplement. Je sais que j’aurais toujours une relation ambigue et malsaine avec la nourriture mes troubles alimentaires étant chroniques…mais finalement

maintenant je parviens à me débrouiller avec. Ce ne m’empêche plus de sortir, d’aller prendre une cuite et de m’empiffrer. Tant pis on rectifie le tir plus tard. Et puis avec le temps je sais très bien qu’on ne prend pas 10 kilos parce qu’on avec un terrible excès. Le corps est bien fait. Sauf qu’au début du réalimentation, lorsqu’il a été privé de nombreux mois, voire de nombreuses années, c’est vrai le corps stocke un maximum, il ne sait pas lui, on va peut être le remettre de nouveau dans un mode de famine.

 

Aujourd’hui je suis stressée car demain c’est la rentrée. Et non malgré mes efforts mon stress me dépasse et je n’arrive pas à gérer. J’ai donc baissé les bras, car je n’en peux plus de me battre contre mes angoisses. Demain je n’irais pas au lycée mais n’empêche je m’en veux à mort, et qu’ai-je trouvé de mieux pour me punir ? Une compulsion alimentaire bien sur ! La culpabilité à coup sur, l’obligation de faire pénitence toute la semaine pour rectifier le tir.

N’empêche les troubles alimentaires fonctionnent pas mal à la culpabilité, ça fait très religion chrétienne, et quand on y pense c’est essentiellement les pays occidentaux qui sont touchés par les tca. Ca serait une question à approfondir.

 

En tout cas, je ne croyais personne lorsqu’on me disait qu’un jour je me reverrais comme une personne à part entière. Oui je souffre encore d’anorexie, un peu de compulsion alimentaire (on va dire boulimie, ça fera plaisir à certains) mais je ne suis pas la maladie. Je suis moi, une jeune femme qui essaie de se construire, de se reconstruire une vie, et d’ailleurs je fuis de plus en plus les blogs parlant de troubles alimentaires, parce que tout simplement j’en ai ma dose. Tout simplement je veux vivre loin de ses merdes de maladie.

 

Je veux aller mieux. Je veux profiter de la vie. Je veux un chéri (et je l’aurais j’espère ce fameux LUI). Je veux un travail, je veux un appartement et mon indépendance. Je veux continuer mon investissement dans la politique de la ville parce que ça m’apporte une bouffée d’oxygène malgré les les vins d’honneur où je dois faire attention de ne pas me jeter littéralement sur le buffet.

Je veux arriver à m’aimer. Je veux arriver à voir confiance en moi. Je veux voir ce que les gens voient de bon en moi….parce que pour le moment je ne suis pas objective et il y a un décalage phénoménal entre comment les gens me perçoivent et comme je me trouve moi. Pour résumer, je me considère comme nulle et inintéressante. J’avais que je ne voudrais pas être ma propre amie, parce que j’ai l’impression d’être une chieuse phénoménale (bon c’est vrai j’y suis quand même un peu chieuse…je suis une nana après tout).

Le plus drôle c’est que LUI, j’aime ses défauts comme ses qualités. Alors pourquoi on ne m’aimerait pas comme je suis ? Pourquoi je ne m’aimerais pas comme je suis.

{Pause cuvette des toilettes. Pas bien. Stress. Vengeance sur la nourriture. Non rien ne sort. C’est pas plus mal. Sport et restrictions cette semaine pour changer. Je n’avais qu’à pas faire de pâtisserie ce soir.}

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Published by Angélique - dans Mes écrits