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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.
L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.
Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort
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Maintenant que je vais un peu mieux, j’ai remarqué que lors d’un stress intense j’ai cette fichue envie de maigrir qui revient au galop. Parce que lorsque je suis occupée à modeler mon corps et à tenir d’une main de fer mon alimentaire, plus rien ne compte. A part que ça marche impeccablement lorsqu’on est uniquement dans le déni de l’anorexie.
Quand on se rend compte, quand on accepte d’être atteinte d’un trouble alimentaire, il y a ce stress face à la nourriture, la peur intense de reprendre du poids…et tout ce qui nous stressait avant revient au galop.
Pendant longtemps je n’étais plus qu’Angélique l’anorexique. Impossible de me définir autrement. Impossible de me rappeler de mes passions, impossible de savoir ce que je voulais faire dans un futur proche. La seule chose importante était de perdre du poids pour ne plus me sentir grosse. Perdre du poids pour être fière de moi, parce que c’était le seul domaine où mes victoires me faisaient plaisir.
Mais avec du temps, de la souffrance, des efforts, des moments difficiles, je me reconstruis. Enfin plutôt je me construis car l’Angélique du passé n’existe plus et je ne veux plus être cette Angélique anorexique. Je veux vivre tout simplement. Je sais que j’aurais toujours une relation ambigue et malsaine avec la nourriture mes troubles alimentaires étant chroniques…mais finalement
Aujourd’hui je suis stressée car demain c’est la rentrée. Et non malgré mes efforts mon stress me dépasse et je n’arrive pas à gérer. J’ai donc baissé les bras, car je n’en peux plus de me battre contre mes angoisses. Demain je n’irais pas au lycée mais n’empêche je m’en veux à mort, et qu’ai-je trouvé de mieux pour me punir ? Une compulsion alimentaire bien sur ! La culpabilité à coup sur, l’obligation de faire pénitence toute la semaine pour rectifier le tir.
N’empêche les troubles alimentaires fonctionnent pas mal à la culpabilité, ça fait très religion chrétienne, et quand on y pense c’est essentiellement les pays occidentaux qui sont touchés par les tca. Ca serait une question à approfondir.
Je veux aller mieux. Je veux profiter de la vie. Je veux un chéri (et je l’aurais j’espère ce fameux LUI). Je veux un travail, je veux un appartement et mon indépendance. Je veux continuer mon investissement dans la politique de la ville parce que ça m’apporte une bouffée d’oxygène malgré les les vins d’honneur où je dois faire attention de ne pas me jeter littéralement sur le buffet.
Je veux arriver à m’aimer. Je veux arriver à voir confiance en moi. Je veux voir ce que les gens voient de bon en moi….parce que pour le moment je ne suis pas objective et il y a un décalage phénoménal entre comment les gens me perçoivent et comme je me trouve moi. Pour résumer, je me considère comme nulle et inintéressante. J’avais que je ne voudrais pas être ma propre amie, parce que j’ai l’impression d’être une chieuse phénoménale (bon c’est vrai j’y suis quand même un peu chieuse…je suis une nana après tout).
Le plus drôle c’est que LUI, j’aime ses défauts comme ses qualités. Alors pourquoi on ne m’aimerait pas comme je suis ? Pourquoi je ne m’aimerais pas comme je suis.
{Pause cuvette des toilettes. Pas bien. Stress. Vengeance sur la nourriture. Non rien ne sort. C’est pas plus mal. Sport et restrictions cette semaine pour changer. Je n’avais qu’à pas faire de pâtisserie ce soir.}
