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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 19:04

 

PARIS, 16 novembre (APM Santé) - En tentant de lutter contre l'obésité, le Plan national nutrition et santé (PNNS) risque au contraire d'aggraver ce phénomène, ont déclaré mercredi les psychiatres et nutritionnistes du Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids (Gros), lors d'une conférence de presse à Paris.

 

Entre autres objectifs, le PNNS, mis en place en 2001, vise à diminuer de 20% le nombre d'adultes atteints d'obésité ou de surpoids et à stopper l'augmentation du nombre d'enfants atteints. Plusieurs campagnes de sensibilisation, mises au point par l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes), ont été lancées, pour inciter les Français à consommer plus de fruits et légumes, à augmenter le temps consacré chaque jour à la pratique d'une activité physique et à diminuer la consommation des produits gras et sucrés.

 

"L'heure est aujourd'hui à la réglementation : suppression des distributeurs de boissons et de produits sucrés, obligation d'inscrire des messages d'alerte sur les produits sucrés [...] Toutefois réglementer l'alimentation peut conduire à une augmentation des troubles du comportement alimentaire", considèrent les membres du Gros.

 

"Les mesures prises aujourd'hui par le gouvernement reviennent à jeter de l'huile sur le feu", a déclaré le Dr Gérard Apfeldorfer, psychiatre à Paris et vice-président du Gros. "Toutes ces mesures risquent de stigmatiser certains aliments (les produits gras et sucrés) comme responsables de l'obésité. Or aucune étude scientifique n'a pu prouver jusqu'à présent le lien entre ces aliments et l'obésité", a ajouté le Dr Jean-Philippe Zermati, nutritionniste à Paris et président du Gros.

 

Selon le Gros, les recommandations nutritionnelles diffusées à l'ensemble de la population dans le cadre du PNNS sont similaires à celles du régime "équilibré" -un régime amaigrissant- prescrit aux obèses, dont le taux d'échec observé par les professionnels s'élève entre 90 et 95% après cinq ans.

 

"Le PNNS repose sur l'importation du modèle alimentaire américain de la diététique fondée sur la raison et les connaissances scientifiques", a précisé le nutritionniste. Or, en France, le modèle alimentaire s'est très longtemps appuyé sur une approche principalement inspirée par la sensorialité de l'alimentation. "Notre modèle est aussi en danger face à la diététisation à l'américaine", a jugé le spécialiste.

 

"Aucun des pays ayant mis en oeuvre cette méthode n'a constaté des résultats positifs", note le Dr Jean-Philippe Zermati. "Aux Etats-Unis, les campagnes anti-obésité ont conduit à une diminution de la consommation des produits gras sans toutefois permettre de stopper l'augmentation du nombre de personnes obèses", a-t-il expliqué.

 

Les régimes amaigrissants induisent une obsession alimentaire

 

L'explication de cet échec repose, selon les experts du Gros, sur un phénomène psychologique identifié depuis 1975 : la restriction cognitive. Il s'agit d'un contrôle mental du régime alimentaire dans le but de maigrir ou de ne pas grossir. L'alimentation n'étant alors plus fondée sur les sensations de "faim" ou de "rassasiement", ce comportement génère un sentiment de frustration en même temps qu'il induit une véritable obsession alimentaire.

 

"La moitié des personnes obèses souffriraient de troubles alimentaires du comportement (TCA) et 20% des Français" seraient atteints de ce type de troubles, principalement "des personnes cherchant à maigrir dont quatre sur cinq ne sont pas grosses", a précisé le Dr Bernard Waysfeld, psychiatre à Paris.

 

La prise en charge des patients atteints de TCA par les psychiatres, parfois en partenariat avec des nutritionnistes, repose sur trois axes : réconcilier la personne avec l'alimentation "afin qu'elle puisse manger de tout sans culpabiliser", rétablir une relation positive au corps et travailler autour de problèmes psychologiques à l'origine du trouble.

 

Les membres du Gros vont débattre le 4 décembre prochain afin d'établir des propositions alternatives de prévention et de traitement de l'obésité. Ces mesures devraient être présentées aux autorités publiques en 2006. "Quatre pistes se dégagent : combattre la stigmatisation de l'obésité et la 'chasse à l'obèse' en particulier chez les enfants, réhabiliter le modèle culturel français centré sur la convivialité des repas, replacer l'alimentation dans une problématique plus vaste et éviter d'aggraver le phénomène d'obésité en tentant d'y remédier", indiquent les spécialistes du Gros.

 

"Les mesures du PNNS apparaissent simplistes voire dangereuses. Au lieu d'encourager la dépense physique, par exemple, il serait important de favoriser un mode de vie actif et passionné. Ainsi, collectionner de timbres peut procurer autant de satisfaction et de plaisir que de jouer au foot", rappelle Dr Gérard Apfeldorfer.

 

Les troisièmes rencontres du Gros se tiendront à Paris le 1er et 2 décembre prochain. Des professionnels de différentes disciplines (psychiatres, endocrinologues, nutritionnistes, ethnologues) interviendront autour de deux thèmes centraux : "Les relations entre les obésités et les troubles du comportement alimentaire (TCA)" et "Les TCA sont-ils des maladies de société ?". La journée du jeudi 1er décembre sera consacrée à des ateliers pratiques dédiés aux professionnels de santé.

 

Source : Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés

 

 

 

 

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Published by eixerona - dans Revue de presse