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Présentation

J'ai 29 ans.


Je suis jeune maman heureuse et épanouie.

 

 Je vais mieux depuis 3 ans

 

Le monde médical me considère guérie.


J'ai vogué entre anorexie restrictive et anorexie compulsive depuis mes 16 ans.

 

J'ai souffert également de dépression et de troubles anxieux.

 

La guérison est un chemin long et difficile, ce n'est pas une question de volonté.

 

Je n'ai jamais voulu être anorexique,je n'ai jamais cherché à être anorexique.

 

 

Pour m'écrire: eixerona@hotmail.fr 

 

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  Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite, ou mourir.

 Antigone Jean Anouilh

 


 
"Coucher par écrit mes pensées me libère et m'aide à supporter le quotidien, dans ce qu'il a précisément de plus insupportable"  

Jean Molla  

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Ce blog ne fait pas l'apologie des troubles du comportement alimentaire.

L'anorexie et la boulimie ne sont ni des jeux, ni des caprices.  

Ce sont des pathologies graves pouvant avoir comme issue fatale la mort.

26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 19:47

Mes années Collège…

 

N’étant pas au mieux de ma forme pour cause d’estomac trop rempli, je vais tenter de me remémorer mes années collèges, ces quatre années si douloureuses qu’elles m’ont brisées intérieurement pour toujours…

La sixième s’annonçait déjà mal grâce au très gentil commentaire du directeur de mon école primaire sur mon dossier : “bons résultats. Devrait suivre en sixième ». J’ai quand même terminé mon année de sixième troisième avec presque 15 de moyenne. L’avantage d’être le bouc émissaire de la classe à part se concentrer sur le boulot on a rien de mieux à faire.

Hum je suis en train de regarder mes fameux bulletins de sixième. J’adore par exemple le commentaire du prof de sport au second trimestre “aucun enthousiasme, ne s’implique pas en cours”. Il est vrai que faisant martyriser par les autres, on ne pouvait pas dire que j’étais très motivée en sport. Par exemple en athlétisme pour être sûr que je sois la dernière mes gentils camarades de classes me donnaient des grands coups de pieds dans les tendons d’Achille, et le prof lui fermait les yeux. Et sinon que dire des sports en équipe…c’est toujours les mêmes personnes qui sont choisi comme chef d’équipe, et c’est toujours la même qui se retrouvait prise la dernière dans l’équipe parce qu’ils n’avaient pas le choix !

Je regarde le commentaire du troisième trimestre “peu de moyens mais bonne volonté”…et dire que maintenant je suis plus que sportive…c’était vraiment un sale con (pour rester poli) ce prof.

Alors que dire de ma sixième ? Me voilà toute timide dans un nouvel établissement, heureusement pour moi il y a une fille de mon ancienne classe de cm2, et elle décide de rester avec moi. Tout commence bien, jusqu’à ce qu’elle se retourne contre moi et dise des absurdités à propos de moi dans tout le collège…genre que ma Sega se trouve au milieu de la cuisine. Oui ça peut paraître rien, mais la moindre réflexion reprise par une classe de petits cons c’est mortel.

Ma sixième fût l’année la plus horrible de ma vie. J’ai eu le droit à des humiliations de tout genre…comme par exemple me baisser la jupe au milieu de la cour de récréation, les insultes, les coups, la mise à l’écart…

Je ne sais même pas pourquoi tout le monde s’en est pris à moi, je n’avais jamais rien fait à personne, mais on s’acharnait sur moi en me disant les plus grandes méchancetés, en me laissant seule dans mon coin…j’ai même eu le privilège d’avoir une chanson rien que pour moi.

J’avoue que je ne me souviens plus de tout ça en détails, avec les années j’essaie comme je peux d’effacer cette sombre année de ma vie, mais ce qui a été brisé le reste malheureusement.

Le pire cette année là est que j’ai dû aller au bout d’un ou deux mois à la cantine car ma mère retravaillait. Etant la dernière arrivée, je me suis retrouvée à la table où il restait une place et je n’étais pas la bienvenue. La nourriture était infecte mais en plus les autres racontaient les plus grandes bêtises comme « il y a des asticots dans les pâtes ». Je ne mangeais pas grand-chose, j’attendais patiemment que l’enfer du repas soit passer pour aller dans un coin toute seule dans la cour à me morfondre avant que mes bourreaux reviennent à la charge.

J’ai trop petite, trop gentille, trop réservée. On me bousculait j’étais en larmes, c’était très plaisant pour amuser la foule. En plus je n’étais pas à la mode. Maman me faisait des habits, j’étais donc « hors norme » ou bien je récupérais des fringues trop petits de ma mère ou ma sœur. Bref j’étais loin d’être la gamine vêtue de marque…j’étais donc le vilain petit canard.

Voyant que je ne me défendais pas, ma mère m’a inscrite à la boxe, elle a chopé les sales gamines qui me terrorisaient et elle est même allée voir le principal. Mais rien n’a changé.

Je ne dormais pas de mes nuits, j’étais terrorisée à l’idée d’aller à l’école. Je n’étais bien que lorsque j’étais malade à la maison.

Rentrée de cinquième, et toujours dans la même classe alors que le chef d’établissement était au courant de tous les problèmes que j’avais pu avoir l’année précédente. Cette année là j’ai encore eu des railleries, moins importantes, je tentais de ne pas y faire attention, et je ne cherchais qu’une chose passer inaperçue dans la masse des collégiens et être comme tout le monde.

J’ai supplié ma mère pour avoir un jogging de marque à mon anniversaire. D’ailleurs je n’ai même pas pu en profiter longtemps parce que j’ai grandi.

Les autres ont fini par m’oublier, j’ai joué au caméléon et je me suis faite des amies que je ne pouvais presque pas voir puisque ma mère ne voulait pas que je sorte.

J’ai terminé ma cinquième première de la classe…

Quatrième, nouvelle classe, nouveaux camarades, je peux repartir de zéro. Je retrouve une de mes meilleures amies de primaire, je m’en fais d’autre. Je suis servile pour les autres, je ferais n’importe quoi pour ne pas être rejetée. Le style vestimentaire ne change pas tellement…

Les autres se rendent compte vite malgré tout que je suis sensible et en profitent, pourquoi se priver…

L’hiver je me casse le poignet à poney. Je gagne au moins une chose je ne suis plus obligée d’aller le mercredi, samedi et dimanche obligatoirement monter mon poney.

La quatrième passe, avec des hauts et des bas, je me débrouille pas le choix.

Dernière année de collège, enfin, une des plus tragiques puisque c’est celle où j’ai perdu mon père. J’avais déjà mal commencé l’année en grossissant énormément, j’ai atteint les 56 kilos pour 1.50m..donc les autres ont de très œuvres de moi en tant que bouboule. Moi je me sentais bien avec mes kilos, je m’en fichais, ce n’était pas ma préoccupation. Mais ma mère elle a vu que j’enflais à vue d’œil, et m’a mise au régime pour ne pas que je lui reproche d’être un gros tas plus tard ! J’ai même eu le privilège d’aller à l’hôpital pour enfant pour suivre mon régime.

Je me rappelle de la rencontre avec l’infirmière scolaire…55 kilos…mais tu manges quoi le matin ?

J’ai suivi mon premier régime comme un chef et j’ai retrouvé un poids dans la norme c'est-à-dire dans les 50 kilos.

Je me souviendrais toujours d’une remarque d’une fille de ma classe en pointant du doigt les os à la base de mon cou… C’est moche. Et moi je venais de perdre mon père, je m’en foutais de mon apparence, et je n’y peux rien ces os là que je sois squelettique ou normale ils pointent.

J’ai essayé comme je pouvais de me débrouiller pour avoir un look d’une ado normale. Mais difficile quand on n’a pas le droit d’aller dans les boutiques qui vendent les habits en question.

Ma mère le répétait : tu iras à Nancy quand tu seras en seconde…

Vie banale d’une collégienne qui tente de se fondre dans la masse et qui fait face à l’incompréhension…

Mon texte est décousu, il manque énormément de choses…mais il me reste malgré tout une chose qui restera graver à jamais en moi, l’envie d’être parfaite sous tous les points pour être enfin accepter par les autres, et ne plus être le vilain petit canard que l’on terrorise…

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Published by eixerona - dans Carnet de route